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Le top 10 (féminin)

1. Justine Hénin-Hardenne (BEL), n° 5, 21 ans

Qui, il y a douze mois à peine, aurait parié sur la prise de pouvoir de Justine ? Pas grand monde assurément tant la Rochefortoise semblait empêtrée dans ses complexes d’infériorités. Son jeu était déjà en place, suscitant l’émerveillement des spécialistes, mais dès qu’il s’agissait de le produire face à une joueuse du top (les sœurs Williams et Clijsters en particulier), le papillon retournait dans sa chrysalide et Juju semblait lente et amorphe.
C’est l’hiver passé que tout se déclencha. Mise en confiance par son mariage et, surtout, par un entraînement physique très lourd avec le préparateur Pat Etcheberry, c’est une joueuse transformée qu’on retrouva en 2003. Pas à pas, elle se construisit ce mental d’acier qui lui faisait défaut. Par des victoires « physiques » sur Davenport à l’Open d’Australie et sur Capriati et Seles à Dubaï. Et quand vint le début de la saison sur terre-battue, Justine n’avait plus le moindre doute sur ses capacités.
Bien sûr, elle n’aurait sans doute pas dépassé Serena Williams cette saison si celle-ci ne s’était pas blessée. Mais le fossé qui existait l’année passée entre les deux joueuses serait de toutes façons comblé. D’ailleurs, lors de leurs trois confrontations de la saison, Justine s’imposa deux fois. C’est un signe qui ne trompe pas.
Les moments fort de la saison de la Belge ? Les tournois sur terre, bien évidemment, où elle ne perdit qu’un match (demi-finale d’Amelia Island face à Dementieva) et remporta les Tiers I de Charleston et Berlin avant l’apothéose de Roland-Garros. Mais si tout le monde savait qu’elle était la reine de la terre, il lui restait à confirmer sur les surfaces dures où elle avait tant de mal auparavant. Elle l’a fait avec brio, remportant l’US Open après un match mémorable contre Capriati et deux autres Tiers I (Toronto et Linz, en salle). Huit victoires en tout dont deux Grands-Chelems et quatre Tiers I (4 des 5 auxquels elle a pris part !), c’est tout bonnement exceptionnel. En 2004, elle sera attendue au tournant. Un nouveau défi pour elle qui, aujourd’hui, adore ça !

2. Kim Clijsters (BEL), n° 4, 20 ans

Au contraire de Hénin dont la progression se fait toujours par à coups, la montée de Kim Clijsters a toujours été linéaire. Chaque année, elle franchit une étape de plus, remporte plus de tournois, est plus régulière en Grand Chelem et grimpe au classement. C'était donc plutôt elle qu’on voyait résister à l’emprise des sœurs Williams, surtout après sa superbe victoire au Masters.
Cette saison ne déroge pas à la règle. Avec huit victoires en tournois (dont le Tier I d’Indian Wells et, à nouveau, le Masters) et deux finales en Grand Chelem, plus une place de numéro un mondiale occupée plus de trois mois, 2003 est assurément un grand cru pour la Limbourgeoise.
Toujours aussi puissante mais de plus en plus régulière, Kim a démontré une belle évolution dans son jeu. De plus elle est apparemment définitivement débarrassée de ses douleurs au bras. Ca laisse entrevoir de belles possibilités pour l’année prochaine.
La première place mondiale, elle la cède en toute fin de saison et pour 75 points seulement. La lutte avec Justine Hénin se poursuivra dès janvier à l’Open d’Australie. Si son évolution reste linéaire, elle devrait, en 2004, porter ce dossard de n° 1 pour une plus longue période et remporter, enfin, ce titre du Grand Chelem qui manque toujours à son palmarès.

3. Serena Williams (BEL), n° 1, 22 ans

A jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts. Cet adage pourrait être appliqué à Serena Williams cette saison. Habituée depuis deux ans à jouer presque moitié moins de tournois que ses concurrentes, l’Américaine ne s’est pas rendue compte qu’au cas où une blessure lui empêcherait de terminer sa saison, elle n’aurait pas assez de point pour prétendre rester n° 1.
Effectivement, absente depuis Wimbledon pour cause de blessure au genou gauche mais aussi (surtout ?) d’une certaine lassitude du circuit, elle a dû laisser filer les deux Belges au classement (elle accuse un retard de 2637 points sur Clijsters). Heureusement pour elle, son début de saison avait été de très bonne facture (victoire à Melbourne, l’Open Gaz de France, Miami et Wimbledon), ce qui lui permet de s’accrocher à la 3è place.
En 2004, elle a promis de revenir et de reconquérir son trône. Avec les problèmes qui la touchent (une de ses sœurs a été assassinée) et le niveau atteint par Hénin et Clijsters, la tâche ne sera pas aisée.

4. Amélie Mauresmo (FRA), n° 6, 24 ans

Malgré une année partiellement perturbée par des blessures (elle n’a pu jouer ni à Melbourne, ni à Wimbledon), Mauresmo réalise la meilleure saison de sa carrière. La Française fait maintenant partie des meilleures joueuses sur terre-battue où elle a battu presque tout le monde en trois tournois (elle a remporté Varsovie et atteint les demi à Berlin et la finale à Rome).
Elle a également réalisé une excellente fin de saison en remportant le tournoi de Philadelphie et en atteignant la finale à Moscou et au Masters avant, cerise sur le gâteau, de mener son équipe à la victoire en Fed Cup. Ces résultats lui valent de terminer la saison dans les cinq meilleures pour la première fois de sa carrière.
Une chose la bloque toutefois encore pour passer à l’échelon suivant : une sorte de blocage mental qui l’empêche de jouer vraiment libérée dans les matchs important (ses quarts de finale à Roland-Garros et à l’US Open par exemple). Ce même problème que connaissait Justine Hénin il y a un an.
Qu’elle se rassure, c’est guérissable !

5. Lindsay Davenport (USA), n° 12, 27 ans

C’est la troisième saison d’affilée gâchée par des blessures pour Lindsay Davenport. Absente de la saison sur terre européenne, elle joua blessée à l’US Open avant de mettre un terme à sa saison dès le mois de septembre. Malgré cela, elle réalise une saison tout à fait honorable avec une nouvelle victoire au Tier I de Tokyo (sa 3è) et cinq autres finales (mais pas mieux que deux quarts en Grand Chelem).
Sa patience a toutefois des limites et elle a évoqué, à plusieurs reprises, sa fin de carrière. 2004 pourrait donc être sa dernière saison.

6. Jennifer Capriati (USA), n° 3, 27 ans

Saison plutôt médiocre pour Jennifer Capriati. Une seule victoire au modeste tournoi de New Haven (et après abandon de ses deux dernières adversaires !), deux finales et sa demi-finale à l’US Open comme meilleur résultat en Grand Chelem, c’est maigre pour celle qui était n° 1 il y a deux ans.
Elle a toutefois semblé être très proche des meilleures à plusieurs reprises (contre Hénin à New York, contre Clijsters au Masters). Pourra-t-elle à nouveau les battre en 2004 ?

7. Anastasia Myskina (RUS), n° 11, 22 ans

Chef de file de la nouvelle vague russe (dont il sera beaucoup question dans cette série d’article), Myskina réalise, de loin, sa meilleure saison avec quatre titres (dont son premier Tier I à Moscou) et ses deux premiers quarts de finale en Grand Chelem à Melbourne et New York. C’est dans les tournois en salle que son jeu à plat s’exprime le mieux. Pas étonnant, donc, qu’elle ait connu une fin de saison aussi tonitruante avec des victoires sur Clijsters, Hénin et Mauresmo.

8. Elena Dementieva (RUS), n° 19, 22 ans

Découverte en 2000 après un superbe tournoi olympique (elle fut médaillée d’argent à Sydney) et des demi-finales au Masters et à l’US Open, Dementieva a mis deux ans pour digérer son nouveau statut. Cette année, elle est revenue au premier plan avec une première victoire à Amelia Island (après des victoires sur Hantuchova, Hénin et Davenport !), suivie de deux autres, en fin d’année, à Bali et Shanghai.

9. Chanda Rubin (USA), n° 13, 27 ans

Ca paraît surréaliste tant elle semble faire partie des meilleures depuis très longtemps mais c’est la première fois que Chanda Rubin termine une saison dans le top10. Souvent blessée et assez irrégulière, en Grand Chelem surtout (elle n’a atteint qu’une demi-finale et trois quarts en 14 saisons !), l’Américaine n’est jamais parvenue à jouer du même niveau toute une année. Même constat en 2003 où quelques hauts (de belles victoires à Madrid et Eastbourne ainsi que trois autres finales) se sont mêlés à pas mal de bas (sa défaite au premier tour de l’US Open).

10. Aï Sugiyama (JAP), n° 24, 28 ans

Il aura fallu dix ans à Sugiyama pour prendre conscience de son potentiel en simple. Nettement plus régulière cette saison, elle a même réussi quelques belles performances sur terre (demi à Rome, huitième à Roland-Garros), sa moins bonne surface. Mais ce qu’elle retiendra sans doute le plus, c’est son tournoi de Scottsdale où la pluie la contraignit à jouer quatre matchs (demi et finale, en simple et en double) le même jour et… de les gagner tous les quatre !