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Les dix meilleures entrées du top 100

L’Année 2015 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2016. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2015. Quatrième partie : les 10 joueurs et joueuses ayant fait la plus belle entrée dans le Top 100 en 2015.

Hommes :

Benoit Paire (FRA, 26 ans, 118e -> 19e) :

La meilleure entrée dans le Top 100 de 2015 est en fait un retour. Gêné durant toute la saison 2014 par une blessure au genou, Benoit Paire a accumulé les contre-performances tout au long de l’année ce qui lui avait valu de chuter de la 26e à la 118e place (voir "Les plus grosses chutes de 2014").

Mais cette blessure une fois soignée, Paire est parvenu à se remettre en question en allant jusqu’à disputer (et gagner) un Future à Bressuire. C’est ensuite grâce à de bons résultats en Challengers avec deux victoires (Bergame et Quimper) et une finale qu’il est parvenu à revenir dans le Top 100. Ses résultats sur terre ont été plutôt bons (deuxième tour à Monte-Carlo après être sorti des qualifs et huitièmes à Barcelone) et il a terminé son printemps en se hissant au troisième tour de Roland-Garros, égalisant son meilleur résultat en Grand-Chelem, après une très bonne victoire contre Fabio Fognini.

Moins à l’aise sur gazon, Paire ne gagne qu’un match en trois tournois. Il reprend sa marche en avant durant l’été en remportant son tout premier titre sur le circuit ATP à Bastad. Sur sa route, il prend la mesure de David Goffin et de Tommy Robredo. Son meilleur résultat de la saison, il le réussit à l’US Open où il domine un Kei Nishikori blessé au premier tour avant de se hisser en huitième. Il bat de nouveau le Japonais en demi-finale du tournoi ATP de Tokyo puis repasse par les Challengers français en fin d’année pour en gagner encore un, à Mouilleron-le-Captif.

Joueur souvent agité sur un court, Benoit Paire a paru nettement plus calme tout au long de la saison. Une nouvelle attitude qui pourrait lui permettre d’enfin cueillir les fruits de son talent hors norme. Cette superbe remontée au classement a en tout cas été récompensée par l’ATP qui lui a attribué le prix du « come back » de l’année.

Hyeon Chung (COR, 19 ans, 173e -> 51e) :

Le deuxième joueur de notre sélection a, quant à lui, obtenu le titre de meilleure progression de l’année par l’ATP. Le Coréen Hyeon Chung n’a que 19 ans et s’annonce comme l’un des joueurs les plus prometteurs de la génération montante.

Dès janvier, Chung se hisse au dernier tour des qualifications de l’Open d’Australie où il est battu par une autre future star du circuit, le Suédois Elias Ymer. Encore hors du Top 100, c’est sur le circuit Challenger qu’il va d’abord réussir ses meilleures performances. Il y remporte le tournoi de Burnie et atteint également une autre finale et deux demis. En tant que membre de l’Académie de Nick Bolletieri, il reçoit alors une invitation pour le Masters de Miami et y passe un tour. Durant le printemps, il aligne deux autres titres en Challenger, à Savannah et à Busan, ce qui lui permet de faire son entrée dans le Top 100.

Le Coréen dispute son tout premier tableau final en Grand-Chelem à Wimbledon où il s’incline 10/8 au dernier set contre Pierre-Hughes Herbert. Il fait encore mieux à l’US Open où il bat sèchement l’Australien James Duckworth avant de ne s’incliner qu’en trois tie-breaks face à Stan Wawrinka. Après une nouvelle victoire en Challenger à Kaohsiung, il atteint son premier quart de finale ATP à Shenzhen.

Pur produit de l’Académie Bolletieri, Chung confirme le réveil du tennis asiatique, déjà bien entamé avec Kei Nishikori et qui devrait se poursuivre avec l’éclosion prochaine de plusieurs autres talents. Au niveau coréen, il n’est en tout cas déjà plus très loin de la 36e place de Huyng-Taek Lee, le meilleur joueur de ce pays jusqu’ici.

Thanasi Kokkinakis (AUS, 19 ans, 150e -> 80e) :

Troisième australien de nos sélections après Bernard Tomic et Nick Kyrgios, sélectionnés comme meilleures progressions de l’année, Thanasi Kokkinakis s’est fait plus discret que ses deux ainés pour l’instant. Mais il pourrait rapidement les dépasser au classement tant son potentiel est intéressant.

Dès le début de la saison, il marque pas mal de points en passant un tour à Brisbane et, surtout, à l’Open d’Australie où il domine Ernests Gulbis 8/6 au cinquième set. Il est battu aussi en cinq manches par son compatriote Sam Groth. L’Australien choisit de ne pas disputer de Challengers mais plutôt les qualifications de tournois ATP dont il se sort à chaque fois à Memphis, Delray Beach et Acapulco. Il franchit même un tour dans le tableau final du second. Il se révèle vraiment à Indian Wells où il se hisse en huitième, seulement battu en trois sets par Tomic. Sur terre, il sort encore des qualifications à Istanbul et Madrid avant de remporter le Challenger de Bordeaux. Il atteint également le troisième tour à Roland-Garros en venant à bout, cette fois-ci, de Bernard Tomic (8/6 au cinquième set).

Kokkinakis perd au premier tour de Wimbledon mais remporte un match dans les tableaux finals de Cincinnati et de Winston-Salem. Il passe tout près de l’exploit à l’US Open lorsqu’il mène deux sets à un contre Richard Gasquet mais, souffrant de la chaleur, il finit par abandonner au cinquième set. Ses premières expériences en match à enjeu de Coupe Davis sont mitigées. Il obtient une très belle victoire en cinq sets contre Lukas Rosol au premier tour mais est balayé en trois petits sets par Kukushkin en quart, puis par Andy Murray en demi.

Entrainé par l’ancien pro Jason Stoltenberg, Kokkinakis envoie du lourd du haut de ses 196 cm, notamment au service. Double finaliste en Grand-Chelem junior, il n’a pas tardé à éclore au plus haut niveau puisque le voilà déjà Top 100 à peine deux ans plus tard. De parents Grecs, il possède également la nationalité hellénique, contrairement à Nick Kyrgios dont seul le père est originaire du pays d’Aristote (sa mère étant Malaisienne).

Alexander Zverev (ALL, 18 ans, 136e -> 83e) :

Dans ces rétrospectives, je vous ai présenté pas mal de joueurs de la génération montante comme Nick Kyrgios, Thanasi Kokkinakis ou Hyeon Chung. Font également partie de ces « jeunes aux dents longues » Borna Coric, qui avait déjà fait son entrée dans le Top 100 l'an dernier, mais aussi Kyle Edmund, Yoshihito Nishioka ou Elias Ymer. La caractéristique de cette génération est d'avoir effectué très rapidement la transition entre le circuit junior et le circuit pro, sans se perdre de longues années dans les Futures. Et rares sont ceux qui sont parvenus à le faire si vite depuis la génération des Nadal, Djokovic, Murray.

C'est encore plus vrai pour Alexander Zverev qui aurait pu disputer les tournois juniors encore cette année mais qui est déjà dans le Top 100. Il démarre la saison en disputant beaucoup de qualifications de tournois pros mais avec des résultats mitigés. Il ne rejoint le tableau final qu'à Marseille et à Miami (où il bat le Top 100 Sam Groth). C'est finalement en Challengers qu'il se montre le plus performant en ce début d'année puisqu'il s'impose à Heilbronn et atteint les demi-finales à Aix-en-Provence.

Assez à l'aise sur gazon, il franchit un tour à Stuttgart et à Halle, puis deux à Nottingham. Pour sa première expérience en Grand-Chelem, il bat Taymuraz Gabashvili (9/7 au cinquième set) lors du premier tour de Wimbledon. Durant l'été, il se hisse en demi-finale à Bastad, puis en quart à Washington. Il parvient alors à se hisser dans le grand tableau de l'US Open et n'y perd qu'en 5 sets contre Philipp Kohlschreiber. Sa fin de saison est plus compliquée.

Déjà Champion du monde chez les juniors en 2013, à seulement 16 ans (je vous l'avais alors présenté dans la rubrique "Top 10 des meilleurs juniors 2014"), Zverev a donc brulé les étapes vers le sommet. L'année 2016 sera sans doute une saison de transition, le temps qu'il s'acclimate au circuit principal. Mais il pourrait déjà y réaliser l'un ou l'autre gros coup.

Yuki Bhambri (INDE, 23 ans, 249e -> 93e) :

A 23 ans, Yuki Bhambri ne fait plus vraiment partie de cette génération. Ancien vainqueur de l'Open d'Australie junior (en 2009), il disputait déjà son premier tournoi ATP cette année-là, à Miami, alors qu'il n'avait que 17 ans. Ses premiers pas sur le circuit sont plutôt bons et il fait sa première incursion dans le Top 200 à tout juste 20 ans en 2012. Mais une blessure le prive de tennis pendant quatre mois en 2013 et le fait reculer au-delà du Top 500 .

Après une année de transition l'an dernier, il dispute son premier tableau final en Grand-Chelem en Australie où il sortait des qualifications. Il y délivre une bonne rencontre face à Andy Murray. Par la suite, il se consacre essentiellement au circuit Challenger où il atteint les finales à New Delhi et Samarkand ainsi que deux autres demi-finales. Il repasse même par un Future à Karshi qu'il remporte.

En deuxième partie de saison, il est battu en qualifications à Roland-Garros, à Wimbledon et à l'US Open. Sa fin de saison en Challengers lui vaut toutefois de faire son entrée dans le Top 100. Il remporte notamment deux nouveaux titres (Shanghai et Pune) et atteint encore une finale et une demi.

Bhambri est issu d'une famille de joueurs de tennis puisque ses deux sœurs (Ankita et Sanae) ont pris part au circuit ITF il y a quelques années. Sa cousine Prerna y est d'ailleurs toujours active. Troisième joueur indien vainqueur d'un Grand-Chelem junior après Ramesh Krishnan et Leander Paes, il aura fort à faire pour égaler les carrières de ses illustres prédécesseurs.

 

Femmes :

Daria Gavrilova (RUS, 21 ans, 233e -> 36e) :

Mine de rien, le tennis féminin russe est vraiment rentré dans le rang ces dernières années. A la suite d'Anna Kournikova, une foule de jeunes filles, pour la plupart moscovites, sont apparues sur le circuit et ont atteint le Top 10, parfois très fugacement, parfois plus durablement, durant 10 à 15 ans. Mais presque toutes ont disparu des tablettes aujourd'hui. Il reste bien sûr Maria Sharapova dans le Top 5 mais la deuxième Russe du classement est Ekaterina Makarova qui pointe à la...23e place. Et peu de nouvelles têtes sont sorties du circuit junior ces dernières années. L'une d'entre elle, tout de même, semble enfin percer. Première mondiale et vainqueur de l'US Open chez les juniors en 2010, Daria Gavrilova a perdu un peu de temps en route en raison d'une grave blessure au ligament du genou il y a deux ans mais semble maintenant sur la bonne voie.

En début de saison, elle franchit un tour à Brisbane et Sydney puis participe à l'Open d'Australie grâce à une wild-card (elle possède également la nationalité australienne). Elle y perd malheureusement au premier tour contre Kiki Bertens. Restée dans son pays d'adoption pour disputer des ITF, elle remporte deux $50.000 consécutifs à Burnie et Launceston ce qui lance sa saison. A Indian Wells, elle pousse Simona Halep aux trois sets avant de battre son idole de jeunesse Maria Sharapova à Miami. La plus belle perf de sa saison, elle la signe à Rome où elle bat Belinda Bencic, Ana Ivanovic et Timea Bacsinszky pour atteindre les demi-finales. A Roland-Garros, elle est contrainte à l'abandon face à Sabine Lisicki au deuxième tour.

Daria se hisse encore en quart à Eastbourne mais se fait battre au premier tour à Wimbledon par Irina-Camelia Begu. Durant l'été, elle atteint les huitièmes de finale à Toronto en battant Lucie Safarova mais elle est à nouveau battue d'entrée à l'US Open, cette fois par Daria Kasatkina (dont je vous parle plus bas). Sa fin de saison est plutôt difficile et elle n'atteint plus qu'un quart de finale à Hong-Kong.

Gavrilova sera donc attendue, en ce début d'année, notamment sur sa terre d'accueil australienne. Si elle a, pour l'instant, décidé de continuer à jouer pour la Russie, rien ne l'empêcherait de disputer la Fed Cup pour le pays de son entraineur (l'ancienne pro Nicole Pratt) où elle vit et s'entraine déjà une bonne partie de l'année. Ce qui n'arrangerait pas les affaires de la Russie, toujours à la recherche d'une relève.

Carina Witthoeft (ALL, 20 ans, 105e -> 64e) :

Ces dernières années, c'est plutôt l'Allemagne qui produit des championnes à la pelle. Elles sont actuellement dix dans le Top 100 ce qui en fait la deuxième nation la plus représentée au plus haut niveau après les Etats-Unis. Et la plus jeune d'entre elles a fait son entrée cette année, il s'agit de Carina Witthoeft. Entre août et octobre 2014, alors qu'elle n'était âgée que de 19 ans, l'Allemande a remporté quatre ITF (deux $25.000 et deux $50.000). Son arrivée sur le grand circuit était donc attendue.

Dès l'Open d'Australie, elle réussit un joli coup en atteignant le troisième tour après une victoire sur Carla Suarez-Navarro. Après un nouveau titre en $25.000 à Altenkirchen, elle se hisse pour la première fois de sa carrière en quart de finale d'un tournoi WTA à Kuala Lumpur. Sur terre-battue, elle remporte son plus gros titre ITF au $100.000 de Cagnes-sur-Mer avant de disputer un nouveau quart WTA à Nuremberg puis de franchir un tour à Roland-Garros. Il faudra trois sets à Sara Errani pour l'arrêter.

Moins à l'aise sur gazon, elle perd les trois matchs qu'elle dispute et se voit même infliger une correction à Wimbledon où elle ne prend pas un jeu contre sa compatriote Angélique Kerber. Elle se console en remportant le $50.000 de Versmold, sur terre. Durant l'été, elle se hisse en huitième de finale à Toronto (après être sortie des qualifications). Cette performance lui permet de faire son entrée dans le Top 50. Mais une fin de saison plus difficile, avec notamment une défaite d'entrée à l'US Open (contre Garbiñe Muguruza tout de même), lui fait perdre une quinzaine de place.

Carina est née dans une famille entièrement vouée au tennis. Son père possède plusieurs clubs en Allemagne, dont le club d'Hambourg où elle a tapé ses premières balles. Sa mère est également coach et la suit désormais sur le circuit. Enfin, sa grande sœur Jennifer tente également une carrière professionnelle mais avec assez peu de succès jusqu'ici. Elle est donc plongée dans ce sport depuis sa plus grande enfance et s'est, petit à petit, forgé un jeu puissant, basé sur une très bonne première balle, à l'image de son idole Maria Sharapova.

Daria Kasatkina (RUS, 18 ans, 354e -> 75e) :

Si Daria Gavrilova décide de lier son sort sportif à l'Australie, la Russie pourra toujours se tourner vers son homonyme Daria Kasatkina, véritable révélation de la saison et plus belle progression au plus haut niveau. La Russe de 18 ans a atteint la 3e place mondiale et s'est imposée à Roland-Garros chez les juniors en 2014. Elle n'a pas eu besoin de temps d'adaptation pour effectuer le grand saut vers le circuit pro.

Classée au delà de la 300e place mondiale au début de l'année, elle n'avait même pas la possibilité de jouer les qualifications de l'Open d'Australie. Elle préfère donc débuter sa saison par trois $25.000 en Floride. Elle en remporte un (contre notre compatriote Elise Mertens) et atteint deux autres demi-finales. Durant le printemps, elle tente sa chance sur le circuit principal à Marrakech (via une wild-card) mais tombe d'entrée sur Garbiñe Muguruza. Elle remporte alors trois nouveaux $25.000, le premier à Caserta puis les deux autres à Minsk durant Roland-Garros.

Daria remporte son premier match WTA à Bad Gastein contre Aleksandra Krunic. Issue des qualifications, elle ne s'arrête d'ailleurs qu'en quart et en trois sets contre Sara Errani. Elle tente alors sa chance dans les qualifications de l'US Open. Battue au dernier tour, elle est repêchée pour le tableau final puis élimine Daria Gavrilova et Ana Konjuh pour se hisser au troisième tour. Elle cède finalement contre Kristina Mladenovic. En fin d'année, elle remporte son premier $50.000 à Saint-Malo puis atteint sa première demi-finale WTA à Moscou. Après être sortie des qualifications là aussi, elle domine notamment Carla Suarez-Navarro et ne s'incline qu'en trois sets contre Anastasia Pavlyuchenkova.

Kasatkina, qui s'est un temps entrainée au TC Garisart en Belgique, est suivie depuis plus d'un an par Vladimir Platenik en Slovaquie. Son frère Alexsandr, qui lui a appris à jouer au tennis est devenu son entraineur physique. Ensemble, ils lui ont permis de développer un solide jeu de fond, particulièrement efficace sur terre-battue. C'est d'ailleurs à Roland-Garros qu'elle aimerait le plus briller, afin de reproduire les exploits de son idole : Rafael Nadal.

Jelena Ostapenko (LET, 18 ans, 271e -> 84e) :

Notre quatrième « meilleure entrée » faisait déjà partie de notre sélection des meilleures juniors l’an dernier (cf "Top 10 des meilleurs juniors 2014"). Vainqueur de l’Astrid Bowl en 2012 (à 15 ans donc) et de Wimbledon junior l’an dernier, son arrivée dans le Top 100 à 18 ans seulement est loin d’être une surprise.

Comme Kasatkina, Ostapenko fait l’impasse sur la saison australe pour disputer des tournois ITF. En février, elle atteint la demi-finale du $50.000 de Kreuzlingen avant de remporter celui de St Petersbourg alors qu’elle sortait des qualifications. Un mois plus tard, elle atteint la finale de celui de Quanzhou puis une demi-finale au $100.000 de Trnava où elle vient à bout de Yanina Wickmayer. Mais elle est battue dès le premier tour des qualifications à Roland-Garros.

Jelena démontre une nouvelle fois que son jeu est plus adapté au gazon en remportant son premier match en Grand-Chelem à Wimbledon. Elle fait même d’une pierre deux coups puisqu’elle bat, à cette occasion, sa première Top 10 (Carla Suarez Navarro) en ne lui laissant en plus que deux jeux. Après une nouvelle finale dans un $75.000 à Sobota durant l’été, elle sort des qualifications de l’US Open et se hisse au troisième tour. Elle n’est même pas loin des huitièmes puisqu’elle inflige un 6/0 au premier set à Sara Errani avant que l’Italienne ne renverse la vapeur. Deux semaines plus tard, elle dispute sa première finale WTA à Québec City mais sa fin de saison est de moins bonne facture.

Entrainée par sa mère comme Carina Whitthoeft, Jelena Ostapenko a elle aussi développé un jeu agressif et performant sur les surfaces rapides. Grande amatrice de danses de salon, qu’elle pratique depuis qu’elle à 10 ans, elle devrait faire valser pas mal de ses adversaires en 2016.

Kateryna Bondarenko (UKR, 29 ans, 201e -> 89e) :

La dernière joueuse de notre sélection n’est pas un espoir du tennis. Il s’agit en fait d’un retour au plus haut niveau. L’Ukrainienne Kateryna Bondarenko a 29 ans et est professionnelle depuis l’an 2000. A la suite de sa sœur Alona (qui, elle, s’est définitivement retirée du circuit) elle a fait son entrée dans le Top 100 en 2007 et a remporté un titre WTA à Birmingham en 2008 (aux dépens de Yanina Wickmayer). En 2009, elle atteignait la 29e position au classement. Elle avait également remporté l’Open d’Australie 2008 en double avec sa sœur. En 2013, elle faisait un break d’un an pour donner naissance à une petite fille prénommée Karin.

Revenue aux portes du Top 200 fin 2014, elle entame 2015 par les qualifications de l’Open d’Australie où elle est battue au deuxième tour. A Anvers, par contre, elle se qualifie pour le tableau final mais est dominée par Dominika Cibulkova. Il faut attendre le tournoi de Charleston pour la revoir gagner un match dans le grand tableau d’un tournoi WTA. Issue des qualifications, elle bat Alison Riske, sa première Top 50 depuis juin 2012, au premier tour. Elle se qualifie encore à Stuttgart mais perd au dernier tour du tableau préliminaire à Roland-Garros. Elle reste en France pour atteindre les demi-finales d’un ITF de $100.000 à Marseille.

A Wimbledon, c’est au deuxième tour des qualifications qu’elle est éliminée, par Elise Mertens. Elle atteint par contre les quarts de finale du WTA d’Istanbul en surprenant Venus Williams, 15e mondiale, au premier tour. Elle atteint encore le tableau final à Stanford, à Cincinnati et à l’US Open où elle bat Yulia Putintseva au premier tour. Durant la tournée asiatique, elle atteint les quarts de finale du tournoi « International » de Tokyo puis franchit un tour lors du « Premier Mandatory » de Pékin.

Très rares il y a quelques années, les mères-joueuses ont tendance à se multiplier ces derniers temps. Outre Kateryna, c’est aussi le cas de Casey Dellacqua, de Tatjana Maria, d’Evgeniya Rodina ou des joueuses de double Cara Black et Klaudia Jans. Une tendance qui s’explique évidemment par l’augmentation de l’âge moyen des joueuses du Top mais également par l’exemple donné par Kim Clijsters il y a quelques années. Aujourd’hui, les joueuses sont conscientes qu’elles peuvent avoir une deuxième carrière après la naissance de leur enfant. Une carrière souvent moins stressante d’ailleurs car, pour Kateryna comme pour les autres, la victoire n’est plus le principal centre d’intérêt.



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