Hommes :
Guillermo Canas (ARG, 272e -> 12e) :
Après une saison gâchée pour cause
de blessure (il a subit une opération à la main droite),
l’Argentin est revenu sur le devant de la scène tennistique
dès janvier grâce à un huitème de finale
à l’Open d’Australie. Moins à l’aise
durant le printemps, il fut éliminé d’entrée
de jeu à Roland-Garros (en 5 sets contre Gaudio, le futur vainqueur)
et à Wimbledon.
La suite de sa saison fut nettement plus réussie avec, tout d’abord,
deux victoires consécutives à Stuttgart et Umag puis une
troisième en septembre à Shangaï.
En fin d’année, il se qualifia encore pour la finale à
Vienne et pour les demi-finales au Masters Series de Bercy.
Florian Mayer (ALL, 250e -> 35e) :
L‘Allemand au service puissant est une des grosses
révélations de la saison. Vainqueur du challenger de Mexico
et finaliste de celui de Wolfsburg en début d’année,
il passa à la vitesse supérieure au tournoi ATP d’Estoril
en se qualifiant avant d‘atteindre les demi-finales.
Mais c’est à Wimbledon qu’il se révéla
en parvenant en quart de finale après avoir battu quelques spécialistes
du gazon (Arthurs, Ferreira).
Par après, il fut encore demi-finaliste à Bucarest et
quart de finaliste à Kitzbuhel ce qui lui valut une première
sélection en Coupe Davis.
Malheureusement, cela se solda par deux sévères défaites
et, atteint au moral, il ne remporta plus qu’un seul match en
fin de saison.
Fernando Verdasco (ESP, 109e -> 36e) :
Cet Espagnol, gaucher comme ses jeunes compatriotes
Nadal et Lopez, a commencé la saison plutôt mollement avec
quatre défaites au premier tour mais s'est rattrapé lorsqu’a
débuté la saison sur terre-battue. Finaliste à
Acapulco (après des victoires sur Massu et Canas), il va battre
Juan-Carlos Ferrero à Valence et y remporter le premier titre
de sa carrière.
Il va toutefois prouver qu’il n’est pas doué que
pour cette surface en atteignant les quarts de finale à Halle
et s’Hertogenbosch, deux tournois sur gazon.
Il se qualifia ensuite pour les demi-finale à Kitzbuhel et, en
fin de saison, pour les quarts de finale à Stockhölm (où
il remporta le double).
Tomas Berdych (TCH, 113e -> 45e) :
Le fait marquant de ce jeune Tchèque de 19 ans
est d’avoir été un des seuls à battre Roger
Federer cette saison, ce qui est déjà pas mal. Cette victoire
intervint, en outre, lors des Jeux Olympiques où il poursuivit
sa route jusqu’en quart.
Mais ce ne fut pas son seul fait d’arme puisqu’il remporta
aussi trois challengers (Besançon, Weiden, Braunschweig) ainsi
que son premier titre ATP (à Palerme). Il fut également
huitième de finaliste à l’US Open après des
victoires en cinq sets sur Bjorkman et Youzhny.
Juan Monaco (ARG, 324e -> 73e) :
Si les meilleurs Argentins ont dominé la saison
sur terre-battue, Juan Monaco a prouvé que ce pays a encore d’autres
talents en réserve. Il remporta d’abord le challenger de
Sao Paolo en tout début d’année avant d’atteindre
deux demi-finales (Sopot, Palerme) et deux quarts (Buenos Aires, Bastad).
Il compte aussi des victoires sur Massu (deux fois), Chela, Joachim
Johansson ou Kuerten.
Femmes :
Tatiana Golovin (FRA, 345e -> 27e) :
Encore juniore l’année passée,
la Française mis parfaitement à profit ses nombreuses
wild-cards pour atteindre les huitièmes de finale à l’Open
d’Australie, les demi-finales au Tier II de Paris puis à
nouveau les huitièmes de finale au Tier I de Miami.
Un peu moins convaincante sur terre-battue, elle va atteindre sa première
finale sur l’herbe de Birmingham avant de passer trois tours à
Wimbledon. Encore quart de finaliste du Tier I de Montréal, elle
va connaître une fin de saison un peu plus médiocre avec
un seul maigre quart de finale à Luxembourg. Elle fut toutefois
assez près de s’offrir le premier titre en Fed Cup de sa
jeune carrière mais la France échoua 2/3 en finale.
Gisela Dulko (ARG, 124e -> 33e) :
Numéro 5 junior et membre du Top 200 mondial
dès fin 2001 (alors qu’elle n’avait pas encore 17
ans), l’Argentine a quelque peu trainé pour poursuivre
sa route mais 2004 est certainement l’année de la révélation.
Issue des qualifications au Tier I de Indian Wells, elle poursuivit
sa route jusqu’en quart de finale avant de passer à nouveau
trois tours à Miami.
Plus discrète par après (malgré ses deux victoires
inoubliables contre Martina Navratilova à Roland-Garros et Wimbledon),
elle a tout de même battu Kuznetsova, Dementieva, Petrova et Sugiyama
cette saison.
Nicole Vaïdisova (TCH, Ncl
-> 77e) :
A peine âgée de 15 ans, cette jeune Tchèque
issue de l’Académie Nick Bolettieri est promise à
un grand avenir. Encore fort occupée sur le circuit junior (elle
termine l’année 9e mondiale) pendant les six premiers mois,
elle va passer la vitesse supérieure en remportant contre toute
attente le Tier V de Vancouver après être sortie des qualifications.
Quart de finaliste à Tokyo (où elle bat Golovin), elle
s’adjugera ensuite un deuxième titre à Tashkent
au mois d’octobre.
Dans la lignée des meilleures joueuses russes, tant par le jeu
(puissant mais stéréotypé) que physiquement (elle
est grande et blonde), elle ne tardera certainement pas à les
rejoindre au sommet du classement.
Na Li (CHN, Ncl -> 80e) :
Cette année aura vu l’émergence
inattendue d’une génération de joueuses chinoises
assez talentueuses dont trois terminent dans le Top 100 et trois autres
entre la 100e et la 200e place (sans oublier l’incroyable médaille
d’or en double de la paire Ting Li/Tian Tian Sun aux JO).
La première d’entre elles au classement (de très
peu) est Na Li. C’est aussi celle qui a le parcours le plus étonnant
puisque elle n’a pas joué du tout pendant près de
deux ans entre juillet 2002 et mai 2004. Au printemps de cette année,
elle s’aligna dans une série de quatre tournois ITF en
Chine qu’elle remporta tous (dont trois sans perdre un set).
Mais c’est durant l’automne qu’elle réalisa
ses meilleures performances. Sortie des qualifications au Tier II de
Pékin, elle atteignit le deuxième tour, ne perdant que
7/6 au troisième set contre Kuznetsova. Elle enchaîna ensuite
au Tier III de Ganghzou où elle s’imposa (toujours après
être sortie des qualifs). Deux semaines après, elle remporta
un nouvel ITF dans son pays.
Anna Tchakvetadze (RUS, 373e -> 83e) :
Finaliste de Wimbledon junior l’an passé
(contre Kirsten Flipkens) cette jeune Russe aime l’Angleterre
puisque c’est dans ce pays qu’elle signa ses meilleurs résultats
en tournois ITF au début de la saison (une victoire et deux finales).
C’est pourtant à l’US Open qu’elle réalisa
sa meilleure performance en sortant des qualifications et en passant
deux tours dans le grand tableau (après une victoire sur Myskina
!)
En fin de saison, elle parvint encore en finale d’un ITF et se
qualifia pour le Tier I de Moscou.
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