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Les dix meilleures entrées du top 100

L’Année 2017 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2018. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2017. Quatrième partie : les 10 joueurs et joueuses ayant fait la plus belle entrée dans le Top 100 en 2017.

Hommes :

Filip Krajinovic (SER, 25 ans, 234e -> 34e) :

Ancien grand espoir du tennis serbe, couvé par Novak Djokovic lui-même, Filip Krajinovic fut 6e mondial chez les juniors en 2008, à seize ans seulement, après des demis à Wimbledon et à l’US Open (ainsi qu’une victoire à l’Astrid Bowl de Charleroi). Deux ans plus tard, il bat son mentor (sur abandon) et atteint les demi-finales au tournoi de Belgrade. Mais une grave blessure à l’épaule le contraint à redémarrer sa progression depuis le début et il lui faut trois ans pour venir s’installer aux alentours de la 100e place mondiale. Une nouvelle blessure survenue l’an dernier le fait à nouveau reculer au classement.

C’est donc dans la peau du 234e mondial qu’il démarre la saison. Ce classement l’oblige à repasser par le circuit des tournois Challengers, parfois même par les qualifications de ceux-ci. Ses résultats sont assez mitigés durant l’hiver puisque, à part un quart à Coblence et une demi à Bergame, il ne réussit aucun résultat marquant pendant les quatre premiers mois de l’année. Il faut attendre le mois de mai pour le voir soulever un trophée, à Heilbronn, alors qu’il sortait des qualifications. A Roland-Garros, il est malgré tout battu dès le deuxième tour du tableau préliminaire. Après deux nouveaux quarts en Challenger au mois de juin, il perd d’entrée en qualifs de Wimbledon.

L’été démarre bien mieux avec un deuxième titre à Marbourg, suivi d’un troisième à Biella, l’un des Challengers les plus relevés de la saison. Même s’il perd aussi au deuxième tour des qualifs de l’US Open, sa saison est cette fois bien lancée. De retour en Europe, il aligne deux demis en Challenger à Côme et à Séville puis deux nouveaux titres, à Rome et à Almaty. Maintenant de retour dans le Top 100, il tente les qualifs du tournoi de Moscou, en sort et franchit un tour dans le tableau final. Mais son véritable exploit, il le réalise au Masters de Paris où, là aussi, il sort du tableau préliminaire. Par la suite, il bat notamment Sam Querrey et John Isner (au tie-break du dernier set) et n’est stoppé qu’en finale par Jack Sock.

Son parcours à Bercy se serait sans doute arrêté dès les quarts de finale s’il avait vraiment dû y affronter Rafael Nadal mais le Majorquin, physiquement entamé par une longue saison, décide de jeter l’éponge avant leur face-à-face. Dès la fin du match contre Sock (où il a encore pris le premier set), son regard se tournait vers 2018. L’an prochain, il espère encore progresser au classement, notamment en étant plus performant en Grand-Chelem où il n’a, pour l’instant, remporté qu’une rencontre de tableau final (à l’US Open 2015).

Andrey Rublev (RUS, 20 ans, 156e -> 39e) :

Andrey Rublev a également été un très bon junior, dans un passé bien plus récent puisqu’il fut n°1 mondial de la discipline en 2014. C’était dans la foulée d’une victoire à Roland-Garros et il n’avait pas encore fêté ses 17 ans. Un an plus tard, il décrochait sa première victoire contre un Top 100 face à Pablo Carreno-Busta (54e à l’époque mais 10e mondial aujourd’hui). Le jeu espagnol semble d’ailleurs lui plaire puisqu’il s’offrait le scalp de Fernando Verdasco un mois plus tard avant de battre Pablo Andujar lors du 5e match d’une rencontre de Coupe Davis de zone européenne en juillet.

Si 2016 a été une année de transition, Rublev a rapidement repris sa marche en avant cette saison. Sorti des qualifications de l’Open d’Australie, il croque Lu au premier tour avant d’être sorti (assez sèchement) par le n°1 mondial Andy Murray. Il s’illustre alors dans des Challengers en salle en atteignant une finale à Rennes et une demi à Quimper. Ses tentatives suivantes dans les qualifications de tournois ATP sont moins fructueuses mais il dispute à nouveau une demi en Challenger à Irving. Sa saison sur terre est plus faible par contre. Il s’incline en qualifications de quatre épreuves du grand circuit mais parvient tout de même à rejoindre le tableau final de Roland-Garros où il ne s’incline que 9/7 au cinquième set contre Diego Schwartzmann. C’est cette performance qui lui permet de célébrer son entrée dans le Top 100.

A l’aise également sur gazon, il atteint les quarts de finale à Halle (où il était invité) avant d’à nouveau sortir des qualifs à Wimbledon, d’y passer un tour et de ne s’incliner qu’en cinq sets (contre Albert Ramos). Il est battu en qualifs du tournoi ATP d’Umag mais, repêché en tant que lucky loser, il parvient à remporter son premier titre sur le circuit ATP en battant notamment Fognini. Il se fait plus discret jusqu’à l’US Open avant d’exploser à New-York en se hissant en quart de finale. Sur sa route, il élimine Grigor Dimitrov et David Goffin en trois sets avant d’être étrillé par Nadal. Surpris par le Hongrois Fucsovics en Coupe Davis, il atteint encore les quarts de finale à Pékin.

Cette superbe saison lui permet de faire partie de la première levée des « Next Gen ATP Finals », soit le Masters des 21 ans et moins. Il s’y hisse en finale où il est battu par le Coréen Chung (qui l’avait déjà dominé en poule). Entrainer par l’ancien joueur pro Fernando Vicente, Rublev brille par sa combativité malgré un physique encore frêle (même s’il l’a déjà beaucoup travaillé). Il est seulement le deuxième joueur de moins de 20 ans à remporter un titre à l’ATP depuis le début de la décennie (après Alexander Zverev).

Denis Shapovalov (CAN, 18 ans, 250e -> 51e) :

Il pourrait vite être rejoint par Denis Shapovalov puisque ce dernier frappe déjà aux portes du Top 50 et n’aura 20 ans que dans 16 mois. Déjà classé 250e à 17 ans au début de la saison, le Canadien était jusque là l’un des meilleurs juniors de sa génération comme nous vous le présentions il y a un an (cf les 10 meilleurs juniors de 2016). Il a brûlé les étapes cette saison pour se faire déjà un nom auprès du grand public.

Il dispute pourtant encore deux tournois Futures dans son pays en mars. Il s’impose à celui de Gatineau et doit déclarer forfait en demi du second. La transition vers les Challengers se fait aisément puisqu’il remporte celui de Drummondville la semaine suivante puis atteint la finale de celui de Guadalajara dans la foulée. Sa saison sur terre est par contre plutôt faible puisqu’il perd au premier tour dans les quatre tournois qu’il dispute, dont les qualifications de Roland-Garros. Plus à l’aise sur gazon, il sort des qualifications du tournoi du Queen’s puis bat Kyle Edmund et ne s’incline que de justesse contre Tomas Berdych dans le tableau final. A Wimbledon, il est battu en quatre sets par l’ancien demi-finaliste Jerzy Janowicz au premier tour.

Jouer devant son public lui convient bien semble-t-il puisqu’il remporte un nouveau tournoi Challenger à Gatineau puis atteint les demi-finales à celui de Granby. Et c’est au Masters 1000 de Montréal qu’il va crever l’écran. Invité par l’organisation, il y domine en effet Juan Martin Del Potro et surtout Rafael Nadal (au tie-break du dernier set) avant de rendre les armes contre Alexander Zverev en demi. Dans la foulée, il sort des qualifs de l’US Open et élimine Jo-Wilfried Tsonga avant de se hisser en huitième de finale. Il ne s’y incline qu’en trois tie-breaks face à Carreno Busta. Sa fin de saison est plus compliquée, à l’image des « Next Gen ATP Finals » où il s’incline dès les poules, battu notamment par Rubev.

Avant ses exploits estivaux, Shapovalov avait déjà fait beaucoup parlé de lui cette année après un week-end de Coupe Davis cauchemardesque en février. Incapable de jouer libéré pour ses premiers matchs à enjeu, il a d’abord été largement dominé par Daniel Evans, puis le dimanche par Edmund. En début du troisième set de ce match, par frustration, il balance une balle dans le public mais touche directement l’arbitre de chaise en plein visage. Le geste provoque logiquement son exclusion et la défaite de son équipe. Il serait pourtant injuste de réduire Denis à ce geste alors qu’il est d’un comportement irréprochable d’habitude. Nul doute qu’il parviendra à faire oublier cette erreur de jeunesse grâce à son jeu offensif et son revers flamboyant qui fera vite de lui l’une des stars du circuit.

Matthew Ebden (AUS, 30 ans, 699e -> 76e) :

A 30 ans, Matthew Ebden n’est évidemment plus un espoir du circuit. Il a même certainement une grande partie de sa carrière derrière lui. Après avoir écumé le circuit Future de par le monde pendant six ans, l’Australien fait une première entrée dans le Top 100 en octobre 2011 suite à une accession au quart de finale du Masters 1000 de Shanghai. Il se maintient entre la 50e et la 150e place pendant trois ans avant un premier problème physique en 2014 puis un autre, au genou, en 2016. Une opération le force à l’arrêt de février à septembre et l’Australien plonge au classement.

Mais il ne s’avoue pas vaincu pour autant. Dans un premier temps, son classement protégé (juste en dehors du Top 100) lui permet de disputer des Challengers (comme celui de Burnie où il s’incline en quart). Il dispute aussi les qualifications du tournoi ATP de Memphis, en sort et ne termine son parcours là aussi qu’en quart de finale. Durant la première moitié de la saison, il ne va d’ailleurs jamais dépasser ce stade, y parvenant également lors des Challengers de Taipei et de Busan. Sur le gazon d’Antalya, pour la première édition du tournoi ATP, il parvient à sortir des qualifs mais est battu par Sugita, le futur vainqueur.

C’est également sur gazon qu’il réalise la meilleure perf de sa carrière. Au tournoi ATP de Newport, où il passe également par le tableau préliminaire, il parvient à se hisser en finale, la première de sa carrière dans un tournoi du grand circuit. Même si John Isner met un terme à son parcours, sa saison est lancée. Il sort encore des qualifs et franchit un tour à Los Cabos, puis à Tokyo au début de l’automne. En fin de saison, il retourne sur le circuit Challenger et y remporte deux titres, à Canberra et à Toyota, ce qui lui permet de terminer l’année dans le Top 100.

Ebden réalise donc la plus belle progression de l’année avec un bond de plus de 600 places. Un autre joueur, souvent blessé ces dernières saisons et retombé loin au classement, a réussi à revenir dans le Top 100 : Cedrik-Marcel Stebe. L’Allemand est plutôt méconnu du grand public mais il fut 71e début 2012 à seulement 21 ans, avant d’être poursuivi par la malchance. Il a aussi réussi un bond impressionnant, de la 471e à la 82e place, et pourrait bien enfin briller dans les grands tournois. Il était d’ailleurs nominé, tout comme Krajinovic, à l’Award du « come back de l’année » (remporté logiquement par Federer).

Stefanos Tsitsipas (GRE, 19 ans, 210e -> 91e) :

Un autre grand espoir du tennis a fait son entrée dans le Top 100 en toute fin de saison : Stefanos Tsitsipas. Le Grec est devenu n°1 mondial chez les juniors en mai 2016, après une victoire au prestigieux Trofeo Bonfiglio. Il n’avait toutefois pas remporté de Grand-Chelem, bloqué par Shapovalov en quart à Roland-Garros et en demi à Wimbledon. Sa progression au classement ATP depuis lors est néanmoins vertigineuse puisqu’il était alors classé 437e mondial.

Son année débute au Challenger de Nouméa où il est battu au deuxième tour. Lors des qualifications de l’Open d’Australie, il atteint également ce stade. Il aligne ensuite une série d’éliminations au premier tour en Challenger où même dans les tournois ATP de Rotterdam ou Marseille où il est invité. Même ses apparitions en Futures ne sont pas convaincantes puisqu’il n’y atteint qu’une demi en trois tournois. En Challenger, il continue à perdre dès le premier tour durant le printemps hormis à Rome où il atteint un quart. A Roland-Garros et à Wimbledon, il parvient toutefois à sortir du tableau de qualification. A Londres, il a besoin de cinq manches lors du dernier tour pour venir à bout de Joris De Loore. Même s’il est battu les deux fois en trois sets, ces participations à des premiers tours de Grand Chelem agissent comme un déclic.

Ses résultats en Challengers sont tout de suite meilleurs durant l’été. Il aligne des quarts à Pérouse et Scheveningen puis une demi à Portoroz. S’il perd au dernier tour des qualifs de l’US Open (contre Nicolas Mahut), il remporte ensuite le premier Challenger de sa carrière à Gênes. Il sort ensuite des qualifications des tournois ATP de Metz, Chengdu, Tokyo et Shanghai ce qui lui permet de se frotter à plusieurs Top 50. Il se permet même de battre Karen Khachanov lors du Masters 1000 chinois. Dans la foulée, il sort une nouvelle fois des qualifs à Anvers puis bat Cuevas, Karlovic (sur abandon) et surtout David Goffin, son premier Top 10, pour se hisser en demi-finale d’un tournoi ATP pour la première fois. Il termine sa saison par un dernier Challenger, celui très relevé de Brest, où il bat à nouveau trois Top 100 mais se fait surprendre en finale par un autre espoir, le Français Corentin Moutet.

A seulement 19 ans, le Grec est déjà le joueur le mieux classé de l’histoire de son pays puisqu’aucun autre joueur hellénique n’a atteint le Top 100. Il n’a toutefois pas encore le palmarès de Nicky Kalogeropoulos qui a remporté plusieurs titres dans les années 60 (et atteint un huitième à Wimbledon) mais dont la carrière s’est essentiellement étendue avant la création du classement ATP. Avec notamment son magnifique revers à une main, il a les armes pour rejoindre et même dépasser son compatriote. Avec Shapovalov, Stefanos Tsitsipas redonne espoir aux amateurs de ce coup qui craignaient de le voir disparaître avec la retraite proche des Federer, Wawrinka ou Gasquet notamment.

 

Femmes :

Ashleigh Barty (AUS, 21 ans, 325e -> 17e) :

Grand espoir du tennis australien au début de la décennie, Ashleigh Barty n’a que 15 ans lorsqu’elle s’impose à Wimbledon chez les juniors. Ses premiers pas chez les pros sont plutôt bons. Elle remporte quatre ITF en 2012 et grimpe jusqu’à la 129e place mondiale l’année suivante. Mais c’est en double qu’elle se fait essentiellement remarquer en atteignant, notamment, la finale à l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open en 2013. A la fin de cette saison, elle pointe même au 12e rang de la discipline. Son incapacité à réaliser des performances de même niveau en simple va toutefois la décider à faire un break avec le tennis à la fin de l’été 2014. Elle décide de revenir début 2016, d’abord en double puis aussi en simple à partir de l’été. Cette fois, elle atteint son premier quart en tournoi WTA et termine la saison tout près du Top 300.

Invitée à Brisbane en début d’année, elle franchit un tour puis pousse aux trois sets Angélique Kerber, n°1 mondiale à l’époque. A l’Open d’Australie, elle parvient pour la première fois au troisième tour d’un Grand-Chelem. Elle prend alors part aux qualifications du tournoi de Kuala Lumpur, rejoint le tableau final puis poursuit sa route jusqu’à la victoire. Si le tournoi était vraiment faible (sa meilleure adversaire était 97e mondiale), ce premier succès sur le grand circuit la conforte dans sa décision de poursuivre sa carrière. Battue au deuxième tour à Miami puis en qualifs à Rome, elle se hisse à nouveau en quart à Strasbourg avant de perdre d’entrée à Roland-Garros.

A nouveau quart de finaliste à Nottingham, elle réalise un splendide parcours au « Premier » de Birmingham où elle bat notamment Muguruza et ne s’incline qu’en finale et en trois sets contre Kvitova. A Wimbledon, elle a la malchance de tomber d’entrée contre Elina Svitolina, la 4e tête de série. Elle perd toutefois avec les honneurs. Durant l’été, tant à Toronto qu’à Cincinnati, elle sort des qualifs et atteint les huitièmes de finale. Dans l’Ohio, elle se permet même de battre Venus Williams. Elle atteint une nouvelle fois le troisième tour d’un Grand-Chelem à l’US Open où elle n’est battue que par la future gagnante Sloane Stephens. Sa plus belle perf de l’année, elle la réussit au tournoi « Premier 5 » de Wuhan où elle bat Konta, Radwanska, Pliskova et Ostapenko avant de ne céder que de justesse en finale contre Caroline Garcia.

Cette performance lui permet de faire son entrée dans le Top 20 et d’être qualifiée pour le « Masters bis » de Zhuhai où elle ne s’arrête qu’en demi-finale. Durant son break, Ashleigh s’est changé les idées en pratiquant le cricket… en première division australienne ! Elle a en effet disputé une saison dans l’équipe des Brisbane Heat. Ce break lui a redonné envie de tennis et, avec son très bon coup droit, ses changements de rythme et son jeu très varié, elle possède toutes les armes pour venir s’installer dans le Top 10 en 2018. Et elle n’a que 21 ans !

Anett Kontaveit (EST, 22 ans à noël, 112e -> 34e) :

Anett Kontaveit est à peu près de la même génération qu’Ashleigh Barty (elles ont quatre mois de différence) mais elle était un peu moins précoce que l’Australienne. Elle a déjà presque 18 ans lorsqu’elle atteint son meilleur classement chez les juniors, la 4e place, après avoir atteint la finale de l’US Open. Sa progression au classement WTA n’est pas très rapide mais est assez constante jusqu’en 2015 où elle atteint le Top 100 après un huitième de finale dans le Grand-Chelem new-yorkais. Elle en ressort toutefois en 2016 après avoir perdu au premier tour des quatre « Majors ».

Et la série se poursuit à l’Open d’Australie 2017 où elle s’incline d’entrée contre Maria Sakkari. Elle s’impose toutefois dans un ITF de $60.000 en France puis sort des qualifications à Budapest, Indian Wells et Miami. En Floride, elle réussit même à se hisser au troisième tour du tableau final ce qui lui permet de faire son retour dans le Top 100. En avril, elle atteint sa première finale WTA au nouveau tournoi de Bienne en battant notamment Elise Mertens. Sur terre-battue, elle sort encore des qualifications à Stuttgart, à Madrid et à Rome. En Allemagne, elle se hisse en quart en prenant la mesure de Garbiñe Muguruza. En Italie, elle bat cette fois Angélique Kerber, alors toujours n°1 mondial, et ne perd également qu’en quart contre Simona Halep. L’Espagnole prend toutefois sa revanche au deuxième tour de Roland-Garros.

Elle prouve également ses qualités sur gazon pour remporter son premier titre WTA à Rosmalen, sans toutefois rencontrer de joueuse du Top 30. A Wimbledon, elle se hisse au troisième tour et ne s’incline que de justesse contre Caroline Wozniacki. Début juillet, elle atteint une nouvelle finale, à Gstaad. Le reste de sa saison est par contre nettement plus faible. Elle s’incline d’entrée lors de trois tournois aux Etats-Unis (Cincinnati, New Haven et l’US Open) et ne remporte que deux rencontres lors des cinq épreuves qu’elle dispute durant l’automne.

Ces quatre derniers mois très difficiles ne l’empêchent pas de terminer sa saison à une très jolie 34e place (elle était 27e en juillet). Elle devra toutefois compter sur des forfaits pour être tête de série à l’Open d’Australie et pourrait donc avoir un premier tour très difficile. Son jeu de fond de court très offensif et son jeu de jambe rapide font d’elle une joueuse capable de s’imposer sur toutes les surfaces. Elle ne manque en plus pas de caractère ce qui est indéniablement un plus si elle veut réaliser son rêve de faire partie du Top 10.

Natalia Vikhlyantseva (RUS, 20 ans, 161e -> 55e) :

Au contraire de celle d’Anett Kontaveit, la progression de Natalia Vikhlyantseva au classement WTA a été fulgurante. Jusqu’en 2014, la Russe s’est concentrée sur le circuit junior avec quelques bons résultats dans des tournois importants (comme une finale au Grade A de Merida) mais aucune performance notable en Grand-Chelem. Elle était toutefois 18e mondiale peu avant ses 17 ans, au moment où elle décide de laisser tomber le circuit junior pour ne plus jouer que chez les adultes. Un choix judicieux puisqu’elle passe de la 998e à la 161e place en deux ans.

Elle débute alors 2017 par les qualifications de l’Open d’Australie dont elle parvient à s’extirper avant de remporter son premier match dans un tableau final de Grand-Chelem contre Vania King. Elle reçoit alors une invitation pour le tournoi de St Petersbourg où elle bat Daria Kasatkina puis profite du forfait de Simona Halep pour rejoindre les demi-finales. Elle perd ensuite en qualifs à Dubai, Indian Wells et Stuttgart, ainsi qu’au premier tour du tableau final de Miami. A Prague, elle sort du tableau préliminaire et gagne encore un match dans le grand tableau. Mais elle subit alors une série de cinq défaites consécutives, soit en qualif (Madrid et Rome), soit en tableau final (Strasbourg, Roland-Garros et le WTA 125 de Bol).

Elle marque un nouveau grand coup sur le gazon de Rosmalen où elle atteint la toute première finale de sa carrière, battue par Kontaveit. Elle est ensuite à nouveau éliminée d’entrée à Birmingham et à Wimbledon. Son été n’est pas très bon non plus. Elle franchit bien un tour dans le tableau final de Stanford et de Cincinnati (dans ce dernier, elle était lucky loser) mais elle perd aussi en qualifs à Toronto et New Haven. A l’US Open, elle s’incline au premier tour contre une qualifiée. Sa tournée asiatique n’est pas plus brillante mais elle termine la saison sur une très bonne note. Devant son public de Moscou, elle bat Elena Vesnina et se hisse en demi-finale où elle ne s’incline que de justesse face à la future gagnante Julia Goerges.

Cette victoire contre Vesnina est la première de la carrière de Natalia contre une joueuse du Top 20. Elle a également battu 5 autres Top 50 et atteint une première finale, sans oublier ses deux demis en tournoi « Premier ». Un parcours plutôt impressionnant pour une première saison sur le circuit, même si elle s’est montré très inconstante avec également 12 défaites d’entrée. Elle a également pu disputer son premier match de Fed Cup et même apporter le point décisif à son pays, ce qui est assurément un tournant dans la carrière d’une jeune joueuse.

Marketa Vondrousova (TCH, 18 ans, 376e -> 67e) :

La plus prometteuse joueuse du Top 100 est sans doute Marketa Vondrousova. Elle en est en tout cas la plus jeune. La Tchèque fut première mondiale chez les juniors en mai 2015 un mois avant son 16e anniversaire. Nous vous la présentions d’ailleurs dans nos rétrospectives des meilleurs juniors cette année-là. Mais une blessure au coude a freiné sa progression en 2016. Elle n’a pas pu disputer le moindre tournoi après le mois de mai et son classement n’a donc pas évolué.

Elle débute l’année à la 376e place et retrouve rapidement le goût de la victoire dans deux petits ITF, un $15.000 en Allemagne et un $25.000 en France où elle sortait des qualifs. Elle part alors pour l’Australie pour disputer trois $25.000 et en revient avec deux finales et un quart. Après une demi dans un $60.000 en France, elle décide de prendre part aux qualifications du tournoi WTA de Bienne. Elle en sort assez difficilement mais poursuit sa route jusqu’en finale où elle prend la mesure d’Anett Kontaveit. Ce premier succès sur le grand circuit lui permet de faire un bond de plus de cent places. Son entrée dans le Top 100 est définitivement actée lorsqu’elle s’impose au $100.000 de Trnava.

Elle doit toutefois encore passer par les qualifications de Roland-Garros mais elle parvient à en sortir et à franchir un tour dans le grand tableau. Sur gazon, elle sort également des qualifs à Birmingham mais est ensuite éliminée d’entrée dans celles d’Eastbourne et dans le tableau final de Wimbledon. Elle se reprend en juillet en remportant un nouveau tournoi ITF devant son public du $80.000 de Prague. A l’US Open, elle a la malchance de tomber d’entrée contre Svetlana Kuznetsova mais elle ne s’incline qu’au tie-break du dernier set. Elle dispute encore le tournoi WTA de Tashkent où elle franchit le premier tour.

A l’image d’Ashleigh Barty, Marketa est une joueuse qui varie beaucoup et joue beaucoup avec les angles, à cette exception près qu’elle est gauchère. Sa victoire à Bienne n’était que le deuxième tournoi WTA qu’elle disputait dans sa carrière. Au lendemain de cette victoire, elle s’est envolée pour la Floride afin de participer à sa première rencontre de Fed Cup lors de la demi-finale du Groupe Mondial. D’abord largement battue par Coco Vandeweghe, elle a ramené son équipe à 2/2 contre Lauren Davis le dimanche. La Tchéquie a fini par perdre ce match mais elle s’est peut-être trouvé une nouvelle championne.

Kaia Kanepi (EST, 32 ans, 376e -> 99e) :

Kaia Kanepi est une ancienne joueuse du Top 20 (elle était 15e mondiale en 2012) et cinq fois quart de finaliste en Grand-Chelem avant cette année. Les spectateurs belges la connaissent d’ailleurs bien puisqu’elle avait été découverte fin 2006 en atteignant la finale du tournoi WTA d’Hasselt contre Kim Clijsters. Et en 2013, elle remportait le plus gros tournoi de sa carrière à Bruxelles. Mais les blessures n’ont pas cessé de la perturber depuis lors.

Elle a été contrainte à un repos forcé après un quart de finale à Roland-Garros en 2012 et ce durant dix mois, en raison d’un problème au talon d’Achille. L’an dernier, c’est une nouvelle blessure au pied qui la force à s’arrêter, cette fois pour une année complète jour pour jour. Elle a même un temps pensé arrêter totalement sa carrière avant de reprendre lors d’un ITF de $25.000 à Essen. A ce moment là, son classement avait chuté à la 630e place. En Allemagne, elle ne tarde pas à retrouver son meilleur niveau et remporte la finale contre une autre ancienne connaissance du circuit : Patty Schnyder. La Suissesse est d’ailleurs obligée de jeter l’éponge lors de leur troisième set.

Elle prend part aux qualifications de Wimbledon mais ne parvient pas à rejoindre le tableau final. Idem au tournoi WTA de Bucarest. Elle redescend alors au niveau le plus bas pour disputer un $15.000 chez elle, en Estonie. Elle le remporte bien sûr en ne laissant jamais plus de quatre jeux à ses adversaires. Elle se rend ensuite à l’US Open dans l’espoir de pouvoir enfin rejoindre le tableau final. Elle y parvient et poursuit sa route jusqu’en quart de finale, le sixième de sa carrière en Grand-Chelem. En fin d’année, elle réussit encore à sortir des qualifications à Moscou puis à remporter un troisième ITF (un $25.000 à Nantes) avant de rejoindre les quarts de finale du WTA 125 de Limoges pour terminer dans le Top 100.

Il y avait d’autres évidences pour compléter ce classement des meilleures entrées. Elise Mertens bien sûr qui a même été nommée par la WTA parmi les plus belles progressions de la saison. Mais son parcours sera détaillé dans notre Top 10 belge. Il y avait Maria Sharapova également qui, non classée en début de saison, parvient à terminer à la 60e place. Mais on sait pour quelle raison elle avait disparu des tablettes et, dans ces circonstances, un retour dans le Top 100 n’a rien de vraiment exceptionnel.



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