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Les dix plus grosses chutes du top 100

L’Année 2016 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2017. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2016. Cinquième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant subi la plus lourde chute en 2016.

Hommes :

Roger Federer (SUI, 35 ans, 3e -> 16e) :

On craignait que ce jour arrive mais il était inévitable. Un jour ou l’autre, l’étoile de Roger Federer devait bien finir par pâlir. Classé dans le Top 10 depuis octobre 2002, il en sort en septembre 2016 soit près de 14 ans plus tard. Voilà un record qu’il n’aura pas battu : Jimmy Connors reste le membre du Top 10 le plus acharné avec plus de 15 ans de présence (août 73 à octobre 87 !)

Sa saison avait pourtant bien débuté avec une finale à Brisbane (battu par Raonic), puis une demi-finale à l’Open d’Australie où il prend un set au n°1 mondial Novak Djokovic. Mais suite à une blessure au genou, il doit se faire opéré du ménisque et manque tous les autres tournois de l’hiver. Il revient à Monte-Carlo où il perd contre Jo-Wilfried Tsonga en quarts. Mais une nouvelle blessure, au dos cette fois, le contraint à renoncer à se rendre à Madrid et est sans doute en partie responsable de sa défaite face à Dominic Thiem en huitièmes à Rome. Il décide alors de ne pas disputer le tournoi de Roland-Garros. L’annonce est un choc énorme. Le dernier tournoi du Grand-Chelem où l’on ne trouvait pas le nom de Roger Federer dans le tableau est… l’US Open 1999 !

Sa série de « Majors » consécutifs s’arrête donc à 65. Il revient tout de même pour la saison sur gazon. Il perd en demis à Stuttgart (à nouveau Thiem) puis au même stade à Halle (face à Alexander Zverev). A Wimbledon, il se hisse à nouveau en demi-finales après un duel épique contre Marin Cilic mais s’incline également en cinq sets face à Milos Raonic. Moins d’un mois plus tard, il annonce que son genou est à nouveau douloureux et qu’il doit mettre un terme à sa saison pour pouvoir le soigner correctement. Il renonce donc définitivement à son rêve de décrocher l’or olympique en simple et termine une saison sans le moindre titre pour la première fois depuis 2000.

A 35 ans, Roger Federer n’a pas encore dit son dernier mot. En tout cas, c’est ce qu’il prétend. Il se dit prêt à en découdre encore pendant quelques années. Mais ces six mois d’arrêt auront certainement laissé des traces. C’est la première fois depuis une vingtaine d’année qu’il prend une si longue pause. La première fois aussi qu’il peut passer autant de temps avec ses quatre enfants. S’il retrouve rapidement le goût de la victoire, il pourrait encore se relancer. Mais s’il ne parvient plus à jouer les premiers rôles sur le circuit, il trouvera vite que la vie de famille était bien plus intéressante.

Benoit Paire (FRA, 27 ans, 19e -> 47e) :

Benoit Paire semblait sur la voie de la sagesse il y a un an à peine, après une saison réussie marquée par un premier titre (à Bastad), un premier huitième en Grand-Chelem (US Open) et surtout une place dans le Top 20 à la fin de l’année. Mais il est rapidement retombé dans ses travers et est passé complètement à côté de son sujet en 2016.

L’année avait pourtant pas mal débuté avec une demi à Chennai, seulement battu par son pote Stan Wawrinka. Mais à l’Open d'Australie, il se fait surprendre au premier tour et en trois tie-breaks par un invité. Une nouvelle demi à Marseille cache mal une fin d’hiver ratée avec de nombreuses éliminations d’entrée (Montpellier, Rotterdam, Sao Paulo, Indian Wells, Houston). Son début de saison sur terre est bien meilleur avec un huitième à Monte-Carlo et de nouvelles demis à Barcelone et Estoril. La suite est de nouveau plus faible et il s’écroule contre Gabashvili au deuxième tour de Roland-Garros.

Après avoir balancé sa saison sur herbe, il perd d’entrée à Hambourg mais se reprend à Washington où il se hisse en quarts. Ce n’est qu’un feu de paille car il ne remporte alors plus que 4 rencontres sur le grand circuit jusqu’à la fin de la saison. Il bâcle son tournoi olympique, s’incline au deuxième tour de l’US Open et de Shanghai et au premier à Toronto, Cincinnati, Pékin, Bâle et Paris, entre autres. Il tente même de se refaire une santé dans le Challenger de Mouilleron-Le-Captif en fin de saison mais ne parvient pas à s’y imposer (défaite contre le jeune Rublev en demi).

Le statut de joueur « tête à claque » du circuit, détenu haut la main par Benoit Paire ces dernières années, a été mis à mal par Nick Kyrgios en 2016. Du coup, le Français se devait de réagir en alignant les piètres prestations ou en déclenchant un psychodrame aux Jeux olympiques (dont il s’est fait exclure par sa délégation). Ce joueur dégage définitivement une grande sensation de gâchis.

Kevin Anderson (AFS, 30 ans, 12e -> 67e) :

De 2013 à 2015, Kevin Anderson a terminé la saison dans le Top 20, notamment grâce à un quart de finale et sept autres huitièmes en Grand-Chelem. Sur la même période, il a également remporté un titre et atteint 7 finales et s’est aussi montré régulier en Masters 1000. Douzième mondial il y a 12 mois, il aurait pu poursuivre sur sa lancée sans une série de blessure qui l’ont handicapé au début de l’année.

Après un quart de finale à Auckland, il s’occasionne une contracture au genou lors de son premier tour à l’Open d’Australie et doit abandonner au quatrième set. Il fait son retour à Delray Beach mais c’est alors une blessure à l’épaule droite qui le force à jeter l’éponge. Il ne revient que pour la saison sur terre-battue. Moins à l’aise sur cette surface, il peine à y remporter des matchs et perd d’entrée à Roland-Garros contre Stéphane Robert.

Il atteint son deuxième quart de finale de l’année à Nottingham mais s’incline au cinquième set face à Istomin au premier tour de Wimbledon. Sa saison démarre réellement à Toronto où il se hisse en quarts de finale. Il atteint encore un huitième à Cincinnati puis le troisième tour à l’US Open où il ne perd que contre Jo-Wilfried Tsonga. En fin de saison, il atteint encore les quarts de finale à Chengdu et à Stockholm mais ne parvient pas à se maintenir dans le Top 50.

Anderson est un joueur discret mais d’une grande efficacité grâce, notamment, à un excellent service mais aussi à un jeu de fond plus solide qu’on ne le pense. S’il est épargné par les blessures, il devrait remonter au classement assez rapidement car il n’a que très peu de points à défendre durant les trois prochains mois.

Jerzy Janowicz (POL, 26 ans, 57e -> 282e) :

Un autre très gros serveur du circuit a connu quelques difficultés cette saison : Jerzy Janowicz. En fait, cela fait deux ans que ses performances sont assez médiocres. Après être grimpé jusqu’à la 14e place mondiale mi-2013, il a subi pas mal de contre-performances et quelques blessures qui l’ont empêché de se maintenir dans le Top 50 les deux années suivantes.

Mais le pire était encore à venir avec cette saison 2016 catastrophique. Embêté par une blessure au genou, il s’incline en trois sets contre John Isner au premier tour de l’Open d’Australie. Il espère revenir pour le premier tour du Groupe Mondial de Coupe Davis (le premier de l’histoire de la Pologne) face à l’Argentine mais la blessure est plus grave que prévue et il est contraint à subir une opération. Il ne revient finalement qu’en juillet après une perte d’une centaine de places au classement.

Il est tout de même sélectionné pour les jeux olympiques mais il s’y incline d’entrée contre Gilles Muller contre qui il bénéficiait pourtant de deux balles de match. Après un quart de finale au Challenger de Meerbusch (perdu contre notre jeune espoir Clément Geens), il dispute l’US Open grâce à un classement protégé mais s’incline d’entrée contre Novak Djokovic en quatre sets. Il remporte tout de même un 5e titre en Challenger à Gênes mais renonce à réutiliser son classement protégé pour jouer des tournois ATP en fin de saison afin de soigner son genou définitivement.

Cette vilaine blessure qu’il traine en fait depuis plus d’un an est tout de même assez inquiétante. Il ne semble en tout cas pas parvenir à s’en débarrasser. Il va devoir redémarrer au bas de l’échelle vu son classement actuel mais, à 26 ans, il est encore assez jeune pour revenir au sommet.

Thanasi Kokkinakis (AUS, 20 ans, 80e -> Ncl) : 

C’est encore plus vrai pour Thanasi Kokkinakis qui a connu une année quasiment blanche en raison d’une blessure à l’épaule. Après son opération, il a repoussé sa date de retour de tournois en tournois et n’a finalement pu faire son retour que pour les Jeux olympiques.

Des Jeux de Rio où il était opposé au premier tour au Portugais Gastao Elias contre lequel il s’est incliné en deux tie-breaks. Il n’est plus apparu sur un court par la suite et n’a pas donné d’information sur la date d’un réel retour. Malheureusement pour lui, les J.O. n’offrent plus le moindre point ATP et l’Australien est donc sorti du classement en fin de saison.

Finaliste des tournois juniors de l’Open d’Australie et de l’US Open en 2013, Kokkinakis fait partie, pour nombre d’observateurs, de cette jeune génération qui bouscule tout sur son passage avec notamment Alexander Zverev, Borna Coric, Taylor Fritz ou son compatriote Nick Kyrgios. A 19 ans, il atteignait déjà la 69e place mondiale après avoir disputé un huitième de finale à Indian Wells et le troisième tour à Roland-Garros.

Son corps n’a, semble-t-il, pas encaissé cette progression rapide et les contraintes d’un jeu explosif et spectaculaire. S’il veut revenir et perdurer, il va devoir adapter et modérer son tempérament. Car donner 100% de sa puissance sur chaque frappes est devenu incompatible avec les contraintes physiques du tennis moderne.

 

Femmes :

Belinda Bencic (SUI, 19 ans, 14e -> 43e) :

Comme chez les hommes, c'est une helvète qui arrive en tête de notre sélection des « chutes » les plus remarquables de l'année. Mais la ressemblance entre Belinda Bencic et Roger Federer s'arrête à leur nationalité. Le vainqueur de 17 Grand-Chelems a sa carrière derrière lui et tentera, en 2017, de nous offrir un glorieux dernier tour de stade. La Saint-Galloise a, au contraire, connu un petit contre-temps mais devrait retrouver les sommets l'an prochain.

L'année a pourtant bien commencé pour elle en Australie avec une demi-finale à Sydney (où elle doit abandonner, malade) et un huitième à l'Open d'Australie. Après avoir éliminé l'Allemagne presque à elle toute seule au premier tour du Groupe Mondial de Fed Cup, elle atteint encore la finale à St Petersbourg. Grâce à cette performance, elle fait son entrée dans le Top 10 et atteint même la 7e place. Blessée au dos, elle subit alors une série de défaites prématurées et doit même faire une croix sur la saison sur terre-battue.

Elle revient sur gazon et se hisse en demi-finales à s'Hertogenbosch. Mais elle se blesse cette fois à la cuisse et doit abandonner au premier tour à Birmingham et au deuxième à Wimbledon. Elle ne revient que mi-août et perd ses deux premiers matchs mais elle limite la casse à l'US Open où elle se hisse au troisième tour. Sa fin de saison est également très difficile et elle ne remporte qu'un seul match lors de ses cinq derniers tournois.

Arrivée dans le Top 100 à 17 ans, Belinda Bencic a rapidement brûler les étapes vers le sommet. Comme pour Kokkinakis, c'est peut-être cette progression très rapide qui est responsable de ses blessures cette année. Mais elle devrait reprendre la compétition à 100% dès le début de l'année. A seulement 19 ans et avec le talent qui est le sien, elle reviendra certainement rapidement au sommet.

Lucie Safarova (TCH, 29 ans, 9e -> 62e) :

La situation de Lucie Safarova est plus inquiétante. Classée dans le Top 100 depuis 2005 avec des hauts et des bas, elle pensait avoir enfin accédé au plus haut niveau après un début de saison 2015 incroyable. Déjà demi-finaliste pour la première fois en Grand-Chelem à Wimbledon en 2014, elle dispute la finale de Roland-Garrros l'année suivante et accède au 5e rang mondial trois mois plus tard. Mais c'est aussi à ce moment-là qu'elle doit être hospitalisée en raison d'une infection bactérienne qui la prive d'une bonne partie de la fin de saison.

Elle ne revient finalement que fin février mais accumule les défaites au premier tour, parfois face à des joueuses nettement moins bien classées. Elle ne gagne son premier match que deux mois plus tard, à Prague, où elle remporte même le tournoi en battant Karolina Pliskova et Sam Stosur. Elle remporte un match à Madrid et à Rome et franchit même deux tours à Roland-Garros où l'Australienne prend sa revanche au bout de trois sets très serrés.

Elle fait encore mieux à Wimbledon où elle se hisse en huitièmes. Durant l'été, elle perd également au premier tour à Montréal et Cincinnati et abandonne contre Kirsten Flipkens aux Jeux olympiques pour une nouvelle infection. A l'US Open, elle a la malchance de tomber contre Simona Halep dès le deuxième tour. La malchance au tirage la poursuit toute la fin de saison puisqu'elle perd contre Dominika Cibulkova d'entrée à Tokyo puis deux fois contre Karolina Pliskova (deuxième tour de Wuhan et premier à Pékin).

Si elle peine à retrouver son meilleur niveau en simple, Lucie Safarova n'a pas eu de problème pour cartonner à nouveau en double. Cette année, elle s'est imposée à l'US Open, à Miami, à Wuhan et à Pékin et a également atteint la finale des Masters. Avec quasiment pas un point à défendre en début d'année, elle peut retrouver un meilleur classement en simple d'ici à Roland-Garros. Mais elle ne sera tête de série nulle part et devra compter sur des tirages un peu plus cléments.

Sabine Lisicki (ALL, 27 ans, 32e -> 93e) :

Le parcours de Sabine Lisicki est assez proche de celui de Lucie Safarova. Après plusieurs années de hauts et de bas dans le Top 100, qu'elle a intégré pour la première fois en 2007, elle obtient presque la consécration à Wimbledon en 2013 où elle bat Serena Williams et Agnieszka Radwanska pour se hisser en finale. On la croit alors incapable de perdre la finale contre Marion Bartoli mais, submergée par ses émotions, elle passe complètement à côté de ce match.

Les deux années suivantes sont moins bonnes. Elle remporte bien un titre mineur en 2014 à Hong-Kong et atteint encore un quart à Wimbledon cette année-là puis les demis à Indian Wells la saison suivante. Mais les choses se gâtent en 2016. Elle ne parvient jamais à trouver le bon rythme et ne remporte pas une seule victoire face à des Top 50 durant la première moitié de la saison. Pire, elle n'atteint qu'un seul quart de finale au modeste tournoi de Kuala Lumpur et perd souvent face à des joueuses assez moyennes. A Roland-Garros, elle perd par exemple d'entrée contre la qualifiée paraguayenne Veronica Cepede Royg.

Le gazon lui redonne comme souvent un peu de vigueur et elle obtient ses premières victoires contre des Top 30 (Kristina Mladenovic à Mallorque et Sam Stosur à Wimbledon). Mais ça reste inférieur à ses années précédentes. Elle retombe dans ses travers en deuxième partie de saison et ne parvient de nouveau plus à battre une Top 50, ni à gagner deux matchs de suite. Elle perd ainsi au premier tour de l'US Open, au deuxième à Pékin et en qualifications à Montréal et Cincinnati. En fin de saison, elle atteint tout de même un quart au WTA 125 d'Honolulu mais y est contrainte à l'abandon.

La chute de Sabine Liciski cette année, au moment même où sa copine Angélique Kerber connaît la consécration, est sans doute liée à la blessure au genou qui a gâché sa fin de saison 2015. Mais son incapacité à battre une joueuse du Top plus d'un an après la blessure commence à devenir inquiétante.

Daniela Hantuchova (SLQ, 33 ans, 83e -> 226e) :

Aucun grand nom du circuit n'a annoncé qu'il ou elle prenait sa retraite en 2016. Mais les prestations de Daniela Hantuchova tout au long de l'année sentent quand même la fin de carrière. La Slovaque avait bien débuté la saison en 2015 en remportant le tournoi de Pattaya. La suite avait été nettement moins heureuse et elle avait déjà fort reculé en fin d'année.

Encore classée à la 83e place pour débuter 2016, elle se fait surprendre au premier tour des qualifications à Brisbane par notre compatriote Ysaline Bonaventure. Elle se qualifie tout de même pour le tableau final à Sydney mais perd d'entrée à l'Open d'Australie face à Svetlana Kuznetsova. Incapable de défendre son titre à Pattaya, elle chute d'une centaine de places et doit alors passer par les qualifications lors des tournois du circuit principal. Elle parvient à en sortir à Katowice et à Roland-Garros mais sans arriver à franchir un tour dans le grand tableau.

Elle est invitée pour jouer à Wimbledon mais, là encore, elle échoue d'entrée contre Christina McHale. Son été est plus chaotique. Elle ne dispute que deux matchs qu'elle perd tous les deux, notamment contre Kirsten Flipkens lors des qualifications de New Haven. En fin d'année, elle tente encore de sortir des qualifications de plusieurs tournois WTA à Tokyo, Linz ou Luxembourg mais sans succès. Elle termine la saison au WTA 125 de Taipei où elle est contrainte à l'abandon au premier tour.

Découverte en 2002 lorsqu'elle remporta le tournoi d'Indian Wells peu avant son 19e anniversaire et en atteignant également les quarts de finale à Wimbledon et à l'US Open cette année-là, Hantuchova n'avait jamais quitté le Top 50 pendant 12 ans et avait culminé au 5e rang. C'est le meilleur classement qu'elle a également obtenu en double, elle qui a atteint deux finales en Grand-Chelem dans cette discipline et remporté les quatre titres en mixte.

Maria Sharapova
(RUS, 29 ans, 4e -> Ncl) :

Comment évoquer les chutes de l'année sans parler du cas Sharapova. D'autant que dans son cas, en plus de la dégringolade au classement, il s'agit d'une sacrée chute de piédestal. La Russe a en effet été contrainte de reconnaître son usage de Meldonium, un produit dopant fraîchement interdit par la fédération internationale, lors de l'Open d'Australie.

Sur le terrain, il n'y a pas grand chose à dire. Quatrième mondiale en début de saison, elle déclare forfait pour le tournoi de Brisbane en raison d'une blessure à l'avant-bras qui l'avait déjà handicapée fin 2015. Elle fait son retour lors de l'Open d'Australie et se qualifie pour les quarts de finale après un huitième assez serré contre Belinda Bencic. Elle y est battue assez sèchement par Serena Williams. Elle ne joue plus ensuite jusque début mars et cette conférence de presse où elle fait ses aveux.

Que penser de toute cette affaire ? La Russe a reconnu prendre ce produit depuis des années et ignorer qu'il était devenu interdit. Si elle le prenait, c'est bien sûr qu'il avait une influence sur ses performances. Jusqu'à quel point, nul ne le sait. Mais il n'est évidemment pas à la base de la réussite de toute sa carrière. D'autres qu'elle ont certainement fait usage de meldonium sans forcément devenir n°1 mondiale. Si elles n'ont pas été contrôlées positives, c'est seulement parce qu'elles ont eu l'intelligence de s'arrêter à temps. La faute de Maria Sharapova est avant tout une faute professionnelle de n'avoir pas consulter la mise à jour de la liste des produits dopants. C'est d'autant plus étonnant de la part d'une joueuse qui ne laisse rien au hasard et qui a les moyens de se payer les services de médecins qui se tiennent au courant de ce genre de choses.

La suite de la carrière de la Russe est très hypothétique. D'abord condamnée à deux ans de suspension, elle a vu sa peine allégée à 15 mois par le Tribunal Arbitral du Sport. Elle pourra donc recommencer la compétition fin avril mais au plus bas de l'échelon étant donné qu'elle a quitté le classement. A moins que les organisateurs de la WTA lui offrent des invitations mais oseront-ils le faire pour une joueuse devenue un peu une paria auprès de nombreuses de ses consœurs ?

 

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