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Le Top 10 Masculin

1. Rafael Nadal (ESP), n° 2 en 2007, 22 ans :

Autoproclamé « Meilleur deuxième mondial de tous les temps », Rafael Nadal est définitivement sorti de l’ombre de Roger Federer en 2008. S’il domine le Suisse sur terre-battue depuis trois ans déjà, il lui restait jusque-là (de peu) inférieur sur les autres surfaces et sur la longueur d’une année .
Il ne fut toutefois pas réellement dominateur en début d’année puisqu’il fallut attendre la fin avril pour le voir remporter son premier titre (ce n’était plus arrivé si tard depuis 2004). Mais s’il n’a pas gagné durant l’hiver, il était régulièrement placé dans les grands rendez-vous (finale à Miami, demi-finale à Melbourne et Indian Wells) ce qui a eu toute son importance pour le reste de la saison. Comme chaque année, il a fait quasiment le plein durant le printemps sur terre, alignant  pour la quatrième année consécutive les titres à Monte-Carlo, Barcelone et Roland-Garros et s’imposant pour la première fois à Hambourg. Mais c’est son été qui fut particulièrement exceptionnel. Après avoir remporté son premier titre sur herbe, au Queen’s, il a réussi l’exploit de battre Roger Federer à Wimbledon, ce que personne n’avait plus fait depuis 2002. Ce match, on l’a déjà dit, aura sa place au panthéon des plus grands matchs de tennis de tous les temps tant le niveau de jeu des deux protagonistes fut tout simplement énorme.
Contrairement aux autres années, et la raison de sa place de numéro un mondial se trouve sans doute là également, la réussite de Nadal va se poursuivre durant l’été. Il va disputer les quatre principaux tournois, en remporter deux (Montréal et les J.O.) et atteindre également les demi-finales à Cincinnati et à l’US Open. Une blessure au genou va un peu lui gâcher sa fin de saison. Elle l’obligera à abandonner en quart de finale à Paris et, surtout, à déclarer forfait pour les Masters et pour la finale de la Coupe Davis. Mais avec deux titres du Grand-Chelem plus une médaille d’or olympique (la première pour l’Espagne en tennis), il ne pouvait forcément plus être dépassé en tête du classement.

2. Roger Federer (SUI), 1er, 27 ans :

Pour beaucoup, la saison 2008 de Roger Federer est à oublier au plus vite. C’est vrai que si on la compare à ses quatre saisons précédentes, il y a comme un goût de trop peu. Mais combien de joueurs, même parmi les plus grands de l’histoire du tennis, auraient considéré une telle année comme pleinement réussie ?
Le Suisse a peut-être perdu son titre fétiche, à Wimbledon. Celui qui lui tenait le plus à coeur. Mais il ne s’en est fallu que d’une poignée de points pour qu’il décroche un sixième titre consécutif dans le temple du tennis. Il s’est, en plus, brillamment racheté deux mois plus tard en remportant l’US Open, son treizième titre du Grand-Chelem. Cette victoire lui permet d’ailleurs de signer une bien belle statistique puisque depuis 2003, il a toujours remporté au moins un des quatre titres majeurs. Mieux, en atteignant la finale à Roland-Garros et les demi-finales à l’Open d’Australie, il poursuit sa série de 18 Grands-Chelems consécutifs où il se qualifie au moins pour le dernier carré. Inutile de dire qu’il s’agit d’un record.
C’est plutôt lors des Masters Series qu’il fut moins à son affaire que d’habitude. Il avait, il est vrai, placé la barre très haut en en remportant entre deux et quatre chaque année depuis 2004. Cette année, pas de victoires et seulement deux finales (Monte-Carlo et Hambourg) et deux demi-finales (Indian Wells et Madrid). C’est pas mal mais un peu trop peu pour lui. Outre l’US Open, il a tout de même gagné trois autres tournois secondaires, à Estoril, Halle et Bâle.
Il a déjà annoncé qu’il se voyait bien terminer sa carrière aux J.O. de Londres (qui se disputeront dans le stade de Wimbledon). Il lui faudra pour cela maintenir un niveau proche du Top pendant encore trois ans et demi. Ce n’est évidemment pas impossible vu son talent. Reste à voir si le fait de redescendre de son piédestal va lui donner une motivation supplémentaire ou au contraire lui faire perdre l’envie d’encore se battre.

3. Novak Djokovic (SER), 3e, 21 ans :
Novak Djokovic n’a pas  tardé à confirmer son exceptionnelle saison 2007 qui l’avait vu atteindre la finale de l’US Open. Dès janvier, il remportait son premier Grand-Chelem, à Melbourne. Il y réussissait trois matchs énormes pour battre Hewitt, Ferrer et surtout Federer sans perdre un set puis il a fait étalage de sa force mentale en résistant à la tornade Tsonga en finale.
Il a ensuite poursuivi sur sa lancée en s’imposant à Indian Wells et Rome et en parvenant en demi-finale à Roland-Garros. Sa deuxième partie de saison a été moins extraordinaire. Surpris par Safin au deuxième tour de Wimbledon, il a tout de même atteint la finale à Cincinnati et les demi-finales de l’US Open. Entre les deux, il décrochait également une médaille de bronze à Pékin. Après des échecs prématurés à Madrid et Paris, il relevait un peu son niveau pour s’imposer aux Masters sans toutefois affronter Nadal ou Federer. Jusqu’à Roland-Garros, il était en lutte avec ces deux joueurs pour la place de n°1 mondial mais ses performances légèrement inférieures ensuite ont permis à l’Espagnol de prendre une longueur d’avance.

4. Andy Murray (GBR), 11e, 21 ans :
De nombreux observateurs pointaient Andy Murray comme le réel quatrième joueur mondial. Il faut reconnaitre que de nombreuses blessures l’ont handicapé ces deux dernières saisons et que sa place aux portes du Top 10, dans ses conditions, était déjà une preuve de sa valeur.
Ses deux victoires en début de saison, à Doha et Marseille, sans oublier un succès sur Federer à Dubaï tendaient à confirmer ce diagnostique. Il a ensuite connu une période moins faste durant trois mois mais est revenu en force à Wimbledon où il ne s’est incliné qu’en quart de finale. C’est pourtant durant l’été qu’il a marqué les esprits. Demi-finaliste à Montréal et vainqueur à Cincinnati (il bat Djokovic les deux fois), il va atteindre la première finale en Grand-Chelem de sa carrière à l’US Open. Sur sa lancée, il va terminer la saison en trombe, remportant le Masters Series de Madrid puis le tournoi de Saint Petersbourg. Un peu fatigué après une victoire marathon contre Federer, il cède en demi-finale des Masters contre Davydenko. Solidement installé à la quatrième place (il a plus de 1000 points d’avance sur son poursuivant), il cherchera sa première victoire en Grand-Chelem en 2009… si son physique, un peu frêle, ne le lâche pas à nouveau.

5. Nikolay Davydenko (RUS), 4e, 27 ans :
Sans avoir l’air d’y toucher, Nikolay Davydenko s’est installé durablement dans le sub-top mondial (il navigue entre la troisième et la sixième place depuis trois ans déjà). En 2008, il a remporté un très gros titre : le Masters Series de Miami. Il a même étrillé Rafael Nadal en deux petits sets en finale. Il a également remporté les épreuves de Pörtschach et de Varsovie.
A côté de ces succès, il a souvent joué placé dans des tournois importants comme le montre sa finale au Masters et ses demi-finales lors des Masters Series de Monte-Carlo et de Madrid. C’est en Grand-Chelem qu’il a été moins performant que les autres années (ce qui explique qu’il n’est « que » 5e). Il s’est incliné en huitième de finale à Melbourne et New York et a été surpris au troisième tour à Roland-Garros et d’entrée à Wimbledon. Si le gazon ne lui a jamais réussi (il n’a remporté que quatre match au All England Club en sept participations), il s’agit d’une vrai contre-performance à Paris où il a déjà disputé deux demi-finales.

6.  Jo-Wilfried Tsonga (FRA), 43e, 23 ans :
En un seul tournoi, Jo-Wilfried Tsonga est devenu une des stars du circuit. Classé à la 38e place, il a épaté tous les observateurs de l’Open d’Australie pour atteindre la finale (un peu à la manière de Marcos Baghdatis deux ans plus tôt). Au résultat, il a ajouté la manière puisqu’il s’est quand-même débarrassé de Murray, Gasquet, Youzhny et Nadal durant ce parcours. Le futur n°1 mondial est sorti totalement écoeuré de cette rencontre où il n’a marqué que sept jeux. En finale, il a fallu un très solide Djokovic pour stopper Tsonga en quatre sets.
Il a eu du mal à confirmer cet exploit par la suite et s’est même blessé assez gravement au genou ce qui lui a valu de rester trois mois hors du circuit. De retour durant l’automne, il va décrocher in extremis son ticket pour le Masters en remportant deux titres supplémentaires à Bangkok et surtout au Masters Series de Paris. Lors de ce deuxième exploit de sa saison, il a pris sa revanche sur Djokovic et a également battu Roddick, Blake et Nalbandian.

7. Gilles Simon (FRA), 29e, 24 ans :
Tsonga n’est pas le seul Français à avoir percé cette année. Classé entre la 30e et la 50e place depuis le printemps 2006, Gilles Simon a franchi un cap énorme durant l’été.
Jusque-là, sa saison avait été assez moyenne, malgré une victoire lors du tournoi de Casablanca tout de même. En juillet, il a remporté un deuxième tournoi, nettement plus relevé, à Indianapolis avant de parvenir en demi-finale du Masters Series de Montréal (en battant Federer au passage). Après une troisième victoire, à Bucarest, il a réalisé un exploit au Masters Series de Madrid où il est parvenu en finale après un parcours de marathonien qui l’a vu sauver six balles de match et battre Rafael Nadal. Cette performance lui a permis de se qualifier pour les Masters où il a une nouvelle fois battu Roger Federer et ne s’est incliné en demi-finale que 7/5 au troisième set contre Djokovic, le futur vainqueur.

8. Andy Roddick (USA), 6e, 26 ans :
En 2008, Andy Roddick a terminé la saison à sa plus mauvaise place depuis 2002. Même s’il est sorti momentanément du Top 10 durant l’été 2006, son plus mauvais classement de fin d’année depuis lors a été une sixième place. S’il a tout de même remporté trois titres à San Jose, Dubaï et Pékin, il s’est montré peu performant lors des grandes épreuves. Il n’a ainsi signé que deux demi-finales en Masters Series (Miami et Rome) et un quart en Grand-Chelem, à New York. Sur gazon, où il prend généralement un maximum de points, il s’est contenté d’une demi-finale au Queen’s et d’un deuxième tour à Wimbledon. Considéré comme le rival de Roger Federer il y a quelques années, Roddick est désormais rentré dans le rang.

9. Juan-Martin Del Potro (ARG), 44e, 20 ans :
A l’image de Gilles Simon, Juan-Martin Del Potro s’est révélé durant la deuxième moitié de la saison. Des problèmes de dos l’ont, en fait, empêché de mettre son talent en valeur pendant les six premiers mois. Il a d’ailleurs été contraint à l’abandon à l’Open d’Australie et à Rome et a également dû déclarer forfait pour plusieurs autres épreuves. Il a ensuite marqué l’été en remportant quatre titres d’affilée, à Stuttgart, Kitzbühel, Los Angeles et Washington, avant d’atteindre les quarts de finale de l’US Open où il n’a été battu que par Andy Murray en quatre sets serrés. En fin d’année, il a encore atteint les quarts de finale au Masters Series de Madrid et a aidé l’Argentine à atteindre la finale de la Coupe Davis (même s’il est un peu responsable de la déroute de son équipe en finale). Son exploit de l’été est en tout cas prometteur. Avant lui, onze joueurs ont remportés leurs quatre premiers titres avant vingt ans. Dix d’entre eux sont ensuite devenus n°1 mondial.

10. James Blake (USA), 14e, 29 ans :
Ca peut paraître étrange de terminer une saison dans le Top 10 sans remporter le moindre tournoi. C’est pourtant le cas pour James Blake dont la saison a plus été marquée par la régularité que par un véritable exploit. Il compte tout de même deux finales (Delray Beach et Houston), des demi-finales à Halle, Indianapolis, aux Jeux Olympiques et aux Masters Series de Paris. Il a encore atteint les quarts de finale à l’Open d’Australie et aux Masters Series d’Indian Wells, de Miami, de Rome et de Montréal. En Grand-Chelem, il a été moins régulier. Outre sa belle prestation à Melbourne, il a été surpris au deuxième tour à Roland-Garros et Wimbledon et au troisième tour à l’US Open.

Le Top 10 masculin 2007
Le Top 10 masculin 2006
Le Top 10 masculin 2005

Le Top 10 masculin 2004
Le Top 10 masculin 2003