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Les dix meilleurs juniors

L’Année 2014 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2015. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2014. Sixième partie : les 10 meilleur(e)s juniors en 2014.Une saison junior plus qu'exceptionnelle puisque, fait devenu rare, pas moins de quatre joueurs de 18 ans ont déjà atteint le Top 200 à l'ATP. Les deux premiers, Borna Coric et Alexander Zverev, ont déjà fait partie de notre sélection l'an dernier, nous avons donc décidé de choisir cinq autres joueurs.

Hommes :

Thanasi Kokkinakis (AUS, né le 10 avril 96, meilleur classement ITF : 10e, ATP : 150e) :

Si Nick Kyrgyos a crevé l'écran en 2014, particulièrement à Wimbledon, il devrait bientôt être suivi par son compatriote Thanasi Kokkinakis. Outre la nationalité (australienne), l'origine (grecque) et le mois de naissance (ils sont nés en avril, avec un an d'écart), les deux joueurs partagent pas mal de points communs.

Ils se sont d'ailleurs retrouvés en finale de l'Open d'Australie junior en 2013. L'aîné s'y est évidemment imposé en deux sets mais pas si facilement que prévu. Ils ont ensuite fait équipe pour s'imposer en double à Wimbledon. En fin d'année, Thanasi a égalemet atteint la finale de l'US Open junior où il n'a été battu en trois sets que par Borna Coric. Hormis ces deux tournois, la carrière junior de Kokkinakis s'est essentiellement limitée à quelques épreuves australiennes ce qui lui a permis de ne pas trop faire parer de lui. Plus jeune, il avait toutefois disputé quelques tournées en Europe et avait même atteint les quarts de finale du tournoi -14 de Hasselt en 2009.

Dès 2010, alors qu'il n'avait pas encore 15 ans, il disputait déjà ses premiers tournois Futures dans son pays. Il marque son premier point ATP l'année suivante et atteint sa première demi-finale durant l'été 2012 à Westende. Début 2013, à 16 ans, il obtient une invitation pour les qualifications de l'Open d'Australie et ne s'incline que 17/15 au troisième set contre Steve Johnson, aujourd’hui 37e mondial. Un an plus tard, il est invité pour le grand tableau. Il y franchit le premier tour (contre Igor Sijsling) et éblouit le central en tenant la dragée haute à Rafael Nadal au deuxième tour. Toute la saison, il alterne entre Futures (une victoire au Canada), Challengers (deux demis à Heilbronn et à Lexington) et de nombreuses incursions en qualifications sur le grand circuit mais sans grand succès.

Ces résultats exceptionnels à un si jeune âge lui ont déjà permis de pointer à la 150e place. Kyrgyos et lui pratiquent un tennis moderne basé sur des frappes de mules au service et en coup droit. Ils cultivent surtout un sens du spectacle qui devrait rapidement faire d'eux des stars. En tout cas, avec ces deux-là, l'Australie peut enfin rêver retrouver des résultats digne de son histoire, notamment en Coupe Davis où ils ont tous deux déjà fait leurs débuts.

Hyeon Chung (COR, né le 19 mai 96, meilleur classement ITF : 7e, ATP : 173e) :

La Corée se cherche un successeur à Hyung-Taik Lee, de loin le meilleur joueur de l'histoire du Pays du Matin calme. Aujourd'hui âgé de 38 ans et retombé dans les limbes du classement, il fut 36e mondiale en 2007 et a atteint deux fois les huitièmes de final de l'US Open. Il est probable que Hyeon Chung réalise une carrière aussi faste.

En junior, le natif de Séoul a débuté à 14 ans par quelques épreuves dans son pays. C'est toutefois au Mexique qu'il atteint son premier quart de finale (dans un Grade 4) quelques mois plus tard. Il dispute encore trois autres demi-finales en Grade 5 dans son pays en 2011 puis remporte ses deux premiers titres (Grade 3 et 2) en Inde en janvier 2012. Il prend part à ses premiers Grand-Chelems cette année là, à Roland-Garros (2e tour) et à l'US Open (3e), et remporte encore un Grade 1 et un Grade 2. C'est en 2013 qu'il perce vraiment. Il atteint les quarts de finale à l'Astrid Bowl et surtout la finale à Wimbledon. En 2014, il joue beaucoup moins de tournois juniors mais parvient encore en quart à l'Open d'Australie et à Wimbledon.

Chung ne dispute son premier tournoi chez les pros qu'en août 2012. Quatre mois plus tard, il disputait déjà sa première demi-finale de Future à Hong-Kong. En 2013, il remporte son premier titre, chez lui, à Gimcheon. Il atteint également une finale et prend part à son premier tournoi ATP à Kuala Lumpur (défaite au premier tour). Cette saison, il a cartonné en Future en signant trois victoires, disputant deux autres finales et quatre demis. En été, il remporte surtout son premier succès en Challenger à Bangkok puis atteint encore une demi à Yokohama.

Comme Hyung-Taik Lee, Chung est coaché par l'ancien joueur coréen de Coupe Davis Yong-Il Yoon. Il développe un tennis typiquement asiatique doté d'une très bonne relance et d'un excellent revers à deux mains. Il a la particularité extrêmement rare chez un professionnel de jouer avec des lunettes. Avec Duck Hee Lee, un autre grand espoir coréen dont nous parlerons probablement dans un an, il pourrait former une très bonne équipe de Coupe Davis.

Elias Ymer (SUE, né le 10 avril 96, meilleur classement ITF : 5e, ATP : 225e) :  

La Suède se cherche aussi un nouveau leader. Mais la différence avec la Corée, c'est que la Suède a déjà connu une pléiade de grands champions dont trois numéros un mondiaux et quatorze autres Top 10 entre 1973 et 2011. Dans cette même période, les Suédois ont ramené 25 trophées du Grand-Chelem au pays et ont perdu 19 autres finales. Quelle misère, avec une telle histoire, de constater qu'au début de cette année, il n'y avait plus qu'un seul Suédois dans le Top 500 et qu'il était classé... 423e !

Heureusement, un jeune joueur montre des dispositions plus qu'intéressantes depuis plusieurs années. Elias Ymer avait terminé la saison 2010 à la 22e place du classement européen des 14 ans et moins. Il a rapidement effectué la jonction avec les juniors puisque, dès la saison suivante, il remportait ses deux premiers tournois juniors (un Grade 4 à Oslo et un Grade 5 à Innsbruck). L'année 2012 a été sa meilleure saison chez les juniors. Il y a remporté deux Grades 2, disputé la finale de l'Orange Bowl et pris part à ses premiers Grand-Chelems. En 2013, ses résultats ont été moins bons en raison d'une participation de plus en plus active au circuit pro.

Les résultats n'ont pas tardé à suivre puisqu'il atteignait sa première demi en Future au mois de mars et sa première finale en septembre. En mars de cette année, il remportait coup sur coup ses deux premiers titres pros en Egype, à Sharm El Sheikh. Il en remporte trois autres au fil de la saison et parvient en quart de finale aux Challengers de Tampere et de Cordenons. Invité au tournoi de Bastad, Elias y franchit le premier tour au détriment de Kukushkin (52e mondial).

Ces très bonnes performances lui ont déjà permis de se rapprocher du Top 200 et de s'installer en tête de son classement national. De parents éthiopiens, Elias a hérité de son père, ancien coureur professionnel, une grande vitesse de course. On pourrait entendre ce nom pendant de nombreuses années car son petit frère, Mikaël, est déjà 20e mondial chez les juniors alors qu'il n'a que 16 ans.

Andrey Rublev (RUS, né le 20 octobre 97, meilleur classement ITF : 1e, ATP : 511e) :

Un an plus jeune que les autres joueurs de notre sélection, Andrey Rublev est encore essentiellement actif chez les juniors cette année. Remarqué dès les catégories inférieures, il avait terminé la saison 2011 à la deuxième place du classement européen des 14 ans et moins. Cette année-là, il s'était imposé dans trois « catégorie 1 » (Tim Essone, Piestany et Stade Français) et avait même remporté un tournoi « -16 ».

En parallèle, il remportait déjà son premier tournoi ITF junior (-18), un Grade 5 à l'île Maurice. Pendant les deux années qui suivent, il progresse à grand pas dans la hiérarchie avec des résultats de plus en plus intéressants. En mars 2013, il remporte son premier Grade 2 et atteint deux finales en Grade 1. En 2014, il perce au plus haut niveau. Après un quart de finale à l'Open d'Australie, il cartonne sur terre-battue. Il dispute les finales du Grade 1 de Villena puis du prestigieux Grade A de Milan avant de s'imposer à Roland-Garros. Cette performance lui permet d'être le premier Russe à s'imposer en Grand-Chelem junior depuis Vladimir Korotkov dans les années 60. Dans la foulée, il remporte le Grade 1 sur gazon de Roehampton et aligne d'autres très bons résultats jusqu'à la fin de la saison dont une victoire en double à Wimbledon, une médaille de bronze aux jeux olympiques de la jeunesse, un quart de finale à l'US Open et une demi-finale à l'Orange Bowl.

Chez les pros, Rublev a fait ses premières armes durant l'été 2013 et a tout de suite atteint deux quarts de finale lors de Futures bulgares. Un mois plus tard, il disputait sa première finale puis signait son premier succès à Bradenton en novembre. En 2014, il remporte deux autres titres, au Kazakhstan et en Russie, et dispute une troisième finale. Il a également joué ses premiers Challengers et a surtout fêté sa première sélection en Coupe Davis où il a remporté le double.

Ses performances en junior lui ont permis de terminer la saison à la première place mondiale. C'est un fait unique pour un Russe, du moins chez les garçons. Les filles ayant en effet remporté six couronnes lors de ces 20 dernières années. Fils d'un ancien boxeur professionnel et d'une coach fédérale de tennis, Rublev aligne le punch de son père et la science du jeu de sa maman. Deux qualités qui devraient le mener loin.

Noah Rubin (USA, né le 21 février 96, meilleur classement ITF : 6e, ATP : 598e) :

Les Etats-Unis tiennent sans doute en Noah Rubin l'un de leurs joueurs les plus talentueux de ces dernières années. C'est en tout cas l'avis de John McEnroe qui le connait bien puisque Rubin fait partie de l'académie de l'ancien champion, dans la banlieue de Manhattan, depuis de nombreuses années. Il y est coaché notamment par son père Eric qui fut un bon junior. A 14 ans, il obtenait son premier résultat significatif en se hissant en finale des Petits As, le tournoi le plus prestigieux de cette catégorie d'âge.

Un an plus tard, il se hissait en finale des championnats juniors panaméricains alors que ce n'était que son deuxième tournoi de 18 ans et moins. Quelques jours avant son 15e anniversaire, il remportait déjà un Grade 1 au Costa Rica puis, quelques mois plus tard, il atteignait les quarts de finale à Roland-Garros et s'imposait aux championnats juniors panaméricains. Sa saison 2013 a été moins réussie ce qui le pousse à se lancer directement chez les pros. En 2014, il ne prend part qu'à deux épreuves juniors : il perd au deuxième tour à Roland-Garros mais remporte le titre à Wimbledon.

Rubin débute chez les pros à tout juste 16 ans et atteint, six mois plus tard, sa première demi-finale en Future. Un an après, il dispute sa première finale avant de percer réellement en 2014. Il atteint deux finales et une demi-finale en Future et fait ses premiers pas en Challengers et même sur le grand circuit. Surtout, grâce à une victoire au championnat junior américain (surnommé le Kalamazoo), il obtient une invitation pour le grand tableau de l'US Open. Il n'y fait guère illusion face à l'Argentin Federico Delbonis, 66e mondial. Mais l'expérience est de taille.

En septembre, Noah décide d'entrer à l'Université « Wake Forest » de Californie du Nord. Il partagera désormais son temps entre les études, le circuit universitaire et quelques épreuves du circuit pro afin de maintenir un bon classement. Qui sait, il marquera peut-être le circuit universitaire plus encore que ne l'a fait son mentor John McEnroe.

 

Femmes :

Elizaveta Kulichkova (RUS, née le 12 avril 96, meilleur classement ITF : 3e, WTA : 151e) :

A 14 ans, Elizaveta Kulichkova ne faisait pas partie des meilleures jeunes de son pays. Née à Novosibirsk, au coeur de la Sibérie, elle n'avait pas tapé dans l'oeil (tennistique) de Moscou et n'avait disputé que très peu de tournois officiels sur le circuit européen. Mais elle prenait déjà part aux épreuves juniors de sa région.

Elle s'imposait d'ailleurs lors du tout premier tournoi ITF qu'elle disputait, un Grade 5 au Kazakhstan voisin, alors qu'elle n'avait que 13 ans et demi. Six mois plus tard, elle en remportait un second, toujours au Kazakhstan. Il faut attendre fin 2010 pour qu'elle tente sa chance dans des tournois plus lointains, en Chine principalement. Début 2011, avant ses 15 ans, elle remporte son premier Grade 2 à Kolkata. Cette année là, elle atteint également les quarts de finale au Grade A de Milan ainsi que dans deux Grades 1. En janvier 2012, elle signe sa première victoire en Grade A à Mexico mais le reste de sa saison n'est pas à la hauteur. C'est en 2013 qu'elle réalise ses premiers bons résultats en Grand-Chelem avec une demi-finale à l'Open d'Australie et un quart à Roland-Garros. En 2014, elle ne dispute que l'Open d'Australie et s'y impose, en simple comme en double.

Malgré ce titre prestigieux, c'est chez les pros que Kulichkova fait la plus forte impression. Elle dispute ses premiers tournois adultes à 15 ans et demi et, six mois plus tard, remporte son premier $10.000 à Antalya. Un an après, elle atteind la finale du $50.000 d'Istanbul, puis, toujours dans la métropole turque, remporte son premier $25.000. Début janvier de cette année, elle gagne un nouveau $25.000 à Hong-Kong puis atteint la finale d'un $50.000 à Burnie, en Australie. Elle remporte un nouveau $25.000 à Lenzerheide au début de l'été puis se qualifie pour son premier tournoi WTA à Istanbul (elle est battue en trois sets par Shahar Peer). Elle répète cette performance à Hong-Kong puis à Séoul (elle tombe contre Yanina Wickmayer et Kaia Kanepi) avant de remporter son premier match sur le grand circuit contre Silvia Soler-Espinosa à Tianjin. Elle remporte enfin un troisième $25.000 à Bangkok.

Ces performances lui ont permis de venir se placer aux alentours de la 150e place mondiale. Grande et longiligne, Elizaveta est entraînée par son père Dmitriy. Elle appuie son jeu sur une bonne première balle et un grand coup droit, typiquement dans le style russe.

Océane Dodin (FRA, née le 24 octobre 96, meilleur classement ITF : 180e, WTA : 177e) :

Des caractéristiques physiques et tennistiques que partage également Océane Dodin. La Française n'était, elle non plus, pas une des meilleures joueuses de sa génération à 14 ans. Elle n'a que très peu fréquenté le circuit Tennis Europe préférant se produire dans les tournois juniors dès son 13e anniversaire. Son tout premier, elle l'a d'ailleurs joué à Heiveld, près de Malines, et elle en est sortie des qualifications avant de franchir le premier tour.

Dès son deuxième tournoi, six mois plus tard, Océane s'imposait Il s'agissait d'un Grade 5 en Irlande. Un mois plus tard, elle remportait un autre titre en Espagne. La Française débutait sa saison 2011 par un nouveau titre, au Pays-Bas. Durant le printemps, elle atteignait une première demi-finale en Grade 2 à Halle et disputait les qualifications à Roland-Garros et à Wimbledon. Elle décidait alors de ne plus disputer de tournois juniors (en dehors de Roland-Garros qu'elle a disputé ces trois dernières saisons mais sans succès.

Depuis juillet 2011 donc, elle se consacre aux épreuves ITF pour adultes. Elle obtient son premier point dès son premier $10.000, en Espagne et termine la saison à la 1170e place mondiale. Sa progression les deux saisons suivantes n'a pas été exceptionnelle, en partie en raison de problèmes de santé. De janvier 2012 à mai 2014, elle ne remporte qu'un seul $10.000 en Espagne et ne dispute que deux autres demi-finales. Mais depuis le début du printemps de cette année, Océane a réellement explosé. Cela commence par deux victoires en $10.000 en Turquie et au Portugal. En septembre, elle s'impose au $25.000 de Shrewsbury puis se hisse en finale du $100.000 de Poitiers.

La Française fait connaissance avec le circuit principal en se hissant en demi-finale du WTA125 de Limoges. Elle termine enfin la saison par un nouveau succès en $25.000 à Opole. Cette succession de victoires lui permet de grimper de plus de 600 places en six mois. Elle en a profité pour déjà accrocher quelques Top 100 à son tableau de chasse dont les très prometteuses Tereza Smitkova et Ana Konjuh. Une progression qui n'est pas passée inaperçue à la Fédération française puisque celle-ci lui a octroyé la wild-card française de l'Open d'Australie. Océane aura donc l'occasion de faire ses premiers pas en Grand-Chelem dès le mois de janvier.

Catherine Bellis (USA, née le 08 avril 99, meilleur classement ITF : 1e, WTA : 256e) :

Dans notre sélection de fin d'année, nous essayons d'habitude de ne pas choisir de joueurs ou de joueuses aussi jeunes que Catherine Bellis. La dernière joueuse plus jeune que l'Américaine à avoir eu cet honneur fut Anastasya Pavlyuchenkova en 2006. Cette année-là, la Russe était totalement incontournable en raison de sa place de n°1 mondiale junior. Ce qui est également le cas de Bellis cette année.

Catherine débute sa carrière junior en novembre 2012 mais ne dispute pas un seul tournoi en dehors de son pays avant cette année. Ca ne l'empêche pas de remporter trois Grades 4 et d'atteindre la finale d'un quatrième dans cet intervalle. Elle passe la vitesse supérieure en janvier en remportant le Grade 1 de San Jose, au Costa Rica. Elle double la mise à Carson deux mois plus tard puis gagne le « Easter Bowl » (championnat américain de Pâques). En mai, elle s'impose au Grade A de Milan puis atteint la finale du double à Roland-Garros (elle perd au troisième tour en simple). Moins performante à Wimbledon et à l'US Open, elle termine la saison sur une bonne note en se hissant en demi-finale de l'Orange Bowl qu'elle remporte en double.

Ce n'est qu'au début de cette année également qu'elle dispute ses premiers tournois adultes. Immédiatement, elle se qualifie pour deux $25.000. Ses résultats jusqu'à la fin de l'été sont assez faibles mais elle termine bien sa saison par deux titres $25.000 à Rock Hill et à Florence, en Caroline du Sud. Mais le fait marquant de son année avait eu lieu auparavant. En remportant le Kalamazoo (championnat national américain junior), elle obtient une wild-card pour l'US Open. Au premier tour, elle réalise l'exploit de battre en trois sets Dominika Cibulkova, 13e mondiale (Catherine n'est que 1208e !) Elle est battue au second tour par la Kazakhe Zarina Diyas.

Plus jeune participante à un tournoi du Grand-Chelem depuis qu'Alize Cornet avait reçu une invitation pour le Roland-Garros 2005, Catherine Bellis pourrait encore disputer les tournois juniors jusqu'en 2017 ! Surnommée Cici (selon les initiales de son prénom complet, Catherine Cartan), elle est également la plus jeune à remporter un match à l'US Open depuis Anna Kournikova en 1996 ! Il est probable qu'elle se consacrera essentiellement aux tournois pros dès 2015, à part peut-être pour tenter de remporter l'US Open junior l'an prochain.

Indy De Vroome (PBS, née le 21 mai 96, meilleur classement ITF : 7e, WTA : 260e) :

Indy De Vroome a été une jeune joueuse très précoce. A seulement 13 ans, elle remportait, chez elle, la Windmill Cup, l'une des plus importantes épreuves des 14 ans et moins de la saison. Elle atteignait trois autres quarts de finale en Catégorie 1 et terminait la saison à la 9e place européenne.

Dès la fin de cette année-là, elle prenait part à ses premiers tournois ITF juniors. Comme beaucoup de Néerlandais, elle a beaucoup fréquenté les épreuves belges et c'est d'ailleurs au Grade 4 de Heiveld qu'elle a fait ses grands débuts. Des débuts réussis puisqu’elle s'y est hissée en quart de finale, seulement battue par une certaine Alison Van Uytvanck. Dès janvier, elle signait ses deux premières victoires dans des Grades 4 en Suède et en Allemagne, puis une autre dans un Grade 2 sud-africain. Le tout alors qu'elle n'avait pas encore fêté ses 14 ans ! En octobre de cette année-là, elle se hissait en quart du Grade A d'Osaka. Elle fait ses premiers pas en Grand-Chelem en 2011, à Roland-Garros et surtout à Wimbledon. Après une victoire au Grade 1 de Roehampton, elle se hisse en demi-finale à Londres. Elle remporte encore le Grade 1 de Casablanca puis se hisse en quart de l'Orange Bowl.

Septième junior mondiale début 2012, elle délaisse ce circuit pour se consacrer aux tournois pros. Elle réalise une première saison de bonne facture avec deux demis en $10.000 et un quart en $25.000. Mais c'est en 2013 qu'elle perce réellement. Elle remporte son premier $10.000 en Guadeloupe dès janvier puis atteint une finale en Grèce en avril. Dès lors, elle se concentre sur les $25.000 et y obtient rapidement des résultats probants. D'abord deux demis en juillet puis une troisième à la fin de l'été avant un premier titre au Mexique en octobre. Elle retourne dans ce pays en décembre pour y disputer deux nouvelles finales qui lui permettent de terminer la saison dans le Top 300. Cette année, elle remporte un deuxième $25.000 au... Mexique puis fait ses premiers pas dans le tableau final d'un tournoi WTA à Miami (elle est battue par Anna Karolina Schmiedlova). Après une blessure survenue en mai, ses résultats sont moins intéressants. Elle participe sans succès aux qualifications des trois derniers Grand-Chelems et ne parvient plus à se hisser en demi-finale des ITF.

Avant cette blessure, Indy avait atteint la 177e place mondiale ce qui la plaçait parmi les toutes meilleures joueuses de son âge. Elle a, aujourd'hui, reculé d'une centaine de place mais ça n'enlève rien à son talent. Sauf blessure, elle devrait faire son entrée dans le Top 100 en 2015.

Jelena Ostapenko (LET, née le 08 juin 97, ITF : meilleur classement 2e, WTA : 279e) :

Jelena Ostapenko n'est pas une inconnue en Belgique. Il y a deux ans, à quelques jours de son quinzième anniversaire, elle enflammait le public du Centre de délassement de Marcinelle en remportant l'Astrid Bowl face à la Belge Kimberley Zimmermann. Elle était alors issue des qualifications.

Mais la Lettone n'a pas attendu cette année-là pour se faire remarquer. En 2010, elle était une des trois joueuses « nées en 97 » (donc avec un an de moins que les autres) classées dans le Top 10 Tennis Europe. Les deux autres étaient Belinda Bencic et Ana Konjuh, aujourd'hui Top 100 à la WTA. Six mois plus tard, à 13 ans et demi, elle disputait et remportait son premier ITF junior (-18) chez elle, au Grade 5 de Jurmala. Elle doublait la mise la semaine suivante en Lituanie. En 2011, elle remporte deux Grades 4 et atteint une demi-finale au Grade 1 d'Umag. Elle montre aussi de belles dispositions en double puisqu'elle remporte quatre épreuves dans cette catégorie dont un Grade 1. En 2012, elle remporte donc l'Astrid Bowl et dispute ses premiers Grand-Chelems mais sans succès. Elle parvient tout de même en quart à Melbourne en 2013 et s'impose surtout au Grade A de l'Orange Bowl.

Alors qu'elle avait été éliminée au premier tour les deux dernières années, elle prend sa revanche à Wimbledon en 2014 en décrochant le titre. Ce sera son seul fait d'arme de sa saison junior mais il lui permet tout de même d'un temps occuper le 2e rang mondial. Elle fait ses début chez les pros en février 2012 et remporte son premier $10.000 à Stockholm en fin d'année. Ce titre est suivi de deux autres, toujours en Scandinavie l'année suivante. En 2014, elle s'impose sur des terres plus ensoleillées avec trois titres à Santa Margherita di Pula en Sardaigne. Elle se concentre alors sur les $25.000 et atteint une demi-finale à Ystad (Suède) et une finale à Opole (Pologne).

Ostapenko fait aussi ses débuts sur le grand circuit au tournoi de Tashkent où elle est invitée. Elle y franchit le premier tour en battant Shahar Peer mais s'incline contre Ksenia Pervak. Par rapport à ses partenaires de promotions telles que Bencic et Konjuh, Jelena a pris un peu de retard. Avec son jeu agressif, notamment son excellent revers à deux mains, elle devrait rapidement revenir sur elles.



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