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Le top 10 (masculin)

1. Andy Roddick (USA), n° 10, 21 ans

L’Amérique attendait une relève à la génération des Sampras, Agassi, Courier depuis longtemps et, pour l’incarner, tout désignait ce jeune homme au visage enfantin mais au tennis surpuissant. De par son attitude, aussi insouciante qu’insolente, et son jeu très spectaculaire, quand il n’est pas trop dominé par son monstrueux service, Roddick n’a jamais laissé personne indifférent. A-Rod comme l’appellent ses compatriotes, on l’aime ou on le déteste mais tout le monde savait que, tôt ou tard, il serait n° 1.
Et ce fut même très tôt, à 21 ans à peine. Son été énorme, ponctué par quatre titres dont son premier Grand Chelem (l’US Open) et ses deux premiers Masters Series (Montréal et Cincinnati) est en grande partie la cause de sa fulgurante ascension. Mais, si le reste de sa saison fut plus irrégulier, il atteignit quelques autres sommet (deux autres victoires et les demi-finales à Melbourne et Wimbledon).
Son début de saison relativement moyen lui permet d’espérer prendre une avance importante d’ici l’été prochain où il aura tout à perdre.

2. Roger Federer (SUI), n° 6, 22 ans

Issu de la même génération que Roddick, Federer est également vu par beaucoup comme un grand du tennis de demain. Jusqu’ici, il n’était pourtant pas parvenu à afficher en Grand Chelem les fabuleuses dispositions qu’il montrait dans les autres tournois (ou en Coupe Davis où il est un des joueurs les plus solide du moment).
Cette saison, en plus d’avoir été le principal artisan de la qualification de la Suisse pour les demi-finale de la prestigieuse compétition par équipe, il a également remporté six titres dont Wimbledon, son premier Grand-Chelem, et le Masters. Une saison prodigieuse qui aurait pu se clore par une accession à la place de numéro 1 mondial. A plusieurs reprises, il s’est retrouvé en mesure de s’en emparer mais a, à chaque fois, échoué. Elle lui aura finalement échappé pour un point, cette balle de match qu’il n’a su concrétiser face à Andy Roddick en demi-finale à Montréal.
Souvent comparé à Pete Sampras, Federer possède en effet une palette de coup d’une incroyable diversité. Il a tout pour devenir un grand numéro 1, peut-être dès 2004.

3. Juan-Carlos Ferrero (ESP), n° 4, 23 ans

La saison 2003 sera à marquer d’une pierre blanche pour Ferrero. Elle lui aura permis de réaliser deux de ses rêves d’enfant. Etre n° 1 mondial et gagner Roland-Garros.
De tous les Grand-Chelems, c’est en effet le tournoi parisien qui lui tenait le plus à cœur. Parce qu’il est Espagnol et qu’il a grandi en admirant les exploits des Bruguera, Berasategui, Moya et Corretja. Mais aussi parce qu’il avait promis à sa mère, décédée, de le remporter pour elle (une belle histoire qui en rappelle une autre).
La place de n° 1 mondial, c’est pourtant à l’US Open qu’il la conquit. Après un parcours fabuleux qui l’aura vu jouer ses quatre derniers matchs en quatre jours (dont des victoires sur Agassi et Hewitt), il était totalement épuisé et ne put remporter le titre.
Malgré une victoire au Masters Series de Madrid (sa deuxième de l’année après celle de Monte-Carlo), sa fin de saison fut plutôt moyenne et il dut céder sa première place à Roddick. Pourra-t-il la reprendre en 2004 ?

4. André Agassi (USA), n° 2, 33 ans

Définitivement installé dans le rôle de papy du circuit, Agassi n’en finit plus de surprendre. A l’heure où presque tous les joueurs de sa génération vivent une retraite dorée, l’Américain continue à terrasser les jeunes loups du circuit.
Depuis quelques saisons, Agassi a ralenti son rythme de tournoi et ça lui réussit plutôt bien. Alors que les autres jouent 25 épreuves chaque année et n’ont pas assez de temps durant la pause de décembre pour se reposer et se préparer pour la saison suivante, l’Américain n’en joue que la moitié et commence chaque saison frais comme un gardon. Durant les quatre premiers mois, il était ainsi quasiment intouchable, remportant quatre des cinq épreuves où il était inscrit (dont l’Open d’Australie et le Masters Series de Miami). La suite fut un peu plus faible avec toutefois encore une demi-finale à l’US Open et une finale au Masters.
Aujourd’hui père d’un deuxième enfant, l’envie de parcourir le monde pourrait bien le fuir définitivement assez vite.

5. Guillermo Coria (ARG), n° 45, 21 ans

Grand espoir du tennis il y a deux ans, Coria a vu sa progression stoppée nette par une histoire de dopage assez obscure. Vingt-cinquième mondial à l’été 2001, il fut suspendu six mois et se retrouva aux alentours de la 200è place lorsqu’il put réintégrer le circuit. Aujourd’hui assagit (encore qu’un jet de raquette dangereux aurait pu le faire exclure des demi-finales de Roland-Garros), il a repris sa progression et a véritablement explosé cette saison.
C’est surtout sur terre-battue que son jeu fait des dégâts. Finaliste à Monte-Carlos, il remporta ensuite les tournois de Hambourg (son premier Masters Series), Stuttgart, Kitzbühel et Sopot et atteignit donc le dernier carré à Paris. En fin de saison, il s’imposa également à Bâle, en salle, preuve qu’il peut devenir bon sur toutes les surface.

6. Rainer Schüttler (ALL), n° 33, 27 ans

Considéré ,depuis plusieurs années, comme un très bon joueur de second niveau, Schüttler a littéralement explosé cette saison. D’entrée, il atteignit la finale de l’Open d’Australie à la surprise générale. Beaucoup ne voyait là qu’un « one shot » à la Pernfors mais le reste de sa saison fut étonnant de régularité. Ferrero et lui sont les seuls du circuit à n’avoir jamais perdu au premier tour. Mieux, il a atteint 17 fois les quarts de finale (plus le 4è tour à Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open) en 24 tournois joués. Il remporta aussi deux titres, à Tokyo et Lyon.
Sixième Allemand à atteindre une finale en Grand-Chelem, il n’est probablement pas le plus doué d’entre eux mais, assurément, l’un des plus solide.

7. Carlos Moya (ESP), n° 5, 27 ans

Moya est le premier joueur du top 10 a être en vraie régression (on ne peut pas parler de mauvaise saison pour Agassi). Revenu du purgatoire l’an dernier après deux années de résultats médiocres, il a bien remporté trois titres cette saison mais c’était lors de tournois secondaires. Une finale en Masters Series (Miami) et un quart en Grand Chelem (Roland-Garros évidemment), c’est maigre pour cet ancien numéro 1 mondial.

8. David Nalbandian (ARG), n° 12, 21 ans (22 ans le premier janvier)

Finaliste surprise de Wimbledon l’an dernier, l’Argentin a confirmé qu’il fallait compter sur lui dans les prochaines années, d’autant qu’il est un des rares à faire jeu égal ou même plus à chaque fois qu’il rencontre un des trois meilleurs. En effet, dans les têtes à têtes, il mène 5/1 contre Federer, 2/0 contre Ferrero et est mené une victoire à quatre contre Roddick mais leurs deux derniers affrontement furent mémorables car il a failli empêcher l’Américain de remporter l’US Open avant de le battre à Bâle.
Deux finales, dont celle du Masters Series de Montréal, ainsi qu’une demi-finale à l’US Open et un quart à Melbourne, il est une valeur sûr du circuit et permet à son pays d’avoir deux joueurs classés dans le top 10 à la fin de la saison, une première depuis 20 ans et la fabuleuse époque de Vilas et Clerc.

9. Mark Philippoussis (AUS), n° 80, 27 ans

Souvent gêné par les blessures, le colosse australien n’a jamais perdu espoir et son retour sur le circuit fait plaisir à voir. Son fabuleux parcours jusqu’en finale de Wimbledon fut le déclencheur d’une fin de saison de haut vol avec un titre à Shangaï et, surtout, une place prépondérante dans la victoire de son pays en Coupe Davis.
S’il ne se blesse pas à nouveau, il pourrait remporter son premier Grand Chelem en 2004.

10. Sébastien Grosjean (FRA), n° 17, 25 ans

Le Marseillais réintègre le top10 mais sans réussir une saison prodigieuse. C’est surtout ses résultats sur gazon (finaliste du Queen’s et demi-finaliste de Wimbledon) qui lui permettent cette légère progression. A Roland-Garros et en Coupe Davis, deux épreuve qui lui tiennent particulièrement à cœur, il fut par contre assez décevant. Nul doute qu’il aura une forte envie de se rattraper l’année prochaine.