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Le Top 10 Masculin

L’Année 2012 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2013. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2012. Première partie : le Top 10 de l’ATP

1.Novak Djokovic (SER), n°1 fin 2011, 25 ans :

Impérial de l’Open d’Australie à l’US Open 2011, Novak Djokovic avait soulevé pas moins de 10 trophées en 12 tournois, dont trois en Grand- Chelem et cinq en Masters 1000. Il s’était logiquement ceint de la couronne de n°1. Mais il avait ensuite payé le prix de ses efforts en se blessant et en disputant (sans succès) ses derniers tournois dans un état de fatigue avancé, ce qui présageait d’une saison de confirmation difficile.
Pourtant, dès janvier, il défend victorieusement son titre à l’Open d’Australie. Sans pratiquer son meilleur tennis, il prouve une nouvelle fois ses énormes qualités de battant. En demi-finale, il remonte un handicap de deux sets à un face à Andy Murray. Ensuite, il empêche Rafael Nadal de réaliser la même performance et conclut le match 7/5 au cinquième set de ce qui devient la plus longue finale de l’histoire du Grand-Chelem (5h53). Son printemps n’est pas aussi impressionnant qu’en 2011 mais il conserve tout de même son titre à Miami et atteint les finales à Monte-Carlo et à Rome. A Roland-Garros, il réalise une meilleure performance que douze mois plus tôt en se hissant en finale. Son parcours est plutôt chaotique puisqu’il doit revenir de deux manches à zéro face à Andreas Seppi puis sauver quatre balles de match contre Jo-Wilfried Tsonga. En demi, il prend ensuite sa revanche face à Roger Federer qui l’avait battu au même stade en 2011 dans ce qui était l’un des plus beaux matchs de la saison.
Ses plus grosses déceptions de l’année, c’est sur le gazon londonien que Novak les connait. A Wimbledon, il échoue en demi-finale contre Federer et est, de ce fait, contraint de céder la première place mondiale au Suisse. Un mois plus tard, lors des Jeux Olympiques, il termine à la quatrième place et rentre donc en Serbie sans médaille. Il perd face à Andy Murray en demi puis contre Juan Martin Del Potro dans le match pour la médaille de bronze. Il se reprend tout de même lors des Masters 1000 de l’été. Il remporte celui de Toronto et n’échoue qu’en finale à Cincinnati. Il échoue toutefois à conserver son titre à l’US Open où il perd en cinq sets face à Murray en finale. Pour éviter sa mésaventure de l’automne 2011, il s’accorde ensuite une pause de cinq semaines. Une décision qui porte ses fruits puisqu’il s’impose à Pékin et au Masters 1000 de Shanghai. Un mois plus tard, il bat Murray et Federer pour remporter le deuxième Masters de sa carrière.
Revenu à la première place mondiale juste avant le « tournoi des Maîtres », Djokovic a totalement réussi son année de confirmation. En adaptant son calendrier et en s’accordant quelques pauses, il est parvenu à se maintenir en forme toute l’année. Et lorsqu’il peut utiliser ses extraordinaires capacités physiques à leur maximum, il est tout simplement imbattable.

2. Roger Federer (SUI), n°3 fin 2011, 31 ans :

Après une saison 2011 sans titre du Grand-Chelem, ce qui ne lui était plus arrivé depuis son premier grand titre en 2003, beaucoup doutaient de la capacité de Roger Federer à revenir au premier plan. Cependant, il avait évolué à un excellent niveau en fin de saison pour enchaîner des victoires à Bâle, à Paris et au Masters. 
L’année 2012 débute pourtant dans la douleur pour le Suisse. Un mal au dos le contraint au forfait en demi à Doha (seulement le deuxième abandon en cours de tournoi en 15 ans de carrière) et le gène à l’Open d’Australie où il est sorti en demi par Rafael Nadal. Il revient ensuite soigné et poursuit sur sa lancée de la fin de l’année en remportant consécutivement les tournois de Rotterdam, Dubaï et Indian Wells. Il est par contre surpris au troisième tour à Miami par Andy Roddick qui lui inflige une troisième défaite en…. 24 confrontations. Après un nouveau break, il revient victorieusement au Masters 1000 de Madrid où il bénéficie des sorties prématurées de Nadal et Djokovic. Le Serbe le domine par contre en demi à Rome et à Roland-Garros. Le gazon lui redonne des ailes. Après une défaite en finale à Halle, il remporte son septième titre à Wimbledon. Cette historique 17e victoire en Grand-Chelem lui permet de soulever un des quatre trophées majeurs pour la première fois depuis l’Open d’Australie 2010. Devenu favori pour les Jeux Olympiques, le seul grand titre qui manque à son palmarès avec la Coupe Davis, il atteint la finale mais y est laminé par Andy Murray. En demi, il dispute un marathon face à Juan Martin Del Potro, conclu 19/17 au troisième set.
Cette petite désillusion n’entame pas sa confiance et il enchaine par une belle victoire à Cincinnati. Par contre, Roger se fait surprendre pas Tomas Berdych dès les quarts de finale de l’US Open. Sa fin de saison est un peu en demi-teinte. Battu en demi à Shanghai, il atteint une nouvelle finale à Bâle (la 7e consécutive, la 9e au total pour 5 victoires) mais préfère s’abstenir de jouer à Paris pour être prêt pour le Masters. Cette décision est lourde car elle lui coûte sa place de n°1 mondial mais celle-ci revêt moins d’importance pour lui que le tournoi des Maîtres où il vise un septième titre. Il rate finalement cet objectif mais de très peu, obtenant même une belle victoire sur Andy Murray en demi-finale. Mais il doit s’avouer vaincu face à Djokovic en finale.
Le Suisse avait trois objectifs cette saison : remporter à nouveau un Grand-Chelem, retrouver le premier rang mondial afin de battre le record de Pete Sampras de semaine en tête du classement et ramener une médaille olympique à son pays. Le premier est réalisé, le deuxième aussi même s’il n’a pu conserver cette première place. Il a également décroché une médaille mais sans doute pas dans le métal qu’il espérait.

3. Andy Murray (GBR), n°4 fin 2011, 25 ans :

Il y a un an, Andy Murray faisait office d’éternel quatrième du fameux « Fab Four » qui domine le tennis mondial depuis 2008. Même s’il avait fugacement atteint la deuxième place mondiale, son incapacité à s’imposer en Grand-Chelem le laissait à distance de ses trois confrères. A tel point que beaucoup doutaient de sa capacité à franchir cette petite marche qui le sépare du sommet. Il a donc pris le taureau par les cornes et engagé Ivan Lendl comme coach. L’ancien n°1 mondial avait perdu quatre finales majeures avant d’obtenir le palmarès qu’on lui connait.
Malgré un premier titre à Brisbane à l’entame de 2012, Murray cale une nouvelle fois  face à Novak Djokovic en demi-finale de l’Open d’Australie. C’est ensuite la finale de Dubaï, puis de Miami qui lui échappe. Entre temps, il subit sa plus grosse contre-performance de l’année en chutant d’entrée à Indian Wells. La saison sur terre-battue ne lui réussit jamais beaucoup. Non que la surface ne peut pas convenir à son jeu mais il est rarement au top de sa forme à cette époque-là de l’année. C’est encore le cas en 2012 et il n’atteint aucune demi-finale. Il échoue en quart à Monte-Carlo, Barcelone et Roland-Garros. Les choses s’accélérent pour lui lors de « son » tournoi de Wimbledon où il atteint brillamment la finale. Contrairement à ses trois premières finales en Grand-Chelem, il réalise un excellent match et n’est pas loin de mener deux sets à zéro avant de laisser revenir Federer.
Ce n’est que partie remise. Un mois plus tard, sur ce même court, c’est une leçon qu’Andy inflige au maître helvète en finale des Jeux Olympiques. Il le tient enfin son grand titre. Encore un mois après, c’est à une première victoire en Grand-Chelem qu’il peut enfin goûter. Au terme d’une finale haletante, il remporte l’US Open en battant Novak Djokovic au cinquième set. En fin de saison, il atteint encore la finale à Shanghai mais est battu en demi à Tokyo et en huitième à Paris (à chaque fois en obtenant des balles de match). Au Masters, il n’est vaincu que de justesse par Djokovic lors de leur match de poule mais est dominé par Federer en demi.
L’Ecossais a enfin acquis sa stature de vainqueur du Grand-Chelem et ça se voit. Enfin libéré de la pression qui pesait sur ses épaules, son jeu a encore pris de l’ampleur au point qu’il peut désormais clairement viser la première place mondiale. Et peut-être aligner une belle série de victoires en tournois majeurs et marcher sur les traces de son illustre entraineur.

4. Rafael Nadal (ESP), n°2 fin 2011, 26 ans :

Rafael Nadal a fait du yoyo entre la première et la deuxième place entre 2007 et 2011. Mais l’an dernier, pour la première fois, ce n’est pas derrière Roger Federer qu’il se retrouvait. Battu 6 fois d’affilée en finale de 6 grandes épreuves (Indian Wells, Miami, Madrid, Rome, Wimbledon et l’US Open) par Novak Djokovic, il avait fort logiquement dû lui céder son trône.
La série s’est poursuivie à l’Open d’Australie où, après avoir une nouvelle fois battu Roger Federer en demi, il finit par craquer face au Serbe. Mais contrairement aux finales de 2011, il s’en est fallu de très peu pour que l’Espagnol ne l’emporte. Il mène en effet 4/2 dans le dernier set avant de s’incliner 7/5. A la fin de l’hiver, c’est en… double qu’il se montre le plus performant, remportant, à Indian Wells, son huitième tournoi dans cette discipline (dont trois en Masters 1000). En simple, il atteint les demi-finales à Indian Wells et à Miami. Mais une nouvelle douleur au genou le contraint à déclarer forfait en Floride avant son affrontement avec Andy Murray.
La terre-battue lui ramène le sourire comme chaque année. A Monte-Carlo, Rafa soulève le trophée pour la huitième fois consécutive ce qu’aucun joueur n’avait réussi à faire dans aucun tournoi auparavant. Il enchaine par de nouvelles victoires à Barcelone et Rome mais, entre-temps est battu au troisième tour à Madrid, selon lui en raison de la surface bleue trop glissante. Ce coup d’arrêt n’entame pas sa marche en avant qui le conduit à un nouveau succès à Roland-Garros. Ce septième titre le fait entrer dans la légende du tournoi. Il efface ainsi des tablettes le record de six succès de Bjorn Borg.
La suite de sa saison est nettement moins heureuse. L’Espagnol subit d’abord une surprenante défaite dès le deuxième tour à Wimbledon alors qu’il n’avait plus été battu aussi tôt dans un Grand-Chelem depuis 7 ans. Il annonce, rapidement après, son forfait pour les J.O. en raison de ses problèmes de genoux. Il repousse ensuite son retour de mois en mois pour finalement annoncer fin octobre, qu’on ne le reverra pas en 2012. Il devrait effectuer son retour lors de la tournée australienne dans quelques jours. Mais vu la récurrence de ses blessures aux genoux, de nombreux doutes planent sur sa capacité à rejouer, du moins à son meilleur niveau.

5. Davir Ferrer (ESP), n°5 fin 2011, 30 ans :

David Ferrer est longtemps resté dans l’ombre de Rafael Nadal malgré une carrière remarquable qui l’a mené jusqu’à la quatrième place mondiale et lui a permis de remporter 11 titres de 2002 à 2011. En 2012, il profite de l’absence de son compatriote en deuxième partie de saison pour enfin acquérir le statut qu’il mérite.
Il débute la saison de la meilleure des manières en s’imposant à Auckland avant de se hisser en quart de finale de l’Open d’Australie où il se fait sortir par Novak Djokovic. Toujours à l’aise sur terre-battue, il remporte ensuite les tournois de Buenos Aires et d’Acapulco. En deux mois, il égale déjà son record de trois titres sur une seule saison (en 2007). Surpris au troisième tour à Indian Wells, il est une nouvelle fois battu par Djokovic en quart à Miami. Malgré un couac d’entrée à Monte-Carlo, il réussit son printemps sur terre comme chaque année. Il y aligne une finale à Barcelone, un quart à Madrid et une demi à Rome. A Roland-Garros, il égalise son meilleur résultat en Grand-Chelem en se hissant en demi-finale au détriment d’Andy Murray. Mais il y est ratiboisé par Nadal. C’est sur gazon qu’il va démontrer ses progrès. Il s’impose à s’Hertogenbosch (comme en 2008) et atteint surtout les quarts de finale à Wimbledon en battant Andy Roddick et Juan Martin Del Potro.
Après une nouvelle victoire sur terre à Bastad, il passe un peu à côté de son été en perdant en huitième des J.O. et dès son entrée à Cincinnati. Il se reprend à l’US Open où il atteint sa deuxième demi-finale en Grand-Chelem de l’année (et la quatrième au total). Un virus tenace gâche ensuite sa tournée asiatique. Mais son retour en Europe est tonitruant avec deux nouveaux succès qui portent son total à 7 sur la saison (plus qu’aucun des membres du « Fab Four »). Il s’impose en effet à Valence puis signe son premier succès en Masters 1000 à Paris. Il réalise enfin un très bon Masters mais est éliminé en poules malgré deux victoires.
Plus encore que ses 7 titres, c’est son parcours en Coupe Davis qui le porte au devant de la scène. Fidèle lieutenant de Nadal jusque là, il passe tout près de ramener le saladier d’argent en Espagne à lui tout seul. Il remporte les six simples qu’il dispute mais ne peut empêcher la défaite de son pays en finale. 

6. Tomas Berdych (TCH), n°7 fin 2011, 27 ans :

La progression de Tomas Berdych s’est faite par palier avec, par moment, des brusques soubresauts avant quelques années de stagnation. En 2005, il se révélait au monde entier en s’imposant au Masters 1000 de Paris et terminait 25e mondial. Cinq ans plus tard, il faisait son entrée dans le Top 10 à la faveur d’une finale à Wimbledon.
Cette année est aussi à marquer d’une pierre blanche pour le Tchèque. Il la démarre par un quart à l’Open s’Australie puis par une victoire à Montpellier. Après une demi à Rotterdam, il connait un léger passage à vide (battu en huitième à Indian Wells, au troisième tour à Miami) mais revient bien lors de la saison sur terre. Il y aligne une demi à Monte-Carlo, une finale à Madrid et un quart à Rome. Au passage, il prend le meilleur sur Andy Murray et Juan Martin Del Potro. C’est pourtant l’Argentin qui l’arrête en quart de finale à Roland-Garros. Il passe complètement à côté de sa saison sur gazon avec des défaites au premier tour à Wimbledon et aux J.O.
Tomas retrouve la forme fin août. Il atteint la finale du tournoi de Winston Salem puis, surtout, les demi-finales de l’US Open après un succès sur le n°1 mondial, Roger Federer. Sa fin de saison est aussi une réussite avec un quart à Tokyo, une demi au Masters 1000 de Shanghai, une victoire à Stockholm et un quart à Paris. Il est ensuite battu en poules des Masters non sans prendre un set à Andy Murray.
Mais c’est la Coupe Davis qui lui apporte une nouvelle dimension cette année. En remportant six de ses 7 rencontres en simple et ses 4 doubles, il est l’artisan principal du succès tchèque. Son seul regret est sans doute de n’avoir pu apporter le point de la victoire face à Ferrer en finale. Pourtant, ce premier très grand titre pourrait lui donner la confiance nécessaire à aller en chercher d’autres, en Grand-Chelem cette fois.

7. Juan Martin Del Potro (ESP), n°11 fin 2011, 24 ans :

Juan Martin Del Potro aura eu besoin de deux ans pour revenir après la grosse blessure aux poignets qui l’a contraint à un arrêt de 9 mois alors qu’il venait d’atteindre le sommet de sa jeune carrière (une victoire lors de l’US Open 2009). Quasiment absent tout 2010, en convalescence en 2011, il fait son retour dans le Top 10 cette saison.
Très régulier en début de saison, il faut attendre le Masters 1000 de Miami pour le voir se faire battre avant les quarts de finale. Auparavant, il aligne quelques performances de choix comme une victoire à Marseille, une finale à Rotterdam, une demi à Dubaï et des quarts à l’Open d’Australie et à Indian Wells. Très régulier aussi sur terre, il s’impose à Estoril, atteint les demi-finales à Madrid et pousse Roger Federer au cinq sets en quart de finale de Roland-Garros. Il parvient même à démontrer quelques aptitudes à dompter le gazon. Il ne s’incline qu’en huitième à Wimbledon et décroche surtout une inespérée médaille de bronze aux Jeux Olympiques. Battu par Roger Federer 19/17 en demi-finale, il domine Novak Djokovic le lendemain dans le match pour la troisième place.
Djokovic se venge en dominant ensuite deux fois l’Argentin, en demi-finale à Cincinnati et en quart de finale à l’US Open. En fin de saison, il s’impose à Vienne et à Bâle. En Suisse, il prend sa revanche sur Roger Federer 7/6 au dernier set avant de le dominer à nouveau en match de poule du Masters où il ne s’incline qu’en demi-finale.
Avec seulement cinq défaites avant les quarts en 23 tournois disputés, Juan Martin fait partie des joueurs les plus constants de la saison. Il ne lui a sans doute manqué qu’un titre en Masters Series ou une grosse performance en Grand-Chelem pour se rapprocher du « Fab Four ». Il reste en tout cas le seul joueur en dehors des quatre « Monstres » du circuit à avoir remporté un Grand-Chelem depuis 2006. Benjamin du Top 10 mondial, il pourrait bien étoffer son palmarès d’un autre tournoi majeur en 2013.

8. Jo-Wilfried Tsonga (FRA), n°6 fin 2011, 27 ans :

Sixième mondial il y a un an après une saison très solide, Jo-Wilfrid Tsonga était décrit par beaucoup comme « le n°1 derrière le Fab Four ». David Ferrer, pourtant 5e mondial, ne dégageait pas cette impression de pouvoir jouer au même rythme que les quatre premiers.
La saison 2012 de Jo ne pouvait pas mieux commencer puisqu’il remporte le tournoi de Doha. Mais, à l’Open d’Australie, il est surpris en huitième de finale de l’Open d’Australie par Kei Nishikori. Il aligne ensuite le bon (des quarts à Miami, Monte-Carlo et Rome) et le moins bon. A Roland-Garros, devant son public, il se hisse à nouveau en quart de finale et passe à deux doigts de l’exploit face à Novak Djokovic mais ne peut convertir l’une de ses quatre balles de match. Toujours à l’aise sur gazon, il signe une demi-finale à Wimbledon et un quart aux J.O. (où il décroche la médaille d’argent en double).
Demi-finaliste à Winston Salem, il est battu dès le deuxième tour à l’US Open. Il réussit un automne plutôt bon qu’il débute par une victoire à Metz. Il enchaine avec des finales à Pékin et Stockholm et des quarts aux Masters 1000 de Shanghai et de Paris. Il passe par contre à côté de son Masters. Finaliste de l’épreuve en 2011, il perd ses trois matchs d’une poule, il est vrai, très compliquée (il y était accompagné par Djokovic, Murray et Berdych).
Ce qui a surtout marqué la saison du Français, c’est son incapacité à battre les joueurs du Top 10. Il n’y est parvenu qu’une fois en 2012 (Del Potro à Rome) mais a surtout subi quinze défaites. Par comparaison, il y était parvenu 10 fois (pour 13 défaites) en 2011. Cette statistique explique son léger recul au classement. Il lui faudra franchir ce cap mental s’il veut enfin accomplir son rêve : remporter un titre du Grand-Chelem.

9. Janko Tipsarevic (SER), n°9 fin 2011, 28 ans :

L’arrivée de Janko Tipsarevic dans le Top 10 en 2011 en avait fait sourire plus d’un. Pour beaucoup, le Serbe devait plus son succès au nombre important de tournois joués qu’aux performances qu’il y avait aligné. Personne ne le voyait, en tout cas, s’installer durablement parmi les meilleurs.
Et pourtant, Janko réussit à confirmer sa grosse saison 2011. En Grand-Chelem, il réalise sa meilleure performance à l’US Open où il échoue en quart au tie-break du dernier set face à David Ferrer. Il était également en huitième à Roland-Garros. C’est surtout en Masters Series qu’il se montre très régulier. Il atteint ainsi deux demi-finales (Madrid et Toronto) et deux quarts (Miami et Paris).
Lors des tournois moins importants, il signe une victoire (Stuttgart), deux finales (Chennai, Gstaad) et trois demi-finales. Cette belle régularité (et la blessure de Rafael Nadal) lui permet d’obtenir son ticket pour les Masters où la fatigue l’empêche de produire son meilleur tennis. Celle-ci l’avait déjà contraint à l’abandon en quart de finale du Masters 1000 de Paris la semaine précédente.
Le Serbe ne remportera sans doute jamais de Grand-Chelem et a sans doute atteint son sommet avec cette 8e place mondiale qu’il a occupée du début du printemps au milieu de l’été. Mais au vu de la qualité actuelle du circuit, se maintenir dans le Top 10 pendant près de deux ans est une très belle performance en soi. Et à 28 ans, il peut encore rester à ce niveau quelques années.

10. Richard Gasquet (FRA), n°19 fin 2011, 26 ans :

A ses débuts, Richard Gasquet était considéré comme l’un des joueurs les plus prometteurs de sa génération, à égalité avec Rafael Nadal. Pourtant, après avoir atteint la 7e place mondiale à 21 ans, il est rentré dans le rang pour toute une série de raisons : blessure, suspension pour dopage à la cocaïne, chute de confiance. Retombé au-delà de la 50e place au début de la décennie, il est lentement mais sûrement revenu dans le Top 10.
Ce retour, il le doit à une jolie régularité en Grand-Chelem où il atteint les huitièmes de finale lors des quatre épreuves. Cette amusante statistique ressemble tout de même à une barrière mentale. Le Français n’a en effet remporté qu’un seul des quatorze huitièmes de finale de Grand-Chelem qu’il a disputé depuis le début de sa carrière ! Battu par Murray à Paris et par Ferrer à Melbourne et New-York, il peut surtout s’en vouloir de ne pas avoir réussi à prendre la mesure de Florian Mayer à Londres.
Le reste de sa saison est surtout marqué par sa finale au Masters 1000 de Toronto et sa victoire à Bangkok, son premier titre depuis mai 2010. Il atteint également la finale à Estoril et les demi-finales à Bâle. Il faut toutefois noter qu’il termine l’année à égalité de points avec l’Espagnol Nicolas Almagro mais que l’ATP départage les joueurs à égalité en favorisant celui qui a joué moins de tournoi. Blessé durant l’été, Almagro n’a pu disputer les tournois de Toronto et Cincinnati. Sa seule présence lors de ces épreuves lui aurait permis de décrocher la 10e place.



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