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Les plus grosses chutes du Top 100

 

Pas mal de « cadres » du circuit sont en net recul cette année ce qui est assez logique vu la progression observée de nombreux joueurs de moins de 25 ans. Chez les filles, ce sont tout de même trois anciennes n°1 mondiales qui ont chuté, voire annoncé leur retraite prochaine.

Hommes :

Juan Martin Del Potro (ARG, 31 ans, 5e -> 123e) :

Certains joueurs connaissent une carrière en dents de scie au gré de leurs pépins physiques récurrents. Chez nous, on a bien sûr Steve Darcis qui est dans ce cas. Au niveau international, il y a eu Tommy Haas qui aurait pu être un adversaire coriace pour Roger Federer au début de la carrière du Suisse sans une multitude de blessures. Mais personne n’arrive à la cheville de Juan Martin Del Potro. D’ailleurs, l’Argentin figure quasiment chaque année (à l’exception de 2015) dans l’une de nos rétrospectives et ce depuis 2006 !

A cinq reprises, il a terminé une saison dans le Top 10. Mais il fut aussi trois fois l’une de nos meilleures entrées (ou retours) dans le Top 100, deux fois l’une de nos meilleures progressions et le voilà dans les plus grosses chutes pour la… 3e fois ! Si vous souhaitez retracer les hauts et les bas de sa carrière, tous nos articles sont encore disponibles ici. Pour cette saison, on savait depuis le mois d’octobre 2018 que ce serait compliqué. Après avoir pu revivre l’expérience d’une finale en Grand-Chelem à l’US Open (neuf ans après la première), Juan Martin était tombé à Shanghai et s’était fracturé la rotule droite. L’opération était inévitable et sa rééducation s’est prolongée jusqu’en février. Il tente un retour à Delray Beach mais la douleur est toujours présente. Il s’incline en quart de finale et reprend les soins pour deux mois de plus.

De retour à Madrid, Del Potro perd d’entrée mais il atteint un bon quart de finale à Rome où il bat notamment David Goffin. A Roland-Garros, il se hisse en huitième de finale après quelques gros combats, notamment face à Yoshihito Nishioka. Il s’y incline en quatre sets face à Karen Khachanov. L’Argentin débute sa saison sur herbe au Queen’s où il affronte Denis Shapovalov au premier tour. Il remporte le match mais se bloque à nouveau le genou à la fin du deuxième set. Il parvient à terminer la rencontre mais déclare forfait pour le tour suivant. Les examens médicaux révèlent une nouvelle fracture qui l’oblige à une nouvelle opération. On ne le reverra pas de toute la saison.

Dans un premier temps, Juan Martin Del Potro pensait pouvoir reprendre la compétition durant la tournée indoor en Europe qui débutait fin octobre. Mais ses médecins lui ont conseillé de ne pas se précipiter. Il devrait néanmoins pouvoir participer à la tournée australienne. Et à seulement 31 ans, il peut encore passer encore quelques années au sommet… ainsi que dans nos rétrospectives.

Marin Cilic (CRO, 31 ans, 7e -> 39e) :

Né cinq jours plus tard que l’Argentin, Marin Cilic est sans doute l’opposé de Juan Martin Del Potro. Joueur extrêmement constant, il a fait partie du Top 30 sans interruption de l’été 2008 à cette année, à l’exception d’une vingtaine de semaine suite à sa suspension de 4 mois en 2013. Et à son sommet, il a tout de même atteint la troisième place mondiale au début de l’année passée, après avoir aligné des finales à Wimbledon et à l’Open d’Australie.

Fin 2018, Marin touchait le rêve après lequel il courait depuis de nombreuses années en apportant la Coupe Davis à la Croatie, pour la dernière édition de cette épreuve. Etant donné les efforts fournis si tard dans la saison, il ne débute 2019 qu’avec l’Open d’Australie. Il y est battu en huitième au terme d’une formidable bataille en cinq manches face à Roberto Bautista Agut. Au tour précédent, il avait déjà remonté un handicap de deux sets et sauvé une balle de match contre Fernando Verdasco. Le Croate connait ensuite une période très difficile avec un seul match remporté en trois mois et des défaites d’entrée à Dubaï, à Miami et à Monte-Carlo. Il renoue avec la victoire à Madrid où il atteint les quarts de finale assez poussivement mais déclare forfait avant sa rencontre contre Novak Djokovic. Il franchit encore un tour à Rome, puis à Roland-Garros où il cède à nouveau en cinq sets contre Grigor Dimitrov.

Généralement à l’aise sur gazon, Cilic ne remporte cette année qu’un seul match, tant au Queen’s (où il était tenant du titre) qu’à Wimbledon. A l’issue de cette tournée, il n’est déjà plus que 17e mondial. Durant l’été, il perd contre Daniil Medvedev en quart à Washington et face à Dominic Thiem au troisième tour de Montréal. Après une défaite d’entrée à Cincinnati, il se hisse en huitième à l’US Open en battant John Isner, 14e. Il parvient même à prendre un set au futur vainqueur Rafael Nadal. Le Croate passe alors complètement à côté de sa tournée asiatique et perd au deuxième tour à Tokyo et au premier à Shanghai. De retour à Moscou, il atteint sa seule demi-finale de la saison et s’incline face à Andrey Rublev. Il termine sa saison par une défaite d’entrée à Bâle contre David Goffin et au deuxième tour à Paris où il est battu par Stan Wawrinka.

Comment expliquer cette chute de Marin Cilic qui n’a souffert d’aucune blessure cette année, en tout cas officiellement ? Eh bien peut-être à une forme de décompression après ce titre en Coupe Davis dont il rêvait temps. Déjà vainqueur en Grand-Chelem (à l’US Open 2014), il a peut-être éprouvé des difficultés à se trouver un nouvel objectif motivant. Au contraire de Del Potro qui est aujourd’hui déjà satisfait lorsqu’il peut jouer, le Croate n’a pas été habitué à se contenter de cela. Il aura donc peut-être plus de mal à revenir dans le coup l’an prochain.

Borna Coric (CRO, 23 ans, 12e -> 28e) :

Borna Coric fut l’un des joueurs les plus précoces de sa génération. Vainqueur de l’US Open junior à 16 ans, il remportait son premier match sur le circuit ATP moins d’un an plus tard et faisait son entrée dans le Top 100 cette année-là. Après trois ans de stagnation autour de la 50e place, il semblait avoir franchi un cap en 2018 qu’il terminait à la 12e place. C’est surtout en « Masters 1000 » qu’il s’était montré efficace avec une demi à Indian Wells et une finale à Shanghai.

L’année commence pourtant plutôt bien à Melbourne avec un huitième de finale, même si sa défaite face à Lucas Pouille est une légère déception. Après une élimination dès le premier tour à Marseille, Borna se hisse encore en demi à Dubaï mais y est largement dominé par Roger Federer. Il perd alors beaucoup de point suite à sa défaite d’entrée à Indian Wells mais se reprend bien à Miami où il se hisse en quart après un succès sur Nick Kyrgios. Il atteint le même stade à Monte-Carlo où il n’est battu qu’en trois sets par le futur vainqueur Fabio Fognini. Il dispute un autre quart à Budapest puis perd d’entrée à Madrid, à nouveau face à Pouille. A Rome, le Croate franchit deux tours et ne perd qu’au tie-break du dernier set face à Roger Federer, non sans s’être procuré deux balles de match. A Roland-Garros, il atteint également le troisième tour mais est sorti par l’Allemand Jan-Lennard Struff au terme d’un match marathon conclu 11/9 au cinquième set.

Sur gazon, Coric atteint les demi-finales à s’Hertogenbosch et s’incline au tie-break du dernier set contre Adrian Mannarino. Il dispute un match de trois heures au deuxième tour de Halle avant de devoir abandonner en quart suite à une blessure au dos. Un souci plus sérieux que prévu qui le pousse à renoncer à Wimbledon. Et même s’il revient sur le circuit durant l’été, il enchaine les contreperformances (défaites au deuxième tour à Montréal, au premier à Cincinnati). A l’US Open, il gagne facilement son premier tour mais doit à nouveau se retirer pour soigner son dos. Le Croate dispute tout de même sa première finale de la saison à St Petersbourg où il ne s’incline que face à Daniil Medvedev. Mais après un quart de finale à Zhuhai, il ne remporte plus un match de la saison alors qu’il ne doit plus affronter de joueur du Top 30.

Ce n’est donc décidemment pas l’année de la Croatie en tennis (au contraire du voisin Serbe). Certes l’inusable Ivo Karlovic est parvenu de justesse à se maintenir dans le Top 100 et c’est un véritable exploit à 40 ans passés. Mais les deux leaders croates ont subi un net recul en 2019. Ce recul est sans doute moins grave pour Borna Coric qui, s’il guérit rapidement, devrait poursuivre sa route vers le Top 10 en 2020.

Marco Cecchinato (ITA, 27 ans, 20e -> 71e) :

Le tennis italien connait un boom extraordinaire, je l’ai déjà écrit dans les articles précédents. Avec l’avènement de Matteo Berrettini dans le Top 10, l’éclosion de Jannik Sinner, sans oublier le maintien dans le Top 15 de Fabio Fognini et d’autres joueurs en progrès, ils sont aujourd’hui 8 parmi les cent premiers. C’est la troisième nation la plus représentée dans ce cercle, après la France, l’Espagne et à égalité avec les Etats-Unis.

Il y en a toutefois un qui doit faire la grise mine en cette fin de saison, c’est Marco Cecchinato. Révélation tardive de l’année dernière, le Sicilien avait réalisé un bond depuis la 110e place jusqu’à la 20e, remportant ses deux premiers titres et atteignant les demi-finales à Roland-Garros. Sa deuxième partie de saison, durant laquelle il n’a remporté que quatre matchs et encaissé dix défaites, laissait déjà présager que la confirmation serait compliquée. Dès l’hiver, il souffle le chaud et le froid. Il perd d’entrée dans plusieurs tournois importants comme à l’Open d’Australie (en cinq sets face à Filip Krajinovic), à Indian Wells ou à Miami. Marco réalise toutefois l’une ou l’autre bonnes performances lors d’épreuves plus modestes. Il remporte notamment son troisième titre ATP à Buenos Aires en battant le 19e mondial Diego Schwartzman. Il atteint également les demi-finales à Doha.

Avec le printemps et le retour de la terre-battue, on s’attend à retrouver Cecchinato à son meilleur niveau. Il bat d’ailleurs Stan Wawrinka à Monte-Carlo et se hisse en demi-finale à Munich. Mais, hormis une belle victoire sur Alex De Minaur à Rome, il ne subit ensuite que des défaites et s’incline d’entrée à Roland-Garros face à Nicolas Mahut, là aussi en cinq sets. Retombé d’un coup à la 40e place mondiale, il perd ses trois matchs sur gazon (ce qui n’est pas une surprise) mais poursuit sa mauvaise passe même sur terre. A Umag, à Hambourg et à Kitzbuhel, l’Italien rentre bredouille, tout comme à Montréal et Cincinnati sur dur. Il bénéficie d’un abandon pour remporter tout de même un match à Winston-Salem mais perd à nouveau au premier tour de l’US Open face à Henri Laaksonen, à nouveau en cinq sets. Il décide alors de repasser par la case « Challenger » pour retrouver de la confiance mais ne fait pas mieux qu’une demi-finale à Szczecin.

Il n’obtient pas le résultat escompté puisqu’il perd encore au premier tour à Zhuhai, à Pékin et à Shanghai (en étant sorti des qualifs dans ce dernier tournoi tout de même). Marco Cecchinato tente même un dernier passage en « Challenger » sans succès avant de se décider à mettre un terme à sa saison prématurément. Officiellement, aucune blessure n’explique cette baisse de qualité dans ses résultats. Sur les réseaux sociaux, il a annoncé « des changements » (sans plus de précisions) en vue de renouer avec la victoire en 2020.

Hyeon Chung (COR, 23 ans, 25e -> 129e) :

Septième mondial chez les juniors à seulement 16 ans, le Coréen Hyeon Chung a fait son entrée dans le Top 100 de l’ATP au printemps 2015, peu de temps avant son 19e anniversaire. Cette année-là, il remporte quatre « Challengers » et se qualifie pour Wimbledon et pour l’US Open. Une blessure abdominale lui fait perdre quatre mois l’année suivante mais il revient en 2017, de nouveau à la faveur de plusieurs titres en « Challenger ».

Moins spectaculaire que d’autres joueurs de sa génération, il ne fait vraiment parler de lui que lorsqu’il remporte le Masters « NextGen » à la fin de cette année-là. Hyeon y bat notamment Denis Shapovalov, Andrey Rublev et Daniil Medvedev. Sur sa lancée, il est la révélation de l’Open d’Australie 2018 où il se hisse en demi-finale. Sur sa route, il domine à nouveau Medvedev mais aussi Alexander Zverev et surtout Novak Djokovic en trois sets seulement. Il atteint encore les quarts de finale à Indian Wells et à Miami pour faire son entrée dans le Top 20 mais il ne peut pas en profiter car une nouvelle blessure le prive de Roland-Garros et de Wimbledon. Le Coréen ne revient que fin juillet et ne parvient jamais à obtenir des résultats du même niveau en deuxième partie de saison. Il termine tout de même à la 25e place mais entame 2019 avec énormément de points à défendre dès les premiers mois.

Et son début de saison confirme ses soucis. Chung perd d’entrée à Pune et à Auckland puis cède au deuxième tour à l’Open d’Australie face à Pierre-Hughes Herbert. Début février, il chute déjà à la 52e place. Après une nouvelle défaite au premier tour à Rotterdam, il se rend à l’évidence : sa blessure n’est pas guérie et il doit de nouveau s’arrêter. Il revient au circuit début août via les « Challengers » et parvient directement à remporter son neuvième titre à ce niveau à Chengdu. Tombé au-delà de la 150e place, le Coréen est contraint de passer par les qualifications à l’US Open. Il se hisse dans le tableau final et remporte deux matchs en cinq manches avant de s’arrêter face au futur vainqueur Rafael Nadal. Lors de la saison asiatique, il perd d’entrée à Chengdu mais se hisse en quart de finale à Tokyo, en battant notamment Marin Cilic. Sa fin de saison en Europe est ensuite moins réussie.

Mais cette deuxième partie de saison, et en particulier son parcours à l’US Open, incite tout de même à l’optimisme. Hyeon Chung a déjà repris une quarantaine de places au classement et disputé plusieurs matchs très lourds sans ressentir de douleur physique. S’il ne se blesse plus, il n’y a aucune raison qu’il ne remonte pas rapidement dans le Top 100 et, à plus long terme, parmi les vingt premiers.

Femmes :

Angelique Kerber (ALL, 31 ans, 2e -> 20e) :

Le point fort d’Angélique Kerber n’est clairement pas la régularité. Après avoir remporté ses deux premiers titres du Grand Chelem à Melbourne et New York et atteint le sommet de la hiérarchie en 2016, elle avait chuté l’année suivante et était même la première n°1 de l’histoire à sortir du Top 10 un an après (voir Les plus grosses chutes du Top 100 en 2017). L’an dernier, elle revenait presque au sommet et remportait Wimbledon pour finir à la deuxième place.

Mais les années impaires ne semblent pas lui réussir. Dès janvier, Angélique perd les points de son titre à Sydney et de sa demi-finale à l’Open d’Australie et chute déjà à la huitième place. A Melbourne, elle est battue dès les huitièmes de finale par Danielle Collins. Après une demi à Doha (où elle s’incline face à Elise Mertens), elle est battue au deuxième tour à Dubaï. Elle réalise alors la meilleure performance de sa saison à Indian Wells où elle se hisse en finale. Il s’agit alors seulement de sa toute première finale dans un « Premier Mandatory ». L’Allemande doit néanmoins s’avouer vaincue face à la tornade Bianca Andreescu. Une joueuse qu’elle retrouve à Miami, dès le troisième tour, et contre laquelle elle est à nouveau battue en trois sets. Elle achève sa tournée sur dur par une demi-finale à Monterrey où elle est vaincue par sa bête noire (8 défaites pour une seule victoire) Victoria Azarenka.

Après un bon quart à Stuttgart, son printemps sur terre est brutalement stoppé à Madrid où elle renonce à disputer son deuxième tour face à Petra Martic suite à une blessure à la hanche droite. Kerber revient tout juste pour Roland-Garros mais, en manque de match, elle est balayée par la jeune Russe Anastasia Potapova. Le gazon lui redonne le sourire puisqu’elle se hisse en demi-finale à Majorque, battue de justesse par Belinda Bencic, puis carrément la finale à Eastbourne où Karolina Pliskova se montre plus expéditive. Malheureusement, elle passe à côté de son deuxième tour à Wimbledon face à la « lucky loser » Lauren Davis. Tenante du titre à Londres, elle sort du Top 10 à cause de cette défaite et décide de se séparer de son coach Rainer Schuttler. Les choses ne s’arrangent pourtant pas puisque l’Allemande connait un été désastreux durant lequel elle perd d’entrée à Toronto, à Cincinnati et à l’US Open (face à Kristina Mladenovic).

Sa tournée asiatique n’est guère meilleure. Elle passe tout de même deux tours à Osaka et un à Pékin mais subit à nouveau des défaites d’entrée à Zhengzhou et à Wuhan. Angélique Kerber décide alors de mettre un terme à sa saison en raison d’une blessure à la jambe et ne dispute pas le « Masters bis » de Zhuhai pour lequel elle était pourtant qualifiée. Durant cette pause, elle s’est trouvé un nouvel entraineur en la personne de Dieter Kindlmann. On lui souhaite bien entendu que 2020 soit du même niveau que se dernières années paires.

Caroline Wozniacki (DAN, 21 ans, 3e -> 37e) :

Une autre ancienne n°1 mondiale a décroché cette saison et ce n’est qu’une demi-surprise. Caroline Wozniacki n’avait que 20 ans lorsqu’elle est montée au sommet de la hiérarchie. A ce moment-là, elle n’avait pas encore remporté de titre du Grand-Chelem et c’est un trou dans son palmarès qui va la poursuivre longtemps. Elle reste tout de même 67 semaines à la première place avec de bons résultats dans les grandes épreuves WTA mais toujours pas de succès en Grand-Chelem.

Caroline a ensuite connu un gros passage à vide de 5 ans, marqué par des blessures, des problèmes personnels et une perte de cette confiance qui faisait sa force en début de carrière. En 2017, elle retrouve tout de même le Top 5 avant de remporter enfin son premier Grand-Chelem lors de l’Open d’Australie 2018. Cette victoire lui permette même de retrouver la première place mondiale le temps de quatre semaines, avant de terminer la saison 3e. En janvier, un peu de malchance aux tirages au sort lui coûte cher. A Auckland, elle tombe au deuxième tour sur Bianca Andreescu, alors 152e mondiale mais dont on sait le parcours qu’elle réalise par la suite. La Danoise perd ensuite son titre à Melbourne suite à une défaite au troisième tour face à Maria Sharapova. Malade, elle doit ensuite renoncer à disputer les tournois de Doha et de Dubaï avant de revenir à Indian Wells et Miami. Clairement à court de forme, elle s’incline d’entrée en Californie puis en huitième en Floride.

Déjà retombée à la 13e place mondiale, Wozniacki démarre bien sa saison sur terre en se hissant en finale à Charleston, battue par Madison Keys. Mais une blessure au dos va ensuite ruiner ses chances de revenir et elle se voit obligée d’abandonner lors de ses premiers tours à Madrid et à Rome. A Roland-Garros, elle démarre son premier tour face à Veronika Kudermetova en lui infligeant un 6/0 mais son manque de compétition va la rattraper et elle s’inclinera en trois sets. Le gazon lui réussit un peu plus puisqu’elle passe deux tours à Eastbourne et ne perd qu’au tie-break de la dernière manche face à Aryna Sabalenka. La Danoise remporte également deux matchs à Wimbledon avant d’être surprise par la révélation du tournoi, la Chinoise Shuai Zhang. Elle continue à enchainer les défaites prématurées durant l’été puisqu’elle s’incline au deuxième tour à Toronto et d’entrée à Cincinnati. Elle sauve toutefois les meubles à l’US Open où elle ne cède qu’au troisième tour face à Andreescu, la future gagnante.

Après une nouvelle élimination dès son entrée en lice à Wuhan, Caroline Wozniacki réalise la meilleure performance de sa saison à Pékin où elle se hisse en demi-finale. Mais elle y était tenante du titre et ce succès, s’il évite une très forte dégringolade, lui fait perdre tout de même une quinzaine de places. Bien qu’âgée de seulement 29 ans, la Danoise annonce ensuite début décembre qu’elle mettra un terme à sa carrière après l’Open d’Australie 2020 soit deux ans seulement après cet unique titre qui l’aura fait tant courir.

Daria Kasatkina (RUS, 22 ans, 10e -> 69e) :

Deux jeunes joueuses s’étaient révélées en 2018 pour terminer aux alentours de la dixième place mondiale. Si Aryna Sabalenka, malgré un début de saison compliqué, a réussi à se stabiliser, gagnant même encore deux places pour finir 2019 à la onzième position, ce n’est pas le cas de Daria Kasatkina qui n’a pu maintenir son rang. Elle se retrouve même à son plus mauvais classement depuis 2015.

Avec ses deux quarts en Grand-Chelem et sa finale à Indian Wells, son titre à Moscou et cinq victoires face à une des trois premières mondiales, la Russe était parvenue à faire son entrée dans le Top 10 l’an dernier. Mais elle démarre cette saison vraiment mal avec une défaite 7/6 au dernier set d’entrée à Brisbane face à une invitée australienne classée au 283e rang. Elle perd aussi et nettement plus largement face à Alianksandra Sasnovitch à Sydney et Timea Bacsinszky à Melbourne. Après une nouvelle défaite dès son premier match à St Petersbourg, puis au deuxième à Dubaï Daria demande à son coach Philippe Dehaes de faire un break mais, celui-ci ne pouvant se permettre de ne pas travailler, elle doit se résoudre à la séparation définitive. Ce changement n’a pas d’impact positif sur ses résultats puisqu’elle ne remporte que deux rencontres entre mars et mi-mai, face à Cori Gauff à Miami et Elise Mertens à Stuttgart.

Il faut attendre le tournoi de Rome pour la voir gagner deux matchs consécutivement. Elle y est toutefois battue en huitième par Marketa Vondrouova. A Roland-Garros, Kasatkina bat une qualifiée au premier tour avant de s’effondrer contre Monica Puig. La saison sur gazon est loin de lui redonner le moral puisqu’elle perd encore au premier tour à Eastbourne, puis à Wimbledon face à Ajla Tomljanovic sur un score aussi sévère qu’à Paris. Son été est un rien meilleur même si elle n’arrive toujours pas à enchainer les victoires. La Russe bat tout de même Angelique Kerber à Toronto avant de s’incliner seulement 7/5 au dernier set face à la future gagnante Bianca Andreescu. A l’US Open, elle perd à nouveau au premier tour et même si c’est en trois sets face à une Johanna Konta très en forme, ça reste un résultat insuffisant. Avec un seul match remporté en Grand-Chelem, Daria réalise la plus mauvaise prestation annuelle dans des « Majors » de sa carrière.

En Asie, elle va débuter par deux nouvelles défaites au premier tour à Osaka et Wuhan avant de sauver sa saison en se hissant en quart de finale à Pékin. Elle y bat notamment Sabalenka avant de s’incliner face à Caroline Wozniacki. La Russe dispute encore un dernier tournoi, à Moscou, où là encore elle est battue d’entrée. Encore 37e au moment d’aborder ce dernier tournoi dont elle est tenante du titre, elle y perd plus de trente places. Difficile de savoir ce qui explique cette année catastrophique de Daria Kasatkina. Ce qui est certain, c’est que le départ de Philippe Dehaes de son entourage a joué négativement sur sa confiance.

Maria Sharapova (RUS, 32 ans, 29e -> 131e) :

Le retour de Maria Sharapova mi-2017 suite à sa suspension pour dopage avait fait couler beaucoup d’encre. Fallait-il lui accorder des invitations en raison de son statut de star du circuit ou au contraire les lui refuser comme ce serait le cas pour n’importe quelle joueuse du Top 100 moins réputée ? La question méritait d’être posée et les organisateurs de Roland-Garros et de Wimbledon y ont répondu négativement.

Mais peu importe la réponse puisqu’elle a reçu suffisamment d’invitations dans les tournois WTA et en a fait bon usage. Un an plus tard, Maria faisait en effet son retour dans le Top 50 et remontait même au 22e rang après l’US Open, notamment grâce à un quart à Roland-Garros et une demi-finale à Rome. Elle ne joue toutefois pas de tournois durant l’automne 2018 en raison d’une blessure à l’épaule. La Sibérienne semble avoir retrouvé la forme en début d’année même si elle doit abandonner en quart de finale à Shenzhen face à Aryna Sabalenka. En tout cas, à Melbourne, elle se hisse en huitième de finale en dominant la troisième mondiale et tenante du titre Caroline Wozniacki. Seule Ashleigh Barty, la future n°1 mondiale, parvient à stopper son parcours en trois sets.

A St Petersbourg, Sharapova remporte, au détriment de Daria Gavrilova, son premier match sur le circuit WTA en Russie depuis près de 13 ans (elle y avait tout de même gagné un match de Fed Cup en 2012). Malheureusement, elle doit renoncer à disputer son deuxième tour face à Daria Kasatkina suite à une nouvelle douleur à l’épaule. Elle annonce ensuite son forfait pour Indian Wells et Miami afin de subir une légère opération. Mais sa revalidation dure plus longtemps que prévu et la Russe est également contrainte à faire une croix sur toute la saison sur terre. Elle fait son retour sur le gazon de Majorque où elle passe un tour mais s’incline face à Angélique Kerber. A Wimbledon, elle débute bien son match face à Pauline Parmentier mais la Française revient dans la partie et Maria jette l’éponge lorsqu’elle se retrouve menée 5/0 au dernier set.

Après une nouvelle défaite d’entrée à Toronto, elle remporte quand-même un match à Cincinnati, face à Alison Riske, une joueuse pourtant plutôt en forme. Au deuxième tour, elle est largement battue par Barty. Son dernier match de la saison, Maria Sharapova le dispute sur le « Arthur Ashe Stadium » où elle est méconnaissable face à sa Némésis Serena Williams qui ne lui laisse que deux jeux. Elle ne s’est pas encore prononcée sur ses intentions pour 2020. Difficile donc de savoir si, à bientôt 33 ans, elle aura encore le courage de tenter un retour.

Dominika Cibulkova (SLQ, 30 ans, 25e -> 310e) :

Alors que Kim Clijsters a annoncé une étonnante tentative de come-back (qui ne débutera finalement pas dès l’Open d’Australie) et que Caroline Wozniacki s’arrêtera fin janvier, d’autres joueuses, comme à chaque fin d’année, ont décidé de raccrocher leurs raquettes en fin de saison. Elles sont assez peu nombreuses en 2019. On peut évidemment parler de la Tchèque Lucie Safarova, finaliste de Roland-Garros en 2015 et vainqueur de 5 Grand-Chelems en double.

La Tchèque a remporté 7 titres WTA, fut au mieux 5e mondiale et a également participé à cinq campagnes victorieuses de Fed Cup. Mais c’est à Dominika Cibulkova que je préfère consacrer cette rubrique. La petite (1m61) joueuse slovaque n’a pas non plus réussi à remporter de Grand-Chelem. Sa meilleure performance restera à jamais une finale à l’Open d’Australie perdue en 2014 face à la Chinoise Li Na. Elle a également atteint une demi à Roland-Garros (alors qu’elle venait seulement d’avoir 20 ans) et cinq autres quarts. Dominika a remporté huit titres dont le plus important est certainement le Masters 2016 où elle s’est défaite en finale d’Angélique Kerber pour ce qui fut sa seule participation au tournoi de fin de saison. C’est en mars 2017 qu’elle atteignit son meilleur classement, la 4e place mondiale, avant de rentrer dans le rang ces deux dernières années.

Il y a assez peu de choses à dire sur sa dernière saison durant laquelle elle n’a disputé que 9 épreuves et remporté assez peu de matchs. Cibulkova débute à Shenzhen où elle perd contre Samantha Stosur en trois sets avant de se rendre à Melbourne où elle échoue d’entrée face à Shuai Zhang. A Dubaï, elle remporte tout de même un match et oppose ensuite une belle résistance à Karolina Pliskova. A Indian Wells, elle est arrêtée dès son entrée en lice par Bianca Andreescu, sans savoir à l’époque quel serait le destin de la jeune Canadienne. A Miami, la Slovaque échoue à nouveau en trois sets contre Victoria Aarenka. Elle débute sa tournée sur terre par une défaite surprise contre notre Greet Minnen à Stuttgart. Elle est ensuite largement battue par Naomi Osaka au premier tour de Madrid et au second à Rome. Enfin, à Roland-Garros, c’est Aryna Sabalenka qui lui barre la route dès le premier tour. Elle déclare ensuite forfait pour Wimbledon, puis pour l’US Open en raison d’une blessure au talon d’Achille.

En novembre, elle annonce qu’elle met un terme à sa carrière professionnelle. Dominika Cibulkova aura désormais plus de temps pour s’occuper de l’académie qu’elle a ouverte à Bratislava en décembre 2018. Coïncidence amusante : le dernier match professionnel de sa carrière restera son premier tour en double à Roland-Garros où elle s’est inclinée aux côtés de… Lucie Safarova.