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Les dix plus grosses chutes du top 100

L’Année 2015 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2016. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2015. Cinquième partie : les 10 joueurs et joueuses du Top 100 ayant subi la plus lourde chute en 2015.

Hommes :

Milos Raonic (CAN, 25 ans fin décembre, 8e -> 14e) :

Après avoir explosé au plus haut niveau l’an dernier, Milos Raonic a clairement marqué le pas en 2015. Vainqueur de son premier « ATP 500 » à Washington, finaliste du Masters 1000 de Paris et demi-finaliste à Wimbledon, il terminait 2014 dans le Top 10 pour la première fois de sa carrière. Il participait même au Masters mais était contraint à l’abandon après deux défaites.

Les choses ont pourtant bien commencé à Brisbane où il atteint la finale en battant Kei Nishikori et en ne perdant qu’en trois sets face à Roger Federer. Il enchaine avec un quart à l’Open d’Australie puis une nouvelle demi à Rotterdam. A Indian Wells, il obtient une très belle victoire sur Rafael Nadal pour se hisser en demi-finale (Federer sera à nouveau son bourreau). Il est ensuite surpris par John Isner en trois tie-breaks à Miami. Réputé moins à l’aise sur terre-battue, il se hisse tout de même en quart à Monte-Carlo et à Madrid. Une blessure au pied le force ensuite au forfait pour Rome et Roland-Garros.

Raonic tente un retour sur gazon. Après un quart au Queen’s, il est sorti par Nick Kyrgios au troisième tour de Wimbledon. Toujours diminué, il perd d’entrée à Montréal et Cincinnati avant de se faire battre par Feliciano Lopez au troisième tour de l’US Open. Il revient enfin à son meilleur niveau à St Petersbourg pour remporter le titre mais c’est une blessure au dos qui se réveille alors. Il décide de se soigner et de mettre un terme à sa saison après le Masters de Shanghai.

Encore classé 14e mondial, il aura fort à faire durant les cinq premiers mois de l’année. En effet, c’est lors de cette période qu’il devra défendre plus des deux tiers de ses points. Il a bien sûr les armes pour faire au moins aussi bien que durant les premiers mois de 2015 mais c’est toujours son physique qui inquiète. Habitué de l’infirmerie, c’est surtout son dos et son épaule, bien traumatisés par son service puissant, qui lui ont causé des soucis jusqu’ici.

Grigor Dimitrov (BUL, 24 ans, 11e -> 28e) :

Le parcours de Grigor Dimitrov est assez semblable à celui de Raonic. Nés à 6 mois d’écart, les deux joueurs ont connu une progression constante au classement, jusqu’à atteindre tous les deux les demi-finales de Wimbledon en 2014. Comme le Canadien, il fait son entrée dans le Top 10 cette année-là, même si une fin de saison un peu plus difficile le repousse à la 11e place pour débuter 2015.

Il démarre lui aussi l’année plutôt pas mal avec une demi à Brisbane et un huitième à l’Open d’Australie (battu en quatre sets par Andy Murray). La suite est moins bonne puisqu’il est surpris dès son deuxième match à Rotterdam (Muller), Acapulco (Harrison), Indian Wells (Robredo) et Miami (Isner). Il retrouve des couleurs à Monte-Carlo où il se hisse en quart après avoir battu le tenant du titre Stan Wawrinka. Après une demi à Istanbul, il bat à nouveau Wawrinka pour se hisser en demi à Madrid. Mais il est surpris au deuxième tour de Rome par Fabio Fognini puis, surtout, au premier tour de Roland-Garros par Jack Sock (en trois petits sets).

Il compte sur le gazon pour retrouver la confiance mais il subit deux nouvelles désillusions en perdant son titre au Queen’s contre Gilles Muller dès le deuxième tour puis en s’inclinant en trois sets contre Richard Gasquet au troisième tour de Wimbledon. L’été se passe assez moyennement et, en dehors d’une belle résistance face à Andy Murray en huitième à Cincinnati, son niveau de jeu reste faible. A l’US Open, il est surpris dès le deuxième tour par Mikhail Kukushkin. Sa fin de saison est insuffisante également. Il n’y réussit pas mieux que deux quarts de finale mineurs, à Kuala Lumpur et à Stockholm.

Là où la ressemblance avec Raonic s’efface, c’est que le problème de Dimitrov cette saison est plus d’ordre mental que physique. Le Bulgare a changé de coach, passant de Roger Rasheed à Franco Davin, afin de voir l’évolution de son jeu selon un point de vue différent. Il est bien décidé à retrouver le haut niveau en 2016 ce qui, à seulement 24 ans, est loin d’être impossible.

Ernests Gulbis (LET, 27 ans, 13e -> 81e) :

Les choses sont un peu plus compliquées pour Ernests Gulbis. Le Letton est un habitué des hauts et des bas depuis le début de sa carrière. La preuve en est qu’il s’agit ici de sa sixième apparition dans nos rétrospectives. On pensait qu’il avait mis de l’ordre entre toutes les personnes dans sa tête l’an dernier. Et de fait, 2014 a été de loin sa meilleure saison avec deux titres, deux quarts en Masters 1000 et, surtout, une première demi-finale en Grand-Chelem à Roland-Garros. Il fit même une incursion dans le Top 10 durant trois semaines.

La deuxième partie de sa saison 2014 fut déjà un échec. Blessé à l’épaule, il ne remporte que neuf de ses 19 matchs entre juillet et novembre. Et cette mauvaise série se poursuit en 2015 puisqu’il encaisse cinq défaites au premier tour, parfois lors de matchs très serrés (8/6 au cinquième contre Thanasi Kokkinakis à l’Open d’Australie). Il remporte son premier match face à Daniel Gimeno-Traver à Indian Wells avant de subir une nouvelle série de six défaites d’affilée. La plus douloureuse à Monte-Carlo où il ne prend qu’un jeu à Andreas Haider-Maurer. A Roland-Garros, il est surpris dès le deuxième tour par le Français Nicolas Mahut, pourtant pas réputé pour être une terreur sur terre.

Cette défaite le fait chuter à la 86e place et il restera aux alentours de cette place tout au long de la fin de saison. Il obtient tout de même l’un ou l’autre bon résultat. Au Masters 1000 de Montréal par exemple où il est obligé de passer par les qualifications. Il s’y hisse en quart de finale et passe même tout près de battre Novak Djokovic puisqu’il galvaude deux balles de match dans le tie-break du deuxième set. Il atteint encore une demi-finale à Vienne en fin d’année. Mais il subit également huit nouvelles défaites au premier tour, dont celles contre Lukas Rosol à Wimbledon et celle face à Aliaz Bedene à l’US Open.

Il est bien difficile d’imaginer où en sera Gulbis dans 12 mois. Les hauts et les bas font partie de sa carrière depuis son arrivée sur le circuit donc rien n’interdit de penser qu’il remontera la pente encore une fois. Son talent reste évidemment intact et, s’il peut retrouver la sérénité qui l’habitait début 2014, on devrait le revoir rapidement jouer les premiers rôles.

Mikhail Youzhny (RUS, 33 ans, 48e -> 127e) :

Mikhail Youzhny est un autre exemple de joueur bien barré qui a connu une carrière en dent de scie. Il n’en est qu’à sa quatrième présence dans nos rétrospectives mais aurait pu s’y retrouver plus souvent si on s’en réfère à son classement qui a connu quelques hauts (et notamment une huitième place en janvier 2008) et beaucoup de bas. Cette saison est toutefois marquée par sa première sortie du Top 100 depuis qu’il y était entré en janvier 2001.

Après une année 2014 déjà plus faible, il a connu un début de saison assez mauvais, notamment en raison de quelques tirages difficiles (Rafal Nadal au premier tour de l’Open d’Australie, Roger Federer à Dubai). Son seul bon résultat de l’hiver fut un quart de finale à Zagreb. Sur terre-battue, il ne parvient pas à remporter deux matchs de suite et est notamment battu d’entrée à Monte-Carlo par Florian Mayer. A Roland-Garros, il est contraint d’abandonner au premier tour contre Damir Dzumhur suite à une blessure survenue… après s’être frappé à onze reprises sa raquette sur la tête !

La saison sur gazon ne le rassure pas puisqu’il perd trois fois au premier tour, notamment à Wimbledon où il est battu en trois petits sets par Benoit Paire, pourtant peu friand du jeu sur herbe. Juste après, Youzhny touche le fond en perdant au premier tour du tournoi d’Umag contre l’Autrichien Trinker, classé 417e mondial ! Il subit plusieurs autres défaites au premier tour mais refait surface au Masters 1000 de Montréal où il sort des qualifications et bat Gilles Simon. A l’US Open, il sauve son année en Grand-Chelem en remportant son premier tour contre l’Australien John-Patrick Smith. Sa tournée indoor est plutôt médiocre et il est contraint de repasser par les Challengers pour ne pas finir la saison trop éloigné du Top 100. Il y remporte tout de même un titre à Eckental.

A 33 ans, la carrière de Mikhail Youzhny semble toucher à sa fin. L’ancien double demi-finaliste de l’US Open ne parle pourtant pas encore de retraite et est bien décidé à partir pour la tournée australienne en janvier. Mais s’il ne parvient pas rapidement à retrouver une place parmi les 100 meilleurs, il ne se cassera sans doute pas longtemps… la tête et décidera de raccrocher ses raquettes.

Lleyton Hewitt (AUS, 34 ans, 50e -> 305e) : 

Le départ à la retraite de Lleyton Hewitt est par contre bien effectif. L’ancien n’°1 mondial et double vainqueur en Grand-Chelem a passé une bonne partie de sa carrière à combattre les blessures et à se maintenir coute que coute dans le Top 100. A 34 ans et après 18 années passées sur le circuit, il a décidé de mettre fin à ces combats.

L’Australien n’a fait que quelques apparitions sur le circuit cette année, enregistrant le plus souvent des défaites au premier tour. Il a néanmoins encore disputé trois rencontres homériques dont il a le secret. Au deuxième tour de l’Open d’Australie, il ne s’est incliné qu’en cinq manches face à Benjamin Becker après avoir pourtant mené deux sets à zéro. A Wimbledon, il a également mené deux manches à une au premier tour contre Jarkko Nieminen avant de céder 11/9 au dernier set. Le Finlandais a d’ailleurs, lui aussi, mis un terme à sa carrière cette année. Enfin, au deuxième tour de l’US Open, Hewitt a cédé contre son compatriote Bernard Tomic 7/5 au dernier set après avoir remonté un handicap de deux manches.

En Coupe Davis aussi l’ancien « boyfriend » de Kim Clijsters a livré un dernier baroud d’honneur. Il a réussi à renverser une situation bien mal embarquée contre le Kazakhstan en remportant le double aux côtés de Samuel Groth avant de donner le point de la victoire à l’Australie lors du dernier match contre Aleksandr Nedovyesov. C’est également en Coupe Davis qu’il joue son dernier match officiel : le double de la demi-finale, toujours avec Groth, qu’il perd en cinq sets contre les frères Murray.

Dans cette compétition, Lleyton Hewitt est devenu une légende dans son pays. Il est le joueur qui a remporté le plus de matchs (58) et le plus de simples (42). Il est également celui qui a disputé le plus de rencontres (41) durant le plus d’années (17). De telles statistiques dans un des pays qui ont fait l’histoire de la Coupe Davis avec 28 titres (il a pris part aux deux derniers en 1999 et 2003), ont de quoi forcer le respect. C’est donc fort logiquement que la fédération australienne lui a offert, dès l’annonce de sa retraite, le poste de capitaine.

 

Femmes :

Ana Ivanovic (SER, 28 ans, 5e -> 16e) :

Revenue dans le Top 5 mondial après cinq ans d’errance en 2014, Ana Ivanovic est retombée dans ses travers cette année. Sa chute n’est pas très lourde mais elle rend bien compte de son incapacité à trouver de la constance au plus haut niveau.

Tout a pourtant bien débuté puisqu’elle atteint la finale à Brisbane lors de la première semaine de la saison, seulement battue en trois sets par Maria Sharapova. Mais elle déchante directement à l’Open d’Australie où elle est surprise d’entrée par la qualifiée tchèque Lucie Hradecka (alors qu’elle avait atteint les quarts de finale un an plus tôt). Durant la première moitié de sa saison, ses résultats sont très faibles. Elle ne dispute qu’une autre demi-finale, au modeste tournoi de Monterrey, et atteint deux huitièmes à Dubaï et à Madrid. Elle ne signe d’ailleurs pas la moindre victoire face à une Top 20 avant Roland-Garros. Heureusement, elle se reprend à Paris et se hisse en demi-finale, un stade qu’elle n’avait pas atteint en Grand-Chelem depuis sa victoire dans le même stade il y a 7 ans !

La Serbe ne confirme pas à Wimbledon et elle est même surprise dès le deuxième tour par la qualifiée américaine Bethanie Mattek-Sands. Ses résultats durant l’été sont un peu meilleurs puisqu’elle atteint les quarts de finale à Toronto et à Cincinnati, chaque fois battue par la future gagnante Belinda Bencic et Serena Williams. Mais elle retombe dans ses travers à l’US Open où elle est dominée dès le premier tour par Dominika Cibulkova. Sa fin de saison est sauvée par une très bonne demi-finale au « Premier Mandatory » de Pékin. Au passage, elle domine quelques joueuses expérimentées comme Venus Williams et Svetlana Kuznetsova.

Ce sont des petites blessures qui sont à l’origine de ce parcours erratique. Elle a notamment souffert de son orteil (à l’Open d’Australie). Mais c’est surtout mentalement qu’elle s’est montrée défaillante. Elle a d’ailleurs changé de coach en cours d’année pour revenir avec Nigel Sears. Peut-être ce changement lui permettra-t-il de revenir dans le Top 10 en 2016. A 28 ans, soit six de moins que la n°1 mondiale, il n’est pas trop tard.

Andrea Petkovic (ALL, 28 ans, 13e -> 24e) :

La deuxième joueuse de notre sélection ne connaît pas non plus une très grosse chute. Mais 2015 est un ton en dessous de sa très belle saison 2014, la meilleure de sa carrière avec trois titres et une première demi-finale en Grand-Chelem, à Roland-Garros.

Dès janvier, ses problèmes commencent. En Australie, elle perd d’entrée lors des trois tournois qu’elle dispute. A Melbourne, elle est ainsi surprise par Madison Brengle au premier tour. Elle se reprend non sans mal à Anvers où elle remporte non sans mal un sixième titre WTA. Elle est contrainte de sauver 8 balles de match lors de son entrée en lice contre Alison Van Uytvanck et bénéficie du forfait de Carla Suarez Navarro avant la finale. Elle connaît la meilleure partie de sa saison au tout début du printemps lorsqu’elle aligne des demi-finales à Miami (en battant Ekaterina Makarova et Karolina Pliskova) et à Charleston. Mais sa saison sur terre-battue européenne est nettement moins bonne et elle s’incline au troisième tour à Roland-Garros contre Sara Errani.

Après un bon quart de finale à Eastbourne, elle est surprise par Zarina Diyas au troisième tour de Wimbledon. Elle perd assez largement contre Serena Williams en huitième à Toronto mais résiste beaucoup mieux à Simona Halep au même stade à Cincinnati. A l’US Open, elle débute bien son tournoi mais se fait à nouveau surprendre au troisième tour par la qualifiée Johanna Konta. Durant l’automne, elle dispute encore six tournois mais ne remporte que deux rencontres dont une contre Eugénie Bouchard… sur abandon.

L’ennui qu’Andrea Petkovic a trainé ces deux derniers mois, elle l’a expliqué en conférence de presse lors de son dernier tournoi. Sa maman est tombée malade cette année et l’Allemande déprimait loin de sa famille. Elle a continué à s’entrainer et à jouer mais sans passion. Ses résultats s’en sont forcément ressentis. La pause hivernale sera sûrement l’occasion d’une remise en question de la suite à donner à sa carrière.

Dominika Cibulkova (SLQ, 26 ans, 11e -> 38e) :

La saison 2014 de Dominika Cibulkova fut de loin sa meilleure avec, en point d’orgue, la finale de l’Open d’Australie et la demi à Miami. Mais la deuxième partie de l’année avait déjà été plus faible. Elle n’avait plus disputé qu’un seul quart de finale, à Tokyo, ce qui l’avait empêchée de finir la saison dans le Top 10. La relative chute cette saison était donc relativement prévisible.

Pourtant, elle ne semble pas avoir subi la pression des points à défendre à Melbourne et réalise un nouveau beau parcours jusqu’en quart de finale. Elle y bat Alize Cornet et Victoria Azarenka avant de se faire lourdement éliminer par Serena Williams. Après un nouveau quart à Anvers, elle est contrainte de s’arrêter plusieurs mois pour subir une opération chirurgicale nécessaire suite à une blessure au talon. On ne la revoit plus sur les courts avant le mois de juin.

C’est à Eastbourne qu’elle reprend la compétition, avec succès puisqu’elle bat Lucie Safarova, toute récente finaliste de Roland-Garros. A Wimbledon, elle est, par contre, surprise d’entrée par Daniela Hantuchova. Son été est assez moyen et il faut attendre le tournoi de New Haven pour la voir remporter deux matchs de suite. C’est ce qu’elle fera également à l’US Open où elle prend la mesure d’Ana Ivanovic au premier tour avant de perdre au troisième et lors d’un match acharné contre Eugénie Bouchard. En Asie, elle atteint la seule demi-finale de sa saison à Tokyo au détriment de Carla Suarez Navarro et, à nouveau, d’Ana Ivanovic.

La saison 2015 de Dominika est donc une longue saison de revalidation suite à son opération. Retombée à la 38e place, elle ne sera vraisemblablement pas tête de série à Melbourne où elle a beaucoup de point à défendre. Mais si ses soucis de santé sont derrière elle, il n’y a pas de raison qu’elle ne retrouve pas au moins le Top 20 d’ici un an.

Eugénie Bouchard (CAN, 21 ans, 7e -> 49e) :

Eugénie Bouchard a été la révélation de 2014 grâce à quelques résultats surprenants. La jeune Canadienne a atteint sa première finale en Grand-Chelem à Wimbledon mais aussi des demi-finales à Roland-Garros et à l’Open d’Australie. Son enthousiasme et son sourire l’ont rendue également très populaire au point que certains voyaient en elle la future star du tennis. Mais l’année de transition que devait être 2015 a tourné à la catastrophe, tant au niveau des résultats que de son image.

Elle débute pourtant pas mal sa saison en atteignant les quarts de finale de l'Open d'Australie sans avoir à affronter de joueuses du Top 30 il est vrai. Son passage par Anvers, où elle était la principale tête d'affiche, ne laissera pas de bons souvenirs puisqu'elle est battue d'entrée. Elle réalise encore un bon huitième à Idian Wells avant que ne commence vraiment sa période noire. A Miami, à Charleston, en Fed Cup et à Madrid, elle perd 5 rencontres d'affilée et souvent face à des joueuses classées au-delà de la 50e place. Elle finit tout de même par remporter une rencontre à Rome mais perd au premier tour à Roland-Garros contre Kristina Mladenovic.

Et la mauvaise série se poursuit puisque, du début de la saison sur gazon jusqu'à l'US Open, elle ne remporte que deux matchs et subit sept défaites. Elle est notamment battue au premier tour de Wimbledon par la qualifiée chinoise Ying-Ying Duan. Elle retrouve tout de même un petit peu son jeu à New York et parvient à se hisser en huitième de finale. Malheureusement, elle se blesse lors d'une chute stupide dans les vestiaires et est incapable de venir disputer son match contre Roberta Vinci. Touchée à la tête et souffrant de vertiges, elle ne fait son retour qu'à Pékin où, toujours souffrante, elle doit abandonner durant son premier tour.

Suite à cette blessure, la Canadienne a déposé plainte contre la Fédération Américaine, organisatrice de l'US Open, qu'elle rend responsable de sa chute. Une action en justice qui ne va pas améliorer son image déjà bien écornée de petite fille gâtée. Son attitude hautaine agace également comme lorsqu’elle a refusé de serrer la main de son adversaire, Alexandra Dulgheru, lors de la cérémonie de tirage au sort de la rencontre de Fed Cup. Beaucoup de choses doivent changer chez Eugénie Bouchard si elle veut retrouver les sommets en 2016. Dans le jeu bien sûr, mais surtout dans le comportement.

Kimiko Date-Krumm (JAP, 45 ans, 90e -> 182e) :

Ancienne n°4 mondiale, dans une autre vie (ça date d'il y a 20 ans !), Kimiko Date-Krumm a décidé de tenter un come-back en 2008 alors qu'elle était âgée de 38 ans. Un défi un peu fou mais totalement réussi. Bien sûr, elle n'a jamais atteint les sommets de sa première carrière mais a, tout de même, atteint le Top 50 en 2010. Malheureusement, son classement s'est lentement érodé depuis.

Encore Top 100 en début de saison, elle peut disputer le tableau final de l'Open d'Australie mais y perd d'entrée contre la qualifiée Anna Tatishvili. Durant tout le début de l'année, elle alterne entre les qualifications des grosses épreuves du circuit (Indian Wells, Miami et Charleston) et le tableau final des épreuves plus modestes (Pattaya, Bogota) mais sans succès. Sa tentative de rejouer des tournois ITF dans son pays pour reprendre confiance s'avère être également un échec. A Roland-Garros, elle est aussi battue au premier tour des qualifications.

Elle subit le même sort à Wimbledon et c'est donc sur le circuit ITF qu'elle est obligée de se relancer durant l'été. Elle y parvient plus ou moins avec une demi au $50.000 de Stockton et un quart à celui de Sacramento. Au tournoi WTA de Stanford, elle parvient tout de même à sortir des qualifications puis à battre Sabine Lisicki. Malheureusement, à l'US Open, elle est battue dès le premier tour du tableau préliminaire par la jeune espoir américaine Catherine Bellis. Lors de la tournée asiatique, elle parvient à franchir un tour face à des Top 100 à Tokyo et à Séoul.

Désormais à peine classée dans le Top 200, Kimiko aura bien du mal à revenir jouer les tournois du circuit majeur. A 45 ans, elle n'en a peut-être plus les jambes non plus. Quoiqu'il arrive pour elle désormais, elle restera comme une joueuse atypique, tant par le jeu avec ses frappes à plat d'un autre âge, que par sa carrière unique en son genre.

 

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