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Les dix meilleures progressions du top 10

L’Année 2012 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2013. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2012. Troisième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant le plus progressé en 2012.

Hommes :

Juan Monaco (ARG, 28 ans, 26e -> 12e) :

Depuis cinq ans (à l’exception d’une légère chute en 2008), Juan Monaco fait partie du Top 30. Il s’est forgé une réputation de solide joueur, gros lifteur de fond de court et spécialiste de terre-battue. Si bien que personne ne l’imaginait progresser encore et surtout atteindre la 10e place qu’il a occupée plusieurs semaines, en juillet puis en octobre.
C’est bien sûr toujours sur terre qu’il brille le plus en 2012. Après une défaite dès le premier tour de l’Open d’Australie, il remporte ainsi le tournoi de Vina Del Mar, au Chili. Mais c’est au Masters Series de Miami, sur dur, qu’il va vraiment mettre en avant ses progrès. Il y atteint les demi-finales en battant des joueurs comme Gaël Monfils, Andy Roddick et Mardy Fish. Il s’agit de sa deuxième demi-finale en Masters 1000 après Shanghai en 2012. Vainqueur à Houston, sur terre-battue américaine, il se hisse en huitième de finale de Roland-Garros, performance qu’il avait déjà réussi trois fois en Grand-Chelem.
Après un bon troisième tour à Wimbledon (où il n’avait jamais remporté un match), il revient à la terre-battue et aligne une finale à Stuttgart et une victoire à Hambourg. Il est ensuite battu au premier tour de l’US Open mais se rattrape en s’imposant à Kuala Lumpur. Il s’agit de son premier titre sur dur alors qu’il n’avait joué qu’une seule finale (sur 15 disputées) en dehors de la terre-battue auparavant. L’Argentin manque alors de peu une très grosse performance en demi-finale de la Coupe Davis. En poussant Tomas Berdych au cinq sets, il passe tout près de permettre à son équipe de mener 2/0 face aux Tchèques qui remportent l’épreuve deux mois plus tard.
Monaco est originaire de Tandil, une petite ville de 120.000 habitants qui fournit étonnamment de très nombreux joueurs de tennis. Plusieurs ont même atteint le top mondial  comme Juan Martin Del Potro (surnommé la Tour de Tandil) bien sûr mais aussi Perez-Roldan ou Zabaleta.

Milos Raonic (CAN, 22 ans fin décembre, 31e -> 13e) :

Milos Raonic réussit, en 2012, ce qui est sans doute le plus difficile à faire au court d’une carrière : confirmer la saison de la révélation. Passé du 156e rang au 31e l’an dernier, avec au passage un premier titre et un huitième de finale à l’Open d’Australie, il fait encore mieux cette année.
Milos remporte son deuxième tournoi dès la première semaine de la saison à Chennai. Battu au troisième tour de l’Open d’Australie, il poursuit en confirmant son titre à San Jose et en disputant la finale à Memphis, comme en 2011. Il prouve ensuite qu’il peut très bien joué sur terre en disputant les demi-finales à Barcelone après des victoires sur Nicolas Almagro et Andy Murray. A Roland-Garros, il atteint le troisième tour et pousse Juan Monaco au cinquième set.
Un peu moins en vue sur gazon, il atteint ses deux premiers quarts de finale en Masters 1000 à Toronto et Cincinnati puis les huitièmes de finale à l’US Open. En fin de saison, il dispute encore une finale à Tokyo et un quart à Bangkok. Il permet surtout au Canada de conserver sa place dans le groupe mondial de Coupe Davis.
Serbe d’origine monténégrine, Milos a fuit la guerre avec ses parents lorsqu’il avait 3 ans. Son jeu est basé sur un service surpuissant qui lui a déjà permis d’atteindre plusieurs records. En 2012, il est entré dans le cercle fermé des joueurs ayant servi plus de 100 aces en une saison (avec Ivanisevic, Sampras, Karlovic, Roddick et Isner). Associé depuis octobre 2010 à Galo Blanco, ancien joueur espagnol au style de jeu aussi opposé que possible au sien, il a beaucoup progressé dans tous les autres domaines. A 22 ans (qu’il fêtera dans quelques jours), il est sans nul doute l’un des jeunes les plus prometteurs du circuit.

Sam Querrey (USA, 25 ans, 93e -> 22e) :

Le service est aussi l’arme maitresse de Sam Querrey mais servir puissamment a aussi ses inconvénients. En 2010, le Californien est entré dans le Top 20 en remportant quatre titres (sur des surfaces différentes) et en atteignant les huitièmes de finale de deux Grand-Chelems. Des douleurs au coude l’ont contraint à une opération et à un arrêt de trois mois durant l’été 2011 ce qui l’a fait chuter hors du Top 100.
L’année 2012 ne débute pas très bien pour lui puisqu’il ne remporte qu’un match (à l’Open d’Australie) lors de ses cinq premiers tournois. Mais un quart de finale à Memphis et une victoire au Challenger de Sarasota sur terre-battue américaine  lui ramènent un peu de confiance. Moins efficace sur terre européenne, il est battu d’entrée à Roland-Garros.
C’est le gazon qui lui permet de sourire à nouveau. Demi-finaliste au Queen’s, il bat Raonic au deuxième tour de Wimbledon avant d’être éliminé par Marin Cilic 17/15 au cinquième set. Il renoue ensuite avec la victoire à Los Angeles puis atteint les demi-finales à Washington et à Winston Salem. A l’US Open, il faut un très bon Tomas Berdych pour l’arrêter au troisième tour. Il termine bien la saison par un quart à Pékin et au Masters 1000 de Paris, éliminant au passage Novak Djokovic.
A 25 ans, Sam n’est plus un espoir mais a encore une belle marge de progression. Son service parfois presque injouable (lors d’un match en 2077, il a servi 10 aces d’affilée !) et son coup droit efficace peuvent lui permettre de viser le Top 10 en 2013.

Andreas Seppi (ITA, 28 ans, 38e -> 23e) :

Solide joueur du Top 50 presque sans discontinuer depuis 2007, Andreas Seppi a franchi un cap cette année. Plutôt répertorié comme joueur de surface rapide jusqu’ici, en raison de son unique titre à Eastbourne, il a également démontré qu’il était un joueur toutes surfaces.
C’est d’ailleurs sur terre qu’il réalise ses premières très bonnes performances de la saison. Il remporte d’abord le deuxième titre de sa carrière à Belgrade avant d’atteindre les quarts de finale du Masters de Rome. Devant son public, il réussit la performance de battre Stanislas Wawrinka en sauvant 6 balles de match au troisième tour. On se souvient aussi de son superbe Roland-Garros où il se hisse en huitième de finale et mène même deux sets à zéro face à Novak Djokovic avant de laisser le Serbe revenir.
Lors de la deuxième partie de saison, Andreas se montre plus irrégulier. Il remporte tout de même un nouveau tournoi (Moscou) et atteint deux finales (Eastbourne et Metz) mais subit aussi quelques contre-performances. Il est ainsi battu par Istomin (8/6 au cinquième set) au premier tour de Wimbledon ou par Robredo, d’entrée à l’US Open.
Originaire du Sud-Tyrol, Andreas est germanophone de langue maternelle. Il a comme autre particularité (très rare à ce niveau) d’être coaché par la même personne depuis ses plus jeunes années. Son entraineur, Massimo Sartori, le suit en effet depuis qu’il a 11 ans.

Benoit Paire (FRA, 23 ans, 95e -> 47e) :

Sans faire de bruit, Benoit Paire grimpe de plus en plus haut dans le classement chaque année. A seulement 23 ans, le voici dans le Top 50 et il compte bien ne pas s’arrêter là.
Il réussit ses premiers bons résultats de la saison aux antipodes avec notamment un quart de finale à Auckland (où il était sorti des qualifications). Il s’incline par contre assez lourdement d’entrée à l’Open d’Australie. Il faut attendre la saison sur terre pour le voir à nouveau à son meilleur niveau. Après un nouveau quart à Casablanca, il atteint la première finale de sa carrière à Belgrade. Il s’y incline face à Andreas Seppi. Il franchit encore un tour à Roland-Garros mais est ensuite nettement battu par David Ferrer.
L’Avignonnais prouve que le gazon lui réussit aussi plutôt bien puisqu’il se glisse en demi-finale à s’Hertogenbosch et au troisième tour à Wimbledon. Plus discret durant l’été, il réalise encore un quart de finale à Bâle en fin d’année.
Joueur fantasque et talentueux, au toucher de balle étonnant pour un joueur de sa taille (1m96), Benoit apprend petit à petit à canaliser sa fougue. Bien plus calme que lors de ses années juniors, il lui arrive tout de même encore par moment de « péter les plombs ». La maturité arrivant petit à petit, il va falloir commencer à vraiment le suivre de près.


Femmes :

Nadia Petrova (RUS, 30 ans, 29e -> 12e) :

Les « poupées russes » de la première vague qui avaient déferlé sur le circuit au début du siècle, dans le sillage d’Anna Kournikova, sont aujourd’hui pour la plupart à la retraite. Nadia Petrova, qui faisait partie de cette génération, connaît pourtant une seconde jeunesse. Elle termine la saison à la 12e place soit son meilleur classement de fin d’année depuis 2008.
L’ancienne n°3 mondiale (en mai 2006) ne débute pourtant pas très bien l’année. Largement battue par Sara Errani au deuxième tour de l’Open d’Australie, elle subit encore deux défaites sévères en Fed Cup et au premier tour de Memphis. Il faut attendre Indian Wells pour la voir réaliser son premier bon tournoi. Elle ne s’incline qu’en huitième après une victoire sur Sam Stosur. Elle réalise une saison sur terre correcte avec des quarts de finale à Charleston et Estoril et un troisième tour à Roland-Garros.
C’est sur gazon qu’elle retrouve ses meilleures sensations. Elle s’impose à s’Hertogenbosch et dispute le troisième tour à Wimbledon et aux J.O. (où elle tient tête à Viktoria Azarenka, la n°1 mondiale). Entre temps, elle atteint encore les demi-finales à Carlsbad. Après un huitième de finale à l’US Open (battue par Sharapova en trois sets), elle termine la saison en trombe. Elle s’impose à Tokyo (en battant Errani, Stosur et Agnieszka Radwanska) ce qui constitue son plus gros titre depuis début 2007 ! Un mois plus tard, elle remporte le « Masters bis » de Sofia en disposant facilement de Caroline Wozniacki en finale.
La barre des trente ans est souvent un cap décisif sur le circuit féminin. A cet âge, de nombreuses joueuses se voient plus fonder une famille que trainer ses baskets encore des années sur tous les courts du monde. Ce ne semble pas être le cas pour Nadia qui, tant qu’elle évoluera à ce niveau, ne raccrochera pas ses raquettes. 

Maria Kirilenko (RUS, 25 ans, 28e -> 14e) :

Bien plus jeune que Nadia, Maria Kirilenko est plutôt de la génération de Maria Sharapova avec laquelle elle a longtemps été comparée (tant pour sa précocité que pour sa photogénie). Mais alors que son amie enfilait ses premières victoires en Grand-Chelem, Kirilenko restait bloquée entre la 20e et la 30e place.
Ce n’est donc qu’à 25 ans qu’elle réalise sa première très bonne saison. Obligée de jeter l’éponge lors du troisième tour de l’Open d’Australie, elle revient à Pattaya où elle atteint la finale. Elle dispute ensuite les quarts de finale à Indian Wells et les huitièmes à Miami. Moins efficace sur terre, elle ne parvient jamais a y remporter deux matchs de suite et s’incline au deuxième tour de Roland-Garros.
Elle se reprend bien sur gazon. Elle atteint les quarts de finale à Wimbledon en égalisant son meilleur résultat en Grand-Chelem (qui datait de l’Open d’Australie 2010). Elle fait mieux encore aux Jeux Olympiques où elle se hisse en demi-finales, ratant de peu le podium. Elle dispute ensuite une nouvelle finale à New Haven puis un troisième tour à l’US Open.
Un problème au dos vient ensuite gâcher sa fin de saison. Gênée en simple, elle réussit tout de même à s’imposer au Masters en double. Elle est d’ailleurs toujours très performante dans cette catégorie puisqu’elle a également atteint la finale à Roland-Garros et a décroché la médaille de bronze aux J.O. Elle cherchera en 2013, à enfin obtenir de tels résultats en simple.

Ekaterina Makarova (RUS, 24 ans, 53e -> 20e) :

Troisième russe de la sélection, Ekaterina Makarova oscille entre la 40e et la 60e place depuis 2008 (avec une pointe dans le Top 30 après son seul titre à Eastbourne en 2010). Elle aussi se débrouille bien en double puisqu’elle occupe la 11e place mondiale et a été sélectionnée pour les Jeux Olympiques. Mais c’est en simple qu’elle s’est le plus fait remarqué cette saison.
Tout commence à l’Open d’Australie où elle atteint les quarts de finale après une superbe victoire sur Serena Williams. Encore en huitième de finale à Miami, elle brille moins sur terre-battue, sa moins bonne surface. Elle est battue d’entrée à Roland-Garros.
Plus efficace sur gazon, elle se hisse en demi à Birmingham et en quart à Eastbourne (après avoir battu Petra Kvitova). A Wimbledon, elle est éliminée au deuxième tour par Angélique Kerber. Elle atteint ensuite les huitièmes de finale à Cincinnati et le troisième tour à l’US Open où Serena Williams prend facilement sa revanche. Sa fin de saison est surtout marquée par une demi-finale à Séoul.
Comme beaucoup de Russes (notamment son idole de jeunesse Anastasia Myskina), Ekaterina est une attaquante du fond de court. Encore peu reconnue dans son pays malgré sa vingtième place mondiale, elle tentera en 2013 de sortir de l’ombre de ses compatriotes.

Sloane Stephens (USA, 19 ans, 96e -> 38e) :

Révélation de 2011, Sloane Stephens avait fait son entrée dans le Top 100 à 18 ans notamment grâce à un premier quart de finale sur le circuit à Carlsbad. Elle a largement confirmé son statut de principal espoir du tennis féminin américain en 2012.
Assez discrète en début de saison, elle réussit tout de même à accrocher Svetlana Kuznetsova à l’Open d’Australie et Angélique Kerber à Indian Wells. Elle bat même Sara Errani à Miami. Mais c’est sur terre-battue, une surface qu’elle maitrise étonnamment bien pour une américaine, qu’elle réalise ses premières grosses performances. Elle se hisse en demi-finale à Strasbourg puis en huitième à Roland-Garros.
Battue au troisième tour de Wimbledon (en trois sets, par une spécialiste du gazon, Sabine Lisicki), elle atteint ensuite une nouvelle demi-finale à Washington puis le troisième tour à l’US Open. Blessée au poignet puis aux abdominaux, elle ne dispute pas la fin de saison.
Ancienne cinquième mondiale sur le circuit junior qu’elle n’a plus foulé depuis 2010 (elle avait remporté trois Grand-Chelems en double cette année-là), Sloane est la plus jeune joueuse du Top 50. Elle vient d’une famille de sportif. Sa maman a nagé en division 1 universitaire et son papa (décédé en 2009) était un professionnel en football américain. Une ascendance qui n’est pas sans rappeler celle de son idole Kim Clijsters.

Heather Watson (GBR, 20 ans, 92e -> 49e) :

Ancienne grande nation du tennis féminin, la Grande-Bretagne est aujourd’hui un tout petit pays. Depuis l’instauration des divisions inférieures de la Fed Cup en 1995, elle n’a plus jamais disputé le Groupe Mondial. Les choses pourraient changer prochainement grâce à deux grands espoirs du tennis mondial : Laura Robson et Heather Watson.
Cette dernière est celle qui a le plus progressé cette saison. Après avoir plutôt brillé en tournois ITF au début de l’année, elle se hisse au troisième tour de Wimbledon ce qui n’était plus arrivé pour une britannique depuis dix ans ! Elle obtient fort logiquement une invitation pour les Jeux Olympiques où elle passe un tour avant d’être battue par Maria Kirilenko. Son heure de gloire vient en toute fin de saison lorsqu’elle s’impose au tournoi WTA d’Osaka. Aucune joueuse de la « Perfide Albion » n’avait remporté de tournoi professionnel depuis 1988 !
Née sur l’île de Guernesey d’un père Anglais et d’une maman originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Heather s’entraine à l’académie de Nick Bollettieri depuis 2004. Elle possède un jeu très complet basé sur un excellent déplacement et un service puissant. Des armes qui pourraient l’amener rapidement vers les sommets.



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