Roger
Federer (2e -> 1e) :
Federer a terminé l’année 2003
par une victoire (au Masters), il commença l’année
2004 avec un autre succès, plus prestigieux encore, à
l’Open d’Australie. Sur sa route, il élimina Hewitt,
Nalbandian (une de ses bêtes noires), Ferrero et Safin. Au lendemain
du tournoi, il se retrouvait pour la première fois n° 1
mondial. Premier mondial fin 2003, Roddick a connu une saison
bien différente de la précédente, moins fructueuse
au point de vue des titres mais beaucoup plus régulière. Lleyton Hewitt a connu une année 2003 plutôt
difficile avec des blessures et de longues périodes de doute.
En début de saison, il semblait toujours loin du niveau qui fut
le sien lorsqu’il était n° 1. Certes, il s’est
imposé à Sydney et Rotterdam mais son habituelle régularité
dans les tournois majeurs faisait défaut. Safin aussi revient de loin après une saison
2003 catastrophique mais, contrairement à Hewitt, il a fait son
retour dès le début de l’année grâce
à une finale à l’Open d’Australie après
un parcours superbe (victoires sur Roddick et Agassi et cinq sets). Moya fut également très en forme dès
le début de la saison en remportant le tournoi de Chennai avant
d’atteindre la finale à Sydney. Malheureusement, il s’y
occasionna une blessure qui le priva de l’Open d’Australie. Jusqu’à cette année, Tim Henman
était considéré comme un joueur d’excellent
niveau mais incapable de réussir dans les grands tournois, excepté
à Wimbledon où son jeu de service-volée lui a déjà
permis de jouer quatre fois les demi-finales. L’année 2004 aurait pu être celle de la consécration pour Guillermo Coria. Finaliste à Miami, il domina totalement les débats sur terre-battue en s’imposant à Buenos Aires et Monte-Carlo, seulement battu par Federer en finale de Hambourg. Grand favori à Roland-Garros, il fut impressionnant tout au loin du tournoi mais finit par craquer, tant physiquement que mentalement durant la finale contre Gaston Gaudio. Il atteignit encore la finale à s'Hertogenbosch mais, blessé à Toronto, il dut s'absenter du circuit pendant quatre mois. Il fit son retour lors des Masters mais ne gagna pas le moindre set. Andre Agassi (4e -> 8e) :L’ancien « Kid de Las Vegas » est toujours aussi épatant de fraîcheur à 34 ans. Demi-finaliste à l’Open d’Australie et Indian Wells, il connut ensuite une grosse baisse de régime (due, entre autre, à une blessure) jusqu’au mois d’août. Sa fin de saison fut tout de même encore remarquable puisqu’il gagne le Masters Series de Cincinnati, atteignit les quarts de finale à l’US Open, la finale à Stockhölm et les demi-finales à Washington et Madrid. David Nalbandian (8e -> 9e) :Quart de finaliste à l’Open d’Australie et Monte-Carlo, finaliste à Rome et demi-finaliste à Roland-Garros, Nalbandian connut, comme Coria, une deuxième partie de saison ponctuée par les blessures. Ses ennuis de santé l’obligèrent à faire l’impasse sur Wimbledon et il ne retrouva sa meilleure forme qu’en toute fin de saison en atteignant les finales du Masters Series de Madrid et du tournoi de Bâle. Gaston Gaudio (34e -> 10e) :Troisième Argentin du top 10, Gaudio est sans
doute celui qui gardera le plus beau souvenir de la saison 2004 en raison
de sa victoire à Roland-Garros. Il devient ainsi le premier joueur
de son pays à remporter un Grand-Chelem depuis Guillermo Vilas.
Que le reste de sa saison, marqué par quatre autres finales (Barcelone,
Bastad, Stuttgart et Kitzbuhel) mais aussi beaucoup de défaites
prématurées, soit assez moyen n’a certainement aucune
espèce d’importance. Pour lui, 2004 sera pour toujours
un grand cru.
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