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Le Top 10 Féminin

L’Année 2016 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2017. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2016. Deuxième partie : le Top 10 de la WTA

1. Angélique Kerber (ALL), n°10 fin 2015, 29 ans mi-janvier :

La fin de saison 2015 avait laissé transparaître quelques failles dans la carapace de Serena Williams et ce n'est pas une surprise de voir l'Américaine céder son trône un an plus tard. Un trône qu'elle a tout de même trusté depuis février 2013 ! Pour autant, ils n'auraient pas été nombreux début janvier à imaginer que celle qui la remplacerait serait Angélique Kerber. A presque 28 ans alors, l'Allemande aux origines polonaises n'avait pas encore atteint la moindre finale en Grand-Chelem et seulement deux demis. De plus, son année 2015 n'a rien eu d'exceptionnel puisqu'elle la termine à la 10e place, avec certes 4 titres en « Premier » mais pas la moindre accession en deuxième semaine des tournois majeurs.

Et pourtant, après une première finale au tournoi de Brisbane, elle va soulever son premier trophée en Grand-Chelem à l'Open d'Australie... en venant à bout de Serena Williams en trois sets en finale. Après ce véritable coup de tonnerre, elle va se faire nettement plus discrète jusqu'à la mi-saison. Ses six premiers mois de 2016 sont encore marqués par une demi à Miami et la confirmation de son titre à Stuttgart. Mais elle subit également de très nombreuses défaites d'entrée dans les tournois les plus importants : A Doha, Indian Wells, Madrid et Rome. A Roland-Garros, elle est surprise par Kiki Bertens, 58e à la WTA, en trois sets. Une défaite moins déshonorante qu'il n'y paraît vu que la Néerlandaise va poursuivre sa route jusqu'en demi.

C'est l'été de Kerber qui va lui permettre de décrocher cette première place mondiale. A Wimbledon tout d'abord, elle domine Simona Halep et Venus Williams pour ne s'incliner qu'en finale face à... Serena. Après une demi à Montréal, elle dispute une nouvelle finale importante aux Jeux olympiques où elle se laisse emporter par la tornade Puig. A Cincinnati, elle bat à nouveau Halep mais doit laisser la victoire finale à Karolina Pliskova, sans doute un peu en raison de l'enjeu puisqu'une victoire lui aurait déjà permis de s'emparer de la première place. Elle y parvient trois semaines plus tard en remportant son deuxième Grand-Chelem à l'US Open. Sa tournée asiatique durant l'automne est un échec et c'est grâce au retrait de Serena Williams qu'elle réussit à rester n°1.

Elle réalise toutefois un très bon Masters où elle se qualifie pour la finale sans frémir mais y est encore battue par Dominika Cibulkova. Ces nombreuses défaites en finale (5 dont 4 dans des tournois très importants) représentent un point négatif dans une saison aussi remarquable mais sont aussi une preuve qu'elle peut encore progresser, notamment sur le plan mental. Sa capacité à défendre son titre à Melbourne sera déterminante dans sa défense de sa première place en 2017.

2. Serena Williams (USA), n°1 fin 2015, 35 ans :

L'année 2015 aurait pu être la plus grande saison de la carrière, pourtant déjà magnifique, de Serena Williams. Avec 5 titres dont trois Grand-Chelems et la possibilité de faire la passe de quatre à l'US Open, elle dominait largement (pas toujours sur le terrain mais du moins dans les chiffres) ses adversaires. Mais sa demi-finale perdue à New-York contre Roberta Vinci a été une rupture. Touchée mentalement, l'Américaine n'a plus remis les pieds sur un court cette année-là, invoquant une grande fatigue.

Cette pause lui a sans doute fait du bien puisqu'elle a attaqué l'Open d'Australie 2016, tambour battant, donnant la leçon à Maria Sharapova et Agnieszka Radwanska. Mais sa défaite en finale contre Kerber montre qu'elle n'a plus l'assurance qu'elle avait auparavant, notamment lors des finales. Une impression confirmée à Indian Wells où c'est cette fois Victoria Azarenka qui lui fait rater la dernière marche. Plus inquiétant, lors de « son » tournoi de Miami (qu'elle a remporté 8 fois), elle est battue dès les huitièmes par Svetlana Kuznetsova. Malade, elle fait l'impasse sur le tournoi de Madrid mais semble retrouver la forme sur terre-battue puisqu'elle s'impose à Rome puis atteint la finale à Roland-Garros. Comme à Melbourne, elle ne parvient pas à se transcender lors de ce match et laisse Garbiñe Muguruza filer vers son premier titre majeur.

Défaite pour la troisième fois d'affilée en Grand-Chelem, elle ne va pas laisser passer l'occasion d'inscrire un nouveau titre majeur dans son jardin de Wimbledon. Ce septième titre à Londres, où elle prend sa revanche sur Kerber en finale, lui permet d'égaler le record de 22 titres majeurs dans l'ère Open détenu par Steffi Graf. Malheureusement cette victoire ne relance pas sa saison, loin s'en faut. Une douleur à l'épaule la pousse au forfait à Montréal et Cincinnati et elle est battue dès le troisième tour des Jeux olympiques dont elle avait fait un objectif majeur. Insuffisamment préparée, elle est à nouveau battue en demi-finale de l'US Open, cette fois par Karolina Pliskova. Cette défaite précipite sa chute de la première place mondiale. Comme en 2015, elle renonce alors à disputer la tournée asiatique, invoquant toujours la même inflammation à l'épaule.

A 35 ans, l'avenir de Serena est évidemment en suspens. Elle n'a disputé que 7 tournois cette saison, certes avec encore de beaux restes puisqu'elle a encore remporté un Grand-Chelem et atteint deux autres finales. Mais c'est toutefois sa saison la plus « maigre » depuis 2006, année où elle n'avait joué que durant l'été en raison de nombreuses blessures. Les pauses qu'elle est maintenant obligée de prendre deviennent de plus en plus longues et de plus en plus nombreuses ce qui n'est pas de bon augure. Bien sûr, avec son mental hors catégorie, elle est toujours capable de revenir à son meilleur niveau le temps d'un tournoi, y compris durant les deux semaines d'un Grand-Chelem.

3. Agnieszka Radwanska (POL), n°5 fin 2015, 27ans :

L'un des noms qui revenaient le plus souvent lorsqu'on évoquait les adversaires potentielles de Serena Williams cette année est celui d'Agnieszka Raswanska. Il faut dire que la fin de saison 2015 de la Polonaise avait été assez exceptionnelle avec, en l'espace de 5 semaines, trois titres à Tokyo, à Tianjin et au Masters de Singapour ainsi qu'une demi-finale au « Mandatory » de Pékin.

Agnieszka a d'ailleurs poursuivi sur sa lancée en janvier puisqu'elle s'est imposée à Shenzhen et a atteint les demi-finales de l'Open d'Australie, sa première en Grand-Chelem en dehors de Wimbledon. Mais après deux autres demi-finales importantes à Doha et Indian Wells, les choses ont commencé à se compliquer. Elle ne dispute que très peu de tournois sur terre-battue (sa moins bonne surface il est vrai) et y est battue assez rapidement. Elle s'incline ainsi d'entrée à Madrid puis en huitième à Roland-Garros, face à Tzvetana Pironkova et dans un match rendu très compliqué par la pluie.

Sa saison sur gazon n'est guère plus réjouissante. Elle y perd deux fois contre Dominika Cibulkova, en quart à Eastbourne et en huitième à Wimbledon (9/7 au dernier set). Elle connaît une nouvelle grosse désillusion aux Jeux olympiques où elle est surprise d'entrée par la Chinoise Saisai Zheng. Elle se reprend enfin à la fin de l'été en se hissant en quart à Cincinnati et surtout en remportant le tournoi de New Haven. A l'US Open, elle semble sur la route d'un bon parcours mais elle est dominée en huitième par la jeune Croate Ana Konjuh. Sa tournée asiatique est à nouveau très bonne puisqu'elle atteint deux demis et un quart et, surtout, elle s'impose à Pékin, l'un des plus gros tournois de la saison, pour la deuxième fois de sa carrière. Aux Masters, elle sort des poules avec deux victoires mais doit s'avouer vaincue face à Angélique Kerber.

Radwanska a souvent trouvé sur sa route Serena Williams ces dernières années, notamment lors de sa seule finale en Grand-Chelem à Wimbledon en 2012. Et en 10 confrontations, elle ne lui a pris qu'un seul set. Le déclin probable de l'Américaine devrait lui ouvrir des portes dans les deux ou trois prochaines années. La Polonaise pourrait même viser la première place. Mais pour ça, elle va devoir se montrer nettement plus régulière que cette année, et pas seulement lors de la tournée en Asie.

4. Simona Halep (ROU), n°2 fin 2015, 25 ans :

S'il y a bien une joueuse réputée pour sa régularité, c'est Simona Halep. L'an dernier sur les 9 principaux tournois de la WTA, elle s'est ainsi imposée deux fois et a atteint deux autres finales ainsi que deux demis. En Grand-Chelem, par contre, elle n'avait disputé qu'une seule demi-finale ce qui l'avait empêché de se montrer véritablement dangereuse pour la première place mondiale.

Quelques petits soucis de santé, notamment une blessure à la cheville, vont pourtant la faire passer un peu à côté de son début de saison. Elle est surprise au premier tour de l'Open d'Australie ainsi qu'à Dubai et à Doha. Si elle se reprend un peu en mars en atteignant les quarts à Indian Wells et Miami, elle a tout de même reculé à la 6e place mondiale lorsque débute la saison sur terre. Elle y remporte assez facilement l'un des plus gros titres de sa carrière au « Mandatory » de Madrid mais est encore surprise au premier tour à Rome et en huitième à Roland-Garros.

Son été sera toutefois bien meilleur. Elle ne perd qu'en deux sets serrés en quart de finale de Wimbledon face à Angélique Kerber. Elle s'impose alors chez elle sur la terre-battue de Bucarest puis au « Premier 5 » de Montréal. Après une demi à Cincinnati, elle atteint les quarts de l'US Open où c'est cette fois Serena Williams qui doit s'employer pour la battre. Après une nouvelle demi à Wuhan, elle connaît une fin de saison un peu difficile avec une élimination en huitième à Pékin et dès les poules lors des Masters.

A l'image de Radwanska, Simona Halep devrait se rapprocher du top si le déclin de Serena Williams se confirme. A cette différence près que la Roumaine est deux ans et demi plus jeune et peut donc s'installer plus durablement au sommet. Mais elle devra, pour cela, aller chercher son premier titre en Grand-Chelem.

5. Dominika Cibulkova (SLQ), n°38 fin 2015, 27 ans :

Le retour inattendu de la saison a été signé par Dominika Cibulkova. Entrée dans le Top 10 durant le printemps 2014 en grande partie grâce à une finale à l'Open d'Australie, la Slovaque est ensuite retombée au 66e rang mondial en février 2016. Une opération au talon d’Achille qui lui a fait rater une bonne moitié de la saison 2015 en est la principale raison.

Mais après une tournée australienne un peu difficile (marquée par une défaite d'entrée à Melbourne), elle atteint sa première finale depuis 22 mois à Acapulco en février. Son vrai retour, elle le fait au printemps. Elle remporte son cinquième titre à Katowice, sur dur intérieur, avant d'atteindre sa première finale dans un « Mandatory » à Madrid où elle bat Agnieszka Radwanska. A Roland-Garros, elle se hisse au troisième tour et n'est battue qu'en trois manches par Carla Suarez Navarro.

Dominika réalise alors une très bonne tournée sur gazon qui n'est pourtant pas sa meilleure surface. Elle s'impose à Eastbourne et se hisse en quart à Wimbledon, en prenant à chaque fois à nouveau le dessus sur Radwanska. Son été est un peu moins bon puisqu'elle ne signe qu'une demi à Stanford et perd au troisième tour de l'US Open. Mais sa fin de saison est tout bonnement exceptionnelle avec une victoire au « Premier 5 » de Wuhan, une autre à Linz et, surtout, une aux Masters de Singapour. Sortie des poules par la toute petite porte avec seulement une victoire, elle domine Angélique Kerber en deux sets en finale à la surprise générale.

Cette victoire permet à la Slovaque de se hisser dans le Top 5 pour la première fois. Son come-back l'a donc menée plus haut encore qu'elle ne l'était avant sa blessure. Joueuse complète et bagarreuse, elle manque sans doute un peu de puissance pour venir se joindre à la bataille pour la première place qui s'annonce rude en 2017. A moins qu'elle n'ait encore les moyens de nous surprendre.

6. Karolina Pliskova (TCH), n°11 fin 2015, 24 ans :

Les progrès de Karolina Pliskova cette saison étaient au contraire totalement attendus. La Tchèque progresse chaque année, tant au classement que dans ses performances dans les gros tournois. Il lui manquait encore un titre important et un gros parcours en Grand-Chelem pour rejoindre le top. C'est maintenant fait.

Après un début de saison un peu compliqué (troisième tour à Melbourne, premiers à Doha et Dubai), Karolina a réussi un très bon tournoi à Indian Wells où elle ne s'est arrêtée qu'en trois sets contre la future gagnante Victoria Azarenka. Par contre, sa saison sur terre-battue sera nettement moins bonne. Elle atteint bien une demi chez elle à Prague mais est battue au deuxième tour à Madrid puis au premier à Rome et à Roland-Garros.

Elle remporte son quatrième titre sur le gazon de Nottingham puis atteint la finale à Eastbourne mais est surprise au deuxième tour de Wimbledon. C'est en août qu'elle connaît la meilleure partie de sa saison puisqu'elle s'impose au « Premier 5 » de Cincinnati pour signer son plus gros titre en privant Angélique Kerber de la première place mondiale en finale. A l'US Open, elle se hisse même en finale en battant Venus et Serena Williams mais cette fois Kerber prend sa revanche. Sa fin de saison est un petit peu moins bonne et elle manque de très peu la qualification pour les demi-finales des Masters.

Comme en 2015, elle joue un rôle déterminant dans le succès de son pays en Fed Cup. En finale, sans jouer son meilleur niveau, elle gagne un point déterminant au forcing (16-14 au dernier set) lors du premier match avant d'apporter le dernier point en double. L'année de ses 25 ans pourrait être un tournant dans la carrière de Pliskova. Elle sera en tout cas une gagnante potentielle en Grand-Chelem.

7. Garbiñe Muguruza (ESP), n°3 fin 2015, 23 ans :

Bizarrement, la saison de Garbiñe Muguruza est plutôt un échec. La jeune Espagnole l'avait entamée dans la peau de la 3e mondiale et prête à en découdre pour la première place. Douze mois plus tard, elle se retrouve quatre places plus loin avec quelques fameuses contre-performances à la clef. Mais bien sûr, il y a eu l’embellie de Paris.

Les six premiers mois de Muguruza représentent bien l'ensemble de son année. Elle y réalise quelques bonnes performances comme un quart à Doha, un huitième à Miami (seulement battue par la future gagnante Victoria Azarenka) et une demi à Rome. Mais elle connaît aussi de moins bon passage comme son élimination au troisième tour de l'Open d'Australie, dès son entrée à Indian Wells ou encore au deuxième tour de Madrid. Et puis est arrivé Roland-Garros. Après un petit set de mise en jambe, elle s'y montre irrésistible pour battre notamment trois vainqueurs de Grand-Chelem : Svetlana Kuznetsova, Sam Stosur et Serena Williams en finale.

On la croit alors lancée mais sa saison sur gazon est un échec. Elle s'incline contre une qualifiée au deuxième tour de Wimbledon alors qu'elle avait une finale à défendre. Aux Jeux olympiques, elle franchit deux tours mais est ensuite balayée par la tornade Puig qui ne lui laisse que deux jeux. Après une bonne demi-finale à Cincinnati, elle est à nouveau battue au deuxième tour à l'US Open. Sa fin de saison est aussi assez faible et elle termine les Masters avec une seule victoire (et donc une élimination) en poule.

Dotée d'un gros service, d'un jeu de fond de court agressif et d'un caractère bien trempé, Muguruza a tous les atouts pour devenir l'une des stars d'un circuit WTA qui en recherche. Et elle a ajouté à cela l'expérience d'une victoire en Grand-Chelem à un âge encore fort jeune. Mais elle devra d'abord digérer cette fin de saison difficile ce qui pourrait mettre plusieurs mois. Elle pourrait donc revenir très fort en deuxième partie de saison.

8. Madison Keys (USA), n°18 fin 2015, 21 ans :

Deuxième « nouvelle entrante » de ce Top 10, Madison Keys est aussi la plus jeune et sans doute la plus prometteuse. Quelques jours avant son vingtième anniversaire, la native de l'Illinois disputait sa première demi-finale en Grand-Chelem à Melbourne en 2015. C'est le résultat qui l'a révélée aux yeux du grand public. Rien de tel cette saison mais une belle constance au plus haut niveau.

La saison a pourtant assez mal débuté avec une blessure qui l'arrête en huitième de l'Open d'Australie contre une qualifiée puis qui sera à l'origine de plusieurs défaites d'entrée comme à Indian Wells ou à Charleston. Elle parvient tout de même à se hisser en quart à Miami. Elle retrouve ses moyens à la fin de la saison sur terre-battue ce qui lui permet d'atteindre sa première finale importante à Rome (en battant Muguruza). A Roland-Garros, elle se hisse en huitième mais est victime de la tornade Bertens.

Elle remporte ensuite le deuxième titre de sa carrière (et le deuxième sur gazon !) à Birmingham, avant de s'arrêter à nouveau en huitième à Wimbledon, cette fois par Simona Halep et en trois sets. Elle retrouve cette même Halep pour sa deuxième grande finale de l'année à Montréal (après avoir battu Venus Williams) puis manque de très peu une médaille olympique puisqu'elle atteint les demi-finales à Rio mais s'incline en trois sets dans le match pour la médaille de bronze. Elle ne rejoue plus avant l'US Open où, pour la quatrième fois de la saison, elle est éliminée en huitième d'un Grand-Chelem. En fin de saison, des demi-finales à Pékin et à Linz lui assurent une première qualification pour les Masters de Singapour où elle est éliminée en poule... non sans avoir dominé la future gagnante Dominika Cibulkova.

Avec le peu de points qu'elle doit défendre jusqu'au printemps, Madison Keys pourrait encore progresser au classement dans les mois qui viennent. Dotée d'un gros service et d'un jeu de fond puissant, elle devrait s'installer durablement dans le Top 5 et briller en Grand-Chelem.

9. Svetlana Kuznetsova (RUS), n°25 fin 2015, 31 ans :

Plus encore que celui de Dominika Cibulkova, le retour de Svetlana Kuznetsova est pour le moins inattendu. L'ancienne double gagnante en Grand-Chelem n'a plus atteint la moindre demi-finale dans un tournoi majeur depuis son sacre à Roland-Garros en 2009 et n'est plus apparue dans le Top 10 depuis l'année suivante.

L'année commence bien avec un titre à Sydney où elle domine Simona Halep. Elle est par contre surprise dès le deuxième tour à Melbourne. Après un match dantesque en Fed Cup (plus de 4h, record de la compétition) contre Hogenkamp, elle est éliminée rapidement à Dubai, Doha et Indian Wells. Elle crée pourtant la surprise à Miami en battant la sextuple gagnante Serena Williams avant de poursuivre sa route jusqu'en finale. Sa saison sur terre-battue est plutôt bonne avec une demi à Prague et un quart à Rome. A Roland-Garros, elle est battue en deux sets et en huitièmes par la future gagnante Garbiñe Muguruza.

A Wimbledon, c'est un nouveau huitième qui l'attend et Serena y prend sa revanche non sans avoir dû cravacher durant le premier set. Quart-de-finaliste à Montréal et Cincinnati, elle est battue en huitième des J.O. puis subit la loi de Caroline Wozniacki au deuxième tour de l'US Open. Sa fin de saison est excellente puisqu'elle atteint les demi-finales à Wuhan (en battant Radwanska) et Tianjin et, surtout, en conservant son titre à Moscou. C'est ce dernier titre qui lui permet d'obtenir in extremis le dernier ticket pour le Masters de Singapour où elle parvient à battre Radawanska et Pliskova en poule et ne s'incline que de justesse en demi-finale contre la future lauréate.

A 31 ans, Kuznetsova n'a pas encore dit son dernier mot. Même si elle n'a plus disputé un quart en Grand-Chelem depuis deux ans et demi, elle reste une valeur sûre du circuit. Elle n'a en tout cas rien perdu de son légendaire fighting spirit qui rend certains de ses matchs épiques.

10. Johanna Konta (GBR), n°47 fin 2015, 25 ans :

L'entrée dans le Top 10 la plus inattendue est sans conteste celle de Johanna Konta. La Britannique née en Australie végétait encore aux alentours de la 150e place et parcourait les tournois ITF il y a un an et demi. Quelques bons résultats durant la tournée sur gazon 2015 puis un huitième à l'US Open et un quart à Wuhan lui ont permis de débuter l'année dans le Top 50.

Rien ne laissait pourtant présager une telle saison de sa part, d'autant qu'elle la débute par deux défaites au premier tour à Shenzhen et à Hobart. C'est à l'Open d'Australie qu'elle explose littéralement en se hissant en demi-finale en battant notamment Venus Williams. Elle confirme cette belle performance en atteignant les huitièmes à Indian Wells et les quarts à Miami. Moins à l'aise sur terre-battue, elle se hisse tout de même en huitièmes à Rome mais perd tous ses autres matchs, y compris son premier tour à Roland-Garros contre Julia Goerges.

Elle réalise encore un beau parcours dans sa ville d'Eastbourne où elle dispute les demi-finales mais elle est ensuite surprise par Eugénie Bouchard au deuxième tour de Wimbledon. Konta débute un été de folie en remportant son premier titre à Stanford (nouvelle victoire contre Venus) puis en se hissant en quart à Montréal et aux Jeux olympiques. Fin août, elle atteint à nouveau les huitièmes à l'US Open. Par la suite, elle réalise encore une bonne tournée asiatique avec un nouveau quart à Wuhan et surtout une finale au « Mandatory » de Pékin (victoires contre Pliskova et Keys). Une blessure aux adducteurs la force tout de même au forfait à Hong-Kong ce qui la prive de Masters. Elle dispute néanmoins le « Masters bis » de Zhuhai où elle sort des poules mais est battue en demi.

Née à Sydney de parents Hongrois, Johanna Konta revient en Europe à 14 ans, d'abord à Barcelone puis, rapidement, sa famille s'installe en Angleterre. Elle obtient la nationalité britannique en 2012. Ce parcours atypique explique peut-être en partie son éclosion tardive. Mais pour elle le plus dur reste à faire en 2017 : confirmer.

 

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