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Le Top 10 Masculin

1. Rafael Nadal (ESP), 2e en 2009, 24 ans :

Après une année 2009 gâchée par une blessure aux genoux, Rafael Nadal a frappé un grand coup en 2010 et a réalisé la meilleure saison de sa carrière, meilleure encore que 2008 qui l’avait pourtant vu atteindre la première place mondiale.
Le Majorquin est remonté sur le trône du tennis grâce à une domination sans partage sur terre-battue (il a remporté les 4 gros titres sur cette surface à Monte-Carlo, Rome, Madrid et Roland-Garros) et un triplé rare en Grand-Chelem. Outre la reconquête de la Coupe des Mousquetaires, Nadal a en effet soulevé une deuxième fois le trophée de Wimbledon avant de remporter l’US Open, le dernier Grand-Chelem qui manquait à son palmarès. Gagner trois titres du Grand-Chelems consécutivement est l’apanage des plus grands puisque, depuis le début de l’ère Open, seuls Rod Laver, Pete Sampras et Roger Federer (deux fois) y sont parvenus. Il aurait même pu ajouter un premier titre au Masters à cette superbe série mais, arrivé sans repères après une nouvelle blessure, il s’y est incliné en finale.
Outre ces six titres prestigieux (et un septième, plus modeste, glané à Tokyo), l’Espagnol a connu quelques petites déceptions. Parmi celles-ci, il y a son abandon en quart de finale de l’Open d’Australie ainsi que les quatre Masters 1000 d’Amérique du nord où il n’a jamais dépassé les demi-finales. Mais ces (petites) contre-performances sont là pour rappeler qu’il peut peut-être faire encore mieux. Elles démontrent également qu’il gère mieux son calendrier pour protéger son corps et se concentrer sur les événements les plus importants. Car si tous les observateurs ont toujours estimé que son jeu, très éprouvant, ne pourrait pas lui permettre de garder ce niveau très longtemps, l’Espagnol espère bien quant à lui durer encore de nombreuses années. A 24 ans et avec déjà neuf titres du Grand-Chelems dans son escarcelle, ce n’est ni plus ni moins que le record de seize titres de Roger Federer qu’il vise désormais.

2. Roger Federer (SUI), n° 1, 29 ans :

Sur sa lancée de la saison 2009 qui l’avait vu renaître, récupérer la première place mondiale et battre le record de titres du Grand-Chelem, Roger Federer s’est encore imposé à l’Open d’Australie. Un succès acquis avec la manière puisqu’il a littéralement écœuré Jo-Wilfried Tsonga et Andy Murray, ses deux derniers adversaires.
Pourtant, le Suisse subit ensuite une série de défaites inhabituelles dans son chef car concédées avant les quarts de finale et dans des matchs très serrés d’où il finissait toujours par émerger auparavant. S’il atteint tout de même la finale à Madrid, il perd son titre à Roland-Garros dès les quarts de finale mettant ainsi fin à son incroyable série de 23 demi-finales consécutives en Grand-Chelem. A Wimbledon, il se fait également battre en quart de finale (alors qu’il avait disputé les sept dernières finales) ce qui amplifie la crise de confiance qu’il traverse.
Alors que beaucoup prédisent le début de la fin de la légende Federer, ce dernierprend tous les observateurs à défaut en engageant Paul Annacone comme nouveau coach. L’ancien mentor de Pete Sampras redonne tout de suite confiance au Suisse qui retrouve presque immédiatement l’agressivité et le relâchement qui lui faisait défaut depuis plusieurs mois. Il ne perd dès lors plus que quatre matchs d’août à novembre, deux face à Murray (en finale à Montréal et à Shanghai) et deux alors qu’il avait obtenu des balles de matchs (en demi de l’US Open et du Masters 1000 de Paris). Il remporte également quatre titres à Cincinnati, Stockholm, Bâle et au Masters.
En finale de ce « tournoi des Maîtres », le Suisse retrouve son éternel rival Nadal et le bat pour la première fois depuis un an et demi. Le niveau proposé par les deux joueurs à cette occasion promet une saison 2011 explosive.

3. Novak Djokovic (SER), 3e, 23 ans :

Novak Djokovic termine la saison à la troisième place mondiale pour la quatrième année consécutive. S’il a temporairement reculé d’un rang dans le courant de 2009, il a occupé la deuxième position pendant une bonne partie de 2010, d’abord derrière Federer puis derrière Nadal.
C’est à sa régularité lors des grands événements que le Serbe doit d’occuper cette position au pied du sommet. Son plus gros résultat individuel est incontestablement sa finale à l'US Open où il bat Monfils et surtout Federer après avoir sauvé une balle de match. En finale, il propose une belle opposition à Nadal mais doit tout de même s'avouer vaincu. Son résultat d'ensemble en Grand-Chelem est plus que positif puisqu'il a également disputé une demi-finale à Wimbledon et les quarts à Roland-Garros et à l’Open d’Australie. A un échellon en-dessous, dans les Masters 1000, il a atteint trois fois les demi-finales (Monte-Carlo, Montréal et Shanghai) et deux fois les quarts. Il a également remporté deux titres à Dubaï et à Pékin et a atteint les demi-finales du Masters.
Mais le grand fait d’arme de sa saison, c’est d’avoir apporté à son pays son premier saladier d’argent. Si la Coupe Davis est une épreuve par équipe, les gagnants ont souvent un leader fort et c’était le cas de Djokovic cette saison. Très accroché lors du premier tour face aux Etats-Unis de Sam Querrey et John Isner, il bat ensuite facilement les Croates Ljubicic et Cilic et gagne un point capital contre Berdych en demi. En finale, il se montre intraitable face à Simon et Monfils. Ce grand succès pourrait bien lui donner la confiance nécessaire pour aller chatouiller d'un peu plus près les deux premiers joueurs du monde en 2011.

4. Andy Murray (GBR), 4e, 23 ans :

Andy Murray a démarré la saison avec une qualification pour sa deuxième finale en Grand-Chelem à l'Open d'Australie. Très impressionnant durant la quinzaine, il n'a laissé qu'un set sur sa route contre l'étonnant demi-finaliste Marin Cilic. Il a également bénéficié de l'abandon de Rafael Nadal en quart. En finale par contre, il se montre trop fébrile et ne peut jamais rivaliser avec Roger Federer.
L'Ecossais a ensuite bien du mal à digérer cette nouvelle défaite aux portes d'un grand titre. Même s'il ne démérite pas vraiment (quart à Indian Wells et à Madrid, huitième à Roland-Garros), il faut attendre Wimbledon pour le voir à nouveau en demi-finale d'un tournoi. Là encore, malgré un très bon tournoi (il bat Querrey et Tsonga), il est impuissant face à Nadal.
Il se relève toutefois très vite et effectue une solide tournée américaine. Il s'impose à Montréal, atteint la finale à Los Angeles et les quarts de finale à Cincinnati. Cette belle série le place comme favori pour l'US Open d'autant qu'il se permet de battre successivement Nadal et Federer au Canada. Mais là aussi, il déçoit en perdant au troisième tour contre Wawrinka. Sa fin de saison est également très bonne puisqu'il remporte le Masters 1000 de Shanghai puis atteint les quarts à Paris et les demis au Masters où il ne s'incline que de justesse face à Nadal. Si ce dernier match est une source de motivation pour la saison qui vient, il devra toutefois se renforcer, tant physiquement que mentalement, pour enfin remporter son premier titre du Grand-Chelem.

5. Robin Soderling (SUE), 8e, 26 ans :

Les saisons de confirmation sont souvent les plus difficiles à gérer pour un champion et ça semblait très mal parti pour Robin Soderling après un mois de janvier catastrophique. Suite à une préparation sans doute insuffisante, il s'incline d'entrée tant à Chennai qu'à l'Open d'Australie (contre Granollers). Mais le Suédois se reprend vite et s'impose à Rotterdam avant d'atteindre les demi-finales à Indian Wells et Miami.
Durant la saison sur terre-battue, il dispute la finale à Barcelone mais est assez décevant lors des Masters Series. Pourtant, il réédite son exploit de 2009 en parvenant en finale de Roland-Garros en battant le n°1 mondial et tenant du titre au passage. Pourtant mené 12/0 dans ses face-à-face avec Federer, il vient à bout du Suisse en quatre sets. Il est ensuite à nouveau inexistant en finale.
Plus discret durant l'été, il atteint encore les quarts de finale à Wimbledon et l'US Open et la finale à Bastad. Mais il faut attendre la fin de la saison pour le revoir à son plus haut niveau. Sur la surface très rapide du Masters 1000 de Paris, son service et son coup droit font merveille et il remporte son plus gros titre à ce jour. Au Masters, il a la malchance de tomber dans le groupe de Federer et de Murray.

6. Tomas Berdych (TCH), 20e,  25 ans :

Considéré comme très talentueux mais fragile mentalement, Tomas Berdych n'avait jamais pu exprimer ses qualités dans les tout grands événements. S'il compte une victoire en Masters Series (Paris en 2005), il n'a atteint qu'un seul quart de finale en Grand-Chelem (Wimbledon 2007) en sept saisons sur le circuit.
C'est donc en 2010 qu'il parvient enfin à franchir ce cap. Il se montre déjà très performant durant les Masters 1000 d'Indian Wells et de Miami où il atteint respectivement les quarts de finale et la finale. En Floride, il se permet même d'accrocher le scalp de Roger Federer. Mais c'est à Roland-Garros qu'il explose en surprenant Andy Murray en huitième de finale et en passant tout près de la finale lorsqu'il mène deux sets à un face à Soderling en demi.
Cette première finale en Grand-Chelem ne lui échappe pas à Wimbledon. Il réalise un parcours somptueux avec des victoires sur Federer et Djokovic en quart et en demi avant d'imploser face à Nadal en finale. Par la suite, il a beaucoup de mal à digérer cet exploit. Après des quarts de finale à Washington et à Montréal, il ne parviend plus à remporter deux matchs consécutivement jusqu'à la fin de la saison. Il perd au premier tour de l'US Open contre Llodra et est assez largement battu par Nadal et Djokovic en poules de Masters.

7. David Ferrer (ESP), 17e,  28 ans :

Joueur mésestimé sur le circuit, David Ferrer n'en fait pas moins partie du Top 20 mondial quasiment sans discontinuer (hormis 4 semaines) depuis mi-2005. Il a surtout déjà atteint la quatrième place en février 2008, six mois après sa demi-finale à l'US Open. Légèrement redescendu en 2009, il signe un solide retour parmi les dix premiers cette année.
C'est durant l'hiver, via la terre-battue sud-américaine, qu'il reprend confiance. Il y aligne une finale à Buenos Aires et une victoire à Acapulco. Au printemps, il réalise une remarquable série avec une finale à Rome et des demi-finales à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid. Seuls Nadal (deux fois), Federer et Verdasco parviennent à le battre durant cette période. Arrivé à Roland-Garros avec le dossart d'outsider, il y est surpris au troisième tour par Jurgen Melzer (il ne sera pas le seul).
Son été est un peu moins bon même s'il atteint tout de même les huitièmes de finale à Wimbledon et à l'US Open. Mais il termine très bien l'année lors des tournois en salle avec une finale à Pékin et une victoire à Valence qui lui permettent de décrocher sa deuxième participation au Masters.

8. Andy Roddick (USA), 7e, 28 ans :

Andy Roddick a, pour sa part, bien failli louper sa qualification pour le Masters pour la première fois depuis 2002 (en 2005 et 2009 il était qualifié mais avait dû déclarer forfait pour cause de blessure). Il a même quitté le Top 10 l'espace de quatre semaines cette année. C'était d'ailleurs un événement en soi puisque c'était la première fois depuis la création du classement (en 1973) qu'il n'y avait plus d'Américain parmi les dix meilleurs mondiaux.
Pourtant, la saison avait très bien commencé pour lui. Quart de finaliste à l'Open d'Australie après un succès à Brisbane, il a ensuite atteint la finale à San Jose puis au Masters 1000 d'Indian Wells avant de s'imposer à celui de Miami. En Floride, il se paye même le scalp de Nadal. A ce moment de l'année, il était le joueur ayant remporté le plus de match.
Mais une mononucléose va le tracasser durant le reste de la saison. Absent des tournois préparatoires à Roland-Garros, il s'y incline dès le troisième tour. Il ne gagne qu'un match de plus à Wimbledon où il devait défendre une finale. Il continue toutefois à jouer jusqu'à la fin de l'année, alignant encore trois demi-finales, mais sans jamais retrouver son meilleur niveau.

9. Fernando Verdasco (ESP), 9e, 27 ans :

Depuis deux ans, Fernando Verdasco oscille autour de la 10e place mondiale. Il a plutôt bien débuté la saison avec un huitième à l'Open d'Australie, une victoire à San José et un quart à Miami. A l'image de Ferrer, il a ensuite connu un excellent printemps sur la terre-battue européenne. Vainqueur à Barcelone et finaliste à Nice, il atteint la finale à Monte-Carlo et les demi-finales à Rome en battant à chaque fois Novak Djokovic. Il passe par contre à côté de son Roland-Garros où il est éliminé par Nicolas Almagro.
Contrairement à Ferrer, cette contre-performance est un vrai coup d'arrêt dans sa saison. En dehors d'un sursaut à l'US Open où il atteint les quarts de finale (en battant justement son compatriote) et d'un autre quart à Washington, il ne parvient plus jamais à gagner deux matchs de suite.

10.  Mikhail Youzhny (RUS), 19e,  28 ans :

Demi-finaliste de l'US Open il y a trois ans, Mikhail Youzhny a fait une brève apparition dans le Top 10 début 2008. Mais des soucis de santé vont le faire plonger jusqu'à la 74e place un peu plus d'un an plus tard.
Il débute plutôt bien la saison avec deux finales à Rotterdam (où il est contraint à l'abandon à cause d'une petite blessure) et à Dubaï. Il atteint ensuite les quarts de finale à Miami, s'impose à Munich puis dispute un nouveau quart à Roland-Garros (où il bénéficie de l'abandon de Tsonga). Il se fait plus discret au début de l'été avec, entre autre, une défaite au deuxième tour de Wimbledon. A l'US Open, il réédite pourtant son exploit de 2007 et atteint une nouvelle fois les demi-finales après des victoires épiques contre Isner et Wawrinka.
Il glane son deuxième titre de la saison quinze jours plus tard à Kuala Lumpur (où il s'impose aussi en double) et dispute une nouvelle finale à St Petersbourg en fin de saison.

Le Top 10 masculin 2009
Le Top 10 masculin 2008

Le Top 10 masculin 2007
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Le Top 10 masculin 2005
Le Top 10 masculin 2004
Le Top 10 masculin 2003