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Le Top 10 belge masculin

Après une saison 2013 très difficile marquée par de nombreuses blessures et la retraite de Xavier Malisse, un léger frémissement s'est fait ressentir en 2014. Certes un autre grand joueur belge de ce début de siècle a également pris sa retraite. Mais David Goffin a retrouvé le chemin de la victoire (et même plus) et les jeunes poursuivent leur progression. Tout cela demande confirmation en 2015 mais nous sommes sans doute à l'aube d'une nouvelle grande ère pour le tennis belge masculin.

David GoffinDavid Goffin (A1, 24 ans, 110e -> 22e) :

Sérieusement blessé au poignet gauche en septembre 2013, David Goffin a dû subir une intervention chirurgicale et rester au repos durant deux mois. Une mauvaise nouvelle après une saison déjà faite de hauts et de bas. Son classement, s'en est sérieusement ressenti puisqu'il terminait l'année à la 110e place. Néanmoins, il peut reprendre la raquette dès le mois de décembre et ses matchs de préparations à la saison nouvelle sont très encourageants. Il remporte notamment les interclubs français et bat Richard Gasquet dans une exhibition à Caen.

Malheureusement, lors de son premier tournoi officiel de 2014, le Challenger de Nouméa, il se blesse et abandonne. Il est du coup contraint de faire une nouvelle pause d'un mois et de rater l'Open d'Australie. Cette coupure s'avère plus problèmatique que prévu car elle casse David dans son élan. Jusqu'à Roland-Garros, il multiplie les participations aux qualifications de tournoi ATP. Il parvient à en sortir à six reprises mais ne franchit qu'une seule fois le premier tour du tableau final et subit des plusieurs défaites contre des joueurs à sa portée. Il touche le fond lors d'un Challenger en Italie en s'inclinant face au 317e mondial. Il s'agit de sa plus grosse contre-perf depuis près de trois ans. A Roland-Garros, il perd d'entrée contre Jurgen Melzer, un ancien Top 10 aujourd'hui loin de son meilleur niveau. Et à Wimbledon, il a la malchance de rencontrer Andy Murray d'entrée.

Le contraste entre ces six premiers mois tristounets et la série qui va suivre est d'autant plus étonnant. En retournant se faire une santé sur le circuit Challenger, David va progressivement retrouver la confiance qui lui manquait. Il s'impose à Scheveningen, Poznan et Tampere sans perdre le moindre set. Il est alors invité par les organisateurs du tournoi ATP de Kitzbuhel et y remporte son quatrième titre consécutif, son premier sur le grand circuit. Au passage, il domine Philipp Kohlschreiber (24e) et le jeune Dominic Thiem. Il prend part aux qualifications de Winston-Salem et se hisse en quart de finale. C'est Jerzy Janowicz qui met un terme à son parcours après 25 victoires consécutives. David poursuit avec un excellent parcours à l'US Open où il n'est battu que par Grigor Dimitrov au troisième tour. Après deux solides victoires en Coupe Davis, il remporte un deuxième titre ATP à Metz en dominant Jo-Wilfried Tsonga en quart. Il enchaîne avec une nouvelle victoire au Challenger de Mons puis se hisse en finale du ATP 500 de Bâle après avoir signé son premier succès face à un Top 10 (Milos Raonic, 9e). C'est Roger Federer en personne qui se charge de mettre un terme à une nouvelle série de 16 victoires. Il franchit encore un tour au Masters 1000 de Paris où il ne s'incline qu'en trois sets contre David Ferrer.

Objectifs 2015 : En trois mois et demi, David aura remporté 44 matchs et perdu seulement 4 fois. Il a également grimpé de 86 places au classement pour se situer aux portes du Top 20. En 2015, il lui faudra peut-être à nouveau un petit temps pour gérer ce nouveau statut. D'autant qu'il sera attendu au tournant. Néanmoins, étant donné qu'il aura très peu de points à défendre en ce début de saison, il a toutes les chances de venir s'installer parmi les vingt premiers et peut-être de décrocher le record du Belge le mieux classé de tous les temps, actuellement détenu par Xavier Malisse (19e en 2002).

Steve DarcisSteve Darcis (A2, 30 ans, 164e -> 161e) :

Même si son talent devrait le porter beaucoup plus loin, c'est tout de même un plaisir de voir Steve Darcis terminer à la 161e place mondiale, soit trois rang plus haut que l'an dernier. En effet, pour le même prix, le Liégeois aurait pu être contraint de mettre un terme à sa carrière cette année.

La plus belle victoire de sa carrière, obtenue face à Rafael Nadal sur le Court n°1 de Wimbledon en juin 2013 restera aussi comme un mauvais moment dans sa carrière. En chutant lors de ce match, il s'endommageait une épaule qu'il a toujours eue fragile. Même s'il a encore pu disputer quelques tournois par la suite, il devra aussi passer par le bloc opératoire en fin de saison. Sauf que, contrairement à David, l'indisponibilité de Steve est évaluée à six mois. Il n'effectue son retour qu'au Future de Damme début juin et, même s'il en atteint la finale, il chute jusqu'à la 483e place au lendemain de Wimbledon.

Durant l'été, Steve ne peut pas encore servir à 100% mais ses résultats sont déjà de bonne facture. Il atteint une nouvelle finale en Future à Westende, un quart au Challenger de Liberec puis remporte le Future d'Eupen. Il parvient surtout à sortir des qualifications de l'US Open et mène même deux sets à zéro au premier tour contre Martin Klizan. Il ne tient malheureusement pas encore la route en cinq sets mais la performance est tout de même plus que prometteuse. Mis en confiance, il remporte d'ailleurs un nouveau Future à Arlon. Grâce à deux victoires sur des Top 100, il se hisse surtout en finale du Challenger de Mons où seul un super David Goffin peut l'arrêter. Il enchaîne en remportant le Challenger de Rennes après deux nouveaux succès sur des Top 100. Steve conclut sa saison par un quart de finale à Genève.

Objectifs 2015 : Steve a aujourd'hui 30 ans mais ses nombreuses blessures l'ont privé de pas mal de tennis durant sa carrière. Le bon côté de la chose est qu'il est relativement plus frais mentalement que d'autres joueurs de son âge qui ont peut-être disputé près d'un millier de match depuis 15 ans. Par contre, physiquement, il ne pourra plus jamais retrouver l'entièreté des moyens qui étaient les siens il y a quelques années. Il est donc difficile d'imaginer jusque quand il pourra jouer et quel niveau il peut atteindre. Mais si son corps le laisse tranquille, sa place est largement dans le Top 100.

Ruben Bemelmans Ruben Bemelmans (A3, 26 ans (il en aura 27 mi-janvier), 148e -> 176e) :

La saison de Ruben Bemelmans est sans doute la seule vraie déception de ce Top 10. Cela fait maintenant quatre ans que le Limbourgeois a fait son entrée dans le Top 200. Quelques éléments ont laissé pensé qu'il pourrait rapidement sauter le pas du Top 100 (une très belle rencontre face à Lleyton Hewitt en Coupe Davis par exemple). Et de fait, il s'est approché jusqu'à la 108e place en octobre 2012. Mais depuis, suite à quelques blessures et une perte de confiance, Ruben semble plus loin que jamais d'intégrer le gratin mondial.

Sa saison a débuté par une première déception sur les terres australes. Battu au deuxième tour du Challenger de Nouméa, il n'est pas parvenu à sortir des qualifications de l'Open d'Australie. En perdant ses deux simples en Coupe Davis, il a été directement responsable de la défaite belge contre le Kazakhstan. Sauf blessure d'un des autres joueurs de l'équipe, il ne devrait d'ailleurs plus être aligné en simple avant un bout de temps. Ses cinq tentatives de rallier le tableau final d'un tournoi ATP avant Roland-Garros se sont toutes soldées par des échecs. Même en Challengers, il n'est pas parvenu à prendre beaucoup de points. A Paris, il s'est fort logiquement incliné au deuxième tour des qualifications.

Sa saison sur gazon n'est guère plus enthousiasmante. Il ne remporte que deux rencontres, en qualifications de Wimbledon et de Newport. Il faut attendre l'été, sur le dur nord-américain, pour le voir réaliser quelques bons résultats en Challengers. Il atteint sa première demi-finale de la saison à Vancouver et se hisse également deux fois en quart, à Lexington et à Aptos. Il remporte d'ailleurs cette épreuve en double. Malheureusement, il est à nouveau battu au deuxième tour des qualifications à l'US Open. Comme face au Kazakhstan, il remporte le double lors du match de Coupe Davis contre l'Ukraine ce qui devrait le confirmer dans la peau du spécialiste de cette discipline. Il obtient ses deux premiers succès de l'année face à des Top 100 au premier tour du Challenger d'Orléans (Nicolas Mahut) et au deuxième de celui de Mons (Andreas Haider-Maurer). Il passe ensuite tout près de la qualification pour le tournoi ATP de Vienne (défaite au tie-break du dernier set contre Viktor Troicki) et sauve un peu sa saison en s'imposant au Challenger d'Eckental, en simple et en double.

Objectifs 2015 : A bientôt 27 ans (il les aura mi-janvier), Ruben a vraiment besoin de rebondir dans sa carrière. Il ne peut plus se contenter indéfiniment d'une place dans le fond du Top 200. Il va sans doute rejouer plus de Challengers durant les six premiers mois. S'il reprend confiance en ses possibilités, il peut y obtenir quelques solides résultats et retrouver rapidement une place aux portes du Top 100.

Yannik Reuter Kimmer Coppejans (A4, 20 ans, 258e -> 179e) :

Depuis sa victoire, assez inattendue à l'époque, à Roland-Garros junior en 2012, Kimmer Coppejans poursuit une progression constante et à un bon rythme. Classé 754e il y a deux ans, il est aujourd'hui dans le Top 200 et devrait disputer plus de tournois ATP en 2015.

Cette année, Kimmer a débuté par une qualification pour le Challenger de Nouméa où il a même franchi un tour dans le tableau final au détriment de Martin Klizan. Il n'a malheureusement pas pu enchaîner avec un bon Open d'Australie (défaite d'entrée en qualif). Il décide de repasser par une série de Futures à Antalya, en gagne un et atteint une seconde finale. En Challenger, ses résultats sont assez pauvres en dehors d'un quart de finale à Itajai. Il s'incline au dernier tour des qualifications à Roland-Garros.

Kimmer reçoit une invitation pour disputer son tout premier tableau final de tournoi ATP à s'Hertogenbosch. Il y est battu d'entrée mais en trois sets par Nicolas Mahut, septième tête de série et spécialiste du gazon. Après une nouvelle finale en Future à Breda, il connaît une période un peu difficile où il accumule les défaites prématurées en Challengers mais aussi en Futures. Il conclut ce mauvais été par une défaite au premier tour des qualifications de l'US Open. Son automne est de bien meilleure facture. Après deux quarts en Challengers à Alphen aan den Rijn et Banja Luka, il remporte son tout premier titre à ce niveau à Meknès. C'est une épreuve qui lui réussit plutôt bien puisqu'il y avait atteint sa toute première demi-finale un an plus tôt. Un mois plus tard, il dispute encore une demi-finale en Challenger à Pune.

Objectifs 2015 : En dehors de son petit passage à vide de l'été, la saison de Kimmer est donc assez satisfaisante. Cette méforme lui a sans doute coûté une première sélection en Coupe Davis contre l'Ukraine mais ce n'est certainement que partie remise. Il devrait être parmi les quatre sélectionnés face à la Suisse. Parfois encore inconstant, il ne pourra venir disputer plus d'épreuves ATP qu'en accumulant quelques succès en Challengers. Il a le talent pour intégrer le Top 100 en fin d'année.

Niels Desein Niels Desein (A5, 27 ans, 198e -> 204e) :

La saison de Niels Desein est correcte mais sans plus. Au classement, il recule de quelques places ce qui n'est pas forcément grave vu que 2013 avait été sa meilleure année. Mais évidemment, son but était plutôt de progresser vers le Top 150.

C'est surtout son début d'année qui a été difficile. Il n'est pas parvenu à se qualifier pour l'Open d'Australie puis a subi quelques contre-performances, notamment en Futures ce qui est rare chez lui car c'est une catégorie de tournoi où il cartonne généralement. Lors des trois Futures qu'il a disputés, il n'a atteint qu'un maigre quart de finale. Ca ne s'est pas vraiment mieux passé en Challenger (seulement deux matchs remportés) et en qualification de tournois ATP. Il est éliminé au deuxième tour préliminaire à Roland-Garros puis au premier à Wimbledon. Plusieurs petits pépins physiques expliquent ces résultats médiocres.

Niels retrouve son niveau de jeu en été. Il commence par atteindre les quarts de finale du Challenger de Portoroz puis remporte son premier Future de l'année à Westende (en battant Steve Darcis en finale). Il réalise alors la meilleure performance de sa saison à l'US Open où il parvient à sortir des qualifications. Il joue donc, pour la première fois de sa carrière, le tableau final d'un Grand-Chelem mais il a la malchance de tomber d'entrée sur un David Goffin au meilleur de sa forme. Son automne est ensuite excellent. Il remporte coup sur coup les Futures de Plaisir et de Nevers et atteint même les demi-finales du Challenger d'Eckental avec, au passage, une victoire sur Dustin Brown (86e mondial). Il remporte ce tournoi en double ce qui constitue son tout premier titre en Challenger. Il atteint encore un quart au Challenger d'Helsinki.

Objectifs 2015 : Avec 22 titres en simple en Futures (et autant en double), Niels est très probablement l'un des joueurs les plus titrés de l'histoire dans cette catégorie. Hormis en 2011, il a au moins remporté un titre chaque année depuis 2006 ! Malheureusement, il ne parvient pas à répercuter cette qualité de jeu en Challenger où il n'a, pour l'instant, joué que trois demi-finales et aucune finale. Ce sera l'un de ses objectifs de 2015 : se baser sur sa bonne fin de saison pour réussir à un plus haut niveau et atteindre le Top 125. Il essayera aussi de se perfectionner en double ce qui pourrait être son ticket d'entrée dans l'équipe de Coupe Davis où il y a une place à prendre.

Maxime Authom Maxime Authom (A10, 27 ans, 274e -> 209e) :

Blessé en milieu de saison, Maxime Authom a bien failli vivre un nouveau cauchemar en 2014 après une année 2013 déjà difficile et de nombreux soucis physiques qui ont émaillé toute sa carrière. Pourtant, à la faveur d'une excellente fin de saison, le Louviérois fait finalement bien mieux que limiter la casse.

Handicapé par une blessure durant la première moitié de 2013, Maxime avait nettement reculé en fin de saison et était obligé de repasser par les tournois Futures. Il l'a fait plutôt pas mal en début de saison. Il s'est en effet imposé à Feucherolles et a disputé la finale à Saint-Raphaël et quatre autres demi-finales. Il tente alors les qualifications de Roland-Garros mais se blesse au ligaments du bras et doit abandonner lors du deuxième tour. Il tente un retour à Wimbledon mais abandonne après un set. Il subit alors une opération et ne fait son retour qu'à la fin de l'été.

Et quel retour ! La série que Maxime va effectuer de début octobre à mi-décembre est tout bonnement exceptionnelle. Elle n'est d'ailleurs pas sans rappeler, à un niveau moins élevé bien sûr, celle de David Goffin. Il remporte tout d'abord les Futures de Cap d'Agde, puis de Rodez en France. Il enchaîne directement avec deux nouvelles victoires à Loughborough en Angleterre. Enfin, en décembre, il décide d'assurer sa place dans le tableau qualificatif de Melbourne en disputant un Future au Togo qu'il remporte également, en simple comme en double. Entre-temps, il était revenu en France pour disputer les très relevés interclubs nationaux durant lesquels il a remporté tous ses simples (face notamment à Dustin Brown ou Gilles Muller).

Objectifs 2015 : S'il peut capitaliser sur cette belle série, Maxime devrait faire parler de lui en 2015. Son premier objectif va être de rapidement retrouver son meilleur classement (143e). S'il y parvient dans les six mois, il aura accès aux plus gros Challengers et aux qualifications de tournois ATP et peu donc grimper bien plus haut encore.

Arthur De Greef Arthur De Greef (A6, 22 ans, 326e -> 235e) :

La saison 2013 d'Arthur De Greef avait été un peu particulière. Dans un premier temps, il avait accumulé les bons résultats et avait grimpé jusqu'à son meilleur classement (211e). Une blessure au dos l'a ensuite handicapé en deuxième partie de saison et il a reculé à la 354e place soit plus bas que douze mois plus tôt.

Il redémarre pas mal l'année avec trois demi-finales en Future lors d'une tournée en Amérique du nord. Il revient ensuite en Europe et atteint une finale en Sardaigne. Il retraverse l'Atlantique et fait cette fois escale en Colombie où il réalise sa plus belle tournée de l'année. Il aligne une victoire puis une finale dans deux Futures disputés à Pereira puis se hisse en demi-finale (la deuxième de sa carrière à ce niveau) du Challenger de Cali. De retour en Europe, il remporte un nouveau Future à Valldoreix.

Son été est très bon également. Il remporte un nouveau Future en Espagne (à Valence) et dispute pas moins de cinq autres demi-finales en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas. Il se hisse également en quart du Challenger de Meerbusch. En septembre, il a un petit passage moins bon en raison de tirages difficiles (Hanescu, Troicki, Montanes contre lequel il obtient trois balles de match). Il part pour une tournée de cinq Challengers en Amérique du Sud mais est obligé de l'écourter en raison de l'annulation du troisième tournoi. Une blessure au ménisque le prive alors de la fin de saison.

Objectifs 2015 : Arthur peut à nouveau s'entraîner à fond et devrait être prêt pour la tournée australe où il sera accompagné et conseillé par Steve Darcis lorsque celui-ci ne joue pas. Le reste de l'année, il sera coaché par le franco-monégasque Jean-René Lisnard. A 22 ans, Arthur est encore un jeune joueur dans le tennis moderne. S'il peut éviter les blessures qu'il traîne trop fréquemment, il a tout à fait les moyens de rejoindre le Top 100 dans quelques années et déjà le Top 150 dans un an.

Yannick Mertens Yannick Mertens (A8, 27 ans, 295e –> 259e) :

Yannick Mertens oscille entre la 200e et la 300e place quasiment sans interruption depuis 2009, hormis un rapide passage dans le Top 200 il y a 24 mois. Sa 259e place est donc totalement dans la moyenne des cinq saisons précédentes. Il en a toutefois tiré quelques enseignements qu'il compte utiliser pour franchir enfin ce cap.

Il débute sa saison par deux demi-finales en Futures en France. Il tente ensuite sa chance dans les qualifications des tournois ATP de Zagreb et de Rotterdam mais sans succès. Il connaît alors la meilleure série de sa saison. Après une victoire au Future de Lille, il atteint la finale de ceux d'Antalya et de Doha. Son passage à la terre-battue est plus difficile et il enchaîne plusieurs défaites précoces.

Eliminé d'entrée lors des qualifications de Wimbledon, il peine à aligner les victoires durant tout l'été. En dehors d'une demi-finale au Future de Middelburg, il ne parvient pas à gagner deux matchs consécutivement. Il remporte tout de même le Future de Piombino (sur dur) fin août puis connaît de nouveau quelques problèmes. Il faut attendre mi-octobre pour le revoir à son meilleur niveau. Il termine la saison en alignant une demi et une victoire lors de Futures à Madrid puis une finale et une demi à Oslo.

Objectifs 2015 : le grand enseignement de cette saison est que le jeu de Yannick colle aujourd'hui mieux aux surfaces dures et les résultats le prouvent. Cette année, ses trois victoires en Futures, ses trois finales ainsi que trois de ses cinq demi-finales ont été conquises sur dur. Il va donc désormais focaliser son programme sur les tournois disputés sur cette surface et jouer plus de Challengers ainsi que les qualifications d'un maximum de Grand-Chelem (si son classement le permet). Son but est vraiment de franchir ce cap et d'enfin atteindre le Top 150.

Julien Cagnina Julien Cagnina (A9, 20 ans, 485e -> 279e) :

Longtemps considéré comme le plus grand espoir du tennis belge, Julien Cagnina a perdu un peu l'avantage que lui procurait sa précocité en raison de nombreuses blessures qui ont émaillé son début de carrière. C'était encore le cas en octobre 2013.

Revenu fin janvier, il peine un peu à atteindre son meilleur niveau lors de Futures en Angleterre et au Portugal (il est battu quatre fois en quart). Il remporte néanmoins le deuxième tournoi de sa carrière à Manama, au Bahrein, fin mars. Il retrouve réellement son rythme fin mai. Il aligne deux finales aux Futures de Maribor et de Litija (il gagne ce dernier en double). Lors de son premier Future en Belgique, à Binche, il se blesse à nouveau légèrement. Rien de trop grave mais il a de nouveau besoin d'un bon mois pour s'en remettre.

A partir de fin juillet, on retrouve le meilleur Julien. Il est alors de loin le meilleur joueur de la tournée de Futures belges puisqu'il en remporte deux (Heist et Coxyde), atteint la finale à Huy et à Middelkerke et les demi-finales à Eupen. Sa fin de saison est marquée par une première accession en quart de finale d'un Challenger disputé sur l'île de la Réunion. Il enchaîne par une tournée en Tunisie où il aligne une demi puis une nouvelle victoire. Il devait terminer par deux épreuves à Sharm El Sheikh mais doit de nouveau abandonner en demi-finale de la première étape.

Objectifs 2015 : Depuis deux ans, Julien a été dépossédé de son rôle de “plus grand espoir national” par Kimmer Coppejans. Il n'en reste pas moins un très jeune joueur au potentiel énorme. S'il peut rapidement prendre des points en Futures en début de saison, il aura accès aux Challengers pour la deuxième partie de l'année et peut alors envisager une place dans le Top 150. A condition de ne plus se blesser évidemment.

Germain Gigounon Germain Gigounon (A7, 25 ans, 238e -> 298e) :

Germain Gigounon a légèrement régressé au classement cette saison. Pas de panique cependant, il a tout de même eu son lot de bons moments et a pu se maintenir dans le Top 300. Il est d'ailleurs à noter que c'est la première fois que les 10 meilleurs Belges de l'année sont classés parmi les 300 premiers mondiaux ce qui est une preuve de l'amélioration de fond de notre tennis masculin.

Le premier grand moment de la saison du Binchois a été une première participation en Grand-Chelem. Il a en effet pu prendre part aux qualifications de l'Open d'Australie et a même franchi le premier tour. Il a ensuite accompagné l'équipe de Coupe Davis au Kazakhstan. Bien qu'il n'ait pas joué et que la Belgique a perdu, ça reste une expérience importante. Il s'est ensuite lancé dans une première moitié de saison bien pleine, alternant les Futures (un titre, une finale, deux demi-finales) et quelques Challengers. Il a également disputé les qualifications à Roland-Garros (battu d'entrée) et à Wimbledon (deuxième tour).

Peut-être a-t-il trop joué car Germain a un peu accusé le coup durant l'été. Ses apparitions en Challengers ont été infructueuses et il n'a atteint qu'une demi en Future. Il s'est bien repris au mois de septembre en remportant le très relevé Future de Middelkerke (face à Julien) puis en atteignant une nouvelle demi. En octobre, il est parti en Inde jouer deux Challengers où il a, chaque fois, franchi le premier tour. Il termine la saison plutôt bien avec une finale et deux demis de Futures en simple sans oublier deux victoires en double.

Objectifs 2015 : Maintenant que Germain a goûté aux tournois du Grand-Chelem, c'est évidemment quelque chose qu'il veut revivre. C'est trop tard pour l'Open d'Australie que son classement ne lui permettra pas de jouer. Il aimerait revenir plus près du Top 200 au début du printemps pour pouvoir disputer Roland-Garros et Wimbledon.

Hors catégorie

Olivier Rochus Olivier Rochus (A14, 33 ans (34 mi-janvier), 201e -> 579e) :

Même s'il n'est pas parvenu à terminer l'année dans le Top 10 belge, on ne peut pas oublier Olivier Rochus. Après tout, son classement 2014 est plutôt anecdotique. Pour l'ensemble de sa carrière, il est évidemment dans notre Top 10 d'honneur.

Présent sur le circuit depuis 1999, l'Auvelaisien a remporté deux titres : Palerme en 2000 et Munich en 2006. C'est un de moins que Xavier Malisse et autant que Steve Darcis et David Goffin. Mais à la différence de ces deux derniers, Olivier a également disputé huit autres finales. En Grand-Chelem, il a atteint trois fois les huitièmes de finale (Wimbledon 2003, US Open 2004 et Open d'Australie 2005) et a surtout remporté Roland-Garros en double avec Xavier Malisse, un beau jour de juin 2005. Son meilleur classement restera à jamais fixé à la 24e place.

Ca, c'est pour les chiffres. Mais Olivier a apporté bien plus que des statistiques au tennis belge. Il a apporté la qualité de sa patte, notamment ce magnifique revers à une main, acquise grâce au mini-tennis. Sa hargne construite au fil du temps parce que son jeu ne lui permettait pas de gagner des points faciles et qu'il devait se battre comme un diable sur chaque frappe. Et ses nombreuses rencontres devenues mythiques. En Coupe Davis notamment où il a été l'un de nos plus fidèles représentants. Il est le troisième Belge de l'ère Open a avoir remporté plus de 20 matchs après Patrick Hombergen (26) et Bernard Boileau (22). Lui en a remporté 23 et à un niveau bien plus relevé puisque les deux autres n'ont jamais joué le Groupe Mondial.

Sur le circuit classique aussi, il a remporté quelques grands matchs. Son tableau de chasse ferait envie à n'importe qui en Belgique : Marat Safin, Magnus Norman, Carlos Moya, Novak Djokovic, David Ferrer, Robin Soderling ou Guillermo Coria (3 fois) ont tous courbé l'échine face au petit auvelaisien. Même Rafael Nadal lorsqu'il était tout jeune. Seul Roger Federer s'en est sorti lors de leurs huit confrontations mais parfois de justesse. On se souvient d'un quart de finale magique à Halle où le Suisse s'en était sorti au bout de trois tie-breaks après avoir sauvé quatre balles de match.

Si depuis 2011, le corps ne répondait plus suffisamment à la débauche d'énergie que demandait son jeu, Oli a encor,e par moment, régalé la galerie. Comme lors de ce tout dernier match face à Gérald Melzer au premier tour du Challenger de Mons. Son avenir, c'est certain, s'inscrit toujours dans le tennis. Il coache déjà Julien Cagnina depuis quelques semaines. Avec son expérience et sa science du jeu, il peut certainement amener le talentueux liégeois vers les sommets.

 

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