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Les dix meilleures progressions du top 10

L’Année 2015 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2016. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2015. Troisième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant le plus progressé en 2015.

Hommes :

John Isner (USA, 30 ans, 19e -> 11e) :

A 30 ans, le plus grand joueur du circuit (à égalité avec Ivo Karlovic) connait une seconde jeunesse. Après une année 2014 plutôt moyenne, l'ancien n°9 mondial se rapproche à nouveau du Top 10 qu'il pourrait réintégrer rapidement s'il réussit un bon début de saison 2016.

Car 2015 a plutôt mal commencé pour l'Américain. Il est surpris dès le troisième tour de l'Open d'Australie par le Luxembourgeois Gilles Muller. Il perd également un match crève-coeur en Coupe Davis en s'inclinant 15/13 au cinquième set contre le modeste James Ward. Il débute en fait réellement sa saison à Miami où il bat Milos Raonic et Kei Nishikori avant de s'incliner face à Novak Djokovic en demi. Il se montre assez régulier lors des Masters 1000 sur terre-battue avec des huitièmes à Monte-Carlo et Rome et surtout un quart à Madrid, ce qui constitue le meilleur résultat de sa carrière sur cette surface. Il atteint encore les demis à Nice mais est surpris dès le deuxième tour par Jérémy Chardy à Roland-Garros.

A Wimbledon, il perd encore un match de justesse (12/10 au cinquième) face à Marin Cilic au troisième tour. Il réalise un très bon été durant lequel il enchaine une victoire à Atlanta, une finale au « ATP 500 » de Washington et un quart à Montréal. Malgré une défaite d'entrée à Cincinnati, il se hisse en huitième de l'US Open où il faut un très bon Roger Federer pour le stopper. En fin d'année, il réalise encore un huitième à Shanghai et un quart à Paris.

Souvent décrié pour son jeu basé sur un service parfois injouable (il a servi en moyenne 18 aces par match cette saison), John Isner a pourtant d'autres armes dans son jeu. Sa régularité en Masters 1000 cette saison (avec une seule défaite avant les huitièmes) prouve qu'il a sans doute franchi un cap et qu'il faudra compter sur lui en 2016.

Bernard Tomic (AUS, 23 ans, 56e -> 18e) :

Plus jeune vainqueur d'un tournoi du Grand-Chelem junior (à l'Open d'Australie 2008, à 15 ans), Bernard Tomic est rapidement devenu une star sur le grand circuit, notamment en se hissant en quart de finale de Wimbledon 2011 à 18 ans seulement. Il entre dans le Top 50 cette année-là et même dans le Top 30 l'année suivante mais va ensuite lentement reculer au-delà de la 100e place, notamment en raison d'une blessure à la hanche qui nécessite deux interventions chirurgicales début 2014.

Cette année marque clairement son retour au plus haut niveau, déjà entamé mi-août 2014 par un titre à Bogota. Il débute 2015 par des quarts à Brisbane et Sydney mais, surtout, par un huitième de finale à l'Open d'Australie. Il réalise d'autres très bons résultats durant l'hiver dont une demi-finale à Delray Beach et plusieurs quarts de finale, notamment au Masters 1000 d'Indian Wells, son meilleur résultat dans un tournoi de cette envergure. Moins à l'aise sur terre-battue, il aligne 5 défaites consécutives sur cette surface mais franchit tout de même un tour à Roland-Garros.

Il retrouve des bonnes performances sur gazon avec un nouveau quart à Stuttgart et deux tours passés à Wimbledon (où il ne perd que contre Novak Djokovic). Durant l'été, il conserve son titre à Bogota puis atteint également un huitième à Montréal et le troisième tour de l'US Open. Sa fin d'année est plus faible, excepté un nouveau quart en Masters 1000 à Shanghai.

Bernard Tomic a clairement gagné en régularité cette année et s'est sérieusement assagi. Plusieurs des problèmes qu'il a connu ces dernières saisons ont été causés par son caractère et celui d'un père un peu trop bouillant. Il lui faut maintenant parvenir à battre les joueurs du Top 10 plus souvent s'il veut franchir un nouveau cap.

Dominic Thiem (AUT, 22 ans, 39e -> 20e) :

Ancien n°2 mondial junior comme Tomic, Dominic Thiem n'a pas connu un début de carrière en fanfare mais il est monté nettement plus progressivement au classement. Il a fait son entrée dans le Top 100 seulement l'an dernier (cf « Les meilleures entrées de 2014 ») avant d'exploser réellement cette saison.

Battu d'entrée à l'Open d'Australie, il atteint son premier quart de finale à Marseille mais c'est surtout à Miami qu'il réalise sa première grosse performance en se hissant en quart et en ne perdant qu'en trois sets contre Andy Murray. Ses résultats sur terre-battue vont crescendo. Après un quart à Munich, il atteint les huitièmes au Masters 1000 de Rome puis gagne le premier titre de sa carrière à Nice. A Roland-Garros, il franchit un tour avant de perdre en quatre sets serrés contre Pablo Cuevas.

Ses résultats sont moins bons sur herbe même s'il passe un tour à Wimbledon et ne perd qu'en cinq sets contre Fernando Verdasco. Son retour sur terre est excellent puisqu'il aligne dix victoires pour remporter les tournois d'Umag et de Gstaad (contre David Goffin en finale) avant de se hisser en demi à Kitzbuhel. Sa saison nord-américaine est un ton en-dessous mais il atteint tout de même le troisième tour à l'US Open. Il dispute une dernière demi-finale à St Petersbourg.

Joueur puissant et offensif, Dominic Thiem est assurément une des futures stars du tennis. S'il a déjà atteint un huitième de finale en Grand-Chelem à l'Open d'Australie, c'est dans ce genre d’épreuves qu'on l'attendra en 2016.

Jack Sock (USA, 23 ans, 42e -> 26e) :

Depuis sa victoire à l’US Open junior en 2010, Jack Sock est considéré comme l’un des grands espoirs américains. Jusqu’ici, c’est surtout en double qu’il s’était fait remarquer avec trois titres avant cette année mais surtout, le plus prestigieux, à Wimbledon l’an dernier, aux côtés de Vasek Pospisil, après une finale de cinq sets contre les frères Bryan.

Jack fut incapable de jouer les deux premiers mois de 2015 en raison d’une blessure à la hanche qui nécessita une intervention chirurgicale. Mais il démarre la saison tambour battant en atteignant les huitièmes de finale à Indian Wells puis le troisième tour à Miami. Il a ensuite célébré sa toute première victoire sur le circuit ATP en s’imposant à Houston. Ses performances dans les tournois préparatoires à Roland-Garros ne sont pas très brillants mais ça ne l’empêche pas de se hisser en huitième de finale à Paris, battant entre autre Grigor Dimitrov et ne s’inclinant qu’en quatre sets face à Rafael Nadal.

Moins à l’aise sur gazon, il est battu par Sam Groth d’entrée à Wimbledon, puis, tout de même, en demi à Newport. Durant l’été, il atteint un quart de finale à Washington et un huitième à Montréal mais il est contraint à l’abandon face à Ruben Bemelmans au deuxième tour de l’US Open. Sa bonne saison lui procure une première sélection en équipe nationale de Coupe Davis, pour les barrages contre l’Ouzbékistan. Il contribue largement à la victoire américaine en remportant ses deux simples. En fin d’année, il réussit encore deux très belles performances en atteignant la finale à Stockholm et les demis à Bâle.

S’il n’a pas battu un seul Top 10 cette année, Jack Sock a remporté neuf de ses douze rencontres face à des joueurs classés entre la 11e et la 20e place, preuve que son niveau est déjà dans le Top 20. Plutôt un jour de fond, capable d’imprimer beaucoup de lourdeur à la balle, il possède un excellent première service qui devrait faire des ravages en 2016.

Nick Kyrgios (AUS, 20 ans, 52e -> 30e) :

L’Australie risque fort bien d’être très difficile à battre en Coupe Davis ces dix prochaines années. Une jeune génération, emmenée par Bernard Tomic est en train d’éclore au plus haut niveau. Le deuxième fleuron de cette nouvelle école australienne s’appelle Nick Kyrgios. Il fut révélé au grand public à Wimbledon en 2014 lorsqu’il prit la mesure Rafael Nadal pour se hisser en quart de finale.

Il ne tarde pas à confirmer cette année puisqu’il atteint, à Melbourne, son deuxième quart de finale en Grand-Chelem. Gêné par une blessure au dos à la fin de l’hiver, il retrouve son niveau fin avril pour atteindre sa première finale ATP à Estoril. Il atteint ensuite les huitièmes de finale à Madrid avec, au passage, une très belle victoire contre Roger Federer, puis le troisième tour à Roland-Garros où il ne peut rien contre Andy Murray.

Kyrgios réédite presque son exploit de 2014 à Wimbledon mais il s’arrête cette fois en huitième, malgré une victoire contre Milos Raonic. Après un nouveau huitième en Masters 1000 à Montréal, il a la malchance de tomber sur Andy Murray d’entrée à l’US Open. Sa tournée asiatique est assez bonne puisqu’il attint une demi-finale à Kuala Lumpur et un quart à Tokyo. Il décide toutefois d’écourter sa saison européenne indoor en raison d’une douleur au bras.

Comme Bernard Tomic, Kyrgios est réputé autant pour son jeu que pour son caractère de feu. Plusieurs polémiques ont éclatées cette année suite à des propos grossiers ou des attitudes très limites sur et en dehors du court. Si cette attitude lui a valu quelques inimitiés sur le circuit et lui a coûté cher en amendes, il lui a aussi apporté pas mal de fans, chez les plus jeunes notamment, qui voient en lui et en son tennis explosif le tennis de demain.


Femmes :

Timea Bacsinszky (SUI, 26 ans, 48e -> 12e) :

La belle histoire de Timea Bacsinszky s'est prolongée cette année. Il y a trois ans, la Suissesse envisageait d'arrêter le tennis après des années de problèmes personnels et de blessures à répétition. Elle avait même commencé des études en hôtellerie. Elle participa tout de même aux qualifications de Roland-Garros en 2013 alors qu'elle n'avait plus frappé dans une balle depuis six mois. Et c'est ce match, pourtant perdu, qui va lui redonner goût au tennis. Elle s'entraine à nouveau sérieusement et revient dans le top 100 à la fin de l'année dernière, avant d'exploser cette année.

Dès la première semaine, elle domine Petra Kvitova pour atteindre la finale à Shenzhen (où elle est battue par Simona Halep). C'est la première fois qu'elle atteint ce stade d'un tournoi WTA depuis début 2010. Elle bat ensuite Jelena Jankovic au premier tour de l'Open d'Australie et ne s'y incline qu'en trois sets, au troisième tour, contre Garbine Muguruza. Elle réalise alors un superbe doublé en remportant les tournois d'Acapulco et de Monterrey (où elle bat Sara Errani) avant de se hisser en quart de finale à Indian Wells. Sur terre-battue, elle bat Karolina Pliskova à Rome puis réalise le plus bel exploit de sa carrière en atteignant les demi-finales de Roland-Garros. Elle y bat à nouveau Petre Kvitova et prend même le premier set à Serena Williams.

Sur sa lancée, elle atteint encore les quarts de finale à Wimbledon, cette fois sans affronter de joueuses du Top 15. Elle prend tout de même la mesure d'une vraie spécialiste de la surface : Sabine Lisicki, ancienne finaliste de l'épreuve. La suite de son été est nettement plus faible et elle subit quatre défaites consécutives sur le ciment nord-américain. A l'US Open, c'est la Tchèque Barbora Strycova qui la domine au premier tour. Elle réalise tout de même encore une superbe performance au « Premier Mandatory » de Pékin où elle se hisse en finale en battant Sara Errani et Ana Ivanovic.

Ancienne enfant-star dans son pays, Timea est devenue professionnelle à 14 ans. Mais elle a longtemps été écrasée par le poids des références à Martina Hingis. A 26 ans et suite à l'éclosion d'une nouvelle étoile suisse dont je vous parle ci-dessous, Timea est enfin soulagée de cette pression. Son talent, incontestable, peut enfin éclater au grand jour.

Belinda Bencic (SUI, 18 ans, 32e -> 14e) :

Après Martina Hingis et Timea Bacsinszky, la Suisse sort un nouveau petit prodige : Belinda Bencic. Celle-ci partage avec ses deux ainées le fait d'être originaire d'Europe de l'est. Les parents de Timea sont Hongrois alors que le papa de Belinda est Slovaque comme la maman de Martina. C'est d'ailleurs cette dernière, Mélanie Molitor, qui entraine Bencic depuis qu'elle a 4 ans.

La saison passée, elle s'était déjà fait remarquer en atteignant les quarts de finale de l'US Open. Elle était alors, à 17 ans, la plus jeune joueuse à se qualifier pour les quarts d'un Grand-Chelem depuis 2006. Elle a eu un peu de mal à confirmer en ce début d'année, notamment à l'Open d'Australie où elle a été sèchement battue par Julia Goerges au premier tour. Elle réalise toutefois de belles performances à Indian Wells et à Miami où elle se hisse en huitième de finale (en battant Caroline Wozniacki en Californie). Sur terre-battue, elle multiplie les contre-performances et finit par s'incliner au deuxième tour de Roland-Garros face à Madison Keys.

Le gazon lui sied nettement mieux et elle le prouve dès le tournoi de Rosmalen où elle atteint la deuxième finale de sa carrière. Elle fait mieux encore deux semaines plus tard en remportant son premier titre à Eastbourne. Sur sa route, elle domine Eugénie Bouchard, Caroline Wozniacki et Agnieszka Radwanska. Elle ne s'arrête pas là puisqu'elle se hisse ensuite en huitième de finale à Wimbledon (battue par Victoria Azarenka). Mise en confiance, elle réalise un exploit à Toronto où elle remporte son premier « Premier » en battant quatre « Top 10 » dont Serena Williams en demi-finale. La n°1 mondiale est vengée par sa sœur au troisième tour de l'US Open. En fin de saison, elle bat encore Garbiñe Muguruza et Caroline Wozniacki pour se hisser en finale du tournoi de Tokyo.

Avec Timea Bacsinszky et Belinda Bencic aux portes du Top 10 plus Marina Hingis qui a retrouvé la place de n°1 mondiale en double, la Suisse, actuellement dans le Groupe Mondial II, peut espérer s'imposer en Fed Cup dans un avenir proche. Et c'est sans compter la tentative de retour inattendu de Patty Schnyder à la compétition à 37 ans. D'autant que Belinda devrait poursuivre sa progression au classement. En 2015, elle compte 7 victoires sur des Top 10 ce qui prouve qu'elle rivalise déjà avec les meilleures.

Anna Karolina Schmiedlova (SLQ, 21 ans, 73e -> 26e) :

Si Belinda Bencic possède la double nationalité Suisse et Slovaque, mais a décidé de jouer pour la Suisse, la Slovaquie compte sur un autre talent pour l'amener au sommet : Anna Karolina Schmiedlova. La jeune joueuse, qui a fêté ses 21 ans en septembre, a été nominée par la WTA parmi les 5 meilleures progressions de la saison.

Il faut dire que jusque là, en dehors d'une belle victoire sur Venus Williams à Roland-Garros l'an dernier, la Slovaque avait réussi ses meilleurs résultats en tournoi ITF (où elle compte 9 titres). En 2015, après une saison australe moyenne, elle atteint sa première finale WTA à Rio de Janeiro en février, battue par Sara Errani. Deux mois plus tard, elle remporte son premier titre à Katowice en battant Alize Cornet et Camila Giorgi. Elle réalise aussi une demi-finale à Marrakech en battant Timea Bacsinszky. A Roland-Garros, elle est par contre surprise par Alison Van Uytvanck.

Pas encore très à l'aise sur gazon, elle ne remporte qu'un match en trois tournois et est battue d'entrée à Wimbledon par Coco Vandeweghe. Elle soulève son second trophée de la saison dès le retour à la terre-battue à Bucarest (victoire que Sara Errani en finale) et enchaine avec une demi à Bad Gastein. Elle réalise alors son premier très bon parcours en tournoi « Premier » à Cincinnati. Issue des qualifications, elle se fraye un chemin jusqu'en quart de finale en battant au passage Agnieszka Radwanska. A l'US Open, elle atteint le troisième tour mais ne peut rien contre Petra Kvitova. En fin de saison, elle atteint encore une demi-finale à Séoul et un nouveau quart en « Premier » à Wuhan (où elle bat Caroline Wozniacki).

Solide joueuse du fond du court, avec un très bon déplacement et un revers efficace, Schmiedlova n'est pas la seule espoir de son pays, ni de sa famille. Sa petite sœur Kristina suit en effet ses traces puisqu'elle a été n°5 mondiale et avait atteint la finale de Wimbledon chez les juniors l'an dernier (Anna Karolina avait, quant à elle, disputé la finale de Roland-Garros en 2012).

Kristina Mladenovic (FRA, 22 ans, 67e -> 29e) :

La quatrième joueuse de notre sélection semble être sur le circuit depuis longtemps déjà. Championne du monde junior en 2009, Kristina Mladenovic a fait son entrée dans le Top 100 mondial il y a plus de trois ans mais n'était, avant cette année, pas encore parvenue à rester constante tout au long d'une saison.

D'ailleurs son début de saison reste assez moyen. Battue au premier tour à Auckland et Sydney, elle obtient une bonne victoire, contre Sabine Lisicki, à l'Open d'Australie, mais perd dès le deuxième tour. A part un quart de finale à Monterrey, elle ne réalise pas grand chose durant l'hiver. C'est avec l'arrivée de la terre-battue qu'elle retrouve des couleurs puisqu'elle se hisse en demi-finale à Marrakech avec une victoire sur Garbiñe Muguruza. Elle atteint ensuite la première finale de sa carrière à Strasbourg où elle ne s'incline qu'en trois sets contre Sam Stosur. A Roland-Garros, elle sort Eugénie Bouchard d'entrée mais loupe le coche au troisième tour contre Alison Van Uytvanck alors que le tableau s'était largement ouvert.

Elle se console avec un très bon parcours sur gazon. Quart de finaliste à Rosmalen, elle se hisse en demi à Birmingham au détriment de Simona Halep puis passe deux tours à Wimbledon. Comme en début de saison, ses performances sur dur sont en dessous de sa moyenne mais elle profite par contre très bien d'un tableau dégagé à l'US Open pour y atteindre le premier quart de finale en Grand-Chelem de sa carrière. Sa saison en Asie est assez erratique et elle ne dispute qu'un quart de finale à Tianjin.

Kristina est issue d'une famille très sportive puisque ses parents serbes ont représenté la Yougoslavie respectivement en handball pour son papa et en volley-ball pour sa maman. Son petit frère Luka joue en équipe de jeune au Football Club de Metz. Très efficace en double, elle a atteint la 5e place mondiale de la discipline cette saison et la finale à Wimbledon l'an dernier. Elle a également remporté deux titres majeurs en double mixte (Wimbledon 2013 et Melbourne 2014). Mais c'est en simple qu'elle désire maintenant trouver sa place parmi les meilleures.

Lesia Tsurenko (UKR, 26 ans, 92e -> 33e) :

L'arrivée aux portes du Top 30 de Lesia Tsurenko est une vraie surprise. L'Ukrainienne est restée longtemps sur le circuit ITF où elle a remporté six titres en simple et huit en double. C'est une première demi-finale en tournoi WTA à Brisbane début 2013, suivi d'un bon Australian Open où elle avait dominé Anastasia Pavlyuchenkova, qui lui a donné confiance en ses capacités.

Mais c'est vraiment cette année qu'elle a confirmé, malgré une élimination d'entrée à Melbourne. C'est à Indian Wells qu'elle crève l'écran. Sortie des qualifications, elle bat Andrea Petkovic, Alize Cornet et Eugénie Bouchard pour se hisser en quart de finale. Une blessure à la cheville l'empêche alors de terminer son match contre Jelena Jankovic. Pas suffisamment remise, elle loupe une partie de la saison sur terre et perd à Roland-Garros dès le premier tour contre Bojana Jovanovski.

Ca saison sur gazon n'est guère plus brillante et elle perd au deuxième tour de Wimbledon. De retour sur dur, sa meilleure surface, elle enchaine de bien meilleurs résultats. Tout d'abord, elle remporte son premier titre WTA à Istanbul en battant Urszula Radwanska. A Toronto, elle sort des qualifications et se glisse jusqu'en quart de finale avec, au passage, une très belle victoire contre Garbiñe Muguruza. A New Haven, elle sort également des qualifs et se hisse jusqu'en demi en dominant Karolina Pliskova. Enfin, elle débute l'US Open par une troisième victoire contre une Top 10, Lucie Safarova, mais elle s'incline au deuxième tour. Plus discrète durant la saison asiatique, elle dispute encore une demi-finale à Moscou.

Née dans l'ouest de l'Ukraine, Lesia est partie vivre à Kiev à 17 ans pour entamer des études d'éducation physique et disputer, en parallèle, quelques ITF. Sa réussite inattendue dans ces épreuves, après une carrière junior très médiocre, la pousse à mettre ses études de côté temporairement pour se consacrer à sa carrière naissante. Un choix qu'elle ne regrette sûrement pas aujourd'hui.



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