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Le Top 10 Masculin

1. Rafael Nadal (ESP), n°4 fin 2012, 27 ans :

Il y a un an, le doute planait sur un retour de Rafael Nadal à son meilleur niveau. Absent les six derniers mois de l’année, l’Espagnol avait, en outre, prolongé son repos et fait une croix sur la saison australienne. Beaucoup pensaient alors qu’il ne reviendrait pas à son meilleur niveau ou que, s’il y parvenait, ça prendrait de nombreux mois, voire plusieurs années.

Et pourtant, le Majorquin n’a eu besoin que d’une semaine pour retrouver son tennis. De retour sur la terre-battue de Vina Del Mar, il se hisse en finale (sans rencontrer de ténor) avant de perdre de justesse face à Horacio Zeballos, 73e mondial. Dès la semaine suivante, il s’impose à Sao Paulo, un tournoi de même niveau, avant de doubler la mise à Acapulco, une épreuve nettement plus relevée, en humiliant en final David Ferrer, 4e mondial. Mais son grand retour, c’est lors du Masters 1000 d’Indian Wells qu’il le réussit. Dans un tournoi où tous les meilleurs étaient présents, il domine Federer, Berdych et Del Potro pour remporter déjà son troisième titre de l’année et le 22e de sa carrière dans ce type de tournoi.

Malgré une petite révolution à Monte-Carlo où il s’incline en finale (contre Djokovic tout de même) alors qu’il était octuple tenant du titre, Nadal reprend sa marche en avant dès la semaine suivante et ne perd plus un match sur terre. Il s’impose successivement à Barcelone, aux Masters 1000 de Madrid et de Rome puis à Roland-Garros où il prend sa revanche sur Djokovic en demi-finale (9/7 au dernier set). Il s’agit de son huitième titre en neuf ans à Paris.

Une performance en demi-teinte à Wimbledon, où il est sorti d’entrée par Steve Darcis, fait craindre une nouvelle blessure qui menacerait la suite de sa saison comme en 2012. Mais il n’en est rien. Nadal réalise de loin le meilleur été de sa carrière en enfilant encore les deux Masters 1000 de Montréal et Cincinnati puis son deuxième titre du Grand-Chelem de la saison, à l’US Open. A New-York, il prend à nouveau le dessus sur Djokovic. En fin de saison, la fatigue aidant, il se montre un rien moins performant (mais atteint tout de même deux finales et deux demis).

Alors que certains prédisaient la fin de sa carrière, l’Espagnol a rapidement remis les pendules à l’heure et réalisé sa meilleure saison. Même si son avance sur son dauphin n’est pas si énorme, il mérite largement de remonter à la première place du classement. Surtout pour la période de mi-février à mi-septembre durant laquelle il n’a perdu que deux rencontres sur 60 !

2. Novak Djokovic (SER), n°1 fin 2012, 26 ans :

Premier joueur de la planète il y a douze mois, Novak Djokovic ne s’attendait peut-être pas à avoir Rafael Nadal comme principal adversaire pour ce poste en 2013. D’autant que le Serbe démarre l’année en trombe. En l’absence de l’Espagnol, il s’impose à l’Open d’Australie (son quatrième titre à Melbourne, record de l’ère Open à égalité avec Federer et Agassi) ainsi qu’à Dubaï. Il rate par contre les deux Masters 1000 américain du printemps en n’atteignant que les demi-finales à Indian Wells et, surtout, en étant battu en huitième à Miami.

Sa victoire face à Rafa sur le rocher monégasque lance la bataille de la terre-battue qui s’annonce terrible entre les deux hommes. Las, elle ne tient pas ses promesses. Battu d’entrée à Madrid et en quart à Rome, il pousse tout de même l’Espagnol dans ses derniers retranchements en demi-finale de Roland-Garros mais le match, très décousu, est loin d’atteindre les sommets que les deux hommes peuvent parfois proposer.

Un mois plus tard, le Serbe connait une nouvelle déconvenue face à Andy Murray qui le domine en trois sets en finale de Wimbledon. Ce double coup sur la tête le touche énormément et la perspective de perdre sa première place devient de plus en plus concrète. D’autant qu’il rate son été avec une demi à Montréal et un quart à Cincinnati. Il atteint péniblement la finale de l’US Open où il est une nouvelle fois dominé par Nadal.

Cette mauvaise passe le pousse à une remise en question payante puisqu’il est l’homme fort de la fin de saison. Il s’impose à Pékin, aux Masters 1000 de Shanghai et de Paris ainsi qu’au Masters de fin d’année. Soit une succession de 24 matchs sans défaites s’il on ajoute ses quatre succès en Coupe Davis (qu’il ne parvient malgré tout pas à rapporter à son pays).

Cette magnifique série durant laquelle il obtient deux succès sur Nadal et onze autres sur le reste du Top 10 ne lui permet pas de sauver sa première place mondiale mais elle le relance dans la perspective de 2014. Même s’il a beaucoup plus de points à défendre que l’Espagnol en début de saison, le duel entre les deux premiers mondiaux sera passionnant l’an prochain.

3. Davir Ferrer (ESP), n°5 fin 2012, 31 ans :

David Ferrer est sans doute le joueur le plus mésestimé du circuit. Chaque année, les « spécialistes » disent de lui que son classement est surfait, qu'il est le résultat de sa régularité plus que de ses exploits et que, avec l'âge, son tennis de marathonien finira par perdre de son efficacité. Et pourtant, chaque année, il continue à progresser jusqu'à désormais atteindre le podium mondial.

Dès son début de saison, l'Espagnol s'illustre en remportant deux tournois, à Auckland et à Buenos Aires. Entre les deux, il se hisse en demi-finale de l'Open d'Australie. En quart, il remonte un handicap de deux sets à zéro pour venir à bout de Nicolas Almagro. Fatigué, il est largement battu par Djokovic en demi. Il se hisse ensuite en finale du Masters 1000 de Miami où il ne cède qu'au tie-break du dernier set contre Murray.

Sa saison sur terre-battue est également très bonne. Il atteint la finale à Oeiras puis les quarts à Madrid et à Rome. A Roland-Garros, il dispute sa toute première finale en Gand-Chelem (à déjà 31 ans). Après un parcours remarquable lors duquel il ne perd aucun set, il est assez largement dominé par Nadal. Dans la foulée, il atteint les quarts de finale à Wimbledon et à l'US Open. Preuve de son expérience au plus haut niveau : cela fait deux ans qu'il n'a plus perdu avant ce stade en Grand-Chelem.

Un peu moins à l'aise lors de la tournée asiatique, il termine la saison par trois finales à Stockholm, à Valence et au Masters 1000 de Paris. Sans doute un peu fatigué, il ne remporte pas un match au Masters. En fait, la principale difficulté de David Ferrer est justement de combler l'écart qui le sépare du Top mondial. Il a ainsi perdu sept des neuf finales qu'il a disputées en 2013 et remporté un seul des dix matchs qui l'ont opposé aux autres membres du Top 5.

4. Andy Murray (GBR), n°3 fin 2012, 26 ans :

Nadal blessé et Federer sur une pente descendante, Andy Murrray, vainqueur du dernier Grand-Chelem de 2012 à l'US Open, pouvait espérer être le principal opposant de Novak Djokovic pour la première place. Et le début de sa saison, marquée par une victoire à Brisbane et une finale face au Serbe à l'Open d'Australie, allait dans ce sens. Il reste sur le même rythme lors des Masters 1000 américains où il atteint un quart à Indian Wells puis s'impose à Miami (son 9e titre à ce niveau) en sauvant une balle de match contre David Ferrer.

C'est au printemps que les choses commencent à mal tourner pour l'Ecossais. Une blessure au dos lui fait rater sa saison sur terre-battue. Il est contraint d'abandonner lors de son premier tour à Rome avant de faire l'impasse sur Roland-Garros pour se reposer. C'est un choix gagnant puisqu'il revient sur gazon à 100% pour s'imposer au Queen's et, surtout, à Wimbledon. Une victoire historique pour le Britannique puisque plus aucun représentant de son pays n'avait remporté le plus prestigieux tournoi du monde, devant son public, depuis Fred Perry en 1936.

Ce sommet est un peu gâché par une fin de saison un peu ratée. Sa blessure au dos se réveille et il enchaîne les résultats plus moyens durant l'été comme un quart de finale à Cincinnati et à l'US Open (où il ne se serait peut-être pas aligné s'il n'avait été tenant du titre). Il fait sa dernière apparition en Coupe Davis où il permet à la Grande-Bretagne de signer son retour dans le Groupe Mondial après cinq ans d'absence. Il annonce ensuite qu'il renonce à la fin de saison pour subir une opération au dos.

Depuis 2005, aucun joueur, hormis Federer, Nadal et Djokovic, n'avait remporté deux titres du Grand-Chelem. C'est dire si Murray s'est réellement rapproché de ces trois là aujourd'hui. Si son opération est un succès, il sera un vrai candidat à la première place l'an prochain.

5. Juan Martin Del Potro (ESP), n°7 fin 2012, 25 ans :

Juan Martin Del Potro est d'ailleurs le seul joueur, outre ce « Fab Four », à avoir remporté un tournoi majeur depuis 2005. Il est sans doute encore aujourd'hui le plus apte à en gagner un second. Cette année s'est clairement déroulée en deux parties pour l'Argentin. La première partie n'a pas été franchement brillante puisque, en dehors d'une victoire à Rotterdam et une finale au Masters 1000 d'Indian Wells, ses résultats ont été assez décevants. Il est ainsi battu au troisième tour de l'Open d'Australie et dès son entrée en lice à Miami. Il passe aussi à côté de sa saison sur terre-battue en raison de plusieurs petits soucis de santé et est, comme Murray, contraint à faire l'impasse sur Roland-Garros.

Sa deuxième partie de saison est d'un autre calibre. A commencer par son tournoi de Wimbledon où il atteint les demi-finales pour la première fois de sa carrière et y pousse même Djokovic aux cinq sets. Il enchaîne durant l'été avec une victoire à Washington et une demi-finale à Cincinnati. Mais à l'US Open, il est à nouveau surpris précocement (deuxième tour). Il termine la saison en trombe avec deux victoires (Tokyo et Bâle) et une finale au Masters 1000 de Shanghai où il passe de nouveau tout près de battre Djokovic, après avoir dominé Nadal en demi. Ces bons résultats lui assurent sa place au Masters où il est battu dès les poules, non sans avoir une nouvelle fois accroché Djokovic et Federer.

Bien que déjà âgé de 25 ans, Juan Martin Del Potro est le plus jeune membre du Top 10. Il possède clairement les moyens de venir se mêler à la lutte pour les titres du Grand-Chelem et même pour une place dans le trio de tête du classement. Mais ça passera par une plus grande régularité lors des grands événements.

6. Roger Federer (SUI), n°2 fin 2012, 32 ans :

Il fallait remonter au début de la saison 2003 pour voir Roger Federer hors du Top 5. Outre son incroyable palmarès et son interminable liste de record, il faudra désormais ajouter cette belle longévité à son immense carrière (Jimmy Connors et Ivan Lendl ont toutefois fait mieux).

Le Suisse a incontestablement marqué le pas cette année. Elle n'avait pourtant pas si mal débuté avec un très bon Open d'Australie où il ne s'arrete qu'en demi-finale contre Murray et en cinq sets. Il multiplie ensuite les performances moyennes avant de se reprendre en fin de saison sur terre-battue pour disputer la finale à Rome. Mais sa prestation faiblarde en quart de Roland-Garros était un signe de son déclin.

Malgré sa victoire à Halle, la seule de sa saison, le choc survient à Wimbledon. Dans son jardin, où il a remporté tant de matchs, Federer s'écroule dès le deuxième tour face à un excellent Stakhovsky. Son record de quarts de finale consécutifs en Grand-Chelem est définitivement bloqué à 40. Tout l'été, l'ancien n°1 mondial va chercher son meilleur jeu, sa meilleure forme et il faut attendre la fin de l'année, lors des tournois en salle, pour le voir à nouveau rivaliser avec les meilleurs et aligner une finale à Bâle et des demi-finales à Paris et au Masters.

Même s'il n'a plus le même niveau, que les jambes sont un peu plus lentes, que les petits bobos se multiplient, il ne faut pas enterrer Roger Federer. Il ne reviendra sans doute plus se mêler à la lutte pour la première place mais sur un tournoi, il est encore capable de battre les meilleurs. Même en Grand-Chelem.

7. Tomas Berdych (TCH), n°6 fin 2012, 28 ans :

Entré pour de bon dans le Top 10 il y a plus de trois ans (après déjà quelques furtives apparitions entre 2006 et 2008), Tomas Berdych est devenu au fil des ans l’un des plus solides joueurs du circuit. S’il était habitué à réaliser des « coups » au début de sa carrière (victoire à Bercy en 2005, finale à Wimbledon en 2010), il se montre aujourd’hui de plus en plus régulier lors des grandes épreuves.

Dès l’Open d’Australie, il se hisse en quart de finale et n’est battu que par le futur vainqueur Novak Djokovic. Finaliste à Rotterdam et à Dubaï, il est éliminé en demi à Indian Wells (cette fois par Nadal) puis en quart à Miami. Il atteint encore les demis à Madrid et Rome mais est surpris d’entrée à Roland-Garros face à Gaël Monfils.

C’est une nouvelle fois en quart et face à Djokovic qu’il bute à Wimbledon. Sa deuxième partie de saison est un rien moins prolifique mais il atteint tout de même les demi-finales à Cincinnati, une finale à Bangkok et les huitièmes à l’US Open. Ces bons résultats lui valent une place au Masters où il n’est pas loin de rejoindre les demi-finales. Il termine la saison de la plus belle des manières en apportant un deuxième saladier d’argent consécutif à la République tchèque.

Avec deux quarts et un huitième en Grand-Chelem et surtout quatre demis et deux quarts en Masters 1000, Berdych a connu une saison très régulière. Capable de dominer tous les meilleurs (il a battu Djokovic, Murray et Federer cette année), il lui aura manqué un gros résultat pour intégrer le Top 5.

8. Stanislas Wawrinka (SUI), n°17 fin 2012, 28 ans :

Furtivement Top 10 en 2008, Stanislas Wawrinka a pris une toute autre dimension cette saison. Il ne se contente plus de quelques coups d'éclats dans des tournois mineurs mais réalise également quelques excellents résultats dans des grosses épreuves et face à de grands joueurs.

Ca commence dès l'Open d'Australie où il se hisse en huitième de finale et pousse Novak Djokovic dans ses tous derniers retranchements (victoire 12/10 au 5e set). Il fait mieux encore à Roland-Garros où il rejoint les quarts de finale puis à l'US Open où il atteint la première demi-finale en Grand-Chelem de sa carrière. Là encore, Djokovic a besoin de cinq manches pour l'arrêter. Entre temps, il remporte également le tournoi d'Oeiras, dispute les finales du Masters 1000 de Madrid et des tournois de Buenos Aires et de s'Hertogenbosch et obtient 8 succès contre des Top 10.

Ces belles performances lui permettent d'accéder pour la première fois au Masters où il sort brillamment des poules. Il est amusant de remarquer qu'il aura fallu attendre le léger déclin de Roger Federer pour que Wawrinka sorte de l'ombre tutélaire de son aîné. Avec son magnifique revers à une main, peut-être le plus beau du circuit, il s'est fait une réputation de marathonien grâce à quelques combats homériques. S'il parvient à s'économiser sur certains matchs, il peut encore grimper au classement.

9. Richard Gasquet (FRA), n°10 fin 2012, 27 ans :

En matière de revers à une main spectaculaire, Richard Gasquet s'y connaît également. Les deux joueurs s'étaient d'ailleurs livré l'un des plus beau match de la saison en huitième de finale de Roland-Garros (remporté par le Suisse). C'est d'ailleurs un cap que le Français avait bien du mal à franchir jusqu'à cet été puisqu'il avait atteint 16 huitièmes en Grand-Chelem (en ce compris ceux de Melbourne et Paris cette année) et n'en avait remporté qu'un.

Il y parvient une nouvelle fois à New-York, en sauvant une balle de match lors du quatrième set face à Raonic, avant de prendre la mesure de David Ferrer pour disputer la deuxième demi-finale majeure de sa carrière. Cette performance, associée à trois titres (Doha, Montpellier et Moscou) ainsi qu'une demi à Miami lui permettent d'accrocher cette 9e place et même de participer au Masters en tant que premier remplaçant suite au forfait d'Andy Murray.

Tombé dans le « groupe de la mort » avec Djokovic, Federer et Del Potro, il en repart sans avoir remporté de match mais sans démériter. Il devra toutefois encore élever le niveau de son jeu s'il veut progresser en 2014. Notamment pour rivaliser avec les meilleurs car il ne compte que trois victoires sur des Top 10 cette année (deux fois Ferrer, une fois Berdych).

10. Jo-Wilfried Tsonga (FRA), n°8 fin 2012, 28 ans :

Avec Federer, Jo-Wilfried Tsonga est le seul membre du Top 10 qui peut s'estimer déçu par sa saison. Tout avait pourtant bien commencé avec un quart à l'Australian Open, battu justement par le Suisse en cinq sets, puis une victoire à Marseille et un quart à Indian Wells. Il se met en évidence sur terre-battue avec une demi à Monte-Carlo et un quart à Madrid. Il atteint surtout la demi-finale à Roland-Garros, la cinquième de sa carrière en Grand-Chelem mais la première devant son public.

C'est ensuite que tout se gâte pour lui puisqu'une blessure au genou le force à se retirer dès le deuxième tour à Wimbledon et à observer une longue période de repos. Il ne fait son retour qu'en septembre et atteint directement la finale à Metz puis les demi-finales au Masters 1000 de Shanghai. Sans cette blessure, qui a donc gâché deux de ses quatre Grand-Chelems, le Français aurait certainement pu revendiquer une meilleure place au classement. Si son genou le laisse tranquille, il a tout à fait les armes pour se rapprocher du Top 5 dont il a déjà fait partie durant quelques semaines en 2012.


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