Menu Jaune
Le site du Tennis Belge
| |
???? Nouvelles | Carnets de Notes | Dossiers | Retrospectives | Interviews | Grands-Chelems
???? Pros | Espoirs | Wheelchair | Belgian Circuit
?????????????????????????? Biographies Pros | Biographies Espoirs
??????????????? Iris Ladies Trophy | Corona Open | Ethias Trophy | Flanders Ladies Trophy | Ladies Trophy | Proximus Diamond Games | Tarkett Open
?????????????????????? Argayon cup | Astrid Bowl | Brussels IJO | Coupe De Borman | International Youth Tournament | Young Champions Cup (Hasselt)
?????????????????????? Top rank cette semaine | Top rank carrière | Titres année en cours | Titres double année en cours

Le Top 10 Féminin

1. Caroline Wozniacki (DAN), n°1 fin 2010, 21 ans :

Déjà fort critiquée il y a un an, la place de n°1 mondial de Caroline Wozniacki est de plus en plus décriée. Pour la deuxième saison consécutive, la Danoise termine en effet l’année sur la plus haute marche sans disputer la moindre finale en Grand-Chelem. C’est sa capacité à bien jouer les plus gros tournois « non obligatoires » (en dehors du Grand-Chelem et des quatre plus gros « Premier ») qui lui vaut de s’accrocher au sommet. Caroline a, en effet, remporté six titres cette saison. Ce qui est tout de même une belle performance même si un seul d’entre eux était un tournoi important (Indian Wells).
C’est surtout son début de saison qui fut bon, voire très bon. Avant l’été, elle ne comptabilisait que neuf défaites pour 51 victoires. Elle s’est imposée à Dubaï, Indian Wells, Charleston, Bruxelles et Copenhague. Elle atteint également les finales de Doha et Stuttgart et les demis à Rome. Malheureusement pour elle, elle passe à côté de ses grands rendez-vous. Ce n’était pas trop mal en Australie où elle passe à un point de la finale (battue par Na Li). C’était par contre nettement moins bien à Miami et Madrid (battue en huitième), à Roland-Garros (surprise dès le troisième tour) et à Wimbledon (nouvelle défaite de justesse en huitième). Peut-être touchée au niveau de la confiance, elle réalise une deuxième partie de saison nettement moins performante. Elle s’impose bien à New Haven et se hisse encore en demi à l’US Open (où elle n’a rien pu faire face à Serena Williams) mais elle subit également des défaites plutôt inquiétantes d’entrée de tournoi comme face à Vinci à Toronto ou McHale à Cincinnati.
Après ces résultats en dents de scie, il n’est pas surprenant qu’elle ne soit même pas parvenue à sortir des poules lors du Masters, chose qu’elle avait pourtant faite lors de ses deux premières participations. Malgré cette fin de saison médiocre, elle a donc occupé la place de n°1 mondiale toute l’année hormis une semaine en février. C’est une belle performance pour une joueuse encore très jeune. Mais sa récente baisse de forme pourrait rapidement lui coûter son strapontin.

2. Petra Kvitova (TCH), 34e, 21 ans :

Celle qui est la mieux placée pour chiper la première place de Wozniacki dans les semaines qui viennent n’est autre que la révélation de l’année : Petra Kvitova. Venue de la 34e place et inconnue du grand public (bien qu’âgée de trois mois de plus que la Danoise), elle a remporté six titres dont certains très prestigieux.
Dès le début de saison, elle évolue à un très haut niveau. Elle signe un premier succès à Brisbane avant de se hisser en quart de finale à Melbourne. A Paris, elle s’impose également après avoir donné une leçon en finale à Kim Clijsters, nouvelle n°1 le temps d’une semaine. Elle connait ensuite une petite baisse de régime de deux mois qui prend fin, malheureusement pour nous, lors de la demi-finale de Fed Cup où elle est la patronne du week-end.
Son printemps est ensuite tout simplement énorme. Après un nouveau succès au « Premier Mandatory » de Madrid, elle s’arrête en huitième de finale à Roland-Garros mais seulement face à la future gagnante. Sa défaite de justesse en finale à Eastbourne est vite effacée par son premier titre en Grand-Chelem dans le temple de Wimbledon. Etalant toute sa puissance durant la quinzaine, elle ne laisse aucune chance à la grande favorite Maria Sharapova en finale. 
Il lui faudra quelques mois pour digérer cet événement et son nouveau statut de star. Sa deuxième partie de saison est nettement moins bonne avec, notamment, des défaites au premier tour à l’US Open et à Pékin. Mais elle retrouve tout son tennis sur la fin pour s’imposer à Linz puis, surtout, au Masters qu’elle remporte sans perdre un match et en humiliant Caroline Wozniacki en poule. Elle conclut son année de la plus belle manière en apportant à son pays, grâce à ses deux victoires en simple, une succès en Fed Cup après lequel il courait depuis son indépendance.
Du haut de son mètre quatre-vingt, la tchèque possède une grosse frappe en service mais aussi une jolie patte de gauchère. Beaucoup voient en elle, à très court terme, la nouvelle dominatrice du circuit tant attendue après ces trois années de flottement. Elle en a assurément les armes mais devra commencer par prendre cette première place qui lui tend les bras.

3. Victoria Azarenka (BLR), 10e, 22 ans :

Celle qui pourrait peut-être l’en empêcher n’est autre que Victoria Azarenka. La Biélorusse a entretenu son rôle de « toujours placée, jamais gagnante » à merveille cette saison. Certes, elle a remporté trois titres en 2011 : à Marbella, Luxembourg et surtout au « Premier Mandatory » de Miami (qu’elle avait déjà remporté il y a deux ans). Mais elle a trop souvent perdu ses moyens lors des matchs les plus importants des plus gros tournois, face aux joueuses du Top.
Ainsi, elle cède face à Kvitova en finale de Madrid et des Masters ainsi qu’en demi-finale de Wimbledon. Elle perd aussi face à Serena Williams en demi à Toronto ou au troisième tour de l’US Open, sans oublier ses défaites contre Wozniacki à Indian Wells et Maria Sharapova à Rome, chaque fois en quart. A Melbourne et à Roland-Garros, c’est Na Li qui se charge de l’éliminer, respectivement en huitième et en quart.
S’il lui reste une grosse étape à franchir au niveau mental, Azarenka a tout de même beaucoup progressé cette saison. Elle peut notamment s’enorgueillir de ne pas avoir connu de grosse contre-performance (seulement 4 défaites face à des joueuses hors du Top 10). Et il faut reconnaître que sans une blessure qui l’a handicapée durant le printemps (trois abandons) et une autre qui l’a poussée au forfait à Pékin, elle aurait pu déjà s’approcher de la première place mondiale. Ce n’est sans doute qu’une question de temps maintenant… et de capacité à renforcer son mental.

4. Maria Sharapova (RUS), 18e, 24 ans :

Maria Sharapova reveint enfin dans le Top 5 mondial. Son ascension rapide vers la place de n°1 mondiale, avec trois titres du Grand-Chelem accrochés au passage a connu un net coup d’arrêt à partir de mi-2008. Ce sont ses nombreuses blessures qui sont à l’origine de cette très longue mauvaise passe. Elle dut même être opérée à l’épaule et fut obligée à modifier son mouvement de service ce qui lui fit perdre de l’efficacité sur ce qui était son arme maîtresse.
Dix-huitième mondiale fin 2010, elle rebondit bien et aurait même pu se mêler à la bataille pour la première place en fin de saison (elle était encore 2e avant le Masters) si une nouvelle blessure à la cheville n’avait pas gâché son automne. Avant cela, elle réalise quelques performances de choix dont deux gros succès à Rome et Cincinnati, des finales à Wimbledon et à Miami et des demis à Roland-Garros et Indian Wells.
Maria n’est donc pas finie, loin s’en faut. D’ailleurs, bien que souvent considérée comme faisant partie de la vielle génération, elle n’est pas beaucoup plus âgée que les trois premières mondiales. Elle a tout à fait les moyens de revenir au sommet mais il faudra pour cela qu’elle passe une saison complète sans blessure.

5. Li Na (CHN), 11e, 29 ans :

Le parcours de Li Na est des plus atypiques. La Chinoise avait arrêté sa carrière en 2002 à 20 ans à peine avant de la reprendre deux ans plus tard, poussée par une fédération désireuse de remporter des médailles au J.O. de Pékin 2008. Si ce plan a échoué, il a tout de même servi la carrière personnelle de la joueuse qui a, petit à petit, construit un tennis efficace et intelligent. Elle a battu presque tous les records nationaux (première Chinoise à remporter un titre, première dans le Top 20, puis dans le Top 10,…) avant d’entrer dans l’histoire du tennis mondial en 2011 à un âge où beaucoup arrêtent leur carrière.
En janvier, à l’Open d’Australie, elle est ainsi devenue la première Chinoise à disputer une finale en Grand-Chelem avant de faire mieux encore quatre mois plus tard, à Roland-Garros, où elle s’est tout simplement imposée. La liste de ses adversaires sur la terre parisienne parle d’elle-même pour expliquer l’exploit que représente cette victoire. Elle y élimine ainsi Petra Kvitova, Victoria Azarenka, Maria Sharapova avant de battre la tenante du titre Francesca Schiavone en finale.
Le reste de sa saison est toutefois nettement moins bon. Elle remporte un titre mineur à Sydney et dispute les demi-finales à Madrid et à Rome. Mais elle connait également de nombreuses désillusions et notamment des défaites d’entrée à l’US Open, Indian Wells, Miami et Pékin ou encore au deuxième tour à Wimbledon. Ces contre-performances expliquent pourquoi elle n’a jamais vraiment pu lutter pour la première place. Elle aura donc fort à faire pour confirmer ses meilleures performances l’an prochain.

6. Samantha Stosur (AUS), 6e, 27 ans :

Le début de saison de Samantha Stosur a été plutôt faible pour une joueuse du Top 10. Il faut en effet attendre l’arrivée de la terre-battue pour la voir atteindre une demi-finale. En dehors d’un quart à Dubaï, elle ne réalise pas grand-chose. Elle déçoit même son public en perdant au troisième tour de l’Open d’Australie face à Kvitova (personne ne savait alors où en serait la tchèque neuf mois plus tard). Elle connait ensuite un sursaut sur terre, sa meilleure surface, avec une demi à Stuttgart puis une finale à Rome. Mais elle rate son tournoi de Roland-Garros en s’inclinant au troisième tour face à Gisela Dulko. Ce fut pire à Wimbledon où elle est surprise d’entrée par Melinda Czink.
Elle sauve pourtant sa saison de la plus belle des manières en remportant son premier Grand-Chelem à l’US Open, un mois après une finale à Toronto. En finale, elle prend facilement la mesure d’une Serena Williams envahie par le stress alors que tout le monde imaginait le scénario inverse.
Elle conclut sa saison par une finale à Osaka et une demi-finale au Masters. A 27 ans, elle ne fait plus partie des jeunes espoirs mais, avec un peu plus de régularité elle peut répéter son exploit new-yorkais et, pourquoi pas, s’installer dans le Top 3 mondial.

7. Vera Zvonareva (RUS), 2e, 27 ans :

En comparaison avec 2010 où elle avait atteint deux finales en Grand-Chelem, Vera Zvonareva peut être déçue de sa saison. C’est surtout une inconstance dans les tournois principaux qui lui vaut cette petite baisse au classement. A côté d’une demi-finale à Melbourne et d’un quart à l’US Open, elle est éliminée en huitième à Roland-Garros et en quart à Wimbledon. Idem pour les « Premier Mandatory » où elle dispute les demis à Miami mais n’atteint pas d’autre quart de finale.
Tout n’est pas noir pour autant. Outre les deux demis précitées, elle se hisse à ce même stade au Masters et à Cincinnati. Elle remporte également les tournois de Doha et Bakou et atteint les finales à Carlsbad et à Tokyo. Elle bat surtout Kvitova dans ce tournoi japonais et Wozniacki a deux autres reprises ce qui prouve qu’elle reste accrochée aux meilleures.

8. Agnieszka Radwanska (POL), 14e, 22 ans :

Dans la même génération que les trois premières mondiales, il y a aussi Agnieszka Radwanska. Toutefois, la Polonaise n’a, pour l’instant, pas encore atteint le statut de ses congénères. Elle semblait même en perte de vitesse en milieu de saison. Après un début honnête (quart à Melbourne, Dubaï, Miami, demi à Stuttgart), elle enchaine les performances moins bonnes à Roland-Garros (huitième), Madrid et Wimbledon (deuxième tour).
Par contre, ses résultats à partir de l’été sont dignes d’une Top 5. Elle s’impose d’abord à Carlsbad puis atteint les demi-finales à Toronto avant de remporter coup sur coup les tournois de Tokyo et de Pékin. Au Japon, elle parvient à battre Azarenka et Zvonareva. Seule sa défaite au deuxième tour de l’US Open fait de l’ombre à ce tableau. Ces bons résultats lui offrent une qualification pour les Masters où elle tient bien son rôle d’outsider dans le groupe de Wozniacki et de Kvitova.

9. Marion Bartoli (FRA), 16e, 27 ans :

A 27 ans, Marion Bartoli semble atteindre la maturité. Déjà auteur de quelques très beaux « coups » dans sa carrière (comme sa finale à Wimbledon en 2007), elle n’avait que trop rarement réussi à enchaîner les bons résultats jusqu’ici.
Elle y est parvenue lors de cette saison 2011. Elle y remporte deux titres à Eastbourne (en battant Azarenka, Stosur et Kvitova, excusez du peu) et à Osaka et atteint les finales de Strasbourg, Stanford et surtout d’Indian Wells. Elle dispute également deux demi-finales et cinq quarts dans des tournois secondaires. Mais ce sont ses parcours à Roland-Garros et Wimbledon qui ont marqué les esprits. Malgré son jeu peu adapté à la terre-battue, elle profite bien d’un tableau dégagé pour se hisser en demi-finale à Paris devant un public français enfin conquis. A Londres, elle s’offre le scalp de Serena Williams pour atteindre les quarts de finale. Ses sorties prématurées à Melbourne et New-York l’empêchent de se qualifier directement pour les Masters où elle joue tout de même un match en qualité de remplaçante.

10. Andrea Petkovic (ALL), 32e, 24 ans :

L’arrivée dans le Top 10 d’Andrea Petkovic est le symbole du renouveau du tennis féminin allemand. Après les heures de gloire de Steffi Graf et, dans une moindre mesure, de Silvia Hanika, Claudia Khode-Kilsch, Bettina Bunge et Anke Huber, plus personne n’avait atteint le Top 10. Voilà donc 11 ans que le public allemand attendait la relève et elle se concrétise enfin, pas seulement par Petkovic d'ailleurs.
C’est toutefois cette dernière qui se montre la plus régulière avec, entre autre, des quarts de finale à l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open mais aussi un titre à Strasbourg et des finales à Brisbane et, surtout, à Pékin. Elle atteint encore trois autres demi-finales dont celle de Miami où elle bat Caroline Wozniacki. Elle compte également deux victoires face à Kvitova durant l’été. Outre ses excellentes performances, c’est le vent de fraîcheur qu’elle et ses compatriotes ont apporté qui a marqué le circuit 2011. La petite danse qu’Andrea improvise après chaque victoire est très appréciée par le public et contribue largement à sa popularité.

 

Le Top 10 féminin 2010
Le Top 10 féminin 2009
Le Top 10 féminin 2008
Le Top 10 féminin 2007
Le Top 10 féminin 2006
Le Top 10 féminin 2005
Le Top 10 féminin 2004
Le Top 10 féminin 2003