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Le Top 10 Féminin

L’Année 2014 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2015. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2014. Deuxième partie : le Top 10 de la WTA

1. Serena Williams (USA), n°1 fin 2013, 33 ans :

En 2013, Serena Williams s’est montrée impériale de bout en bout. Victoria Azarenka, la seule adversaire capable de lui mettre des bâtons dans les roues (deux victoires en cinq confrontations l’an dernier), allait de blessures en blessures, laissant le champ libre à l’Américaine qui remportait 11 tournois dont deux Grands-Chelems, le Masters et trois des quatre « Premiers Mandatory ».

Tout était en place pour revivre une telle domination en 2014 puisque la situation d’Azarenka a empiré. Et pourtant, Serena s’est montrée nettement moins conquérante, surtout durant la première moitié de l’année. Elle a pourtant bien débuté en s’imposant à Brisbane en battant Maria Sharapova et Victoria Azarenka. Mais son emprise se relâche à l’Open d’Australie où, bien qu’archi-favorite, elle s’incline en huitième de finale face à Ana Ivanovic. Après une nouvelle défaite surprise contre Alize Cornet à Dubai, elle remet les pendules à l’heure à Miami où elle bat à nouveau Maria Sharapova et Li Na. Sa saison sur terre n’est guère plus brillante, malgré un beau succès à Rome. Elle laisse filer son match d’entrée à Charleston contre Jana Cepelova avant de déclarer forfait avant son quart à Madrid. A Roland-Garros, bien que tenante du titre, elle se fait surprendre dès le deuxième tour par la jeune Espagnole Garbine Muguruza. Le pire est à venir à Wimbledon où elle s’incline au troisième tour face à Alizé Cornet avant une apparition fantomatique de trois jeux en double. Son attitude plus qu’étrange lors de ce match laisse craindre le pire mais elle ne donnera aucune explication.

Après une pause visiblement bienvenue, elle réalise un très bel été en s’imposant à Stanford et à Cincinnati. Seule sa sœur parvient à la battre en demi-finale à Montréal. Ce sera aussi sa seule défaite « à la régulière » de sa deuxième partie de saison. Serena sauve ensuite sa saison en Grand-Chelem en remportant le sixième US Open de sa carrière et le troisième d’affilée. Durant l’automne, elle abandonne d’entrée à Wuhan contre Alize Cornet (qui l’aura donc battue 3 fois sur 3 en 2014 !) pour cause de maladie avant de jeter l’éponge en quart de finale à Pékin en raison d’un genou douloureux. En fin de saison, elle triomphe pour la cinquième fois au Masters.

Plus que ses adversaires directes, qui se sont parfois éparpillées cette année, la principale rivale de Serena en 2014 a souvent été elle-même. Les blessures réelles ou plus « mentales », les méformes, le manque d’envie l’ont parfois empêchée de pratiquer son meilleur tennis, en particulier dans les plus grands événements. La saison prochaine nous dira s’il s’agissait juste d’un faux-pas ou d’un déclin normal pour celle qui est désormais la troisième joueuse la plus âgée du Top 100.

2. Maria Sharapova (RUS), n°4 fin 2013, 27 ans :

La fin de saison 2013 de Maria Sharapova avait été plutôt compliquée en raison notamment d’une blessure à l’épaule droite qui l’avait privée de l’US Open puis de tous les tournois de fin d’année. Elle n’a donc pas pu être une réelle menace pour la première place mondiale de Serena Williams. Cette année, la Russe n’a pas connu de problème physique et est donc restée longtemps au coude à coude avec la n°1 mondiale. Elle était même en tête de la « Race » à la veille de l’US Open.

Si son retour à la compétition n’a pas été immédiatement réussi (elle échoue notamment en huitième de l’Open d’Australie), Maria Sharapova a vraiment retrouvé tout son tennis à partir de Miami où elle ne s’est arrêté qu’en demi-finale (face à Serena). Elle a ensuite presque totalement maîtrisé la saison sur terre-battue (hormis une défaite face à Ana Ivanovic en huitième à Rome). En plus des titres à Stuttgart et à Madrid, la Russe a ajouté une deuxième couronne à Roland-Garros après celle de 2012. Allergique à la surface il y a quelques années, elle s’affiche aujourd’hui comme la plus grande spécialiste du jeu sur terre.

Par un étrange mouvement de balancier, Maria peine désormais à aligner les victoires sur gazon. C’est pourtant à Wimbledon qu’elle avait remporté son tout premier Grand-Chelem, il y a dix ans déjà. Cette saison, elle s’y est inclinée sans véritable surprise face à Angélique Kerber en huitième de finale. De manière générale, son été va s’avérer assez faible en dehors d’une demi-finale à Cincinnati. Il se terminera par une nouvelle défaite en huitième de l’US Open. Début octobre, Sharapova sauve sa fin de saison par une belle victoire à Pékin, son quatrième titre de la saison et le deuxième en « Premier Mandatory ». Elle termine toutefois sur une mauvaise note au Masters où, avec une seule victoire, elle est éliminée dès les poules.

A désormais 27 ans, la « diva » du tennis n’a peut-être jamais été aussi proche de retrouver la première place mondiale. La WTA l’a d’ailleurs nominée parmi les meilleurs « come-backs » de 2014, de manière plutôt étrange pour une joueuse qui n’a gagné que deux places. Mais revenir au sommet passera inévitablement par une baisse de niveau de Williams dont elle ne parvient pas à contrôler le jeu, l’Américaine menant 16/2 dans leurs confrontations et n’a même perdu que deux sets lors de leurs 14 dernières rencontres !

3. Simona Halep (ROU), n°11 fin 2013, 23 ans :

Avec un bond de la 47e à la 11e place mondiale et le gain de ses six premiers titres WTA en 2013, Simona Halep était incontestablement la révélation de la saison. La Roumaine a fait mieux que confirmer en 2014 puisqu’elle a un moment occupé la deuxième place mondiale et a vaincu le blocage qu’elle éprouvait en Grand-Chelem.

A l’Open d’Australie déjà, Simona s'est hissée en quart de finale pour la première fois de sa carrière à ce niveau. Un mois plus tard, elle remporte, à Doha (« Premier 5 »), le plus gros tournoi de sa carrière en battant trois Top 10 sur son passage. Elle se hisse encore en demi-finale d’Indian Wells mais doit renoncer à jouer à Miami en raison d’une blessure à l’orteil. Sa saison sur terre est par contre excellente. Elle y atteint la finale à Madrid, battue en trois sets par Sharapova, avant de retrouver la Russe en finale de Roland-Garros. Pendant plus de trois heures, les deux joueuses se rendent coups pour coups et la Roumaine passe à quelques points de remporter son premier Grand-Chelem. Pas rassasiée, elle atteint encore les demi-finales de Wimbledon avant de gagner son deuxième titre de la saison, chez elle à Bucarest.

A ce moment de la saison, elle n’est qu’à 11 petits points de la tête du classement « Race ». Halep va néanmoins connaître une fin de saison assez difficile, avec notamment une défaite au troisième tour de l’US Open. Habituée à jouer les premiers rôles de janvier à juillet, elle ne va plus atteindre la moindre demi-finale avant fin octobre. Là, elle sauve sa fin de saison par un très bon Masters qui la voit humilier Serena Williams en poule avant que la n°1 mondiale ne lui rende la pareille en finale.

Malgré cette fin de saison un peu difficile, Simona Halep s’est peut-être révélée comme une des prochaines grandes stars du circuit, appelées à prendre rapidement la relève de Serena. Il faudra qu’elle apprenne à supporter son nouveau statut qui a semblé fort lourd à porter ces derniers mois. Si elle y parvient rapidement, elle pourrait déjà prendre le pouvoir en 2015.

4. Petra Kvitova (TCH), n°6 fin 2013, 24 ans :

Cette nouvelle génération était incarnée par Petra Kvitova dès 2011, année qui l’avait vue remporter six titres dont Wimbledon et le Masters (sans oublier la victoire collective en Fed Cup). La Tchèque n’a pourtant pas confirmé les deux années suivantes, se maintenant dans le Top 10 mais sans briller dans les grands événements.

La première moitié de sa saison a même été plutôt médiocre. Après une blessure au dos qui avait gâché son automne 2013, elle a connu beaucoup de difficulté à retrouver son niveau, subissant une défaite assez inquiétante au premier tour de l’Open d’Australie. Pendant les six premiers mois de l’année, Petra ne parvient pas à battre de membre du Top 20, à l’exception d’une victoire sur Ana Ivanovic qui lui permet de se hisser en quart à Miami. Son accession aux quarts de finale de Madrid, elle la doit surtout au forfait de Serena Williams. Elle est ensuite éliminée dès le troisième tour à Roland-Garros et une blessure à la jambe gêne sa préparation pour Wimbledon.

C’est donc une énorme surprise de la voir triompher à Londres, pour la deuxième fois de sa carrière. Certes son parcours y est très « bartolien », l’hécatombe de tête de série lui permettant de ne pas devoir rencontrer la moindre joueuse du Top 10. Mais cette victoire est un déclic pour la Tchèque. Elle souffre tout de même d’une tendinite durant l’été ce qui provoque son élimination prématurée au troisième tour de l’US Open. Elle remporte toutefois un deuxième titre, à New Haven. Guérie, elle réussit une très belle fin de saison en s’imposant à Wuhan et en disputant la finale au « Premier Mandatory » de Pékin face à Maria Sharapova. Au Masters, elle prend sa revanche contre la Russe mais perd ses deux autres matchs de poules. Elle conclut cette belle fin de saison en apportant à son pays un troisième titre de Fed Cup en quatre ans.

Avec ses lourdes frappes de gauchère, Kvitova est armée pour réussir dans tous les tournois, même si la terre-battue lui convient peut-être un peu moins pour l’instant. A 24 ans, elle semble en tout cas capable de désormais viser le Top.

5. Ana Ivanovic (SER), n°16 fin 2013, 27 ans :

A 27 ans, Ana Ivanovic connaît une deuxième jeunesse. La gagnante de Roland-Garros 2008, titre qui lui avait permis de grimper à la première place mondiale, a connu des années difficiles par la suite. En cinq ans, de 2009 à 2013, elle n’a atteint qu’un seul quart de finale en Grand-Chelem et remporté que quatre tournois, tous mineurs. Son classement s’en est ressenti puisqu’elle était retombée au-delà de la 15e place mondiale.

Dès la tournée australe, elle a montré d’autres dispositions. Gagnante à Auckland, elle s’est hissée en quart de finale de l’Open d’Australie après une superbe victoire contre Serena Williams. La fin de l’hiver de la Serbe a été plus difficile mais son printemps fut bien meilleur. Après un deuxième titre, à Monterrey, elle s’est hissée en finale à Stuttgart puis a aligné un quart à Madrid et une demi à Rome. Elle fut d’ailleurs la seule à battre Maria Sharapova (dans la capitale italienne) sur terre-battue cette année. Sa défaite dès le troisième tour à Roland-Garros fut dès lors une vraie déception.

Vite remise, Ana s’impose à Birmingham puis chute au troisième tour de Wimbledon face à la spécialiste du gazon Sabine Lisicki. C’est à Cincinnati qu’elle signe sa meilleure performance de l’année. Elle y bat à nouveau Maria Sharapova et seule Serena Williams peut l’arrêter en finale. Elle connaît toutefois une nouvelle désillusion à l’US Open où elle est dominée au deuxième tour par la Tchèque Karolina Pliskova. Sa fin de saison est également de bonne facture. Elle signe un quatrième succès, à Wuhan, puis atteint les demi-finales à Pékin. Au Masters, malgré deux victoires en poules, elle ne parvient pas à se hisser en demi.

Ana Ivanovic a incontestablement retrouvé les clefs pour rivaliser avec les meilleures cette saison. Elle a d’ailleurs obtenu neuf succès face à des Top 10 soit autant qu’elle n’en avait obtenu de 2009 à 2013. Son retour parmi les cinq premières est donc totalement logique. Reste pour elle à retrouver la voie du succès en Grand-Chelem où elle peine toujours à briller.

6. Agnieszka Radwanska (POL), n°5 fin 2013, 25 ans :

Quatrième joueuse mondiale fin 2012, avec au passage une finale disputée à Wimbledon, Agnieszka Radwanska a perdu une place chaque année depuis. Pas de quoi paniquer pour une joueuse qui reste solidement agrippée au Top 10.

La Polonaise a parfaitement débuté la saison avec une demi-finale à l’Open d’Australie avec, au passage, un succès sur Victoria Azarenka, alors 2e mondiale. Sa défaite face à Dominika Cibulkova est toutefois une déception. Le reste de son hiver puis son printemps sont du même acabit. Demi à Doha, finale à Indian Wells, quart à Miami, demi à Madrid, quart à Rome, elle aligne les bons résultats mais sans pouvoir conclure victorieusement ces tournois. Roland-Garros est par contre une très grosse déception puisqu’elle y est surprise dès le troisième tour.

Agnieska ne parvient pas non plus à honorer son statut à Wimbledon où elle est dominée par Ekaterina Makarova dès les huitièmes. Elle obtient tout de même un succès, et de taille, au « Premier 5 » de Montréal, avant d’être battue en quart à celui de Cincinnati. Elle passe à côté de son US Open où elle est sortie au deuxième tour. Sa tournée automnale en Asie est un flop. Elle n’y dispute qu’un seul quart, au tournoi secondaire de Séoul. Elle sauve sa fin de saison en se hissant en demi-finale des Masters avec un seul succès en poule.

Agnieszka Radwanska ne parvient toujours pas à se détacher de l’étiquette de « toujours placée, jamais (ou rarement) gagnante » qui lui colle à la peau depuis des années. De fait, sa saison se résume à une longue série de demis et de quarts avec un seul succès pour compenser. En Grand-Chelem, Elle reste toutefois sur trois défaites trop précoces pour elle. Il est temps qu’elle retrouve de l’efficacité dans ces tournois principaux aussi sous peine de subir une grosse chute en 2015.

7. Eugénie Bouchard (CAN), n°32 fin 2013, 20 ans :

La saison d’Eugénie Bouchard a été exactement inverse. C’est dans les épreuves les plus importantes qu’elle a marqué les esprits cette année, avec des résultats toutefois assez maigres dans les épreuves secondaires.

La Canadienne a débuté la saison par une demi-finale à l’Open d’Australie, un an à peine après avoir joué son premier Grand-Chelem (Elle avait perdu au deuxième tour des qualifications à Melbourne en 2013). Elle y a pris la mesure d’Ana Ivanovic en quart. En dehors d’une victoire sur Sara Errani (alors 10e) et d’une place en huitième d’Indian Wells, le reste de son hiver n’a pas été très fructueux. Sur terre-battue, elle se hisse en demi-finale à Charleston et remporte le petit tournoi de Nuremberg mais échoue d’entrée lors des grosses épreuves de Madrid et Rome. Ca n’a pas empêché Eugénie de signer une nouvelle demi-finale en Grand-Chelem à Roland-Garros, passant même tout près d’y vaincre Maria Sharapova.

Elle n’attend pas longtemps pour disputer sa première finale majeure puisqu’à Wimbledon, elle domine Simona Halep et joue pour le titre contre Petra Kvitova. Elle passe toutefois complètement à travers ce match. La Canadienne vit un été plus difficile conclu par une défaite en huitième à l’US Open. Après une finale à Wuhan, elle passe encore à côté de sa fin de saison et loupe complètement son premier Masters.

En deux ans, Eugénie Bouchard est passée de la 144e place au Top 10. Une progression aussi fulgurante à un très jeune âge est devenue rare dans le tennis, même sur le circuit féminin. Elle va toutefois rapidement devoir montrer plus de régularité si elle veut franchir un cap supplémentaire.

8. Caroline Wozniacki (DAN), n°10 fin 2013, 24 ans :

La progression au classement de Caroline Wozniacki, lors de ses premières années sur le circuit, ressemble fort à celle de la Canadienne. Très rapidement, la Danoise est sortie de l’anonymat pour rejoindre le Top 10 et même atteindre la première place mondiale de fin 2010 à fin 2011. Eugénie Bouchard ferait bien de se méfier de cet exemple car Wozniacki est ensuite largement rentrée dans le rang, terminant les deux années suivantes de justesse parmi les dix meilleures mondiales.

Durant les six premiers mois de 2014, la Danoise a même connu un sérieux passage à vide. Hormis un quart à Miami et des demis à Dubaï et Monterrey, elle a aligné les mauvaises performances. Battue par Garbine Muguruza au troisième tour de l’Open d’Australie, elle sombrait complètement à Roland-Garros où elle était sortie d’entrée par Yanina Wickmayer. Des blessures (épaule, poignet, genou) mais aussi des problèmes personnels expliquaient cette méforme. Au lendemain du Grand Chelem parisien, elle n’occupait plus que la 16e place.

La deuxième partie de saison de Wozniacki a heureusement été d’un tout autre calibre. Après un huitième à Wimbledon, elle a remporté, à Istanbul, son premier titre en neuf mois. Elle enchainait par un quart à Montréal et une demi à Cincinnati, seulement battue à chaque fois (et en trois sets) par Serena Williams. C’est à l’US Open où elle battait Maria Sharapova et se hissait en finale (une nouvelle fois battue par Serena) qu’elle réalisait la meilleure performance de sa saison. Et de sa carrière puisqu’il s’agit de sa deuxième finale en Grand-Chelem, cinq ans exactement après la première.

Après encore une bonne tournée en Asie (finale à Tokyo, demi à Wuhan), elle réussit un excellent Masters où elle se hisse en demi et ne perd qu’au tie-break du dernier set contre Serena. Il faudra recompter sur elle en 2015 car ses résultats depuis juillet sont au niveau du Top 3 mondial.

9. Li Na (CHN), n°3 fin 2013, 32 ans :

Officiellement, Li Na est sortie du classement (à sa demande) au lendemain de la finale de Fed Cup. Elle aurait donc autant pu faire partie de notre classement des plus grosses chutes de 2014, qui sera publié dans quelques jours. Mais il nous semblait plus judicieux de lui maintenir son dernier classement, au vu de sa saison et par respect pour sa carrière.

Car la Chinoise aurait pu réaliser sa meilleure saison en 2014. Après un premier succès, chez elle à Shenzhen, elle remporte le deuxième Grand-Chelem de sa carrière à l’Open d’Australie. Son parcours, favorisé par la chute prématurée des autres favorites, l’oblige à vaincre cinq têtes de série mais aucun membre du Top 20. Elle poursuit son très bon début d’année en se hissant en demi à Indian Wells puis en finale à Miami. Sur terre, elle aligne des quarts de finale à Madrid et à Rome. A ce moment de l’année, elle occupe la deuxième place du classement officiel et domine même la « Race ».

Mais une blessure au genou qu’elle traine depuis deux mois l’empêche de se présenter dans de bonnes conditions à Roland-Garros où elle est battue d’entrée. Insuffisamment remise, elle se présente à Wimbledon mais n’y passe que deux tours avant de perdre contre Barbora Zahlavova Strycova. Li ne le sait pas encore mais il s’agit là de son dernier match officiel. Elle tentera de revenir pour l’US Open, puis pour la tournée asiatique mais devant son incapacité à récupérer la totalité de ses moyens, elle se voit contrainte de mettre un terme à sa carrière.

Une carrière particulièrement bien remplie ponctuée de deux titres en Grand-Chelem (et de deux autres finales). Personnalité discrète mais attachante, Li Na a marqué de son empreinte la première moitié de cette décennie et même toute l’histoire du sport asiatique en général.

10. Angélique Kerber (ALL), n°9 fin 2013, 26 ans :

Cinquième mondiale il y a deux ans, Angélique Kerber a un peu régressé mais elle reste assez solidement installée dans le Top 10. Constante sur l’ensemble de la saison, hormis au printemps où elle peine à apprivoiser la terre-battue, elle ne parvient pas à franchir le cap qui la sépare des sommets.

L’Allemande a réussi une bonne saison australe en atteignant la finale à Sydney et les huitièmes de finale de l’Open d’Australie. Elle réalise la meilleure opération de sa saison au « Premier 5 » de Doha où elle dispute la finale puis se hisse en quart de finale à Miami. Moins à l’aise sur terre-battue, elle perd d’entrée à Stuttgart, Madrid et Rome mais parvient tout de même en huitième de finale à Roland-Garros.

Le gazon lui réussit nettement mieux. Elle se hisse en finale à Eastbourne puis bat Maria Sharapova pour accéder aux quarts de finale de Wimbledon. A nouveau finaliste à Stanford, elle baisse pavillon dès le troisième tour de l’US Open. En fin de saison, elle atteint encore les demis à Tokyo et les quarts à Wuhan. Si elle rate d’un rien la qualification pour le Masters, elle dispute par contre bien la finale de la Fed Cup contre la République Tchèque. Las, elle y perd ses deux simples et précipite la défaite de l’Allemagne.

Gauchère aux lourdes frappes des deux côtés, Angélique possède justement les mêmes atouts que sa dernière adversaire de l’année, Petra Kvitova. Il n’y a aucune raison pour qu’elle ne puisse pas, comme la Tchèque, venir jouer les premiers rôles, notamment en Grand-Chelem.

 

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