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Le Top 10 belge féminin

Cette année, pour les raisons que je vous expliquerai plus bas, il y aura 11 joueuses présentées dans ce « Top 10 ». Six d’entre-elles sont en progression ce qui est tout de même une de moins que l’an dernier. En plus, ces progressions, à une exception près, sont assez légères. A contrario, les quelques joueuses en recul ne chutent pas non plus énormément. On peut donc qualifier cette saison de stable. Derrière, avec 7 joueuses de 21 ans et moins entre la 500e et la 1000e place, le réservoir de talents est en train de se confirmer.

Yanina Wickmayer Yanina Wickmayer (A1, 27 ans, 41e -> 58e) :

La saison 2015 de Yanina avait été plutôt positive. D’abord, elle avait retrouvé le Top 50. Ensuite, elle avait remporté un titre à Tokyo (sans oublier une victoire en WTA 125 à Carlsbad) et atteint les huitièmes de finale à l’Open d’Australie. Elle avait surtout réussi à se montrer régulière (enfin, autant qu’elle peut l’être) tout au long de la saison. Ce fut nettement moins le cas en 2016 ce qui lui a causé un léger recul au classement.

En janvier, elle commence par une défaite honorable à Brisbane, en trois sets contre Dominika Cibulkova (alors 38e mais qui terminera l’année à la 5e place). La suite de sa tournée australienne est moins bonne puisqu’elle s’incline au deuxième tour des qualifs à Sydney et au premier tour de l’Open d’Australie. Le reste de son hiver est meilleur avec notamment une demi-finale à Acapulco (et des victoires contre Monica Puig et Anastasia Pavlyuchenkova). Il lui manque tout de même un vrai coup d’éclat puisqu’elle s’incline au deuxième tour à St Petersbourg, Monterrey et Indian Wells et au troisième à Miami. Sa saison sur terre est moins bonne avec trois défaites d’entrée à Prague, Madrid et Rome. A sa décharge, elle était tombée sur des têtes de série dès le premier tour dans les capitales espagnole et italienne. A Roland-Garros, elle passe tout de même deux tours et n’est battue que par la future gagnante, Garbiñe Muguruza.

La tournée sur gazon de Yanina, où elle a pris l’habitude de gagner pas mal de points, est assez décevante. Elle atteint un bon quart de finale à Birmingham, en battant Johanna Konta. Mais elle s’incline d’entrée à Nottingham, à Eastbourne et à Wimbledon. Lors du Grand-Chelem londonien, elle a eu la malchance de tomber contre Karolina Pliskova. C’est au début de l’été qu’elle réussit la plus belle performance de sa saison en remportant le titre à Washington. Certes elle n’a pas dû affronter de joueuses du Top 30 sur son parcours mais ce cinquième titre arrive à point nommé pour lui redonner confiance… du moins le croit-on à ce moment-là. Mais c’est tout le contraire qui arrive puisqu’elle aligne alors 5 défaites consécutives à Montréal, aux Jeux olympiques, à l’US Open et dans les deux tournois de Tokyo. Et cette fois, elle n’a pas l’excuse des tirages au sort difficiles puisque 4 de ses 5 adversaires étaient classées au-delà de la 50e place mondiale. A Wuhan et à Pékin, elle limite un peu la casse en franchissant un tour (en écrasant Monica Puig dans la capitale chinoise) mais elle termine l’année par une nouvelle défaite d’entrée à Luxembourg.

Objectifs 2017 : Cette deuxième partie de saison est tout de même fort inquiétante pour Yanina. Elle aura donc la quasi totalité de ses points à défendre de janvier à juillet et donc devra réussir un bon début de saison pour éviter une chute vertigineuse au classement. Cela dit, Yanina a l’inconstance collée aux baskets. Elle peut très bien ne pas gagner un match pendant deux mois puis réaliser un résultat qui va lui permettre de remporter la moitié des points qu’elle a à défendre. C’est un petit peu décevant de voir qu’elle est capable de battre n’importe qui sur un match, mais aussi de perdre contre presque tout le monde (dans le Top 100). D’un autre côté, dénaturer son jeu n’offre aucune assurance de le rendre plus efficace. Alors autant accepter sa nature et les nombreuses déceptions qu’elle connaît chaque année tout en profitant des exploits qu’elle signe ponctuellement.

Kirsten Flipkens Kirsten Flipkens (A2, 31 ans début janvier, 85e -> 65e) :

Les craintes qu’on pouvait avoir au sujet de la suite de la carrière de Kirsten Flipkens lorsqu’elle a quitté le Top 100 au début de l’été 2015 sont totalement balayées. Non seulement l’Anversoise est revenue parmi l’élite à la fin de cette saison mais elle a encore progressé en 2016 pour terminer quelques places seulement derrière Yanina Wickmayer. Et en signant quelques très jolis succès au passage.

Dès le tournoi d’Auckland, elle sort des qualifications et se hisse en quart de finale en battant deux Top 100. A l’Open d’Australie, elle prend la mesure de Mirjana Lucic-Baroni au premier tour avant d’être dominée par Garbiñe Muguruza. Après deux défaites au premier tour à St Petersbourg et Doha (elle sortait des qualifs dans ce dernier tournoi), elle se hisse en finale du tournoi de Monterrey en battant notamment Johanna Konta (alors Top 30). Il ne s’agit que de sa troisième finale sur le circuit après son titre à Québec en 2012 et sa finale à Rosmalen neuf mois plus tard. Elle franchit encore un tour à Indian Wells et à Miami puis elle atteint même les quarts à Katowice. Mais sa saison sur terre est nettement plus difficile et elle finit par perdre au premier tour de Roland-Garros en ne prenant qu’un jeu à Alizé Cornet.

Le petit souci au poignet à l’origine de cette mauvaise série est vite oublié lorsque le gazon cher à son cœur réapparaît. A Majorque, elle parvient même à dominer Garbiñe Muguruza, la toute fraîche gagnante à Paris, ainsi que Monica Puig pour se hisser en demi-finale. Elle franchit encore un tour à Wimbledon et pousse aux trois sets la 9e mondiale Madison Keys. Sur sa lancée, elle réalise un bel exploit aux Jeux olympiques de Rio où elle prend la mesure de Venus Williams et atteint le troisième tour. Battue au deuxième tour des qualifications à New Haven, elle est tout de même repêchée grâce à une pluie de forfaits (elle était 6e sur la liste des « Lucky Losers » ! ). Elle saisit bien cette chance et bat deux Top 30 avant de s’incliner en quarts contre Agnieszka Radwanska. A l’US Open, elle a la malchance de tomber d’entrée face à Simona Halep. Sa fin de saison est encore très correcte puisqu’elle se hisse en quarts à Tashkent et franchit un tour à Séoul et à Linz.

Objectifs 2017 : Si les Jeux olympiques avaient octroyé des points WTA, Kirsten aurait probablement terminé la saison sur la première marche de ce Top 10. Elle qui n’était plus « que » troisième Belge il y a douze mois a donc réalisé une excellente saison. Et il n’y a pas de raison pour que ça ne continue pas. Elle fêtera ses 31 ans dans deux semaines mais son corps ne semble pas accuser le poids des ans et ce malgré les nombreuses blessures dont elle a souffert par le passé. Avec son jeu à part sur le circuit, elle peut encore gêner pas mal de monde et retrouver une place dans le Top 50 est un objectif tout à fait envisageable.

Alison Van Uytvanck Alison Van Uytvanck (A3, 22 ans, 44e -> 121e) :

La saison réalisée par Alison Van Uytvanck en 2015 était assez exceptionnelle. Avec en point d’orgue un quart de finale à Roland-Garros, elle s’était montrée très régulière toute l’année pour finir Top 50. A seulement 21 ans, elle se posait comme l’un des espoirs à suivre sur le circuit international. Malheureusement, elle allait rapidement déchanter en 2016.

Elle s’incline dès son premier tour à Auckland, puis au deuxième tour à Hobart, contre des joueuses plus ou moins du même niveau qu’elle. Par contre, à Melbourne, elle fait les frais du retour en forme de Victoria Azarenka qui ne lui laisse pas le moindre jeu au premier tour. Pendant le reste de l’hiver, elle ne remporte qu’un seul match, à Monterrey (avant de s’incliner contre Kirsten Flipkens). Pour le reste, elle enchaîne les défaites au premier tour à Acapulco, Indian Wells et Miami. Après ce dernier tournoi, elle annonce qu’une blessure à la cheville est à la base de ses récents déboires et qu’une opération est obligatoire. Son arrêt doit durer trois mois et la prive de la rencontre de barrage en Fed Cup et, surtout, l’empêche de défendre ses points à Roland-Garros.

Elle ne revient qu’au tournoi de Rosmalen où elle pousse Belinda Bencic aux trois sets lors du premier tour. Ce résultat encourageant n’est pas suivi de victoires (dans les tableaux finals) sur gazon. Elle s’incline en effet dès le premier tour à Majorque, Eastbourne (où elle sortait des qualifs) et Wimbledon. Retombée au-delà du Top 100, elle est obligée de disputer des ITF durant l’été. Elle en remporte un à Stockton ($50.000) puis atteint les quarts de finale de celui de Lexington où elle est contrainte à l’abandon (douleur aux quadriceps). Elle se rend tout de même à l’US Open où elle parvient à sortir des qualifications mais s’incline d’entrée dans le tableau final. Elle reste ensuite en Amérique du nord pour quelques très bons résultats dont un quart à Québec, une victoire au $50.000 de Las Vegas et une demi-finale au $75.000 d’Albuquerque. De retour en Europe, elle dispute encore une demi dans un $100.000 à Poitiers.

Objectifs 2017 : Cette bonne deuxième partie de saison lui permet de limiter la casse au classement et de retrouver la confiance pour 2017. Malheureusement, elle a annoncé jeudi passé qu'elle devait subir une nouvelle opération, au bras cette fois-ci. Une opération qui s'est bien déroulée mais la revalidation va la priver au minimum de la tournée australienne. Un nouveau coup dur pour la joueuse de Grimbergen qui va devoir attendre encore avant de goûter à nouveau aux joies du Top 100.

Maryna Zanevska Maryna Zanevska (A5, 23 ans, 143e -> 122e) :

La quatrième joueuse belge fait son entrée dans ce classement et pour cause. Née à Odessa, Maryna était Ukrainienne jusqu'au mois de septembre dernier où elle a obtenu la nationalité belge. Arrivée en Belgique en 2008 pour intégrer l'Académie Justine Hénin de Limelette, elle a eu un coup de cœur pour la tranquillité du plat pays et...son chocolat. Si bien qu'elle est restée chez nous et s’entraîne aujourd'hui sous la férule de Philippe Dehaes en région namuroise.

Douzième mondiale chez les juniors, elle avait notamment remporté Roland-Garros et l'US Open en double. Chez les pros, elle est arrivée dans le Top 200 il y a quatre ans et n'en est plus ressortie. Elle a remporté 14 titres ITF en simple et 11 en double. Elle a déjà disputé quatre Grand-Chelems, à chaque fois en sortant des qualifications, mais n'est pas parvenue à remporter un match dans le grand tableau pour l'instant. Elle y a atteint ce stae notamment à Melbourne et à Paris cette année. Ce sont d'ailleurs ses principaux résultats d'un début de saison assez moyen, avec une autre qualification pour le tournoi WTA d'Istanbul et une demi-finale au $100.000 de Cagnes-sur-Mer.

Son été fut un peu compliqué également puisqu’elle n'a pas du tout joué entre les qualifications de Wimbledon (où elle a franchi deux tours) et celles de l'US Open où elle s'est inclinée d'entrée. C'est vraiment à partir du moment où les formalités de sa naturalisation ont été achevées qu'elle a recommencé à jouer librement. Alors que sa place dans le Top 200 ne tenait plus qu'à un fil, elle a remporté le $50.000 de Saint-Malo, son plus gros titre jusque là. Un mois plus tard, elle atteint encore la finale d'un $25.000 puis remporte un autre $50.000 à Joué-les-Tours. Fatiguée par cette série, elle doit abandonner au deuxième tour du $100.000 de Poitiers. Elle revient tout de même en toute fin de saison pour se hisser en quart du WTA 125 de Limoges.

Objectifs 2017 : Comme Steve Darcis, Maryna a dû gérer cette saison la disparition de Julien Hoferlin. L'inoubliable entraîneur liégeois était en effet son coach personnel et même un ami depuis plusieurs années. Le plus bel hommage qu'elle pourrait lui rendre en 2017 serait de s'installer dans ce Top 100 après lequel elle court depuis 4 ans. Et pourquoi pas de faire ses débuts dans l'équipe belge de Fed Cup.

Elise Mertens Elise Mertens (A4, 21 ans, 164e -> 125e) :

Une autre joueuse pourrait faire ses débuts en équipe nationale en 2017, il s'agit d'Elise Mertens. En progression constante depuis qu'elle est arrivée sur le circuit il y a quatre ans, elle n'est plus si loin du Top 100, son objectif avoué. Sa première victoire dans un $50.000 au Mexique (après neuf titres ITF plus modestes) en octobre 2015 l'a mise en confiance pour aborder l'année.

Et lui a aussi permis de décrocher son ticket pour les qualifications de l'Open d'Australie où elle a franchi un tour. Elle a ensuite encore tenté sa chance dans le tableau préliminaire du WTA de St Petersbourg mais sans succès. Elle retourne alors sur les ITF où elle atteint un quart et une demi en $25.000. Elle atteint une autre demi-finale à ce niveau en Corée puis limite au maximum (4 tournois) son passage sur terre-battue. Elle termine malgré tout cette partie de saison par un troisième tour lors des qualifications de Roland-Garros. Plus à l'aise sur gazon, elle se hisse dans le grand tableau à Rosmalen et poursuit son parcours jusqu'en quarts. Au premier tour, elle réalise la plus belle perf de sa carrière en battant Eugénie Bouchard, 47e et ancienne finaliste de Wimbledon.

Elise poursuit sa route à Majorque où elle sort également des qualifs et bat Francesca Schiavone dans le tableau final. A Wimbledon, elle est battue au deuxième tour des qualifications. Son été est plus compliqué. Elle perd plusieurs matchs face à des joueuses à sa portée mais parvient tout de même à se hisser dans le tableau final de l'US Open. Cette première participation à un tableau final d'un Grand-Chelem est sans doute le meilleur moment de sa saison puisqu'il s'achève sur le Louis Armstrong Stadium par une défaite seulement en trois sets contre Garbiñe Muguruza. Dans la foulée, elle remporte un nouveau $50.000 à Atlanta mais subit de nouveau quelques défaites anormales en ITF ainsi qu'en qualifications de tournoi WTA. Elle termine la saison par deux demi-finales en $50.000.

Objectifs 2017 : En 2017, Elise va disputer de plus en plus de tournois WTA, dans un premier temps via les qualifications. Ce sera le cas par exemple lors de la tournée australienne. Vu qu'elle a relativement peu de points à défendre jusqu'à la saison sur gazon, elle pourrait assez rapidement intégrer le Top 100. Après, le plus dur sera de s'y maintenir. C'est ce qu'elle va s'évertuer à faire avec son nouveau coach (depuis l'été) Robbe Ceyssens, qui est également son compagnon.

An-Sophie Mestach An-Sophie Mestach (A7, 22 ans, 156e -> 218e) :

Numéro un mondiale chez les juniores après avoir remporté l'Open d'Australie à 16 ans, An-Sophie Mestach a eu besoin de trois ans pour se hisser dans le Top 200. Plusieurs blessures sont responsables de ce petit contre-temps. Mais alors qu'elle semblait en passe de s'installer durablement sur le grand circuit et qu'elle faisait son entrée parmi les 100 premières, elle a lentement perdu confiance en ses moyens et réalisé deux saisons très en-dessous de ses capacités.

Battue d'entrée en qualification à Auckland et à l'Open d'Australie (contre Schiavone), elle atteint tout le même la finale du $50.000 d'Andrézieux. Sur sa route, elle écarte même la Roumaine Mitu, 96e mondiale. Mais ses tentatives en qualifications de tournois WTA, que ce soit à Acapulco, Monterrey où Indian Wells échouent dès le premier tour. Pire, elle poursuit cette série de déroutes lors de tournois ITF disputés au printemps. En tout, An-Sophie encaisse huit défaites consécutives qui ne prennent fin que lors d'un $50.000 au Japon où elle atteint les demi-finales. La semaine suivante, toujours au pays du soleil levant mais pour un $25.000, elle se hisse en finale sans toutefois rencontrer de Top 300.

Sur le gazon britannique, elle subit deux nouvelles défaites d'entrée lors de tournois ITF préparatoires à Wimbledon. A Londres, elle parvient à remporter son premier match en qualifications mais échoue au deuxième tour. Son été est un tout petit peu meilleur. Elle parvient à rejoindre trois quarts de finale en ITF en battant quelques joueuses du Top 150 dont Elise Mertens à Landisville. Elle perd cela dit également au deuxième tour des qualifs à l'US Open. Durant l'automne, elle atteint encore un quart en $25.000 puis doit jouer les qualifications de deux $100.000 à Poitiers et à Tokyo. Les deux fois, elle parvient à rejoindre le tableau final mais y est éliminée d'entrée.

Objectifs 2017 : Alors qu'elle a tout fait pour éviter la terre-battue ces deux dernières années, préférant même disputer des ITF sur gazon au Japon plutôt que les qualifications de Roland-Garros, An-Sophie a décidé de débuter sa saison 2017 aux Etats-Unis... sur terre ! Un choix qui s'explique par le fait que son classement ne lui permettra pas de disputer la tournée australienne. On lui souhaite d'y réaliser de bonnes performances pour défendre les points qu'elle avait gagnés à Andrézieux en janvier 2016. Une fois passé cet écueil, elle n'aura presque plus un point à défendre jusqu'en mai. Elle ne peut alors que remonter.

Ysaline Bonaventure Ysaline Bonaventure (A6, 22 ans, 170e -> 230e) :

L'année 2015 était celle des premières expériences importantes sur le tour pour Ysaline Bonaventure. Une première accession au tableau final d'un tournoi WTA, à Bastad, lui avait donné la chance de croiser le fer avec ni plus ni moins que Serena Williams. Un premier titre WTA en double, suivi rapidement d'un deuxième, lui avait permis de terminer l'année à la 64e place mondiale et à la première place belge de la discipline.

Sa bonne saison lui a surtout permis de disputer la tournée australienne en janvier 2016 avec des résultats plutôt corrects. A Brisbane, elle n'est battue au dernier tour des qualifications qu'en deux sets serrés par Elena Vesnina (qui terminera la saison dans le Top 20). Repêchée pour le grand tableau, elle fait un match tout à fait honorable contre Victoria Azarenka. Elle est ensuite battue au deuxième tour des qualifications tant à Hobart qu'à l'Open d'Australie. Sélectionnée comme deuxième joueuse de simple en Fed Cup, elle emporte tous ses matchs et joue donc un rôle déterminant dans le retour de la Belgique en Groupe Mondial. Elle enchaîne alors avec une victoire dans le $25.000 d'Altenkirchen et franchit un tour au $50.000 de Kreuzlingen.

Elle doit malheureusement y jeter l'éponge en raison d'une gêne à l'épaule qui ne va pas la lâcher avant la fin de l'été. Elle revient en mars mais enchaîne alors les défaites au premier et au deuxième tour, tant en ITF qu'en qualifications de WTA. A Roland-Garros, dans le tableau préliminaire, elle s'incline au deuxième tour. Malgré une demi-finale en $50.000 à Szeged, elle perd d'entrée en qualifs de Wimbledon. Elle aligne 4 défaites d'entrée avant de se résoudre à subir une infiltration pour son épaule. Elle remporte tout de même un match lors des qualifications de l'US Open mais perd encore au premier tour des trois tournois suivants.

Objectifs 2017 : Lors d'un stage AFT au début de l'automne, elle chute et se fracture le poignet gauche. Cette blessure l'a contrainte à mettre un terme à sa saison et à repousser son retour à mi-février au mieux. Pas de tournée en Australie donc et pas de Fed Cup pour elle. En ratant ce début de saison où elle avait bien joué en 2016, elle va perdre pas mal de points et devrait chuter jusqu'aux alentours de la 350e place. Cet enchaînement de blessures est très dur mentalement pour une fille relativement épargnée par les pépins physiques jusque là. Mais elle reste positive et vise un retour dans le Top 200 pour le milieu du printemps, afin de pouvoir disputer les qualifs de Roland-Garros.

Greetje Minnen Greetje Minnen (A8, 19 ans, 396e → 347e) :

Greetje Minnen est la plus jeune joueuse de ce Top 10. En fait, il faut même remonter jusqu'à la 17e place belge (et la 732e place mondiale) pour trouver une compatriote plus jeune encore (Magali Kempen, qui a trois mois de moins). Elle n'a pas connu une progression aussi importante que l'année dernière mais a tout de même encore pris une cinquantaine de place.

Pourtant, sa saison n'a pas commencé de la meilleure manière possible. Elle atteint bien une demi-finale dans un $10.000 en Allemagne mais peine ensuite à remporter des matchs au niveau supérieur. Lors d'une tournée de $25.000 au Brésil, elle sort des qualifications mais s'incline au premier tour du tableau final. Elle perd même au premier tour d'un $10.000 à son retour en Europe. Il faut attendre la fin juin pour la voir rejouer à son meilleur niveau et enchaîner une finale puis une victoire lors de deux $10.000 en Egypte.

Durant l'été, elle réalise enfin de bons résultats au niveau supérieur. Elle sort des qualifications lors du $50.000 de Lexington et bat notamment l'ex-Top 100 Pivovarova pour se hisser en quarts de finale. La semaine suivante, à Granby, elle est directement qualifiée pour le tableau final et se fraye aussi un parcours jusqu'en quarts en venant à bout d'Alexandra Stevenson, ancienne demi-finaliste de Wimbledon. Fin août, elle atteint encore une demi et un quart dans des $25.000 au Japon. Ce bel été lui permet de grimper jusqu'à la 263e place mais sa fin de saison est moins bonne. Elle ne remporte plus que deux matchs en cinq tournois.

Objectifs 2017 : Comme elle avait pas mal de points à défendre durant l'automne, son classement a un petit peu chuté. Mais sur l'ensemble de la saison, il a tout de même évolué vers le haut. Cette saison faite de hauts et de bas peut donc être qualifiée « de transition ». Elle lui permettra surtout de ne plus disputer que des $25.000 au minimum. Vu qu'elle a peu de point à défendre avant le mois de juin, elle pourrait vite grimper jusqu'au Top 200.

Elyne Boeykens Elyne Boeykens (A9, 25 ans, 355e -> 348e) :

Si l'on excepte Yanina Wickmayer et Kirsten Flipkens, Elyne Boeykens est la joueuse la plus âgée de notre Top 10. On ne peut donc plus parler d'« espoir » la concernant. Mais si on regarde de plus près son parcours, avec notamment une grave blessure qui lui a fait perdre deux ans, on peut se dire qu'elle a encore une belle marge de progression.

Elle débute sa saison dans des $25.000 aux Etats-Unis où elle ne parvient pas à sortir des qualifications. Elle atteint ensuite des quarts lors de $10.000 en Grande-Bretagne et en Espagne et, surtout, une demi en France. Mais c'est en se hissant en quarts de finale d'un $25.000 à Wiesbaden qu'elle réussit le premier vraiment bon résultat de sa saison. Elle enchaîne avec une qualification pour le tableau final du $100.000 de Marseille puis passe un tour dans celui du $50.000 d'Essen. En juin, elle remporte son cinquième titre ITF ($10.000 d'Alkmaar) et poursuit avec deux nouveaux quarts en $25.000.

Lors d'un $25.000 très relevé à Darmstadt, elle sort des qualifs et atteint un quart en battant l'ancienne Top 100 Laura Pous-Tio. Elle franchit encore un tour à Coxyde et à Westende puis se hisse en demi-finales du $10.000 de Rotterdam. En octobre, elle réalise sa meilleure performance de la saison lorsqu’elle atteint les demis au $25.000 de Santa Margherita di Pula. Trois semaines plus tard, toujours dans la cité balnéaire sarde, elle se qualifie pour la finale d'un $10.000.

Objectifs 2017 : Avec un seul titre (contre trois l'an dernier), le bilan d'Elyne peut sembler un peu décevant. Mais elle s'est surtout évertuée à participer à des tournois plus relevés. En $25.000, elle a, par exemple, atteint quatre quarts alors qu'elle n'en avait joué que deux depuis le début de sa carrière. Elle a également disputé sa première demi à ce niveau. Tout ça lui a permis d'affronter des joueuses de bien meilleur niveau. Elle a ainsi signé six des dix plus grosses perfs de sa carrière cette année-ci. Forte de cette expérience, elle pourrait se rapprocher du Top 200 en 2017.

Marie Benoit Marie Benoit (A10, 21 ans, 287e → 402e) :

Le constat est un peu le même pour Marie Benoit. Avec ses deux plus grosses perfs et 5 des dix plus grosses, sa saison est assez positive. Malheureusement, elle n'a que rarement réussi à enchaîner ces victoires. Avec une seule demi-finale et deux quarts cette saison, elle n'a pas pu éviter une chute assez lourde au classement.

Après une victoire contre l'ex-Top 100 Paula Ormaecha au $25.000 de Sunrise, Marie a également atteint le deuxième tour de celui d'Altenkirchen. Son quart de finale au $50.000 de Kreuzlingen est de loin son meilleur résultat de la saison, d'autant qu'elle y réalise la plus belle perf de sa carrière (jusque là) en ne laissant que deux jeux à Amandine Hesse, 158e mondiale. Mais elle peine à confirmer par la suite, notamment en raison de tirages un peu compliqués (l'ancienne 7e mondiale Patty Schnyder à Naples par exemple). Il faut attendre le mois de mai pour la voir remporter deux matchs d'affilée et même trois puisqu'elle sort des qualifs et atteint le deuxième tour au $25.000 de Grado. Au premier tour, elle bat la Japonaise Risa Ozaki, 128e mondiale.

La fin du printemps est un peu plus compliquée (trois défaites d'entrée). Après un quart à Stuttgart, Marie franchit encore un tour à Horb et à Coxyde. Elle atteint alors sa seule demi-finale de la saison au $25.000 de Sofia, après avoir remporté deux matchs au tie-break du dernier set. C'est alors qu'elle connaît quelques pépins physiques qui vont ruiner sa fin de saison. D'abord un problème au poignet qu'elle a eu du mal à gérer mentalement au début de l'automne. Ensuite, après un retour en $10.000 peu concluant lors de deux épreuves en Grande-Bretagne, elle met un terme à sa saison pour subir une petite opération au pied.

Objectifs 2017 : Marie a beaucoup travaillé sur son jeu cette année afin de lui apporter plus d’agressivité. Si ça a pu fonctionner par moment, elle n'a pas toujours réussi à trouver le bon équilibre ce qui explique ses résultats en dents de scie en début de saison. Mais elle reste confiante. Après un important travail hivernal physique, qui se poursuivra jusque mi-janvier, elle débutera sa saison en Angleterre et compte bien viser le Top 200 en fin d'année pour pouvoir participer aux qualifs des Grand-Chelems en 2018.

Klaartje Liebens Kimberley Zimmermann (A11, 21 ans, 733e -> 436e) :

Cette année, il y a donc onze joueuses dans notre sélection. Tout simplement parce que Maryna Zanevska n'a disputé que quatre tournois pour le compte de la Belgique et qu'il était assez injuste pour Kimberley Zimmermann, 10e au moment de la naturalisation de Maryna, de se faire exclure de ce top. D'autant qu'elle a réalisé une saison remarquable qu'on ne pouvait pas manquer de vous décrire.

Kim a changé de structure en début de saison pour rejoindre l'ATA Enghien. En double les résultats ont tout de suite suivi (un titre et deux finales en trois mois) mais ce fut moins le cas en simple. Il faut en effet attendre son sixième tournoi pour qu'elle gagne un match dans un tableau final de $10.000. Ce n'est même que fin mars qu'elle atteint pour la première fois les quarts de finale. Début avril, elle s'occasionne une grosse entorse qui la tient éloignée des courts pendant près de deux mois. C'est à son retour que sa saison débute réellement puisqu'elle atteint rapidement une demi-finale en $10.000 à Velenje.

Elle double la mise deux semaines plus tard à Kaltenkirchen puis sort des qualifs du $25.000 de Stuttgart et franchit le premier tour du tableau final. Elle dispute ensuite sa toute première finale sur le circuit près de chez elle à Ganshoren. L'été sera la saison des premières puisqu'elle dispute encore, à Coxyde, sa première demi en $25.000. Sur son parcours, elle parvient à prendre la mesure de ses deux premières Top 300 : Dalma Galfi et Elyne Boeykens. Deux semaines après, elle parvient même à décrocher son premier titre professionnel lors du $10.000 de Wanfercée-Baulet. Son automne est très bon aussi. Elle atteint par trois fois des demi-finales en $10.000 à Santa Margherita di Pula, Loughborough et Helsinki.

Objectifs 2017 : Au vu de ses progrès depuis le mois de juin, Kimberley peut être très satisfaite de son changement de structure. Plus familiale, plus près de ses bases, sa nouvelle équipe lui procure un suivi sur les tournois qui lui manquait jusque-là. En 2017, elle va tenter un peu plus souvent sa chance dans des épreuves plus relevées. Avec de bonnes chances d'encore rapidement grimper au classement puisqu'elle a très peu de points à défendre durant les cinq premiers mois. A terme, elle nourrit aussi l'espoir de disputer les qualifications des Grand-Chelems.

 

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