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Les dix meilleures progressions du top 10

Hommes :

Gilles Simon (FRA, 27 ans fin décembre, 41e -> 12e) :

Début 2009, Gilles Simon atteint la 6e place mondiale, après une saison 2008 qui l’a vu remporter trois tournois et atteindre la finale du Masters 1000 de Madrid (encore en salle à l’époque). Il glisse ensuite lentement pour sortir du Top 50 en octobre 2010. Cette saison, il réalise un joli retour et termine tout près du Top 10.
Dès janvier, il retrouve le chemin du succès en s’imposant à Sydney (sans rencontrer de Top 20) avant de pousser Roger Federer aux cinq sets à l’Open d’Australie. Il est plus inconstant durant le reste de l’hiver mais atteint tout de même les quarts de finale à Dubaï et à Miami. Il dispute encore deux quarts sur terre à Casablanca et Estoril puis réalise un joli parcours à Roland-Garros où il se hisse en huitième de finale. Moins à l’aise sur gazon, il passe tout de même deux tours à Wimbledon.
C’est durant l’été qu’il va se montrer le plus efficace. Il remporte son neuvième titre à Hambourg en juillet avant de se hisser en quart à Cincinnati (au détriment de Janko Tipsarevic et de David Ferrer). Il atteint ensuite un nouveau huitième de finale en Grand Chelem à l’US Open. Après une demi-finale à Bangkok, il passe un peu à côté de sa fin de saison et ne remporte plus que trois de ses dix derniers matchs.
Le jeu en contre assez peu spectaculaire de Gilles ainsi que sa personnalité plutôt calme le privent sans doute de la notoriété qu’il mériterait. Jeune papa d’un garçon de quinze mois, il s’affirme comme une des valeurs sûre du circuit.

Alexander Dolgopolov (UKR, 23 ans, 48e -> 16e) :

Alexander Dolgopolov a été l’un des meilleurs juniors en 2006 (voir notre rétrospective). Il a donc mis cinq ans pour mettre en place son jeu atypique, en partie à cause de petites blessures.
Cette année, Il perce dès la saison australienne, atteignant les quarts de finale à Sydney et surtout, à l’Australian Open. A Melbourne, il s’offre le scalp de Jo-Wilfried Tsonga et du n°4 mondial Robin Soderling en cinq sets époustouflants. A l’aise sur toutes les surfaces, il atteint ensuite la finale à Costa do Sauipe et les demis à Acapulco, chaque fois sur terre-battue. Après une nouvelle victoire face à Tsonga à Miami, il connaît une petite baisse de régime durant le printemps (en dehors d’une demi à Nice).
Il se réveille fin juillet pour remporter son premier titre à Umag avant un quart à Winston Salem et un huitième à l’US Open. En fin de saison, il parvient encore en demi à Metz et en quart au Masters 1000 de Shanghai.
Elevé dans le monde du tennis depuis sa naissance (son père était l’entraineur d’Andreï Medvedev), Alexander cultive un jeu désarçonnant pour ses adversaires. Sa palette de coup est impressionnante avec un revers coupé sans rythme distillé entre quelques fulgurances en coup droit. Sans oublier ses amorties et ses montées à contretemps qui rendent fous ses adversaires. Avec son entraineur Jack Reader, personnage également atypiquet, ils forment l’un des duos les plus attachants du circuit.

Kei Nishikori (JAP, 22 ans fin décembre, 98e -> 25e) :

Si Dolgopolov n’en est pas à sa première présence dans nos rétrospectives, que dire de Kei Nishikori qui y apparaît pour la cinquième fois consécutives ? Excellent junior en 2007, il a fait une entrée tonitruante dans le Top 100 dès l’année suivante. Une opération au coude droit l’a ensuite fait chuter au-delà de la quatre centième place mais il est revenu dans les cent meilleurs dès l’an dernier.
Pendant les trois premiers trimestres, il souffle le chaud et le froid. Finaliste à Houston (après une victoire sur Mardy Fish), il atteint les demi-finales à Delray Beach et Eastbourne et les quarts à Chennai. Mais il subit également six défaites au premier tour, notamment à Wimbledon et à l’US Open.
C’est en fin de saison qu’il va franchir un palier. Il atteint d’abord les demi-finales à Kuala Lumpur (en battant Nicolas Almagro) avant de récidiver à Shangaï en prenant la mesure de Jo-Wilfried Tsonga et Alexander Dolgopolov. C’est la première fois qu’il atteint ce stade dans un Masters 1000. Pas rassasié, il domine Tomas Berdych et surtout Novak Djokovic pour disputer la finale à Bâle.
Déjà une star dans son pays, Kei Nishikori est devenu le meilleur japonais de l’histoire du classement ATP en dépassant Shuzo Matsuoka (46e en 1992). Sa notoriété a encore été renforcée en septembre lorsqu'il a permis à son pays de réintégrer le Groupe Mondial de Coupe Davis pour la première fois depuis 1985. Coaché par Brad Gilbert depuis l’automne 2010, il semble prêt pour franchir un cap supplémentaire l’an prochain. Il pourrait bien encore être dans une de nos rétrospectives dans 12 mois : celle sur le Top 10 masculin.

Kevin Anderson (AFS, 25 ans, 61e -> 32e) :

La présence de Kevin Anderson dans nos rétrospectives est par contre une première. Pourtant, après une belle carrière sur le circuit universitaire américain, ce joueur a été classé entre la 60e et la 200e place pendant trois saisons (de 2008 à 2010). Mais ses meilleurs résultats jusqu’ici, en dehors d’une demi-finale à Atlanta en 2010, le Sud-Africain les a obtenus en Challenger.
Pour sa première saison pleine sur le circuit ATP, Anderson atteint une nouvelle demi à Brisbane avant de remporter son premier titre chez lui, à Johannesburg. Il enchaine rapidement cette performance avec des quarts à Delray Beach et surtout au Masters 1000 de Miami. Moins à l’aise sur terre-battue, il dispute tout de même un nouveau quart à Estoril et franchit le premier tour à Roland-Garros.
Après un nouveau quart de finale à Atlanta en juillet, il domine Andy Murray au Masters 1000 de Montréal et remporte deux matchs à l’US Open. Il termine encore très bien la saison avec deux quarts (Pékin et Stockholm) et une demi à Vienne.
Très grand (2m03), ce tout jeune marié (il y a deux semaines) a un jeu basé sur une première balle de service puissante (il est le 4e plus gros serveur d’ace de la saison) et un très bon coup droit. Ses progrès récents dans les autres parties du jeu devraient lui permettre de s’installer durablement dans le Top 30.

Ivan Dodig (CRO, 26 ans, 88e -> 36e) :

Plus petit qu’Anderson, Ivan Dodig possède néanmoins une excellente première balle également. Celle-ci lui a permis de réaliser une épatante première saison sur le circuit ATP. Dès le mois de février, il remporte son premier titre sur le grand circuit, chez lui, au tournoi de Zagreb. Il prouve qu’il était capable de bien se comporter sur toutes les surfaces puisque, après cette victoire en salle, il dispute également les demi-finales sur la terre-battue de Barcelone (en battant Robin Soderling) et la finale sur le gazon de s’Hertogenbosch.
Mais sa plus belle victoire, il la signe sur les courts en dur du Masters 1000 de Montréal où il domine Rafael Nadal au deuxième tour dans une belle bataille de plus de trois heures. Après être passé tout près d’un nouveau succès important face à Nikolay Davydenko à l’US Open, il réalise une moins bonne fin de saison, ne remportant que trois de ses dix derniers matchs.
Né en Bosnie-Herzégovine, il a longtemps porté la nationalité bosniaque et a même disputé la Coupe Davis pour ce pays de 2002 à 2006. Aujourd'hui, c'est avec la Croatie qu'il prend part à cette épreuve

Femmes :

Shuai Peng (CHN, 25 ans, 72e -> 17e) :

Si la Chine a pu célébrer son premier succès en Grand-Chelem cette année, Na Li n’a pas été le seul motif de satisfaction dans l’empire du Milieu. Auteur d’une saison pleine, Shuai Peng semble enfin avoir atteint, à 25 ans, sa maturité de joueuse professionnelle.
Sa carrière avait pourtant commencé sur les chapeaux de roue. Avec un premier titre ITF à 15 ans, une entrée dans le Top 100 trois ans plus tard et une 31e place douze mois après, la trajectoire de la Chinoise qui joue tous ses coups à deux mains était pour le moins prometteuse. Mais il lui faudra quatre ans, durant lesquels elle a stagné aux alentours de la quarantième place, pour enfin connaître une saison complète au plus haut niveau.
Le déclic s’est produit aux Jeux Asiatiques fin 2010 où elle obtenient la médaille d’or par équipe mais aussi et surtout en simple. Elle confirme dès le début de 2011 en atteignant les demi-finales à Auckland et Hobart ainsi que les huitièmes à l’Open d’Australie, ses premiers en Grand-Chelems. Cette performance n’est pas due au hasard puisqu’elle la réitère à Wimbledon et à l’US Open. Entre temps, elle multiplie les bonnes prestations dont une demi-finale à Birmingham et des quarts à Pattaya, Doha, Indian Wells, Carlsbad et Cincinnati. Même sur terre-battue, qui n’était pas sa surface préférée auparavant, elle parvient en demi à Charleston et surtout en finale à Bruxelles. Au passage, elle accroche à son tableau de chasse quelques joueuses très expérimentées comme Vera Zvonareva, Na Li, Francesca Schiavone, Jelena Jankovic ou Svetlana Kuznetsova.
Cette belle saison lui permet de terminer dans le Top 20 (elle a même un temps occupé la quatorzième place ce qui la situe au deuxième meilleur rang chinois de tous les temps) malgré un automne moins bon. Il lui reste à remporter enfin un titre sur le circuit pour franchir un échelon supplémentaire.  

Dominika Cibulkova (SLQ, 22 ans, 31e -> 18e) :

Il y a quelques similitudes entre les carrières de Shuai Peng et de Dominika Cibulkova. Toutes les deux sont arrivées rapidement parmi les meilleures (la Slovaque était dans le Top 20 à 19 ans et atteignait les demi-finales de Roland-Garros l’année suivante – voir progressions 2008) avant de connaître une période de stagnation. Mais cette période n’aura duré que quinze mois dans le chef de Dominika. La voici à nouveau proche de son meilleur classement.
Un quart de finale à l’US Open 2010 avait déjà auguré du retour au premier plan de la Slovaque. Celui-ci s’est confirmé en 2011. Cette année, elle atteint trois quarts de finale (Brisbane, Sydney et Paris) durant l’hiver. Au « Premier Mandatory » de Madrid, elle se hisse également à ce stade en battant notamment Maria Sharapova. Sur gazon, elle passe à la vitesse supérieure avec une demi-finale à s’Hertogenbosch et un quart à Wimbledon où elle se débarrasse de Caroline Wozniacki. Après une nouvelle demi-finale à Stanford, elle se blesse aux abdominaux ce qui ralentit un peu sa progression.
Elle termine toutefois l’année en beauté avec une finale à Linz et surtout son premier titre WTA à Moscou où elle bat Vera Zvonareva en quart et fait preuve de belle qualité mentale en finale.

Julia Goerges (ALL, 23 ans, 40e -> 21e) :

La progression du tennis féminin allemand, incarnée dans le Top 10 par Andrea Petkovic a aussi été marquée par la très belle saison de Julia Goerges. Celle-ci n’a cessé de progresser au classement depuis ses premiers pas sur le circuit en 2005.
Bien qu’elle avoue préférer jouer sur gazon, c’est sur terre-battue qu’elle a connu ses meilleurs résultats jusqu’ici. C’est sur cette surface qu’elle remporte son premier titre à Portoroz en 2010 et qu’elle réalise ses meilleures performances en 2011. Après un quart de finale à Charleston, elle s’impose à Stuttgart devant son public. Plus aucune allemande n’avait soulevé ce trophée (auparavant disputé en salle au mois d’octobre) depuis Anke Huber en 1994. C’est écrire que cette victoire a eu un retentissement énorme chez nos voisins. D’autant que Julia domine la n°1 Caroline Wozniacki en finale. La semaine suivante, elle bat de nouveau la Danoise à Madrid avant de n’échouer qu’en finale de ce « Premier Mandatory ».
Un peu décevante à Roland-Garros où elle s’incline au troisième tour face à Marion Bartoli, elle ne brille plus avant la fin de saison et une demi-finale à Luxembourg. Il lui faudra plus de constance pour faire admirer son puissant coup droit et son joli sourire au plus haut niveau l’an prochain.

Monica Niculescu (ROU, 24 ans, 82e -> 30e) :

Comme Shuai Peng, Monica Niculescu à la particularité de jouer son coup droit à deux mains. La comparaison s’arrête là puisque la Roumaine a connu une progression très lente au début de sa carrière. Elle n’a fait son entrée dans le Top 100 qu’en 2008 soit six ans après ses premiers pas sur le circuit.
Hormis un troisième tour à l’Open d’Australie, elle ne connais pas un début de saison tonitruant. Il faut attendre la terre-battue pour la voir atteindre une demi-finale (à Estoril). C’est en toute fin de saison qu’elle cartonne. Après son premier huitième de finale en Grand Chelem à l’US Open, elle sort des qualifications au « Premier Mandatory » de Pékin et se hisse en demi-finale, battant au passage l’héroïne locale Na Li. De retour en Europe, elle atteint sa première finale sur le circuit à Luxembourg.
C’est donc à 24 ans que Monica atteint enfin le Top 30 mondial ainsi que la première place dans son pays. Le tennis féminin est en plein essor en Roumanie avec six joueuses dans le Top 100. Mais la plus originale est certainement Monica. Avec ses coups à deux mains donc mais aussi ses nombreux slices, ses changements de rythme et ses montées au filet, elle est une sorte de Fabrice Santoro au féminin.

Ksenia Pervak (RUS, 20 ans, 97e -> 39e) :

Après une très belle carrière junior qui l’a vue atteindre la 5e place mondiale et remporté l’Open d’Australie (cf junior 2009), Ksenia Pervak a brulé les étapes pour venir s’installer, à 20 ans, dans le Top 40 mondial.
La jeune Russe s'est montrée assez régulière en, 2011. Elle dispute deux quarts de finale à Memphis et Monterrey durant l’hiver. En juin, elle atteint la finale du $50.000 de Zlin avant de se hisser en huitième de finale de Wimbledon au détriment d’Andrea Petkovic. Durant l’été, elle parvient en demi-finale à Bad Gastein puis dispute sa première finale WTA à Bakou. En fin de saison, elle franchit une étape supplémentaire en remportant son premier titre sur le grand circuit à Tashkent et ce sans perdre un set.
Joueuse de la même génération qu’Anastasia Pavlyuchenkova (elles ont un gros mois de différence), Ksenia est gauchère et possède un solide jeu de fond de court. Elle n’a pas encore pu souvent se mesurer à des joueuses du Top 10 mais a tout de même  accroché Petra Kvitova pendant trois sets à Brisbane, signe qu’elle possède les armes pour défier les meilleures.



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