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Le Top 10 belge des espoirs

 

Chaque année, tennis-belge.be vous propose son classement « espoirs » reprenant les dix meilleurs jeunes du pays, garçons et filles confondus de 12 à 18 ans. Ce classement est construit sur base d’une grille objective de points obtenus lors des tournois internationaux juniors (U18), scolaires (U16) et cadets (U14) et pondérés selon l’âge. Ce à quoi, nous avons ajouté depuis 2015 des points aux jeunes ayant déjà remporté des points chez les pros ainsi que des points en fonction des résultats obtenus dans les tournois belges, étoilés ou non. Cela permet de mieux évaluer des joueurs qui n’ont presque pas disputé de tournois juniors pour se consacrer déjà au circuit pro ou des joueurs qui ont trop peu joué de tournois internationaux (parfois faute de moyens financiers) mais ont cartonné sur le circuit belge.

1. Gauthier Onclin
(18 ans, A25, ITF junior : 21e, ITF World Tour : 362e, ATP : 732e, 4186 points) :

Présent dans notre Top 20 depuis 2014 et dans notre Top 5 déjà ces deux dernières années, Gauthier Onclin termine enfin une saison en tant que meilleur espoir national. Et c’est totalement mérité tant les classements des dernières années le sous-évaluaient, en raison de plusieurs blessures qui ont jalonné son parcours et l’ont empêché de donner la pleine mesure de son talent. Ce fut notamment encore le cas lors de l’été 2018 quand une blessure aux abdominaux mit un frein à sa progression et l’empêcha, par exemple, de disputer ses premiers Grand-Chelems. Mais cette année-là fut tout de même un grand cru puisque Gauthier y a remporté ses cinq premiers titres chez les juniors, dont quatre après son retour de blessure. Cette très belle fin de saison lui avait permis de terminer à la 20e place, ce qui lui ouvrait les portes des plus grands tournois en 2019.

C’est toutefois une petite déception qui l’attend en début d’année. Il passe en effet à côté de sa tournée australienne en perdant en trois sets ses premiers tours au « Grade 1 » de Traralgon et à l’Open d’Australie. De retour en Europe, Gauthier se reprend rapidement pour atteindre une finale en G2 à Siauliai, en Lituanie. Il enchaine avec une seconde finale, cette fois sur la terre-battue du G1 de Casablanca. Il termine l’hiver par deux résultats décevants en Espagne, avant de disputer quelques tournois chez les adultes. A son retour, il perd d’entrée lors du Grade A de Milan mais se hisse en quart à l’Astrid Bowl. En tant que troisième tête de série, Gauthier espérait sans doute un meilleur résultat mais ça reste encourageant. Dommage par contre qu’il tombe dès le deuxième tour de Roland-Garros, sur le favori n°1, l’Italien Musetti. Il lui oppose toutefois une belle résistance avant de se hisser en demi-finale du double. Sur sa lancée, il remporte le G1 de Roehampton, le plus gros tournoi de préparation pour Wimbledon, en dominant quelques solides joueurs dont le n°1 mondial (et tout récent vainqueur de Roland-Garros), le Danois Rune. A Wimbledon, malheureusement, il est surpris d’entrée par un joueur local. Après un huitième de finale (ainsi qu’une demi en double) lors des championnats d’Europe, il atteint encore les quarts de finale du G1 de Repentigny où il s’impose en double. Il termine sa carrière chez les juniors par un bon troisième tour à l’US Open.

C’est aussi cette année que Gauthier fait ses vrais débuts sur le circuit pro, après un match en qualifications du dernier « Challenger » de Mons en 2016, puis un autre au Future d’Havré en 2018. C’est en Egypte qu’il débute la saison pro 2019. Bien que battu au deuxième tour en simple, il s’impose directement en double aux côtés d’Arnaud Bovy. Il double la mise six semaines plus tard, toujours avec Arnaud et toujours en Egypte (mais cette fois au Caire). Au pied des pyramides, il passe également deux fois le premier tour en simple. Et c’est aussi son résultat lors des deux premiers tournois de l’été sur le circuit des « Futures » belges. Mais dès le troisième, à Coxyde, Gauthier se hisse en finale en venant à bout notamment de Romain Barbosa, l’un de nos plus solides « A nationaux ». Il repart pour l’Egypte durant l’automne mais n’y connait pas le même succès qu’en début d’année. Début novembre, il s’envole pour deux « M15 » à Meshref, au Koweit. La première semaine, il s’incline d’entrée contre le Français Royer qui ne lui laisse que cinq jeux. Mais, la semaine suivante, il prend sa revanche en demi-finale avant de s’adjuger le premier titre pro de sa carrière le lendemain. C’est à Monastir que Gauthier termine sa saison et, là encore, il s’incline au deuxième tour lors des deux épreuves auxquelles il participe.

Même s’il aurait aimé se qualifier pour les Masters lors de sa dernière année junior, son parcours chez les U18 est vraiment excellent avec une 8e place obtenue au lendemain de l’US Open. Gauthier Onclin n’a toutefois pas perdu de temps pour faire la jonction avec le circuit pro, en partie grâce au système de « junior entry » qui permet aux meilleurs jeunes d’éviter les qualifications en « Futures ». Cette jonction était d’autant plus périlleuse qu’il a changé d’entraineur en début de saison. Même s’il est resté au sein du Pro Team de l’AFT, avec Arnaud Bovy, il est désormais suivi par son frère Julien et Ananda Vandendooren. Steve Darcis viendra d’ailleurs renforcer cette équipe à partir de février. Une équipe qui aura pour but de faire gagner Gauthier en régularité cette année. Il ne vise aucun objectif chiffré au classement ATP (où il est déjà le 13e joueur belge !) mais s’il parvient à enchainer les résultats en « M15 », il pourra rapidement disputer des tournois plus relevés en cours d’année.

2. Sofia Costoulas
(14 ans, A39, TE-14 : 377e, TE-16 : 30e, ITF : 71e, 2842,5 points) :

Si vous suivez régulièrement nos vidéos « Carnet de Notes », vous devez certainement connaitre le nom de Sofia Costoulas que j’ai mentionné à de nombreuses reprises dans la rubrique « Espoirs » ces deux dernières années. La petite pépite du tennis belge avait d’ailleurs déjà atteint la première place de ce classement il y a un an et c’était tout à fait exceptionnel pour une jeune fille de 13 ans. Cette année, Sofia n’est « que » 2e mais c’est essentiellement dû aux superbes résultats de Gauthier et en partie aussi au fait qu’elle a dû gérer le passage, jamais évident, entre les U14 et les U18. Elle a également géré sans soucis un changement de structure puisqu’elle a quitté le sud de la France (où elle s’entrainait depuis deux ans) pour déposer ses raquettes dans l’académie de Justine Hénin à Limelette.

En 2018, Sofia avait déjà fait ses premiers pas chez les U18 avec de très bons résultats puisqu’elle avait remporté ses deux premiers « Grades 5 ». Elle débute la saison 2019 par deux tournois juniors en Suède. Au G3 de Stockholm, elle sort des qualifications et ne s’incline qu’au deuxième tour du tableau final face à une joueuse classée dans le Top 200. Au G4 de Malmö, elle se hisse même en quart. Mais son véritable objectif de ce début de saison, c’est bien sûr les Petits As de Tarbes qui font un peu office de championnat du Monde des U14. Elle se balade durant tout le tournoi mais tombe sur un os en finale. Le petit prodige tchèque Linda Fruhvirtova ne lui laisse qu’un seul petit jeu. Sofia surmonte plutôt bien sa déception puisqu’elle atteint une nouvelle finale chez les U18 lors du G4 de Doorn. Un mois plus tard, elle part disputer un G3 au Maroc mais elle s’incline dès le premier tour des qualifications. Après cette contre-performance, elle revient en Belgique et remporte un « 3 étoiles » du Belgian Circuit. Le tournant de sa saison a lieu lors d’un G2 en Roumanie, à Medias plus exactement, Sofia se fraye un chemin dans le tableau après des victoires à l’arrachée face aux têtes de série °4 e n°6, toutes les deux classées parmi les deux cents meilleures.

Arrivée en finale, elle franchit encore un cap en dominant sa première Top 100, la Hongroise Toth, en deux sets. A l’époque, elle n’est elle-même que 380e mondiale. Deux semaines plus tard, Sofia reçoit une invitation pour le G1 de l’Astrid Bowl à Marcinelle. Pour son premier tournoi à ce niveau, elle passe le premier tour et ne s’incline qu’en trois sets face à la 56e mondiale. Elle se rend ensuite à La Haye pour un G3 où elle atteint cette fois les demi-finales. Le mois de juillet de Sofia est nettement moins bon en raison d’une douleur au genou qui l’empêche de s’entrainer. Du coup, elle perd deux fois consécutivement dès son entrée en lice, tout d’abord au J2 de Castricum, puis lors des Championnats d’Europe des U14. Dans ce tournoi, qui devait marquer la fin définitive de son parcours dans cette catégorie, elle faisait pourtant figure de favorite en l’absence de Fruhvirtova. Elle atteint tout de même les demi-finales en double. Après un mois de pause pour se soigner, elle reprend la compétition pour deux G2 au Caire. La première semaine, elle remporte son deuxième titre à ce niveau, en dominant une nouvelle Top 100, Giulia Morlet. La semaine suivante, la Française prend sa revanche en finale mais Sofia remporte tout de même le tournoi en double. Elle termine sa saison par deux G2 à Sanxenxo, en Espagne. Elle se hisse en demi la première semaine (et en finale du double), puis en quart la seconde.

C’est au début de l’été que Sofia a officialisé son transfert vers l’Académie de Justine Hénin. Pouvoir travailler avec une joueuse qui a remporté sept titres du Grand-Chelem est évidemment une expérience qui ne se refuse pas. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que, avant de déménager sur la Côte d’Azur, Sofia s’était déjà entrainée un an à l’académie de Kim Clijsters. A Limelette, elle est suivie plus spécialement par un autre visage bien connu : Thierry Van Cleemput, qui était jusqu’en janvier dernier, le coach de David Goffin. En 2020, Sofia ne se fixe pas vraiment de but en termes de classement mais espère tout de même réaliser de bonnes performances en Grand-Chelem. Elle aura l’occasion de disputer son premier « Major » dans quelques semaines puisqu’elle s’est envolée avant-hier pour l’Australie. 

3. Alexander Hoogmartens
(17 ans,  A25, ITF junior : 72e, 2486 points) :

Si les deux premiers joueurs de ce classement étaient attendus à leur place, le troisième l’était nettement moins. Alexander Hoogmartens ne faisait effectivement pas partie des meilleurs belges de sa génération dans les catégories d’âge inférieures. Il ne dispute par exemple aucun des tournois habituels des U14 en Belgique comme la Coupe De Borman ou le tournoi de Noël de l’Argayon. Et pour cause, lorsqu’il débute dans cette catégorie, il n’est que C+15/1. Deux ans plus tard, sa progression est fulgurante puisqu’il est déjà B-15/1. Un bond de huit classements donc, plutôt rare à cet âge.

Au niveau des résultats internationaux, hormis un quart lors de l’Open 10-12 de Bressuire, Alexander est plutôt discret également jusqu’en août 2016. Ce mois-là, il conclut un passage chez les U14 par ses deux premiers très bons résultats. Il atteint en effet la finale du tournoi de Nivelles puis s’impose à celui d’Uccle Sport. En 2017, il fait ses premiers pas sur le circuit U18 sans connaître de résultats exceptionnels mais c’est assez logique pour un joueur de seulement 15 ans. L’année suivante, il atteint deux finales de « Grades 5 » en double en Afrique du sud dès le mois de février. Durant l’automne, c’est en simple qu’Alexander dispute sa première finale, toujours dans un G5 mais aux Pays-Bas. Sur le Belgian Circuit, il remporte ses deux premiers matchs contre des « séries A ». Il monte dès lors lui-même B-15/4. Dans notre classement de fin d’année, il atteint la 20e place en 2016 suite à ses bons résultats lors des U14 en Belgique. Après un recul de deux positions en 2017, il retrouve la 20e place l’année suivante. Rien ne laissait pour autant présager l’explosion qui serait la sienne en 2019.

Dès le « Grade 5 » du TC Heiveld, Alexander se fait remarquer en se hissant en finale du simple et en remportant le double. Un mois plus tard, à Cadolzbourg en Allemagne, il signe son premier titre en simple chez les U18 en prenant la mesure en finale de la tête de série n°1, classé 150e mondial. En double, il s’arrête en finale. Après une demi-finale à Malte en avril, il signe une nouvelle victoire à Nottingham, lors d’un G4, cette fois en simple et en double. Il atteint une nouvelle demi la semaine suivante, toujours à Nottingham. En quatre mois ces résultats exceptionnels permettent à Alexander de faire un bond de 600 places et lui valent de recevoir une invitation pour le tableau final du « Grade 1 » de l’Astrid Bowl. S’il perd d’entrée en simple, il réalise une superbe performance en double où il s’adjuge le titre. Durant l’été, il dispute ses premiers « Grades 3 ». Il atteint notamment un quart à Lviv et remporte le trophée en double à Moenchengladbach. A Sobota, il parvient à remporter son troisième titre de la saison, son premier à ce niveau. Entré dans le Top 200, il part en Asie durant l’automne et dispute son premier « Grade A » à Osaka où il franchit le premier tour. Il remporte surtout son premier G2 deux semaines plus tard à Hong-Kong.

Cette belle série permet à Alexander Hoogmartens de faire son entrée dans le Top 100 et de se rendre aux Etats-Unis pour les deux prestigieuses épreuves qui clôturent la saison. S’il perd les deux fois au premier tour en simple, il remporte le G1 de Bradenton en double et atteint les demi-finales de la discipline à l’Orange Bowl. Au niveau national, ses résultats ont été très intéressants également puisqu’il a remporté trois épreuves « Belgian Circuit » dont le « 4 étoiles » de Haillot. Des performances qui lui permettent d’être aujourd’hui classé dans le Top 30 belge. En 2020, Alexander pourra disputer ses premiers Grand-Chelems, à commencer par l’Open d’Australie. Une progression impressionnante pour un joueur qui n’était pas dans le Top 800 un an plus tôt. Il prendra aussi part à ses premiers tournois Futures, probablement durant l’été.

4. Gilles-Arnaud Bailly
(14 ans, B-15/4 (88e), TE-14 : 116e, TE-16 : 157e, ITF juniors : 721e, 2218,5 points) :

Les deux joueurs qui complètent notre Top 5 sont frères. C’est Gilles-Arnaud, le plus jeune, qui occupe la 4e place sans qu’on puisse vraiment affirmer que son potentiel est plus important que celui de son frangin. Déjà, la différence de points est minime entre les deux. Ensuite, Pierre-Yves, le grand frère, a disputé des tournois d’un niveau évidemment plus élevé mais la pondération sur l’âge que nous utilisons pour notre classement a aidé Gilles-Arnaud. Bref, ce sont deux jeunes talents très prometteurs qu’il faudra suivre de près ces prochaines années.

Après avoir suivi l’exemple de son grand frère qui s’était mis au tennis, Gilles-Arnaud est très rapidement devenu l’un des meilleurs joueurs de sa catégorie d‘âge en Belgique. Vainqueur des Championnats flamands et de plusieurs autres importants tournois de jeunes (Argayon, Brughia) chez les U9 et les U10, il prend part au circuit européen des U12 dès 2016 alors qu’il n’a encore que 10 ans. Il remporte d’ailleurs déjà son premier tournoi en double cette année-là. En 2017, il atteint une finale en simple, remporte deux titres en double et aide surtout la Belgique à atteindre la troisième place européenne lors du « Nations Challenge », aux côtés d’Alexander Blockx et d’Andre Megrabian. Gilles-Arnaud fait ses premiers pas chez les U14 en 2018 et réalise à nouveau ses meilleurs résultats en double dans un premier temps. Il s’impose ainsi au « Catégorie 2 » de Maribor puis remporte même le tournoi U16 de Bruxelles avec son frère. Il n’a alors pas encore fêté son 13e anniversaire. En simple, il signe un quart dans un « Catégorie 1 » et deux demis dans des catégories inférieures. Au niveau national, il remporte à nouveau le Championnat flamand des U15.

Gilles-Arnaud atteint un nouveau quart en « Catégorie 1 » à Bolton en janvier 2019. Il fait encore mieux lors du très prestigieux tournoi des Petits-As puisqu’il ne s’arrête qu’en demi-finale et en trois sets face au futur vainqueur. Il atteint également la finale en double lors de ces deux épreuves. En mars, il conclut son parcours dans cette catégorie d’âge par un superbe succès lors du TIM Essone, également classé « Catégorie 1 ». Dès le printemps, alors qu’il n’a toujours que 13 ans, Gilles-Arnaud dispute ses premiers tournois U18. Lors d’un « Grade 5 » en Bulgarie, il sort des qualifications et ne s’arrête qu’en quart. Durant l’été, il se rend en Biélorussie et remporte son premier titre junior en simple au G5 de Lida. Battu assez vite lors des tournois de Bree et de Maaseik, il atteint sa première demi-finale dans un G4 à Maribor. Il s’incline seulement face au 237e mondial dans une rencontre plutôt serrée. En fin de saison, il atteint encore les quarts de finale au G4 de Heiveld et au G5 d’Esch-sur-Alzette.

Gilles-Arnaud Bailly est un "all-court player", qui aime terminer ses points à la volée. Il possède un bon service et un excellent revers à deux mains. Mais il n’a fêté ses 14 ans qu’en septembre. L’année 2020 sera donc une année de transition durant laquelle il va tenter de gagner en maturité (physique, technique,…). Au classement, il est déjà dans le Top 400 suite au retrait des joueurs nés en 2001 et essaiera d’encore progresser pour pouvoir disputer ses premiers « Grade 3 » au début de l’automne, voire un peu plus tôt si tout se passe bien.

5. Pierre-Yves Bailly
(16 ans, A46, TE-16 : 59e, ITF juniors : 182e, 2131 points) :

Les deux frères Bailly font partie du Pro-Team de la Wilson Tennis Academy à Genk où ils suivent un programme presque à temps plein. Gilles-Arnaud est suivi plus spécifiquement par Dries Beerden et Pierre-Yves par Maxime Braeckman. Les mercredis et dimanches, ils sont pris en charge par Jean-Pierre Faniel de la structure Proteneurope à Huy. Ils sont en outre soutenus par la fondation Hope&Spirit qui les aide financièrement, les accompagne parfois à l’étranger et leur donne accès à son stage de préparation hivernal à Abu Dhabi.

Pierre-Yves ne s’est pas montré aussi précoce que son frère mais il remportait déjà quelques importants tournois nationaux dès ses 12 ans. En 2015 donc, il s’imposait par exemple à la Coupe de Borman (le championnat de Belgique) mais aussi au tournoi de Wimbledon dans cette catégorie. Il atteignait également la finale à l’Argayon. Au niveau européen, il a également soulevé son premier trophée dans cette catégorie d’âge en simple, à Antalya et en double en Grande-Bretagne. L’année suivante, pour sa première année chez les U14, il n’a pas atteint de finale mais a tout de même atteint trois demis en deuxième partie de saison, à Nivelles, à Uccle et à Liverpool. Lors de sa deuxième année dans cette catégorie, Pierre-Yves dispute surtout les plus gros tournois U14 où il ne parvient jamais à atteindre un quart de finale. Mais en novembre, il prend part à son premier tournoi U16 à Malte et il le remporte en simple comme en double. En 2018, il atteint encore la finale du tournoi de Bruxelles (qu’il gagne donc en double avec son petit frère). Le reste de l’année, il ne dispute que des U18 sans parvenir à atteindre un seul quart.

Il atteint tout de même une finale en double lors d’un G5 au Luxembourg en novembre. Dès le début de la saison 2019, alors qu’il n’a que 15 ans et deux mois et est classé au-delà de la 1500e place mondiale, Pierre-Yves cartonne sur le circuit junior. Il remporte coup sur coup les tournois d’Arlon et de Heiveld, tous deux classés « Grades 5 ». Dans la banlieue malinoise, il domine Alexander Hoogmartens en finale. Il enchaine avec une demi au G4 de Cadolzbourg, où il prend la mesure du 155e mondial, et un quart à celui d’Hambourg. Au début du printemps, il se hisse en finale du G4 de Nottingham mais Alexander prend alors sa revanche. Ils s’imposent tout de même côtes à côtes en double. Après une nouvelle demi en simple à Nottingham, Pierre-Yves et Alexander remportent le double lors du « Grade 1 » de l’Astrid Bowl, une performance énorme pour leur première présence à ce niveau. Ils gagnent un troisième tournoi ensemble durant l’été, un G3 en Allemagne, puis atteignent la finale d’un autre en Pologne où Pierre-Yves se hisse en demi en simple. Il remporte encore un double la semaine suivante à Cracovie mais avec un partenaire Néerlandais.

En fin d’année, Pierre-Yves Bailly dispute deux quarts de finale en « Grades 2 » en Israël puis, durant la période de Noël, il remporte son premier « 4 étoiles » du Belgian Circuit au TC Odrimont. Classé au 105e rang mondial suite au retrait des joueurs nés en 2001, Pierre-Yves Bailly ambitionne de pouvoir disputer les tournois du Grand-Chelems dès le printemps. Il prendra part à plusieurs « Grades 2 et 3 » cet hiver pour avaler les +/- 40 places qui lui manquent. Il ne se met toutefois pas trop de pression pour atteindre cet objectif qu’il pourra encore atteindre en 2021. La formation reste centrale dans son programme, comme dans celui de son frère.

6. Amelie Van Impe
(15 ans, B-15/4 (60e), TE-16 : 74e, ITF juniors : 205e, 2104,5 points) :

Les progrès d’Amélie Van Impe ces derniers mois sont une vraie surprise. Classée à la 28e place de notre classement l’an dernier, elle fait une entrée dans le Top 10 tout à fait inattendue pour une joueuse qui devait gérer cette année la transition entre les épreuves U14 et les U18. C’est en 2016, l’année de ses 12 ans, qu’Amélie perce au niveau belge. Elle passe en un an de C30 à B+4/6. En 2017, elle participe aux principaux tournois U13 belges mais reste systématiquement bloquée derrière certaines joueuses comme Hanne Vandewinkel ou Chyara Onia Seke.

C’est aussi cette année-là qu’elle dispute sa première saison chez les U14 au niveau européen. En simple, ses résultats restent assez moyens avec, en point d’orgue, une demi-finale dans un « Catégorie 3 » en Suède. Amélie réalise toutefois quelques très belles performances en double puisqu’elle remporte, avec Chyara, trois épreuves, dont les deux tournois ucclois fin août. En 2018, elle continue à très bien jouer en double et remporte deux titres : le « Catégorie 2 » de Maribor et le « Catégorie 1 » de Messina. Mais en simple, elle ne fait pas mieux qu’un quart de finale, également à Maribor. Durant l’été, Amélie participe à un tournoi U16 à Bruxelles puis passe directement aux U18. Ses premiers résultats ne sont pas exceptionnels mais, en décembre elle atteint tout de même son premier quart de finale lors d’un « Grade 5 » en Norvège, un tournoi où elle sortait des qualifications. En double, elle se hisse même en finale. L’automne 2018 est également une période où elle s’affirme au niveau national U15 puisqu’elle remporte la Feest Van de Jeugd (le championnat flamand) et le tournoi de noël de l’Argayon.

Son début de saison 2019 n’est pas très impressionnant non plus puisqu’elle perd d’entrée lors des « Grades 5 » d’Arlon et de Heiveld. Amélie repasse alors en U16 pour deux épreuves aux Pays-Bas et c’est à Rotterdam qu’elle réalise son premier très bon résultat international puisqu’elle s’impose sans perdre un set alors qu’elle n’est pas tête de série. Cette victoire lui apporte la confiance dont elle avait besoin et ses résultats en U18 s’en ressentent directement. Lors d’une tournée de « Grades 4 » au Qatar, elle atteint un quart et une demi. Elle enchaine avec une autre demi à Nottingham et une finale en double en Allemagne. Son été est vraiment bon. Amélie remporte son premier titre U18 en double au G4 de Limelette (où elle ne s’arrête qu’en demi en simple) puis est sélectionnée pour les championnats d’Europe U16 où elle se hisse en huitième de finale. Elle remporte encore deux épreuves en double, lors du G4 de Schifflange et lors du G5 de Bree. Et cette fois encore, son parcours en simple est très bon puisqu’elle atteint les demis au Luxembourg et même la finale dans le Limbourg.

Durant l’automne, elle s’embarque pour une tournée très fructueuse au Brésil. Après une nouvelle finale en G4 à Itajai (où elle s’impose en double), elle remporte son tout premier titre U18 en simple à Florianopolis, un tournoi organisé par Gustavo Kuerten. Elle conclut sa tournée par un premier « Grade 2 » où elle perd d’entrée en simple mais où elle atteint les demis en double. En toute fin d’année, elle prend part à deux G3 où elle atteint un quart (à Nicosie) et une finale (à Liepaja). Cette très belle saison permet à Amélie Van Impe de s’installer dans le Top 200 junior (après le retrait des joueuses nées en 2001). Elle est donc la première belge née en 2004, devant les joueuses qu’elle ne parvenait pas à battre il y a un an et demi. Elle devra confirmer lors des « Grades 2 » et plus en 2020.

7. Raphaël Collignon
(17 ans, B-15/4 (66e), ITF juniors : 173e, 1808,5 points) :

C’est en effet une transition toujours difficile à effectuer. Et ce n’est pas Raphaël Collignon qui dira le contraire. Entré dans le Top 150 junior en janvier 2019, après retrait des joueurs nés en 2000, le Liégeois n’est pas totalement satisfait de sa saison. Il n’a en effet pas réussi à obtenir les résultats escomptés en « Grades 2 » et plus après des performances extraordinaires en G4 et G5 durant l’automne 2018. En conséquence, s’il atteint son objectif du Top 100, ce n’est qu’après le retrait des joueurs nés en 2001. Un classement qui ne lui permet pas d’aller à Melbourne.

Très bon au niveau national depuis plusieurs années, Raphaël n’avait pas réellement percé au niveau européen chez les U14. En U16 par contre, il avait remporté deux tournois et même eu la chance de prendre part à la « junior Davis Cup », reprenant les 16 meilleurs pays du monde dans cette catégorie d’âge. Mais c’est à partir de l’été dernier qu’il a explosé au niveau international, remportant quatre épreuves juniors en simple (et trois en double) : trois G5 et un G4. Son premier tournoi de 2019 est pourtant très réussi. Lors du « Grade 3 » de Chandigarh, en Inde, Raphaël se hisse en finale en dominant son premier Top 100 en deux sets. La semaine suivante, il est toutefois battu au premier tour d’un G2 à New Delhi. De retour en Europe, il atteint un quart lors d’un G4 aux Pays-Bas (dont il atteint la finale en double) mais perd au deuxième tour d’un G2 en Lituanie. C’est en Ouzbékistan qu’il atteint son premier quart de finale en simple à ce niveau. La semaine suivante, il se hisse encore en demi du double d’un G3.

Durant le printemps, Raphaël réalise encore quelques très belles performances. Il atteint par exemple un quart au « Grade 2 » d’Istres après une nouvelle victoire sur un Top 100. Il bat aussi le jeune espoir américain Mark Mandlik (fils de l’ancienne championne Hana Mandlikova) au premier tour de l’Astrid Bowl. Mais il subit aussi plusieurs défaites au premier tour (Cap d’Ail, Beaulieu-sur-Mer) et même en qualifications (Milan). Le constat est le même en été. D’un côté, il atteint une première demi-finale en G3 à Neunkirchen (en battant encore un Top 100) et un quart au G2 de Gladback. Raphaël se hisse également en demi du double lors des Championnats d’Europe. Mais en simple, il est surpris dès le premier tour de ce tournoi par un joueur classé au-delà du Top 300. A la fin de l’été, il atteint encore un quart en simple et la finale du double lors d’un G2 au Caire. En automne, il part en Asie où il peut disputer son premier tableau final en « Grade A », à Osaka. Il s’y incline au deuxième tour. La semaine suivante, il atteint le même stade au G2 de Nagoya mais ne perd qu’en deux sets très serrés face à un Top 20. Il se hisse également en demi en double.

En toute fin de saison, Raphaël Collignon atteint tout de même encore un bon quart de finale à Kiryat Shmona, en Israël. Il remporte d’ailleurs ce titre en double. D’une manière générale, ses résultats ont gagné en constance en cette fin de saison. Cette constance qu’il aurait aimé afficher tout au long de l’année afin de remplir ses objectifs. Avec son actuelle 98e place au classement, il reste capable d’aller chercher le « cut » de Roland-Garros et/ou de Wimbledon. Ce serait une très belle façon de conclure sa carrière chez les juniors avant de prendre part à ses premiers « Futures » en été.

8. Amelia Waligora
(14 ans, B-15/4 (66e), TE-14 : 156, TE-16 : 127e, ITF juniors : 378e, 1665 points) :

Il y a deux ans, Amelia Waligora était l’égale, ou presque, de Sofia Costoulas dans sa catégorie d’âge. C’était d’ailleurs assez exceptionnel d’avoir deux joyaux bruts de ce niveau nés la même année. Avec qui plus est un parcours assez proche puisque toutes les deux sont Limbourgeoises et ont un papa ancien footballeur pro. Mais alors que Sofia s’envolait en 2018, Amelia restait collée au plancher par une grosse blessure au tibia. Ce n’est qu’au printemps 2019 qu’elle a pu reprendre sa marche en avant et rattraper une partie de son retard.

Son patronyme n’est sans doute pas étranger aux oreilles des plus footeux. Son papa Miroslaw a en effet été l’attaquant vedette du club de Lommel à l’époque où celui-ci évoluait en première division. Il disputa également la finale de la Coupe de Belgique en 2001. C’est également à Lommel qu’Amelia fait ses premiers pas sur un terrain de tennis et, très vite, elle fait partie des meilleures joueuses de sa catégorie d’âge. En 2017, elle remporte à 12 ans et demi seulement son premier titre U14 européen en Suède. L’année suivante, elle remporte un « Catégorie 1 » en double en Italie et atteint deux demis en « Catégories 2 » en Slovénie. Elle participe surtout à la Coupe du Monde par équipe des 14 ans et moins avec Sofia Costoulas et Hanne Vandewinkel. Elle remporte aussi la Coupe de Borman (championnat de Belgique) des 15 alors qu’elle n’a toujours que 13 ans. Malheureusement, une inflammation de la membrane du tibia va la stopper net et la forcer à un arrêt qui durera 7 mois. Malgré cela, elle termine à la onzième place de notre classement de fin d’année.

Amelia fait son retour en mai 2019 lors des tournois slovènes qui lui avaient bien réussi un an plus tôt. Un choix judicieux puisqu’elle réalise un quadruplé tout à fait exceptionnel. Elle remporte en effet ces deux épreuves à la fois en simple et en double. Durant l’été, elle enchaine directement sur les tournois U18 et, dès son premier tournoi dans cette catégorie d’âge, au « Grade 4 » de Limelette, elle se hisse en finale en simple et remporte le double avec Amelie Van Impe. Sélectionnée pour les Championnats d’Europe U14, elle atteint un huitième de finale en simple et surtout une demi en double avec Sofia Costoulas. Elle revient ensuite aux U18 et s’impose lors du G5 de Bree face à Amelie (avec qui elle remporte le tournoi en double). Après un quart de finale au G4 de Maaseik, elle s’envole pour le Brésil (toujours avec Amelie) durant l’automne. A deux, elles remportent le tournoi d’Itajai et atteignent la finale à Florianopolis. En simple, Amelia y dispute une demi puis un quart. En fin d’année, elle prend part à quelques « Grades 3 » mais avec moins de réussite.

Désormais débarrassée de ses problèmes de santé, Amelia Waligora a grimpé les échelons quatre à quatre sur le circuit U18. Elle s’est approchée du Top 300 maintenant que les joueuses nées en 2001 sont retirées du classement. Contrairement à Sofia Costoulas, il lui reste toutefois encore tout à prouver au niveau supérieur, c’est-à-dire dans les « Grades 2 » et plus. Si elle y parvient, une présence dans le Top 100 en fin d’année est envisageable. Son tennis offensif et son toucher de balle sont en tout cas d’indéniables qualités qui devraient la porter très haut.

9. Hanne Vandewinkel
(15 ans, B-15/4 (41e), TE-16 : 219e, ITF juniors : 258e, 1280 points) :

L’année des 15 ans est toujours un cap compliqué pour les joueurs de tennis. C’est en effet le moment où il faut effectuer la difficile transition entre les U14 et les U18. Une petite avance technique ou physique ne suffit plus lorsqu’on se retrouve face à des joueurs de trois ans plus âgés et presque adultes au niveau de la maturité physique et tactique. Hanne Vandewinkel, notre meilleure joueuse née en 2004 et classée sixième de ce classement l’an dernier, l’a appris à ses dépens.

Jusqu’ici, Hanne a suivi une progression linéaire, largement au-dessus des autres joueuses belges de son âge. En 2017 par exemple, elle a remporté les cinq tournois U13 les plus relevés de Belgique, y compris la « Feest van de Jeugd » et la « Coupe de Borman ». Au niveau européen, elle atteignait déjà sa première demi-finale U14 deux mois après son douzième anniversaire. Elle n’avait pas encore 13 ans lorsqu’elle disputa sa première finale et elle faisait partie de l’équipe qui disputa la World Team Cup des U14 en 2018, avec Sofia Costoulas et Amelia Waligora. Avant même ses 14 ans, Hanne disputait ses premiers tournois U18. Elle remportait d’ailleurs son premier titre à ce niveau au « Grade 5 » de Liepaja (en Lettonie) en septembre 2018, à 14 ans et trois mois. Elle atteignait également une finale en simple en G4 et en remportait un en double. Elle gagnait également son premier titre sur le Belgian Circuit et battait trois « A » cette année-là.

Mais on l’a dit, la transition vers le niveau supérieur est toujours délicate. Même en U18, entre les « Grades 4 » ou les « Grades 5 » et les « Grades 2 » ou plus haut, la différence est énorme, au niveau de la constance surtout. Dans les premiers, même lorsque vous jouez court, votre adversaire peut encore rater la balle. Ce n’est plus le cas au niveau supérieur où il faut aller gagner les points. Attendre la faute adverse ne suffit plus. Et Hanne n’a pas (encore) pu trouver cette régularité. Elle avait pourtant pas mal débuté la saison, toujours au bas de l’échelle, en remportant un G5 à Malte en simple et deux G4 à Malte et en Allemagne en double. En début d’été, elle a encore atteint une demi lors d’un G4 en Allemagne (et une finale en double) puis, surtout, une finale lors d’un premier G3 en Bulgarie. En août, elle se hissait à nouveau en finale mais en double lors d’un G3 en Pologne puis atteignait une demi à ce niveau en simple. Mais son absence lors des épreuves plus relevées a ensuite fait plafonner son classement.

Hanne Vandewinkel est longtemps restée assez petite et ça ne posait pas de problème dans les catégories d’âge inférieures car ses qualités de main compensaient largement cette petite faiblesse. Même si elle a grandi aujourd’hui, elle a dû s’habituer, en arrivant sur le circuit junior, à jouer face à des joueuses d’une tête de plus. Cette saison de transition pour elle était donc assez prévisible. Mais elle commence tout de même la saison 2020 à la 205e place (après retrait des joueuses nées en 2001) et a largement les moyens de reprendre sa marche en avant vers le Top 100.

10. Tilwith Di Girolami
(16 ans, B-15/4 (51
e), TE-16 : 80e, ITF junior : 144e, 1201 points) :

Le parcours de Tilwith Di Girolami est assez proche de celui de Hanne Vandewinkel. Dominatrice en Belgique dès le plus jeune âge, Tilwith remporte tous les plus importants tournois du pays en U9, U10, U12 et même encore en U14. Elle était d’ailleurs la 5e joueuse de notre sélection en 2016 (cf Le Top 10 belge espoir 2016), l’année de ses 13 ans. Mais depuis, elle peine à confirmer au niveau U18.

Gagnante du Passagespoirs, l’un des plus gros tournois U12 européen en 2015, Tilwith perce réellement l’année suivante durant sa première année chez les U14. Elle remporte un premier titre en Suède et atteint deux finales en Belgique, dont celle de Ohain qui est un tournoi U16. Ces performances lui permettent de déjà grimper dans le Top 30 européen. Dès le printemps 2017, alors qu’elle n’a encore que 13 ans et demi, elle prend part à ses premiers tournois U18. Peut-être un peu tôt. Si elle sort régulièrement des qualifications, elle peine à remporter un match dans un tableau final. En 2018, Tilwith parvient tout de même à soulever son premier titre lors d’un « Grade 5 » à Potchefstroom (en Afrique du Sud) où elle était sortie des qualifications. Elle atteint également la finale au même endroit la semaine suivante. Durant l’été, elle aligne trois demi-finales et remporte encore un titre en double. Elle termine donc cette année à la 15e place de notre classement.

Dès le début de l’année, Tilwith passe à des épreuves plus relevées. Lors d’une tournée en Inde, elle se hisse en demi-finale d’un « Grade 2 » à Kolkata et obtient même son premier succès sur une Top 100. Après un quart de finale lors d’un G3 en Russie, elle franchit pour la première fois un tour dans un G1 à Kazan. Elle passe un peu à côté d’une tournée en Ouzbékistan mais elle atteint tout de même une première finale en G4 à Nottingham. A la fin de l’été, Tilwith se rend au Caire et y atteint deux finales, l’une lors d’un « Grade 3 » et l’autre lors d’un « Grade 2 ». Dans ce dernier, elle s’incline en deux sets secs face à Sofia Costoulas, pourtant deux ans plus jeune qu’elle, preuve qu’elle a perdu son avance sur les joueuses belges de sa génération. Elle se rend en Asie en octobre pour disputer son premier « Grade A » à Osaka où elle franchit un tour. Elle termine sa tournée par un quart de finale au G2 de Causeway Bay, à Hong-Kong.

On le voit, Tilwith Di Girolami a connu une transition vers les U18 plus lente qu’elle ne l’espérait sans doute lors qu’elle s’est lancée dans ce grand bain il y a bientôt trois ans. Toutefois, même si elle a perdu la première place chez les juniors belges au profit de Sofia Costoulas, ses progrès sont considérables cette année. Elle s’est d’ailleurs fortement rapprochée du Top 100 après le retrait des joueuses nées en 2001 et elle pourrait, l’année de ses 17 ans, aller elle aussi chercher un tableau final en Grand-Chelem.



Suivent dans notre classement :
11e Alexander Blockx (14 ans, 1576 points)
12e Olivier Rojas (18 ans, 1221,75 points)
13e Juliette Bovy (15 ans, 1205,5 points)
14e Romain Faucon (17 ans, 1117,75 points)
15e Noah Merre (15 ans, 1108,25 points)
16e Andre Megrabian (14 ans, 1080 points)
17e Noah Martens (17 ans, 1057 points)
18e Maikel De Boes (17 ans, 1046,25 points)
19e Martin Katz (16 ans, 1037,5 points)
20e Louis-Lou Langenaken (13 ans, 1011 points)
21e Emeline De Witte (17 ans, 978,5 points)
22e Guillaume Jacob (15 ans, 857 points)
23e Alessio Basile (15 ans, 843,75 points)
24e Sara Pantelic (14 ans, 779,5 points)
25e Sébastien Cauhape (13 ans, 706 points)
26e Emilien Demanet (14 ans, 683 points)
27e Mats Herremans (15 ans, 663,75 points)
28e Joshua Nuyts (15 ans, 653 points)
29e Chyara Onia Seke (15 ans, 651,5 points)
30e Coralie Debruyne (15 ans, 620 points)





Ce classement est établi sur la base des résultats internationaux en catégories cadets. scolaires et juniors, des classements ATP et WTA et des victoires en tournois belges.