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Le Top 10 masculin

1.Roger Federer (SUI), n° 1 en 2004, 24 ans :

Roger Federer est-il le meilleur joueur de l’histoire du tennis ? Cette question, beaucoup d’observateurs du tennis se la posent. Elle restera bien sûr sans réponse tant il est difficile de comparer des joueurs d’époques différentes. Toujours est-il que la domination exercée par le Suisse sur ces deux dernières saisons est presque du jamais vu. Six défaites en 2004, quatre seulement cette année dont trois sur le fil (des balles de matchs manquées lors de deux d’entre-elles), voilà un bilan qui laisse songeur. Vainqueur à Wimbledon et à l’US Open mais aussi de quatre Masters Series (Indian Wells, Miami, Hambourg et Cincinnati), Federer est le seul joueur depuis longtemps à paraître capable de réaliser un Grand Chelem. Ce sera peut-être pour 2006.

2. Rafael Nadal (ESP), n° 51, 19 ans :

Blessé lors de la saison sur terre-battue, sa meilleure surface, tant en 2003 qu’en 2004, Rafael Nadal avait vu sa progression sérieusement ralentie. Il était attendu au tournant cette année et le moins que l’on puisse écrire est qu’il n’a pas déçu. Non seulement il s’est montré quasiment imbattable sur terre avec, en point d’orgue, sa magnifique victoire à Roland-Garros (mais aussi lors de cinq autres tournois), mais il s’est également montré très convaincant sur dur, échouant de peu contre Federer en finale à Miami et remportant par la suite trois titres dont les Masters Series de Montréal et Madrid. Le jeune Espagnol l’avoue lui-même, il aura du mal à reproduire une saison d’une telle qualité. Il lui reste pourtant quelques défis à relever comme celui de jouer les premiers rôles dans les Grands-Chelems qui ne se jouent pas sur terre-battue, en particulier sur le gazon de Wimbledon qu’il aimerait bien parvenir à maîtriser.

3. Andy Roddick (USA), n° 2, 23 ans :

Le contraste est grand pour l’Américain entre sa saison sur herbe (où il n’a perdu qu’un match en douze rencontres) et celle sur terre-battue européenne (deux victoires et trois défaites). Son grand service n’y est évidemment pas pour rien. Pour le reste de sa saison, il s’est montré plutôt régulier dans les grands événements (excepté sur terre donc) avec une finale à Wimbledon et Cincinnati et des demi-finales à l’Open d’Australie, Indian Wells et Bercy. Il a également remporté cinq titres de moindre importance (San Jose, Houston, Queen’s, Washington et Lyon). En fait, le plus gros point noir de sa saison est cette défaite humiliante lors de « son » US Open (au premier tour contre Muller) et, plus globalement, son incapacité à tenir tête aux meilleurs joueurs. Ses seules victoires sur des membres du Top 10 se résument à deux succès sur Hewitt et un sur Davydenko (sur abandon).

4. Lleyton Hewitt (AUS), n°3, 24 ans :

On ne peut pas vraiment en dire autant de Lleyton Hewitt, très régulier tout au long de la saison (une seule défaite avant les quarts de finale, au premier tour de Montréal). S’il n’a remporté qu’un titre (Sydney), il a tout de même atteint la finale de l’Open d’Australie (en battant Nadal, Nalbandian et Roddick) et à Indian Wells (victoires sur Agassi et Roddick) ainsi que les demi-finales à Wimbledon, à l’US Open et à Cincinnati. Une blessure l’a tenu éloigné des courts durant la saison sur terre et c’est un événement plus heureux qui lui a fait mettre un terme à sa saison dès septembre : sa toute nouvelle paternité. S’il avait pu jouer plus cette année, il aurait sans nul doute atteint le top 3.

5. Nikolay Davydenko (RUS), n° 28, 24 ans :

C’est sans doute la surprise de ce Top 10. On savait le Russe doué mais personne ne s’imaginait le voir terminer la saison à la 5e place mondiale. Il a remporté un titre (le modeste tournoi sur terre de Sankt Polten) et est surtout passé tout près d’une place en finale à Roland-Garros (il fut battu en cinq sets par Puerta). Pour le reste, ce stakhanoviste des courts (30 tournois joués, souvent en simple et en double) a obtenu pas mal de places d’honneur avec notamment sept demi-finales (dont Roland-Garros donc mais aussi à Hambourg ou aux Masters) et six quarts de finale.

6. David Nalbandian (ARG), n°9, 23 ans :

David Nalbandian doit sa place dans le Top 10 à sa capacité à se transcender lors des grands événements. Cette saison, il a atteint la deuxième semaine lors des quatre Grands-Chelems (huitième à Roland-Garros et quart dans les trois autres) et a surtout réussi à s’imposer aux Masters alors qu’il n’était que remplaçant. La cascade de forfait lui a permis d’obtenir son ticket pour le tableau final où il terrassa Ljubicic, l’homme en forme du moment avant de remonter un handicap de deux sets à zéro pour triompher de Federer en finale.
Le reste de sa saison fut nettement moins bon avec un seul autre titre (Munich) et une seule demi-finale en Masters Series (Madrid).

7. Andre Agassi (USA), n° 8, 35 ans :

A 35 ans, le « Kid » de Las Vegas peut encore atteindre par moment son meilleur niveau. Ce fut le cas en début de saison (demi à Miami et Rome, quart à l’Open d’Australie et Indian Wells) et surtout lors de la tournée d’été américaine lors de laquelle il s’imposa à Los Angeles avant d’atteindre les finales à Montréal et à l’US Open. Il passa même tout près de dompter Roger Federer à New York. Malheureusement, son physique se fait de plus en plus incertain et de multiples petits bobos l’ont gêné à Roland-Garros et l’ont contraint au repos pendant Wimbledon et durant tout l’automne. A ce rythme-là, il ne tiendra plus très longtemps et 2006 pourrait bien être sa dernière saison.

8. Guillermo Coria (ARG), n° 7, 23 ans :

Un seul titre pour Coria (à Umag) et trois finales perdues face au même homme, Rafael Nadal, aux Masters Series de Monte-Carlo et de Rome ainsi qu’à Pékin. Dans la capitale italienne, le match qui a opposé les deux hommes, conclu 7/6 au dernier set après plus de quatre heures de jeu, est entré dans le livre des records du tennis en tant que plus longue finale d’un Masters Series depuis la création de cette catégorie de tournoi (en 1990). C’est une bien maigre consolation pour l’Argentin qui n’a pas vraiment atteint ses objectifs cette saison. Sa défaite plutôt prématurée à Roland-Garros (en huitième) en est le plus flagrant exemple.

9. Ivan Ljubicic (CRO), n° 22, 26 ans :

Quel étrange parcours que celui d’Ivan Ljubicic cette saison. Le Croate fut très efficace durant les trois premiers mois où il atteignit quatre finales (Doha, Marseille, Rotterdam, Dubaï), dont trois perdues seulement contre Federer, et une demi lors de ses six premiers tournois. A partir du mois d’avril, ses résultats furent vraiment catastrophiques puisque, hormis une victoire au Challenger de Zagreb, il ne fut capable de dépasser le deuxième tour dans un tournoi qu’à deux reprises (il fut battu au troisième tour à Rome et à l’US Open). Une légère blessure à l'épaule explique sans doute ces contre-performances. De retour dans les tournois en salle en octobre, il fit une nouvelle fois parler la poudre grâce à son puissant service et remporta les tournois de Metz et Vienne avant d’atteindre la finale aux Masters Series de Madrid (où il mena deux sets à zéro contre Nadal) et de Paris. Enfin, et c’est peut-être le résultat qui lui tient le plus à cœur, il fut le moteur principal de la première victoire croate en Coupe Davis en remportant onze de ses douze matchs (résultat d’autant plus extraordinaire qu’il n’a joué que des matchs à enjeu).

10. Gaston Gaudio (ARG), n° 10, 27 ans :

Le vainqueur de Roland-Garros 2004 n’a pas tout à fait confirmé cette saison. Bien sûr, il reste un des tout meilleurs sur terre, surface sur laquelle il a remporté cinq titres à Kitzbuhel, Gstaad, Estoril, Vina Del Mar et surtout à Buenos Aires, chez lui (une victoire qu’il apprécia presque autant que son titre parisien). Il fut par contre assez décevant lors des grandes épreuves sur terre-battue avec, comme meilleur résultat, un quart de finale à Monte-Carlo. A Roland-Garros, il fut surpris en huitième par l’Espagnol Ferrer contre lequel il mena pourtant 4/0 au cinquième set avant de s’écrouler et de perdre les six jeux suivants. Sur les autres surfaces, il fut carrément inexistant hormis une demi-finale aux Masters (acquise grâce à deux victoires sur les remplaçants Puerta et Gonzalez) où il fut humilié 6/0-6/0 par Roger Federer.