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Le Top 10 Masculin

L’Année 2014 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2015. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2014. Première partie : le Top 10 de l’ATP

1. Novak Djokovic (SER), n°2 fin 2013, 27 ans :

Dépossédé de sa première place mondiale l’année passée, Novak Djokovic n’avait qu’un seul objectif pour cette année : remonter sur le trône. S’il n’a pas été toujours aussi dominant que lors des saisons 2011 et 2012, il termine tout de même l’année assez largement en tête.

Son début de saison ne se passe pas exactement comme il l’espère. Plutôt inconsistant durant l’Open d’Australie, il y est battu dès les quarts de finale par Stanislas Wawrinka (9/7 au cinquième set). Il faut attendre le diptyque Indian Wells-Miami pour le voir retrouver son meilleur niveau. Le Serbe remporte le tournoi californien au tie-break du dernier set contre Roger Federer puis balaye tout sur son passage en Floride. Une blessure au bras perturbe ensuite sa saison sur terre. Il est battu en demi-finale à Monte-Carlo et est même contraint de déclarer forfait pour le Masters de Madrid. Il revient toutefois en force à Rome où il l’emporte en battant Rafael Nadal en trois sets en finale. Les deux joueurs se retrouvent également en finale de Roland-Garros mais c’est l’Espagnol qui reste maître des lieux et s’impose en quatre manches.

Djokovic signe sa meilleure performance à Wimbledon où il s’impose, non sans mal, pour la seconde fois (après 2011). Durant son parcours, il est poussé aux cinq sets à deux reprises : contre Marin Cilic en quart et contre Roger Federer en finale. Il connaît un petit passage à vide durant un été (défaites en huitième à Toronto et Cincinnati) qu’il conclut par une défaite en demi-finale de l’US Open. Son automne est nettement plus solide puisqu’il signe des victoires à Pékin et à Paris et une demi-finale à Shanghai. "Nole" termine sa saison en force avec une troisième victoire consécutive au Masters de Londres.

Cette année bien remplie restera doublement dans la mémoire de Novak Djokovic. Car outre les victoires sur le terrain, c’est sur le plan privé qu’il a obtenu ses plus beau succès. Marié au mois de juillet (ce qui peut expliquer sa petite baisse de niveau durant l’été), il est devenu papa d’un petit Stefan le 21 octobre. La paternité donne souvent des ailes aux joueurs de tennis (les exemples ne manquent pas). Il pourrait donc devenir carrément imbattable en 2015 !

2. Roger Federer (SUI), n°6 fin 2013, 33 ans :

L’année 2013 a été la plus mauvaise de Roger Federer. Dix ans d’affilée, il est parvenu à terminer l’année dans le Top 3 mondial et il fallait remonter à 2002 pour le voir terminer aussi « bas » que la 6e place. Le Suisse a donc abordé 2014 avec un esprit de revanche et la farouche volonté de démontrer à ceux qui en doutaient qu’il n’est pas sur le déclin.

En tout début de saison, il se hisse en finale à Sydney puis en demi à l’Open d’Australie après une victoire sur Andy Murray. Mais il doit à nouveau s’avouer vaincu en trois sets face à son grand rival Rafael Nadal. Il réagit cependant en s’imposant à Dubaï alors qu’il lui avait fallu attendre le mois de juin pour remporter son premier (et seul) titre en 2013. Il enchaine avec une belle finale à Indian Wells où Djokovic ne le bat qu’au tie-break du dernier set. Il prend sa revanche sur le Serbe à Monte-Carlo et pense même enfin remporter l’un des seuls grands titres qui lui manque lorsqu’il mène un set et un break en finale contre Wawrinka. Il ne parvient toutefois pas à conclure ce match. Son épouse Mirka donnant naissance à une nouvelle paire de jumeaux (après les deux filles qu’ils ont eues ensemble en 2009), il renonce à jouer à Madrid. Insuffisamment préparé, il échoue d’entrée à Rome et dès les huitièmes de finale à Roland-Garros.

Sa saison prend une tout autre envergure avec l’arrivée du gazon. Il s’impose à Halle (pour la 7e fois) et se hisse en finale de Wimbledon où Novak Djokovic aura besoin de cinq sets pour l’arrêter. Il s’agit de sa première finale en Grand-Chelem depuis deux ans. Il poursuit avec un superbe été durant lequel il signe une finale à Toronto, une victoire à Cincinnati (la première en Masters 1000 depuis deux ans) et une demi à l’US Open. Durant l’automne, il s’impose encore au Masters 1000 de Shanghai puis à Bâle et n’est arrêté en finale du Masters qu’à cause d’une blessure au dos. Il termine sa saison en apportant le point de la victoire à la Suisse en finale de la Coupe Davis.

Ce trophée, l’un des rares qui manquaient à son immense palmarès, vient donc clore une saison où il est passé tout près de reprendre la première place mondiale. Avec moins de 1600 points de retard sur Djokovic, c’est un objectif qu’il peut encore espérer atteindre durant le printemps 2015.

3. Rafael Nadal (ESP), n°1 fin 2013, 28 ans :

Comme en 2012, Rafael Nadal a dû faire une croix sur la deuxième partie de sa saison en raison de problèmes de santé. Cette fois, ce n’est pas le genou qui a lâché mais le poignet, avant de souffrir d’une appendicite en octobre. Mais cette saison reste marquée par quelques grands moments tout de même, à commencer par son neuvième titre à Roland-Garros.

Sur la lancée de sa superbe saison 2013, l’Espagnol s’est imposé à Doha avant de se qualifier brillamment pour la finale de l’Open d’Australie (victoire face à Federer en trois sets). Malheureusement pour lui, une blessure au dos l’empêche de défendre ses chances à 100%. Il revient fin février pour s’imposer sur la terre-battue de Rio de Janeiro mais est surpris par Alexandr Dolgopolov au troisième tour d’Indian Wells. Il se hisse bien en finale à Miami mais est largement dominé par Novak Djokovic.

Pour la première fois depuis bien longtemps, sa préparation pour Roland-Garros est très chaotique. Il est battu en quart à Monte-Carlo et à Barcelone, deux tournois qu’il a remporté huit fois. A Madrid, il s’impose mais grâce à la blessure de Kei Nishikori qui, avant l’intervention du kiné pour son dos, baladait le Majorquin. A Rome, il est une nouvelle fois battu par Djokovic. Son neuvième titre à Paris n’en est que plus savoureux. Jamais en effet il n’était arrivé à la Porte d’Auteuil autrement qu’avec l’étiquette de favori. Sur son parcours, il parvient à dominer trois Top 10 : David Ferrer, son bourreau monégasque, Andy Murray et Djokovic en finale.

Comme souvent, la débauche physique de son printemps se fait sentir en deuxième partie de saison. Il perd d’entrée à Halle et est surpris en huitième de finale de Wimbledon par le jeune australien Nick Kyrgios. Absent de la saison estivale en raison de sa blessure au poignet, il tente un retour en Chine en automne mais sans succès. Il se résout à se faire opérer de l’appendicite et déclare forfait pour le Masters qu’il manque (alors qu’il est mathématiquement qualifié) pour la quatrième fois de sa carrière.

4. Stanislas Wawrinka (SUI), n°8 fin 2013, 29 ans :

Même s’il ne termine « que » à la quatrième place mondiale, 2014 est un petit peu l’année de Stanislas Wawrinka. Le Suisse y a remporté les trois plus grand succès de sa carrière sur le tard puisqu’il a déjà fêté ses 29 ans en mars. Il a même occupé la première place de la « Race » jusqu’à mi-mai.

Après un premier succès à Chennai, le cinquième de sa carrière, il réalise son plus grand exploit à l’Open d’Australie où il s’est imposé en dominant Novak Djokovic en cinq sets en quart puis Rafael Nadal (certes diminué) en finale. La performance est de taille puisqu’il n’est que le deuxième joueur (après Juan-Martin Del Potro) à priver les « Fab Four » d’un titre du Grand-Chelem depuis Roland-Garros 2005 ! Battu en huitième à Indian Wells et à Miami, il en remet une couche à Monte-Carlo où il remporte son premier Masters 1000. En finale, il se permet même de battre son ami et néanmoins idole Roger Federer pour la deuxième fois en 15 confrontations. La suite de sa saison sur terre est moins bonne et il se fait surprendre d’entrée à Roland-Garros par l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez.

Demi-finaliste du Queen’s, Wawrinka atteint son premier quart de finale à Wimbledon où Federer prend sa revanche. Plus discret durant l’été, il se hisse tout de même à nouveau en quart de l’US Open où il est battu en cinq sets par Kei Nishikori. Il connaît alors un sérieux passage à vide puisque, entre le Grand-Chelem new-yorkais et le Masters, il ne remporte qu’un match en quatre tournois. Ca ne l’empêche pas de se hisser en demi-finale à Londres et même de passer à deux doigts de la finale, Roger Federer sauvant quatre balles de match.

Soi-disant fâchés après cette rencontre, les deux hommes s’épauleront pourtant moins d’une semaine plus tard pour amener à la Suisse son premier Saladier d’argent. Un titre qui compte certainement autant que l’Open d’Australie pour « Stan The Man ». Contrairement à son compatriote, la Coupe Davis l’a toujours passionné. Il y a certes connu quelques désillusions mais il n’y a jamais, depuis sa première participation en 2004, refusé une sélection. En 2014, c’est sûr, l’éternel « deuxième suisse » est entré dans l’histoire du sport de son pays.

5. Kei Nishikori (JAP), n°17 fin 2013, 25 ans fin décembre :

Installé dans le Top 25 depuis trois ans, Kei Nishikori a explosé aux yeux du grand public en 2014. Sans un physique parfois fragile sa saison aurait même pu être bien plus grandiose encore.

Dès l’Open d’Australie, il démontre l’étendue de ses progrès en se hissant en huitième et en faisant presque jeu égal avec Rafael Nadal pendant trois sets très serrés. Il remporte ensuite, à Memphis, le quatrième titre de sa carrière. Une blessure à l’aine le force ensuite à l’abandon à Delray Beach puis au forfait à Miami avant une demi-finale acquise de longue lutte face à Grigor Dimitrov, David Ferrer et Roger Federer. Le Japonais surprend ensuite tout le monde par d’excellents résultats sur terre-battue, une surface qui ne lui avait guère souri jusque là. Il s’impose à Barcelone puis atteint la finale du Masters 1000 de Madrid où il balaye Nadal pendant un set et demi avant de se blesser au dos. Il finit par abandonner dans le troisième set et par renoncer à disputer le tournoi de Rome. Insuffisamment préparé, il est battu au premier tour à Roland-Garros.

Moins à l’aise sur gazon, il est battu en huitième de finale de Wimbledon par Milos Raonic. Une blessure à l’orteil le prive ensuite des Masters 1000 de l’été sur dur. Arrivé sans préparation à l’US Open, il se hisse pourtant en finale après de terribles batailles face à Raonic, Wawrinka et Djokovic. Fatigué, il ne peut rien faire contre Marin Cilic. Il retrouve la forme en automne pour remporter coup sur coup ses troisième et quatrième titres de la saison à Kuala Lumpur et à Tokyo. S’il échoue d’entrée à Shanghai, il dispute ensuite les demi-finales à Bercy puis au Masters où il pousse Novak Djokovic aux trois sets.

Si Wawrinka a marqué l’histoire sportive de son pays cette année, c’est celle de tout un continent que Nishikori a bouleversée en 2014. Premier asiatique à entrer dans le Top 10, premier à disputer une finale de Grand-Chelem, Kei est déjà une star énorme dans son pays. S’il parvient à éviter les blessures, il devrait rapidement enrichir son palmarès.

6. Andy Murray (GBR), n°4 fin 2013, 27 ans :

Pendant cinq années consécutives, de 2009 à 2013, le tennis a été dominé par quatre hommes qui se sont partagé les 20 titres du Grand-Chelem et les 5 "Masters Finals" (et 40 des 45 Masters 1000 !) S’il fait souvent jeu égal avec les trois autres, Andy Murray reste tout de même un peu en retrait au niveau du palmarès. Ce fossé s’est agrandi en 2014, en partie en raison d’une blessure au dos qui lui a fait rater la fin de la saison précédente.

Cette année, Murray n’a jamais vraiment pu rivaliser avec ses trois confrères. Dès l’Open d’Australie où il se hisse en quart de finale, il doit s’avouer vaincu face à Federer. Il se qualifie en huitième de finale à Indian Wells et en quart à Miami mais est battu par Djokovic en Floride. Sa meilleure performance, c’est peut-être à Rome qu’il la signe en poussant Rafael Nadal dans ses derniers retranchements en quart de finale. Il retrouve l’Espagnol en demi-finale à Roland-Garros mais est, cette fois, largement dominé.

De retour à Wimbledon en temps que tenant du titre, il remporte quatre matchs solides mais est vaincu en trois sets par Grigor Dimitrov en quart. C’est aussi le stade qu’il atteint à Toronto, à Cincinnati et à l’US Open. Dans le Connecticut, il est battu par Federer en deux manches. A New York, il pousse tout de même Djokovic aux quatre sets. Murray termine très bien la saison avec des titres à Shenzen, Vienne et Valence mais est assez largement battu par Djokovic en demi-finale des Masters 1000 de Shanghai et de Bercy. Au Masters, il est dominé par Federer et par Nishikori en poule.

Durant l’automne, Murray a tout de même montré des signes encourageants. Sa blessure est désormais un mauvais souvenir et il pourrait à nouveau rivaliser avec les meilleurs en 2015.

7. Tomas Berdych (TCH), n°7 fin 2013, 29 ans :

Tomas Berdych est un des joueurs les plus solides de ses dernières années. Après des entrées furtives dans le Top 10 en 2008, puis en 2009, il l’a intégré de manière plus claire mi 2010 et ne l’a plus quitté depuis. En 2014, il s’est maintenu à ce niveau.

Dès l’Open d’Australie, il confirme sa solidité en se hissant en demi-finale. Il passe même tout près de briser le rêve de Stan Wawrinka qui aura besoin de quatre sets serrés pour atteindre la finale. Berdych poursuit sa route en s’imposant à Rotterdam et en se hissant en finale à Dubaï où seul Federer peut l’arrêter en trois sets. Surpris d’entrée à Indian Wells, il atteint les demi-finales de Miami mais, malade, il doit déclarer forfait avant son match face à Nadal. Un peu moins fort sur terre-battue, il dispute tout de même une finale (à Oeiras) ainsi que les quarts de finale à Madrid et à Roland-Garros.

L’été du Tchèque est un petit peu plus compliqué. Il perd au troisième tour de Wimbledon face à Marin Cilic puis n’atteint aucun quart de finale durant la tournée nord-américaine. A l’US Open, il y parvient tout de même mais bute une nouvelle fois face au Croate. En fin de saison, il atteint encore la finale à Pékin et s’impose à Stockholm. En Masters 1000, il dispute les quarts de finale à Shanghai et les demis à Paris. Il ne parvient pas à sortir des poules au Masters mais obtient tout de même une revanche en y dominant Marin Cilic.

Dejà deux fois vainqueur de la Coupe Davis, il manque à Tomas Berdych la consécration avec un grand titre individuel. Peut-être qu’à l’image de Wawrinka, il y parviendra cette année. A 29 ans et avec l’arrivée d’une nouvelle génération aux dents longues, capable de prendre la relève des « Fab Four » pour le reste de la décennie, il ne lui reste plus beaucoup de temps.

8. Milos Raonic (CAN), n°11 fin 2012, 24 ans fin décembre :

Dans cette génération, outre Kei Nishikori, il va aussi falloir compter sur Milos Raonic. Le Canadien au service de plomb progresse d’années en années et se rapproche à grands pas des sommets.

Blessé à la cheville en début de saison, il est battu au troisième tour de l’Open d’Australie puis observe une pause pour se soigner. Il revient pour le diptyque Indian Wells-Miami où il se hisse les deux fois en quart. En Floride, il pousse même Nadal au troisième set. Il atteint encore les quarts à Monte-Carlo puis se hisse en demi-finale à Rome où il est tout près de s’offrir le scalp de Djokovic. A Roland-Garros, il se fraye un chemin jusqu’en quart de finale et c’est encore une fois le Serbe qui met fin à son parcours, cette fois sans perdre une manche.

Les choses s’accélèrent à Wimbledon où le Canadien dispute pour la première fois de sa carrière une demi-finale en Grand-Chelem. Au passage, il bat notamment Nishikori mais échoue assez largement face à Federer. Raonic remporte son premier titre de la saison (et sixième de sa carrière) à Washington puis dispute les quarts de finale à Toronto et les demis à Cincinnati. A l’US Open, il est battu par Kei Nishikori en huitième après un des matchs les plus spectaculaires (4h19 !) de la saison. Les deux hommes se retrouvent en finale à Tokyo et le Japonais l’emporte à nouveau. Raonic obtient son premier succès de la saison face à un Top 5 à Bercy où il bat Federer et se hisse en finale. Au Masters, il doit jeter l’éponge après ses deux premiers matchs perdus.

S’il semble tout proche du sommet, il reste encore une énorme étape à franchir pour le Canadien : remporter un Grand-Chelem. Pour cela, il devra accumuler plusieurs victoires face à des Top 5 en cinq manches. Il ne parait pas encore en mesure d’y parvenir mais ses progrès sont tellement rapide qu’il pourrait atteindre ces sommets en 2015.

9. Marin Cilic (CRO), n°37 fin 2013, 26 ans :

Il y a un an, Marin Cilic était au fond du trou. Fin juin 2013, il a été contrôlé positif à un stimulant cardio-vasculaire permis hors compétition mais interdit durant les tournois. Le Croate a pu prouver qu’il avait absorbé cette substance "in tempore non suspecto" et a ainsi vu sa suspension limitée à 4 mois. Mais le mal était fait, il avait perdu plus de 20 places au classement et le rythme de la compétition.

Son retour s’est donc déroulé en mode mineur. Après un quart à Brisbane, il s’est fait battre au deuxième tour de l’Open d’Australie par Gilles Simon (en cinq sets). C’est en salle qu’il a retrouvé ses marques puisqu’il s’est tout d’abord imposé chez lui, à Zagreb, avant de disputer la finale à Rotterdam (après un succès sur Andy Murray). Sur dur, il a remporté un deuxième tournoi à Delray Beach et s’est hissé en huitième à Indian Wells où il a poussé Djokovic aux trois sets. Moins à l’aise sur terre-battue, il n’a atteint qu’un seul quart de finale (Barcelone) et a été battu au troisième tour de Roland-Garros non sans prendre une nouvelle fois un set au Serbe.

Bien meilleur sur gazon, il retrouve Djokovic en quart de finale de Wimbledon et passe même tout près de sortir le futur vainqueur en menant deux sets à un. Après une demi à Umag, il est battu en huitième à Toronto et Cincinnati mais seulement par Federer et Wawrinka et en trois sets. Poussé dans ses derniers retranchements par Gilles Simon en huitième à l’US Open, il s’en sort de justesse puis devient intouchable et remporte son premier Grand-Chelem après des victoires en trois sets contre Berdych, Federer et Nishikori. En dehors d’un nouveau titre à Moscou, il ne confirme pas son nouveau statut en fin de saison et perd ses trois matchs de poule au Masters.

Entré provisoirement dans le Top 10 dès 21 ans, Cilic a longtemps été considéré comme un espoir qui tardait à confirmer. C’est maintenant fait grâce à ce succès à New-York. Il va maintenant devoir prouver que ce n’était pas un « one shot » et qu’il est un prétendant à tous les grands titres.

10. Davir Ferrer (ESP), n°3 fin 2013, 32 ans :

Présent dans le Top 5 quasiment sans discontinuer depuis mi-2011, David Ferrer a clairement marqué le pas en 2014. Toujours aussi régulier, il a plus souvent perdu en quart de finale qu’en demi et n’a atteint qu’une seule finale importante.

A l’Open d’Australie, l’Espagnol s’est hissé en quart de finale. Il a ensuite remporté le seul titre de sa saison à Buenos Aires avant de se blesser aux adducteurs à Acapulco et de devoir faire l’impasse sur Indian Wells. Revenu à Miami, il s’est arrêté au tie-break du dernier set face à Nishikori en huitième. Sa plus belle victoire, il la signe à Monte-Carlo où il se hisse en demi-finale après une victoire sur Rafael Nadal. Il s’agit de sa sixième victoire sur le Majorquin mais de sa première sur terre-battue depuis leur toute première rencontre en… 2004 ! Entre-temps, il n’est parvenu qu’à lui prendre quatre sets en 17 rencontres sur cette surface. Pourtant Ferrer maîtrise la terre et il le prouve encore en alignant une demi à Madrid, un quart à Rome et un autre à Roland-Garros.

L’Espagnol est ensuite surpris dès le deuxième tour de Wimbledon mettant fin à une belle série de 16 présences consécutives en deuxième semaine de Grand-Chelem. Durant l’été, il atteint la finale à Hambourg et surtout celle du Masters 1000 de Cincinnati où il prend même un set à Federer. Il connaît par contre une nouvelle déception à l’US Open où il est sorti au troisième tour. Sa fin de saison est plutôt bonne avec une finale à Vienne, une demi à Valence et des quarts aux Masters 1000 de Shanghai et de Bercy. C’est toutefois insuffisant pour atteindre le Masters où il disputera tout de même une rencontre en tant que remplaçant.

David Ferrer était pourtant devenu un habitué du tournoi de clôture de la saison. Il l’a disputé (et même atteint la finale) en 2007 puis, sans discontinuer depuis 2010. Avec l’arrivée de la nouvelle génération, cet objectif sera de plus en plus difficile à atteindre pour un homme de 32 ans dont la réputation de joueur inépuisable risque de s’altérer de plus en plus.



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