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Les dix meilleures progressions du top 10

L’Année 2016 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2017. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2016. Troisième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant le plus progressé en 2016.

Hommes :

Roberto Bautista Agut (ESP, 28 ans, 25e -> 14e) :

A l’heure où Rafael Nadal a de plus en plus de mal à encaisser les blessures à répétition et où David Ferrer, Feliciano Lopez, Nicolas Almagro ou Fernando Verdasco commencent à ressentir le poids des ans, il est grand temps qu’une nouvelle génération vienne prendre la relève du tennis espagnol. Pour l’instant, les moins de 25 ans sont aux abonnés absents (le premier n’est que 145e mondial) mais la génération intermédiaire à fait un réel bond en avant en 2016.

Et le premier d’entre eux est Roberto Bautista Agut. Dès janvier, le Valencien a remporté un titre (son troisième) à Auckland avant de se hisser en huitièmes à l’Open d’Australie (battu seulement en cinq sets par Tomas Berdych. Il enchaine directement avec son deuxième succès de la saison lors de la première édition du tournoi de Sofia, en salle. Après des quarts à Rotterdam et Dubai, il se hisse encore en huitièmes à Miami, Monte-Carlo et Madrid. C’est également en huitièmes de finale qu’il est battu à Roland-Garros mais après un rude combat face au futur vainqueur Novak Djokovic.

Après un quart au Queen’s et un troisième tour à Wimbledon, l’Espagnol se hisse à nouveau en quart aux Jeux olympiques de Rio où il malmène Juan Martin Del Potro. Il atteint ensuite la finale à Winston-Salem mais est surpris en cinq sets par le jeune Lucas Pouille au troisième tour de l’US Open. Après un quart à St Petersbourg, il réalise le plus beau tournoi de sa saison au Masters 1000 de Shanghai où il se hisse en finale après avoir battu Jo-Wilfried Tsonga et surtout Novak Djokovic. De retour en Europe, il perd d’entrée lors de ses trois dernières sorties.

On le voit, en dehors de cette fin de saison marquée par un exploit puis trois contre-performances, Roberto Bautista Agut est un joueur très régulier. Ce n’est pas un hasard s’il a atteint deux huitièmes en Grand-Chelem lors de chacune des trois dernières saisons mais sans jamais dépasser ce stade. En Masters 1000 également, avant Shanghai, il n’avait atteint qu’une seule demi (Madrid 2014) et aucun quart mais huit huitièmes. S’il veut encore grimper au classement, il devra franchir ce cap beaucoup plus souvent.

Lucas Pouille (FRA, 22 ans, 78e -> 15e) :

Dans la jeune génération des 21-25 ans, on avait beaucoup parlé jusqu’ici des Bernard Tomic, Dominic Thiem ou encore Nick Kyrgios. Lucas Pouille s’était montré plus discret même si sa progression était très constante, à peine freinée par une blessure au poignet durant l’été 2014. Mais 2016 est clairement l’année de la révélation pour le Français.

Dès son premier tournoi, il obtient une victoire convaincante contre David Goffin pour se hisser en quart à Brisbane. A l’Open d’Australie, il est laminé au premier tour par Milos Raonic mais se reprend en double pour se hisser en demi-finale. Le reste de son hiver est moins bon jusqu’à Miami où il atteint les huitièmes de finale après une première victoire face à un Top 10 (Ferrer). Il n’explose réellement que sur terre-battue avec un nouveau huitième à Monte-Carlo (victoire sur Gasquet), une finale à Bucarest et surtout une première demi en Masters 1000 à Rome. Ces résultats lui permettent d’être tête de série à Roland-Garros mais il y est surpris au deuxième tour par le lucky loser Andrej Martin.

Il se rattrape à Wimbledon où il atteint son premier quart en Grand-Chelem après une victoire 10/8 au cinquième set contre Tomic. Il passe un peu à côté de son été mais retrouve son niveau à l’US Open où il se qualifie également pour les quarts après trois victoires en cinq sets contre Chiudinelli, Bautista Agut et, surtout, Rafael Nadal (au tie-break de la dernière manche). De retour en Europe, il remporte son tout premier titre à Metz puis termine par des huitièmes à Shanghai et à Paris.

Le Nordiste (il est originaire de Grande-Synthe, à côté de Dunkerque) possède un jeu complet et compense un physique encore un petit peu léger par un fighting spirit hors du commun. Au classement des meilleurs joueurs « Under Pressure » de l’ATP, il est le 6e joueur de l’année. David Goffin peut en témoigner, lui qui a perdu leurs trois confrontations de la saison.

Alexander Zverev (ALL, 19 ans, 83e -> 24e) :

A seulement 19 ans, Alexander Zverev est déjà devenu un habitué de nos rétrospectives. Je l’annonçais comme le nouveau petit prodige il y a trois ans (cf Le Top 10 juniors de 2013) avant qu’il ne fasse déjà son entrée dans le Top 100 l’an dernier (cf Les meilleures entrées du Top 100 de 2015). Il continue à brûler les étapes et se place dorénavant comme la future star de la décennie à venir.

Balayé par Andy Murray au premier tour de l’Open d’Australie, Zverev n’a pas tardé à réagir puisqu’il a attient les demi-finales à Montpellier et les quarts à Rotterdam. A Indian Wells, il atteint les huitièmes de finale et ne cède qu’après trois sets de bagarre face à Rafael Nadal. A Munich, il prend le dessus sur David Goffin avant d’être battu en trois sets en demis par Dominic Thiem. Il retrouve l’Autrichien pour sa toute première finale à Nice, puis encore au troisième tour de Roland-Garros. Il est battu à chaque fois mais après des matchs très serrés qui pourraient préfigurer d’une nouvelle grande rivalité entre deux joueurs promis à un avenir radieux.

Sur gazon, il réalise une performance de choix en dominant Roger Federer en demis à Halle. Il ne parvient toutefois pas à transformer l’essai le lendemain. Comme à Paris, il atteint le troisième tour à Wimbledon mais connaît ensuite un été un peu difficile avec, hormis une demi à Washington, des éliminations d’entrée à Toronto et Cincinnati et au deuxième tour de l’US Open. Il remporte tout de même son premier titre dans le pays de ses ancêtres à Saint- Petersbourg, en battant Tomas Berdych et Stanislas Wawrinka. Il termine la saison avec encore un quart à Pékin et une demi à Shanghai.

Son forfait à Paris l’empêche de terminer l’année dans le Top 20 (qu’il avait brièvement intégré il y a deux mois). Mais le géant de Hambourg, quasiment deux mètres sous la toise, a d’autres ambitions. S’il a mis un terme à sa saison un tout petit peu avant les autres, c’est pour pouvoir s’imposer un gros travail foncier destiné à le faire enfin atteindre la deuxième semaine des Grand-Chelems. Verdict en 2017.

Pablo Carreno Busta (ESP, 25 ans, 67e -> 30e) :

En 2013, à 22 ans seulement, Pablo Carreno Busta se faisait connaître en réalisant un bond impressionnant pour passer de la 654e à la 64e place en alignant notamment 7 titres en Futures consécutivement (nous vous en parlions dans Les meilleures entrées du Top 100 de 2013). Il incarnait alors la relève du tennis espagnol mais a tout même mis deux ans pour digérer cette rapide ascension.

Ses premiers mois de 2016 seront également assez moyens. Il atteint bien un quart à Quito mais subit également un grand nombre de défaites au premier tour (Doha, Open d’Australie, Buenos Aires, Rio), certes pas contre n’importe qui (notamment deux fois Nadal). Il termine sa tournée en Amérique du Sud par une première finale sur le circuit à Sao Paulo puis en atteint une seconde deux mois plus tard à Estoril. Il dispute également les quarts de finale à Marrakech et à Genève mais est surpris au deuxième tour de Roland-Garros par Bedene.

S’il perd ses deux matchs sur gazon, il obtient sa première sélection en Coupe Davis contre la Roumaine (et joue un match sans enjeu). Après un nouveau quart à Umag, il réalise ses meilleures performances sur dur en atteignant les demi-finales à Los Cabos puis, surtout, en remportant son premier titre ATP à Winston-Salem. Comme en 2014, il se hisse au troisième tour de l’US Open où il n’est battu que par Dominic Thiem en trois sets. En fin d’année, il remporte un deuxième titre, à Moscou, dans un tournoi déserté par les meilleurs il est vrai.

Aujourd’hui installé dans le Top 30, Pablo Carreno Busta peine encore à s’imposer dans les plus grosses épreuves. Il n’a ainsi pas encore atteint de deuxième semaine en Grand-Chelems, ni même le moindre quart de finale en Masters 1000. Au vu de ses récents progrès sur surface dure, ça pourrait être pour 2017.

Marcel Granollers (ESP, 30 ans, 84e -> 37e) :

Le troisième Espagnol de cette liste est aussi le plus âgé. Né deux mois avant Rafael Nadal, il n’a bien sûr pas le même parcours puisqu’il disputait (et remportait) encore un Future sur les terres du majorquin au moment où celui-ci remportait son premier Roland-Garros. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il fera son entrée dans le Top 100.

Un peu en retrait en 2015, après cinq saisons terminées dans le Top 50, Granollers est même repassé par la case « Challenger » durant la saison australienne et y a atteint une demi-finale (à Canberra). Ca ne l’empêchera pas de passer un tour dans le grand tableau à Melbourne. Le reste de son hiver est assez médiocre mais il le termine sur une très bonne note en s’imposant au Challenger (très relevé) de Irving. Il sort ensuite des qualifications à Miami et franchit le premier tour du tableau principal.

Un mois plus tard, il sort des qualifications à Monte-Carlo et se hisse en quart après des victoires sur Alexander Zverev et David Goffin. Il atteint encore le même stade à Istanbul puis se hisse en huitièmes de Roland-Garros grâce au forfait de Nadal. Durant l’été, il atteint encore les quarts de finale à Los Cabos et passe surtout un tour à Wimbledon, à Cincinnati et à l’US Open. Un huitième à Shanghai puis un quart à Bâle concluent sa saison.

Il ne s’agit pas encore de la meilleure saison de Marcel Granollers puisqu’il fut 19e mondial en 2012, à la suite de son premier huitième de finale en Grand-Chelem à Roland-Garros et de son plus gros titre, conquit à Valence l’automne précédent. Mais le retour du vainqueur des Masters de double 2012 (avec Marc Lopez) dans le Top 50 est amplement mérité.


Femmes :

Barbora Strycova (TCH, 30 ans, 42e -> 20e) :

A 30 ans, Barbora Strycova est aussi un visage bien connu du circuit. La Tchèque a en effet fait un premier passage dans le Top 100 dès... 2004 puis y est revenu sans interruption depuis 2008. Mais elle restait coincée aux alentours de la 50e place, hormis en 2014 où elle était montée dans le Top 30 grâce à un quart de finale à Wimbledon. C'est surtout pour ses qualités de joueuse de double qu'elle était reconnue, elle qui, avant 2016 avait atteint deux demis et trois quarts en Grand-Chelem et remporté 16 titres dans cette discipline.

Classée à la 42e place mondiale en début de saison, elle réussit directement l'un de ses meilleurs parcours en Grand-Chelem en se hissant en huitièmes de l'Open d'Australie après un succès sur Garbiñe Muguruza. Elle profite ensuite d'un tableau bien dégagé pour se hisser en finale du « Premier » de Dubaï. Elle se hisse ensuite en huitièmes à Indian Wells mais doit abandonner contre Simona Halep suite à une infection virale. Sa saison sur terre-battue est plutôt bonne puisqu'elle se hisse en quarts à Prague puis bat Angélique Kerber au premier tour de Madrid avant de s'incliner contre Madison Keys. C'est cette même Keys qui la sort en trois sets lors des quarts de finale à Rome.

Enfin, elle est battue également en trois sets par Agnieszka Radwanska au troisième tour de Roland-Garros ce qui constitue sa meilleure performance dans le Grand-Chelem parisien où elle n'avait remporté qu'un match en neuf participations avant ça. Sur gazon, elle atteint sa deuxième finale de la saison à Birmingham (encore battue par Keys) puis le troisième tour à Wimbledon. Son été est nettement moins bon vu que sa meilleure performance est un huitième à Cincinnati. Elle est même battue au premier tour de l'US Open par Monica Niculescu. En fin d'année, elle atteint tout de même encore un quart de finale à Wuhan ce qui lui permet de disputer le Masters bis de Zuhai où elle est battue par Petra Kvitova en poule.

Pilier de l'équipe tchèque de Fed Cup depuis qu'elle l'a disputée pour la première fois à 16 ans, Barbora a disputé au moins un match à enjeu lors de quatre des cinq campagnes victorieuses depuis 2011, même si c'était souvent en double. Elle a obtenu une belle récompense à cette fidélité en apportant les deux derniers points de la finale 2016, d'abord en simple contre Alizé Cornet puis en double avec Karolina Pliskova. Sur les 24 défaites qu'elle a subie cette saison, 18 l'ont été face à une Top 10 ou une ex-Top 10. Une statistique qui prouve que sa place dans le Top 20 n'est pas usurpée. Mais peut-elle aller plus haut ?

Daria Kasatkina (RUS, 19 ans, 75e -> 26e) :

Si le temps de Barbora Strycova pour atteindre le Top 10 est tout de même compté, c'est loin d'être le cas pour Daria Kasatkina. Depuis son titre à Roland-Garros junior en 2014, la jeune Russe a en effet brûlé les étapes pour s'installer dans le Top 30 a seulement 19 ans. Classée à la 370e place mondiale dès sa première saison en ITF, elle a fait un bond jusque dans le Top 100 dès l'année suivante (cf Les meilleures entrées du Top 100 de 2015).

Cette progression lui permet de disputer la tournée australienne où elle obtient sa première victoire sur une Top 10 face à Venus Williams au premier tour d'Auckland. Elle atteint ensuite, à Melbourne, le troisième tour d'un Grand-Chelem pour la deuxième fois de sa carrière (après l'US Open 2015). Elle y est toutefois balayée par Serena Williams. Elle atteint ensuite sa deuxième demi-finale sur le circuit à St Petersbourg (après celle à Moscou 4 mois plus tôt) puis se hisse même en quart à Indian Wells sans toutefois affronter de Top 15. Après un nouveau quart à Charleston, elle se montre moins performante sur terre-battue européenne même si elle atteint un bon troisième tour à Roland-Garros, seulement battue 10/8 au dernier set par Kiki Bertens, future demi-finaliste.

Elle perd sur le même écart et au même stade à Wimbledon face à Venus Williams. Elle réalise alors les deux meilleures perfs de sa saison en alignant des quarts de finale à Montréal (victoire contre Roberta Vinci, défaite face à Angélique Kerber) et aux Jeux olympiques (battue par Madison Keys). Après des défaites d'entrée à Cincinnati et à New Haven, elle est éliminée par la modeste chinoise Wang au premier tour de l'US Open. En automne, elle poursuit cette série de résultats médiocres mais elle termine sa saison sur une bonne note avec un quart au tournoi de Moscou.

Après une progression aussi fulgurante, il est rare de ne pas connaître un petit contre-coup. Il n'y a donc rien d'inquiétant dans cette fin de saison un peu difficile et il est même probable que les résultats de Daria ne seront toujours pas exceptionnel en début de saison. Mais son potentiel est indéniable et, à moyen terme, elle devrait pouvoir jouer les premiers rôles en Grand-Chelem.

Laura Siegemund (ALL, 28 ans, 98e -> 31e) :

L'arrivée dans le Top 100 (fin 2015) de Laura Siegemund et son explosion au plus haut niveau cette année ont tout du conte de fée. Remarquée très tôt par sa fédération (elle avait remporté l'Orange Bowl des moins de 12 ans en 2000), l'Allemande a peiné à effectuer la transition vers le circuit pro et ce n'est qu'en 2010 qu'elle a disputé son premier tournoi WTA (à Bastad). L'année suivante, elle se blessait sérieusement et décidait de reprendre des études. C'est avec un bachelier en psychologie en poche qu'elle reprenait le tennis. Deux ans plus tard, elle réussit ce qu'elle n'avait pas su faire plus tôt : entrer dans le Top 100.

Et le rêve ne s'arrête pas là. En janvier, elle bat Jelena Jankovic à l'Open d'Australie pour atteindre pour la première fois le troisième tour d'un Grand-Chelem. Elle sort ensuite des qualifications et franchit un tour tant à Saint-Petersbourg (où elle est battue par Kasatkina) qu'à Indian Wells où elle a droit à croiser le fer avec Serena Williams. Sa saison sur terre-battue est exceptionnelle. Après un quart à Charleston, elle sort des qualifs à Stuttgart et se hisse en finale sans perdre un set et en battant trois Top 10 : Simona Halep, Roberta Vinci et Agnieszka Radwanska. C'est Angélique Kerber qui met fin à ce parcours. Elle atteint ensuite encore les huitièmes à Madrid mais s'incline d'entrée à Roland-Garros face à Eugénie Bouchard.

Moins à l'aise sur gazon, elle ne remporte qu'un match en trois tournois et s'incline au premier tour de Wimbledon contre Madison Keys. Elle retourne ensuite sur terre pour atteindre les demi-finales à Bucarest et, surtout, pour remporter son premier titre WTA à Bastad, une ville qui lui réussit décidément bien. Sans rencontrer de Top 50, elle se hisse encore en quart des Jeux olympiques (où elle ne peut rien contre Monica Puig) puis au troisième tour de l'US Open (battue par Venus Williams). A New York, elle réalise aussi l'exploit de remporter le titre en double mixte avec Mate Pavic. Son automne est plus difficile et elle termine sa saison par quatre défaites.

On ne le saura sans doute jamais mais la blessure et la longue pause de Laura Siegemund ont peut-être finalement eu un effet positif sur sa carrière. Celle-ci aurait pu ne jamais décoller et, au contraire, s'enliser devant son incapacité à sortir du circuit ITF. Aujourd'hui plus calme, elle peut mettre en application sur le terrain ce qu'elle a appris durant ses études (le sujet de sa thèse était « Étouffer sous la pression »). A bientôt 29 ans, elle tentera d'atteindre enfin une deuxième semaine en Grand-Chelem.

Monica Puig (PUR, 23 ans, 92e -> 32e) :

L'arrivée de Monica Puig au sommet est nettement moins surprenante. Deuxième mondiale chez les juniors en 2010 et finaliste de l'Open d'Australie (battue par An-Sophie Mestach) et de Roland-Garros dans cette catégorie l'année suivante, elle a fait son entrée dans le Top 100 deux ans plus tard, peu avant un premier huitième de finale en Grand-Chelem à Wimbledon. Elle n'avait alors que 19 ans.

Après une saison 2015 un peu compliquée qui la voit même quitter le Top 100 le temps de quelques semaines, elle réussit une super tournée australienne en atteignant la finale à Sydney (alors qu'elle sortait des qualifications) et le troisième tour de l'Open d'Australie. La suite de sa première partie de saison est assez consistante (pas une défaite au premier tour avant fin juin) mais manque tout de même d'un gros résultat (elle perd 5 fois au deuxième tour). Elle atteint tout de même un quart à Prague et le troisième tour de Roland-Garros (où elle perd contre Madison Keys).

A l'aise sur gazon, elle réussit deux belles demi-finales à Nottingham et à Eastbourne. Malheureusement, elle tombe d'entrée contre l'héroïne locale Johanna Konta à Wimbledon. Après une nouvelle demi à Florianopolis, elle réalise l'exploit énorme et totalement inattendu de s'imposer aux Jeux olympiques de Rio. Sur sa route, elle écrase Garbiñe Muguruza, bat deux autres Top 20 (Pavlyuchenkova et Kvitova) puis prend la mesure d'Angélique Kerber en finale. Plutôt que la libérer, cet exploit à tendance à la crisper un peu et elle s'incline au premier tour à l'US Open, à Wuhan et à Pékin (contre Yanina Wickmayer). Elle atteint tout de même encore deux quarts mais dans des épreuves secondaires à Tokyo et à Tianjin.

S'il n'est pas du tout étonnant de voir Monica se rapprocher du Top, personne ne s'attendait à l'exploit de Rio. Première sportive de Porto-Rico à remporter une médaille d'or et première femme de son pays à remporter une médaille olympique, tout métaux confondus, elle a déjà marqué l'histoire de son île. Elle va maintenant devoir apprendre à gérer cette notoriété mais le tennis athlétique et puissant qu'elle a montré au Brésil peut lui permettre de viser d'autres sommets.

Alison Riske (USA, 26 ans, 97e -> 39e) :

Alison Riske était déjà montée jusqu'à la 40e place en 2014. Malgré deux demi-finales en WTA (sur gazon, sa meilleure surface) en 2010 et 2011, elle n'était pas parvenue à intégrer le Top 100 avant 2013. Cette année là, elle fait son entrée dans l'élite et atteint les huitièmes de finale de l'US Open avant d'atteindre donc le Top 40 neuf mois plus tard. Elle remporte son premier titre à Tianjin fin 2014 mais, après une saison 2015 plus compliquée, elle a failli ressortir du Top 100.

Elle reprend sa marche en avant dès le mois de janvier puisqu'elle atteint la finale à Shenzhen qu'elle perd contre Agnieszka Radwanska. A l'Open d'Australie, elle est battue d'entrée par Belinda Bencic. La suite de son début de saison est plus compliquée. Elle ne parvient pas à remporter deux matchs consécutivement dans le tableau final d'un tournoi du grand circuit. Elle n'y parvient qu'en qualifications où lors du WTA125 de San Antonio où elle se hisse en demi. A Roland-Garros, elle est éliminée dès le premier tour par la qualifiée suisse Viktorija Golubic.

Le gazon lui redonne à nouveau des couleurs. Elle remporte un $50.000 à Eastbourne puis atteint la finale du WTA de Birmingham. A Wimbledon, elle a la malchance de tomber d'entrée contre Roberta Vinci, 6e tête de série. Son début d'été est plutôt bon aussi. Elle atteint les demi-finales à Stanford et franchit un tour à Cincinnati mais tombe encore sur une des favorites (Madison Keys) au premier tour de l'US Open. En fin d'année, elle dispute les quarts de finale à Tokyo et à Canton puis atteint à nouveau la finale à Tianjin même si cette fois elle la perd contre Shuai Peng.

A 19 ans, Alison Riske avait longuement hésité entre se lancer dans une carrière tennistique ou entreprendre des études de Business. Même si son chemin a été long, elle ne regrette certainement pas aujourd'hui le choix qui l'a menée vers le succès... et qui la mènera peut-être bien plus haut encore.



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