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Les dix meilleures entrées du top 100

L’Année 2014 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2015. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2014. Quatrième partie : les 10 joueurs et joueuses ayant fait la plus belle entrée dans le Top 100 en 2014. La meilleure entrée dans le Top 100 ATP de la saison est incontestablement celle de David Goffin. Mais nous analyseront son année dans le Top 10 Belge.

Hommes :

Pablo Cuevas (URU, 28 ans, 220e -> 30e) :

Outre Santiago Giraldo (cf article « progressions »), un autre joueur issu d'un « petit » pays d'Amérique du Sud est venu faire son entrée dans le Top 30 en 2014. L'Uruguayen Pablo Cuevas avait déjà fait quelques incursions dans le Top 50 de 2009 à 2011 mais, en raison d'une grave blessure à la jambe survenue à Roland-Garros il y a trois ans, il a dû s'arrêter pendant presque deux saisons.

Revenu sur le circuit sans classement en avril 2013, il n'a pas tardé à grimper les échelons. Encore classé au-delà de la 200e place en janvier, il a fait l'impasse sur la saison australienne et a fait son retour sur la terre-battue américaine en février. Sans grand succès. Il a alors repris le chemin des Challengers et s'est imposé à celui de Barranquilla. Après une finale au Challenger de Rome, il a intelligemment joué avec son classement protégé pour intégrer le tableau final de Roland-Garros et y passer un tour avant de pousser Fernando Verdasco au cinquième set. Il remporte ensuite un nouveau Challenger à Mestre.

Battu d'entrée à Wimbledon, il bénéficie une nouvelle fois d'un classement protégé à Bastad. Il se faufile dans un tableau assez faible pour y remporter le premier titre ATP de sa carrière et le premier d'un Uruguayen depuis Marcelo Filippini en 1997 !) Pas rassasié, il se qualifie pour le tournoi d'Umag deux semaines plus tard et y signe un deuxième succès en battant des spécialistes de la terre tels que Fabio Fognini et Tommy Robredo. A l'US Open, il ne perd qu'au tie-break du dernier set contre le Top 20 Kevin Anderson. Après un quart de finale au tournoi ATP de Kuala Lumpur, il termine la saison par deux Challengers en Amérique du sud, à Guayaquil et Montevideo, et les remporte tous les deux.

En bon joueur latin, Cuevas est essentiellement un joueur de terre-battue. Cette année, il n'a disputé que 11 rencontres sur une autre surface et n'en a remporté que 5 (pour 46 victoires et 11 défaites sur terre). Il y a donc peu de chance de le voir percer au plus haut niveau mais il faut s'attendre à le voir s'illustrer au printemps prochain... et pourquoi pas à Roland-Garros.

Steve Johnson (USA, 24 ans fin décembre, 156e -> 37e) :

On ne compte plus les joueurs américains qui ont réussi une brillante carrière universitaire avant de se lancer sur le grand circuit. Le plus célèbre d'entre-eux n'est autre que John McEnroe. Parmi eux, Steve Johnson n'est certainement pas le moins talentueux. Vainqueur du championnat NCAA en 2011, il y avait alors remporté 72 victoires consécutives ce qui constitue un record historique. Depuis, il a mis en suspend ses études et a grimpé quatre à quatre les échelons de l'ATP.

Grâce à quelques bons résultats en Challengers, il débute 2014 à la 156e place. Il atteint rapidement son premier quart de finale ATP à Auckland où il était issu des qualifications. A l'Open d'Australie, il perd d'entrée mais en cinq sets. Un mois plus tard, il remporte le Challenger de Dallas puis se qualifie pour le tournoi ATP de Delray Beach où il bat Tommy Haas (alors 12e) et ne s'arrête qu'en demi-finale. En Mars, il dispute encore la finale du Challenger d'Irving puis remporte celui du Gosier. Il se découvre quelques affinités avec la terre-battue européenne en se hissant en finale du Challenger de Bordeaux (en battant David Goffin) puis en franchissant un tour à Roland-Garros.

Quart de finaliste à Halle, il est surpris d'entrée à Wimbledon par Roberto Bautista-Agut. Durant l'été, il atteint deux autres quarts à Newport et à Washington puis un huitième au Masters 1000 de Cincinnati où il ne perd qu'au tie-break du troisième set contre Milos Raonic. L'US Open est une déception car il est obligé d'abandonner en raison de crampes au quatrième set (alors qu'il menait deux manches à une) lors de son premier tour. En fin d'année, il dispute encore un quart de finale à Tokyo.

Très bon également lorsqu'il jouait sur le circuit junior américain, Johnson est considéré comme l'un des plus grands espoirs aux Etats-Unis. Sa progression devrait se poursuivre en 2015 mais il devra se montrer plus costaud en Grand-Chelem. Il n'y a, pour l'instant, remporté que trois matchs en dix participations.

Dominic Thiem (AUT, 21 ans, 139e -> 39e) :

Les trois derniers joueurs de notre sélection masculine sont très probablement des futurs grands. L'Autrichien Dominic Thiem (prononcez « Tim ») brûle en tout cas les étapes depuis son arrivée sur le circuit. Finaliste de Roland-Garros et vainqueur de l'Orange Bowl chez les juniors en 2011, il connaît une progression très rapide qui le voit arriver aux portes du Top 100 chez les pros deux ans plus tard.

Il dispute son premier tournoi du Grand-Chelem en janvier à Melbourne. Sorti des qualifications, il y franchit même le premier tour. Ils sort également des qualifications et gagne des matchs dans les tableaux finals de Rotterdam, Indian Wells et Miami. Sur terre-battue, il atteint le tableau final et se hisse en huitième à Barcelone puis surtout à Madrid où il s'offre son premier Top 10 : Stanislas Wawrinka. A Roland-Garros, il passe le premier tour avant de céder face au maître des lieux Rafael Nadal.

Un peu moins à l'aise sur gazon, il perd d'entrée au Queen's (contre David Goffin) et à Wimbledon. Devant son public de Kitzbühel, il atteint sa première finale mais là aussi il s'incline face à Goffin. Il réussit son premier gros parcours en Grand-Chelem à l'US Open où il se hisse en huitième de finale en battant Ernests Gulbis et Feliciano Lopez. Il ne remporte que deux matchs en automne mais n'a pas à rougir de ses défaites puisqu'il s'incline face à des joueurs de la trempe de Novak Djokovic et de Stan Wawrinka.

Joueur très fair-play doté de grosses frappes au service et du fond, il ambitionne de marquer dans un premier temps l'histoire du tennis autrichien. Il rêve de s'imposer à Kitzbühel ou à Vienne et cite, comme idoles de jeunesse, ses ainés Stefan Koubek et Jurgen Melzer. On peut dès lors imaginer l'émotion qu'il a dû ressentir au tournoi de Vienne en 2011 lorsque, à 18 ans à peine, il a obtenu une invitation pour le tableau final où il a pu affronter (et battre) la légende locale Thomas Muster qui tentait alors un come-back resté sans suite.

Nick Kyrgios (AUS, 19 ans, 182e -> 52e) :

Encore junior en 2013, Nick Kyrgios a remporté l'Open d'Australie et été classé premier mondial dans cette catégorie en janvier de cette année là. Moins de deux ans plus tard, le voilà aux portes du Top 50 et avec déjà quelques jolis exploits à son tableau de chasse.

Dès l'Open d'Australie, où il est évidemment invité, il crève l'écran en franchissant le premier tour avant de ne perdre qu'en cinq sets (en ayant mené 2/0) contre Benoit Paire, alors 28e. En avril, il remporte coup sur coup deux Challengers aux Etats-Unis, à Sarasota et à Savannah. Il est également invité à Roland-Garros mais Milos Raonic se montre trop fort pour lui.

C'est lors de la saison sur gazon qu'il perce définitivement au plus haut niveau. Après avoir remporté un nouveau Challenger à Nottingham, il se hisse en quart de finale à Wimbledon. Au deuxième tour, il réussit un véritable tour de force face à Richard Gasquet contre lequel il remonte de deux sets à zéro et sauve pas moins de neuf balles de match. Mais le plus beau est encore à venir puisqu'il s'offre, en huitième de final, le scalp de Rafael Nadal en quatre sets. L'exploit est historique. En effet, il s'agit de la première défaite d'un numéro un mondial face à un joueur hors du Top 100 depuis pile 22 ans (Courier contre Olhovskiy, Wimbledon 92). Il franchit encore un tour lors de son premier Masters 1000 à Toronto puis gagne deux matchs à l'US Open. Un peu fatigué par tous les bouleversements dans sa vie depuis deux mois, il décide de mettre un terme à sa saison fin septembre afin de mieux se préparer pour 2015.

De père grec et de mère malaisienne, Nick aime « faire le show » sur un court. Une mentalité qui lui vient peut-être du basket-ball qu'il a longtemps pratiqué et pour lequel il envisageait également une carrière professionnelle. Vu qu'il mesure 1m96, ses dunks doivent être aussi puissants que son service. Sa bonne humeur, sa « belle gueule » et son « fighting spirit » ont déjà fait de lui une star aux quatre coins du globe.

Borna Coric (CRO, 18 ans, 303e -> 91e) :

Si Nick Kyrgios est très précoce, que dire de Borna Coric (prononcez « Tchoritch »). Cela fait bien longtemps qu'un joueur n'a pas intégré le Top 100 alors qu'il était encore en âge de disputer les tournois juniors. Les derniers en date étaient probablement Novak Djokovic et Andy Murray en 2005. C'est dire si le Croate suit de bons exemples.

Vainqueur de l'US Open junior et de cinq Futures en 2013, Coric a connu un début de saison calme entre les tournois Futures et quelques Challengers. Après une demi-finale au Future de Zagreb, il est parti en Chine pour aligner une finale et une demi-finale puis atteindre sa première demi en Challenger à An-Ning. Il a ensuite disputé son tout premier Grand-Chelem à Wimbledon mais a été battu au premier tour des qualifications.

Durant l'été, il se hisse deux fois en quart de finale de Challengers à San Benedetto et à Umag. Il remporte son tour premier match pro en battant le Top 30 Rosol au premier tour de l'US Open. Ce premier succès va le porter durant un automne extraordinaire qu'il débute par une première victoire en Challenger à Izmir, suivi d'une demi à Tashkent. Au tournoi de Bâle, il se révèle aux yeux du grand public en se hissant en demi-finale après une victoire face à Ernests Gulbis et, surtout un prestigiex succès contre Rafael Nadal.

Doté d'un gros service, de frappes lourdes et de beaucoup de culot, Coric possède une énorme marge de progression et ce dès ce début de saison 2015 où il aura peu de points à défendre. L'ATP ne s'y est pas trompé : elle lui a décerné le titre de « Star de demain » pour l'année écoulée

 

Femmes :

Casey Dellacqua (AUS, 29 ans, 142e -> 29e) :

La carrière de Casey Dellacqua est faite de hauts et de bas. Présente sur le circuit depuis 2002, elle met cinq ans à intégrer le Top 100. Elle connait son premier grand moment à l'Open d'Australie 2008 où elle atteint les huitièmes de finale en battant Amélie Mauresmo. De graves problèmes à l'épaule lui imposent alors deux opérations et il faudra attendre 2012 pour la voir faire son retour. Elle passe ensuite un peu à côté de sa saison 2013 en simple et recule au-delà de la 140e place.

Elle retrouve toutefois rapidement ses moyens puisqu'elle atteint son deuxième huitième de finale en Grand-Chelem dès janvier à Melbourne. Elle y remporte même le premier set face à Eugénie Bouchard. Elle réalise une nouvelle très belle performance à Indian Wells où elle sort des qualifications et se hisse en quart de finale. A Roland-Garros, elle franchit le premier tour.

L'Australienne atteint ensuite la deuxième demi-finale de sa carrière en tournoi WTA sur le gazon de Birmingham. A Wimbledon, elle est largement battue au deuxième tour par Agnieszka Radwanska. Après un été plus difficile, elle parvient de nouveau en huitième de finale d'un Grand-Chelem à l'US Open. En automne, elle bat Sabine Lisicki et se hisse en quart à Tokyo.

Si Dellacqua a eu bien du mal à se stabiliser en simple, elle réalise une très belle carrière en double où elle a été neuvième mondiale et a remporté trois titres. Elle a également le triste record d'avoir disputé les finales des quatre Grand-Chelems dans cette discipline sans jamais en remporter. Elle a toutefois soulevé un trophée majeur en mixte (Roland-Garros 2011 avec Scott Lipsky). Déjà âgée de 29 ans et bien qu'elle soit devenue maman avec sa compagne Amanda en août 2013, Casey a désormais bien l'intention de réussir de telles performances en simple également.

Belinda Bencic (SUI, 17 ans, 184e -> 32e) :

L’entrée dans le Top 100 de Belinda Bencic n’est une surprise pour personne. La nouvelle protégée de Mélanie Molitor (la maman de Martina Hingis) avec laquelle elle partage des origines slovaques. Dès 14 ans, le jeune prodige est sélectionné en Fed Cup. Elle remporte, quelques mois plus tard, ses deux premiers tournois ITF avant de devenir numéro un mondial chez les junior en 2013 (elle s’impose à Roland-Garros et à Wimbledon).

Déjà 184e en début de saison, elle se qualifie pour l’Open d’Australie et bat Kimiko Date-Krumm avant de bien résister à Li Na, la future gagnante. Quelques jours plus tard, elle bat Alize Cornet, 25e mondiale, en Fed Cup. Au printemps, elle se hisse pour la première fois en demi-finale d’une épreuve WTA à Charleston. Issue des qualifications, elle passe même tout près de la finale. Elle perd au premier tour de Roland-Garros contre Venus Williams.

Elle fait mieux à Wimbledon où elle passe deux tours avant de céder contre Simona Halep. Son été est un peu moins bon mais elle explose à l’US Open en atteignant les quarts de finale après ses deux premières victoires sur des Top 10 (Angélique Kerber et Jelena Jankovic). En octobre, elle dispute sa première finale WTA au tournoi de Tianjin.

La Suissesse partage pas mal de points communs avec une autre star issue d’Europe centrale, la Croate Ana Konjuh, dont les parcours et la précocité sont assez similaires. Cette dernière a également fait son entrée dans le Top 100 en 2014 mais de manière un peu moins tonitruante que Bencic. Pour plus d’information sur le parcours junior des deux jeunes filles, vous pouvez relire notre Top junior de 2013 (cf article).

Mirjana Lucic-Baroni (CRO, 32 ans, 110e -> 60e) :

La précocité n’est pas forcément une bonne chose sur le circuit féminin. Mirjana Lucic-Baroni peut certainement vous en parler. Un mois après son quinzième anniversaire, en 1997, elle remportait le tout premier tournoi WTA auquel elle participait, devant son public de Bol. Moins d’un an plus tard, elle s’imposait en double à l’Open d’Australie aux côtés de l’autre prodige de l’époque, Martina Hingis. En 1999, à 17 ans, elle se hissait en demi-finale de Wimbledon. C’est alors que les ennuis se sont accumulés sur les épaules de la Croate. Il y a eu quelques blessures bien sûr mais surtout de graves problèmes relationnels avec son père. Après avoir erré plusieurs saisons, elle décide d’arrêter les frais en 2003. Elle revient à la compétition toutefois trois ans plus tard mais sans parvenir à s’extirper du circuit ITF. Ce n’est que près de 7 ans plus tard qu’elle parvient enfin à accumuler de bons résultats sur le grand circuit.

Battue d’entrée (par Sabine Lisicki) à l’Open d’Australie, elle se qualifie pour le tableau final à Doha et se hisse en huitième. Il faut ensuite attendre le tournoi de Strasbourg pour la voir à nouveau battre une joueuse du Top 100. A Roland-Garros, elle échoue à nouveau au premier tour face à l’Américaine Riske. Elle connaît le même sort contre Victoria Azarenka à Wimbledon.

C’est à l’US Open qu’elle retrouve son meilleur niveau. Sortie des qualifications, elle bat Garbine Muguruza et, surtout, Simona Halep la n°2 mondiale, pour se hisser en huitième de finale. A ce stade, elle parvient encore à prendre un set à Sara Errani. Sur sa lancée, Lucic remporte le tournoi de Québec face à Venus Williams. Après tous les records de précocité qu’elle a battus il y a si longtemps, elle en ajoute un à son tableau de chasse : celui du plus grand écart entre deux titres WTA (16 ans et demi).

Le beau retour de Mirjana cette année n’a pas échappé à la WTA qui l’a nommé « Come-back » de la saison. Enfin épargnée par les blessures et stabilisées dans sa vie personnelle (elle a coupé les ponts avec son père et est mariée à un restaurateur floridien depuis fin 2011), elle peut voir l’avenir en rose et ne manque pas d’ambition malgré ses 32 ans.

Tereza Smitkova (TCH, 20 ans, 214e -> 69e) :

Dans la foulée des sœurs Pliskova, une autre jeune joueuse tchèque commence à faire parler d’elle. Après une modeste « carrière » chez les juniors durant laquelle elle ne dépasse pas la 66e place mondiale, Tereza Smitkova remporte ses trois premiers ITF en 2002. En 2013, elle se rapproche du Top 200.

Elle participe à son premier Grand-Chelem à l’Open d’Australie cette année mais elle s’incline au premier tour des qualifications. Elle reprend alors la route des ITF et, après une demi et un quart aux $25.000 de Sunderland et Beinasco, elle se hisse en demi du $50.000 de Croissy-Beaubourg puis remporte le $25.000 de Karshi. A Roland-Garros, elle atteint le dernier tour des qualifications en battant notamment l’ancienne Top 20 Anabel Medina Garrigues.

C’est à Wimbledon qu’elle se révèle. Elle y sort des qualifications et poursuit sa route jusqu’en huitième de finale. Même si son parcours est largement facilité par l’hécatombe des têtes de série (sa plus belle perf du tournoi est de battre la 45e mondiale), cela lui permet de faire son entrée dans le Top 100 mondial. Durant l’été, elle ne joue plus que les qualifications de tournoi WTA et atteint le tableau final à Bad Gastein et à Montréal. A l’US Open, elle est battue au premier tour. Son automne est marqué par deux bons tournois en France. Elle atteint d’abord les demi-finales du $100.000 de Poitiers avant de remporter le WTA125 de Limoges.

Tereza cite comme joueuse préférée une certaine Kim Clijsters et s’est vrai qu’avec ses frappes puissantes des deux côtés, son jeu n’est pas sans rappeler celui de la Limbourgeoise. Maintenant qu’elle a obtenu son diplôme de secondaire (en septembre, quelques jours avant son 20e anniversaire), elle va pouvoir se consacrer entièrement au circuit et, pourquoi pas, marcher sur les traces de son idole.

Vitalia Diatchenko (RUS, 24 ans, 500e -> 71e) :

La dernière joueuse de notre sélection n’a jamais joué les premiers rôles sur le circuit junior. Il faut dire qu’à partir de 14 ans, elle a dû arrêter complètement le tennis pendant deux ans en raison d’une grave blessure à l’épaule. Ca ne l’a pas empêché de grimper dans la hiérarchie professionnelle jusqu’à se rapprocher du Top 100 fin 2009, à seulement 19 ans. Cette année-là, elle sortait même des qualifications à Roland-Garros et sauvait 8 balles de match pour remporter son premier tour contre Mathilde Johansson.

Lors d’un double du tournoi de Moscou en 2011, elle se blesse grièvement et est contrainte de faire une pause de plus de six mois. Elle disparaît complètement du classement et du circuit jusqu’aux derniers jours de 2013. Elle revient alors au $50.000 d’Ankara et s’y impose. En 2014, elle recommence même à disputer des $10.000 et en gagne un à Sharm El Sheikh. Elle atteint également les demi-finales du $50.000 d’Istanbul et la finale du $25.000 de Moscou.

Mais il faut attendre l’été et sa victoire au $100.000 d’Astana pour la revoir à son meilleur niveau. Elle enchaine avec une victoire au $25.000 de Moscou et une finale à celui de Podgorica en septembre. Elle fait son retour sur le grand circuit là où tout avait failli s’arrêter pour elle, au WTA de Moscou. Elle y sort des qualifications et se hisse en quart de finale après une victoire sur Dominika Cibulkova. Elle confirme trois semaines après en s’imposant au WTA125 de Taipei.

Joueuse atypique qui frappe la balle à deux mains des deux côtés et possède une technique assez particulière, notamment au service, Diatchenko va pouvoir re-goûter, à Melbourne, aux joies du Grand-Chelem (ce qu’elle n’a plus fait depuis trois ans). Si elle ne se blesse plus, elle pourrait tous les disputer pendant de nombreuses années.



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