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Les dix plus grosses chutes du top 100

L’Année 2012 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2013. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2012. Cinquième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant subi la plus lourde chute en 2012.

Hommes :

Mardy Fish (USA, 31 ans, 8e -> 27e) :

Eternel espoir du tennis américain, Mardy Fish avait enfin atteint la consécration en 2011. Grâce à une finale et deux demis en Masters 1000 plus un quart à Wimbledon et un titre à Atlanta, il avait intégré le Top 10 pour la première fois et avait même pris part au Masters de fin d’année. Malheureusement, les problèmes d’arythmie cardiaque dont il a déjà souffert plus jeune sont réapparus.
Dès le début de la saison, ses résultats sont assez médiocres en raison des difficultés qu’il éprouve à s’entrainer. Il est notamment battu au deuxième tour de l’Open d’Australie. Son bon quart de finale au Masters 1000 de Miami ne lui permet pas de se remettre en selle et il décide de faire une pause afin de se soigner durant la saison sur terre-battue (qui est de toute façon rarement très fructueuse pour lui).
Dès son retour, il parait requinqué et atteint les huitièmes de finale à Wimbledon. Il enchaine ensuite avec une demi à Washington et deux quarts aux Masters 1000 de Toronto et de Cincinnati. Mais à l’US Open, alors qu’il s’était de nouveau brillamment hissé en huitième, il décide de ne pas disputer le match qui devait l’opposer à Roger Federer.
Censé revenir pour la tournée asiatique, Mardy n’est plus apparu sur le circuit depuis lors. Les nouvelles de sa santé sont bonnes mais il ne devrait pas faire son retour avant le mois de février. A 31 ans, de sérieux doutes planent tout de même sur son retour. Il n’est d’ailleurs pas le seul sur le circuit à être dans l’inconnue au sujet de la suite de sa carrière en raison de problème de santé. C’est le cas de Robin Soderling, absent depuis près d’un an et demi en raison d’une mononucléose tenace et qui a disparu du classement.

Andy Roddick (USA, 30 ans, 14e -> 39e) :

Déjà en net recul au classement l’an dernier avec une chute momentanée à la 21e place, son plus mauvais classement depuis août 2001, Andy Roddick a annoncé, au soir de son premier tour à l’US Open, que ce serait son dernier tournoi. Une décision un peu étonnante, motivée par l’envie de ne pas faire « l’année de trop ».
La saison 2012 de l’Américain n’est en effet pas été un très grand cru. Il ajoute bien deux titres à sa collection (qui en comptait déjà 30) mais c’étaient deux tournois mineurs à Eastbourne et Atlanta.  En dehors d’une épisodique victoire sur Roger Federer à Miami et d’un troisième tour à Wimbledon, il ne réalise pas grand-chose jusque l’été. Il repart toutefois de New-York la tête haute avec un dernier huitième de finale et une très belle résistance face à Juan Martin Del Potro.
La retraite d’Andy marque un tournant dans l’histoire du tennis américain. Jadis si puissant, ce pays peine à trouver une relève à ses glorieux champions. Andy est le dernier représentant de l’Oncle Sam à avoir atteint la première place mondiale. Il est aussi le dernier vainqueur d’un tournoi du Grand-Chelem (US Open 2003) mais aussi le dernier à avoir disputer une finale (Wimbledon 2009) et même une demi-finale (Open d’Australie 2010).
Il n’est d’ailleurs pas, loin s’en faut, le seul champion à avoir pris sa retraire en 2012. Le principal est un autre ancien n°1 et vainqueur en Grand-Chelem : Juan-Carlos Ferrero qui s’est arrêté devant son public de Valence. C’est aussi le cas d’Ivan Ljubicic, ancien 4e mondial qui a disputé son dernier match à Monte-Carlo (l’endroit idéal pour s’assurer de la présence de ses collègues à son pot de départ). Enfin, il y a également Fernando Gonzalez n°5 mondial après sa finale à l’Open d’Australie 2007 et Juan Ignacio Chela qui fut Top 20 en 2004.

Gaël Monfils (FRA, 26 ans, 16e -> 77e) :

Gaël Monfils est un des joueurs les plus athlétiques du circuit. Son explosivité et son relâchement lui permettent d’être très efficace et extrêmement spectaculaire en défense. Mais ses acrobaties ont un prix : il est aussi l’un des joueurs les plus souvent blessés. Si, jusqu’ici, ses pépins physiques ne l’ont jamais privé de tennis pendant de trop longues périodes, il en est autrement en 2012.
L’année commence pourtant très bien pour lui avec une finale à Doha en battant, en demi, Rafael Nadal. Après un plus décevant troisième tour à l’Open d’Australie, il dispute une nouvelle finale à Montpellier. C’est ensuite que sa douleur au genou droit va se réveiller. Après un premier arrêt d’un mois et demi et quelques tournois de retour ratés, il est contraint à une nouvelle pause de trois semaines (officiellement) à la veille de Roland-Garros.
Celle-ci va en fait durer quatre mois. De nouveau sur pied en septembre, il enchaine enfin deux bons résultats à Metz (demi) et Bangkok (quart). Mais sa blessure se réveille à nouveau et il doit renoncer à continuer sa tournée asiatique. Après un petit match à Stockholm où il est battu par un joueur classé au-delà de la 400e place, il décide de mettre un terme à cette saison noire.
Malgré les nombreux conseils des spécialistes de sa fédération, Gaël n’a jamais voulu adapter son jeu et ses formidables aptitudes physiques pour s’économiser. Il en paye aujourd’hui les pots cassés. Officiellement séparé de son entraineur depuis la mi-novembre, il espère bien être de retour pour la tournée australienne. Mais l’état de son genou sera toujours une source d’inquiétude pour lui.

Alex Bogomolov Jr (RUS, 29 ans, 34e -> 129e) :

Elu par l’ATP « Joueur ayant le plus progressé » de la saison 2011, Alex Bogomolov n’a pas confirmé ses promesses. Habitué du circuit Challenger, il n’avait fait qu’une très courte apparition dans le Top 100 fin 2003. L’an dernier, il avait pourtant progressé de 133 places pour venir s’installer aux portes du Top 30.
Il ne débute pourtant pas mal la saison avec un quart à Sydney et un tour passé à l’Open d’Australie. Mais une double défaite face à l’Autriche au premier tour de la Coupe Davis semble lui couper les jambes. Il subit ensuite une très longue série de défaites prématurées (14 au premier tour et 6 au second entre mi-février et mi-septembre). Après une dégringolade à la 88e place au début de l’automne, il se contraint à rejouer quelques Challengers et parvient deux fois en demi-finales. Mais sur le grand circuit, il continue à engranger les résultats médiocres.
Le père d’Alex, un ancien coach fédéral de l’Union soviétique qui a notamment eu sous son aile les jeunes Andreï Medvedev et Yevgeny Kafelnikov, a fui vers les Etats-Unis au moment de l’éclatement de l’URSS. Alex Junior a donc presque toujours vécu en Floride et a évolué dans le circuit des espoirs de son pays d’adoption (il a été champion des USA en junior) avant d’être renseigné comme Américain par l’ATP tout au long de sa carrière. Il a pourtant répondu positivement à une invitation de la fédération russe d’opter pour sa nationalité d’origine afin de disputer la Coupe Davis en 2012. Un choix qui ne lui a pas été favorable jusqu’ici.

Tommy Robredo (ESP, 30 ans, 51e -> 114e) :

Ca fait quelques années que Tommy Robredo n’évolue plus à son meilleur niveau. Top 30 sans discontinuer de 2003 à 2009 avec un passage d’un peu plus d’un an parmi les 10 premiers (il a même été 5e mondial en avril 2007), l’Espagnol ne fait plus aussi peur sur terre-battue qu’à sa grande époque (il fut quatre fois quart-de-finaliste à Roland-Garros).
Ce sont de multiples blessures qui sont à la base de la chute de Robredo. Une première au dos en 2010 et une autre à la jambe au printemps 2011. Cette dernière l’a empêché de disputer la première moitié de la saison actuelle et c’est de la 470e place qu’il a du reprendre. Sa reprise est pourtant victorieuse puisqu’il s’impose coup sur coup aux Challengers de Caltanissetta et de Milan. Il atteint ensuite les quarts de finale à Bastad.  Mais la suite n’est pas du même niveau et, malgré deux nouvelles finales en Challenger à Genève puis Séville, il ne peut réintégrer le Top 100.
En 2013, Tommy tentera de revenir au sommet et essaiera d’alourdir son palmarès riche de 10 titres ATP (dont le Masters Series d’Hambourg en 2006) et de trois Coupe Davis. Il lui faudra pour ça retrouver rapidement la plénitude de ses moyens physiques. Car à 30 ans, il sait qu’il ne lui reste pas énormément de temps 

Femmes :

Vera Zvonareva (RUS, 28 ans, 7e -> 96e) :

Cadre du circuit depuis de nombreuses saisons, Vera Zvonareva s’était installée dans le Top 10 depuis 2008. Elle a même atteint la deuxième place mondiale fin 2010, année qui l’a vue atteindre les finales de Wimbledon et de l’US Open.
Mais la saison 2012 est particulièrement pourrie pour la Russe. Battue au troisième tour de l’Open d’Australie en janvier, elle n’atteint que deux maigres quarts de finale (Pattaya et Charleston) jusqu’au mois d’avril. En Thaïlande, elle doit abandonner lors du troisième set contre Sorana Cirstea en raison d’une blessure à la hanche. Elle doit d’ailleurs encore jeter l’éponge à Doha la semaine suivante. C’est ensuite une blessure à l’épaule qui la contraint à faire une croix sur une bonne partie de la saison sur terre, notamment sur Roland-Garros.
Les choses empirent même à Wimbledon où elle doit aussi abandonner au troisième tour en raison de problèmes respiratoires. Elle revient pour les J.O. où elle atteint le même stade mais subit une lourde défaite face à Serena Williams. Toujours malade, elle ne joue plus un seul tournoi jusqu’à la fin de la saison et dégringole au classement.
Jeune fille intelligente, Vera possède deux diplômes universitaires (en relation internationale et en économie) ce qui est assez rare sur le circuit. Sa longue pause forcée lui a permis de prendre un peu de recul avec le circuit qu’elle arpente depuis plus de dix ans et de s’occuper de sa fondation. A nouveau physiquement rétablie, elle fera son retour en 2013 lors de la saison australienne.

Andrea Petkovic (ALL, 25 ans, 10e -> 125e) :

Andrea Petkovic n’était peut-être pas la plus prometteuses des filles qui composent la nouvelle génération dorée du tennis allemand. Mais c’est tout de même elle qui a atteint le Top 10 en premier après une splendide saison 2011 qui l’a vue remporter le tournoi de Strasbourg, atteindre la finale à Pékin, les demi-finales à Miami et les quarts de finale à l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open.
Comme pour Zvonareva, ce sont des problèmes de santé qui ont empêché Andrea de se maintenir à ce niveau. Après un quart de finale à Brisbane, elle est obligée de déclarer forfait pour Melbourne en raison de douleurs récurrentes au dos. Elle fait son retour en barrage de Fed Cup contre l’Australie mais ne peut empêcher son équipe de descendre dans le Groupe Mondial II.
La semaine suivante, à Stuttgart, elle se déchire un ligament au pied et doit abandonner son deuxième tour face à Victoria Azarenka. Cette blessure lui vaut un nouvel arrêt de trois mois et lui fait manquer Roland-Garros, Wimbledon et les J.O. Après une belle chute au classement, elle revient à la fin de l’été mais a  besoin de quelques semaines pour retrouver son meilleur niveau. Elle termine toutefois la saison par une demi-finale à Luxembourg ainsi qu’au nouveau Challenger de Pune.
Andrea a longtemps été entrainée par son père Zoran, ancien joueur de Coupe Davis yougoslave parti entrainer des jeunes en Allemagne peu avant la guerre (elle est née à Tuzla). Avec ses qualités, elle ne devrait pas tarder à retrouver un classement digne de son talent… si toutefois la malchance cesse de la harceler.

Francesca Schiavone (ITA, 32 ans, 11e -> 35e) :

Francesca Schiavone avait épaté tout le monde en remportant Roland-Garros en 2010, quelques jours avant son trentième anniversaire. Elle a partiellement confirmé cette nouvelle notoriété en se maintenant aux portes du Top 10 et en atteignant une nouvelle finale à Paris en 2011.
Cette année, l’Italienne a perdu cette hargne qui était sa marque de fabrique. Elle est souvent apparue à côté de son sujet et a régulièrement été battue prématurément dans les tournois important, parfois face à des joueuses nettement moins bien classée (Oprandi à l’Open d’Australie, Tsurenko en Fed Cup, Pervak à Miami, etc.)
Elle réussit tout de même l’un ou l’autre résultat correct comme un huitième de finale à Wimbledon ou une demi à Brisbane. Elle parvient même à remporter le cinquième titre de sa carrière à Strasbourg. Mais c’est vraiment insuffisant pour une joueuse comme elle.
Redescendue à la 35e place mondiale, Francesca aura bien du mal à revenir à son meilleur niveau. Troisième joueuse la plus âgée du Top 100 (après Venus Williams et l’inaccessible Kimiko Date-Krumm), il ne lui reste plus beaucoup de temps pour retrouver l’envie de se battre jusqu’au dernier point comme elle le faisait constamment depuis deux ans.

Svetlana Kuznetsova (RUS, 27 ans, 19e -> 71e) :

Le palmarès de Svetlana Kuznetsova est encore plus fourni que celui de Schiavone. La Russe a disputé quatre finales en Grand-Chelem en simple et sept en double (elle en a remporté deux dans chaque discipline). Ce sont aussi des blessures qui sont la cause de sa chute au classement. Son dos, son genou puis sa cheville l’ont successivement lâchée et l’ont contrainte à se reposer toute la deuxième partie de la saison.
Pourtant, même son début d’année n’avait pas été très bon. Elle le débute par une bonne demi-finale à Auckland puis est battue par Sabine Lisicki au troisième tour de l’Open d’Australie. Elle sombre ensuite progressivement et passe à côté de sa saison sur terre-battue. Elle se reprend tout de même à Roland-Garros où elle décroche un huitième de finale, obtenant au passage sa meilleure victoire de l’année face à Agniezska Radwanska.
Svetlana est ensuite battue par Yanina Wickmayer au premier tour de Wimbledon. Il s’agissait de sa première défaite au premier tour d’un Grand-Chelem depuis l’US Open 2005 ! C’est alors que ses problèmes physiques sont apparus et elle n’a plus pris part à aucun tournoi professionnel par la suite. Comme Vera Zvonareva, avec qui elle a tout de même remporté l’Open d’Australie en double au début de 2012, elle devrait faire son retour lors du tournoi d’Auckland.

Gisela Dulko (ARG, 27 ans, 67e -> Ncl) :

Contrairement aux garçons, il y a peu de départ à la retraite cette saison. Hormis Kim Clijsters, la seule joueuse connue qui a décidé de raccrocher ses raquettes est Gisela Dulko.
La carrière en simple de l’Argentine a été marquée par quatre titres mineurs dont le dernier à Acapulco en 2011. Elle a également atteint trois huitièmes en Grand-Chelem (Roland-Garros 2006 et 2011 et US Open 2008) et a obtenu son meilleur classement (26e) en novembre 2005. Sa carrière en double a été d’un tout autre calibre puisqu’elle a occupé la première place mondiale de novembre 2010 à avril 2011 et a même remporté l’Open d’Australie aux côtés de Flavia Pennetta durant cette période.
Sa dernière saison en simple n’a pas vraiment été brillante. Elle n’y remporte que deux matchs en tableau final de tournoi WTA. C’est un tout petit peu mieux en double où elle atteint encore les demi-finales à Miami. Son dernier pari, elle le tente aux Jeux Olympiques où elle prend part au double mixte avec Juan Martin Del Potro et au double dames avec Paola Suarez qui était sortie de sa retraite pour l’occasion. Mais elle ne parvient pas à décrocher une médaille.
Mariée au footballeur du FC Valence (et ancien du Real Madrid) Fernando Gago, Gisela était aussi réputée, essentiellement auprès des fans de tennis masculin, pour son joli minois. Nul doute qu’ils sont nombreux déjà à regretter son départ.


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