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Rencontre avec Philippe Dehaes

Relancé il y a deux ans et demi, l'ITEC (International Tennis & Education Center), situé au TC Parival de Rixensart, est le seul tennis-étude privé en Wallonie. C'est une formule idéale pour tenter une carrière professionnelle sans négliger les études mais elle a un prix. A l'aube d'un partenariat avec le BATD, nous avons rencontré Philippe Dehaes qui partage la direction d'ITEC avec Nicolas Wittouck.



Quand et comment est né l'ITEC ?

En fait, le Pro-Team existe depuis 1999. On l'avait créé avec Vincent Stavaux. En 2000, Kristof Vliegen est arrivé au Centre alors qu'il n'avait que 18 ans. On a fait tourner ce Centre pendant 8 ans avec quelques bons joueurs belges ou étrangers comme Kristof mais aussi Christophe Rochus ou l'Espagnol Pablo Andujar. Après, pour différentes raisons, on a cessé la collaboration avec Vincent Stavaux et moi je suis parti à l'Académie 6e Sens de Justine Hénin. A cette époque, elle venait de racheter La Palestre et Carlos m'a demandé de mettre le pro-Team sur pied en association avec Andres Bruno. J'y suis resté deux ans. En 2009, je suis revenu ici pour relancer le projet mais en le modifiant quelque peu. J'avais vu beaucoup de jeunes sacrifier leurs études pour essayer de percer. Ca m'ennuyait de retomber dans un processus où il fallait arracher les enfants à l'école. C'est comme ça que ITEC a évolué vers un centre d'entrainement dont l'objectif est de former des joueurs de tennis professionnels mais en leur permettant de ne pas décrocher avec l'école pour pouvoir à tout moment, en cas de blessure ou de démotivation, retourner dans un système scolaire classique.

L'ITEC se présente en trois paliers différents, selon l'âge.

Exactement. Le projet est de pouvoir accueillir un enfant dès le plus jeune âge et de lui faire atteindre le haut niveau sans l'obliger à changer de structure ou d'encadrement. On a donc les écoles de tennis ITEC au Set Wahis et au Lambermont ouvertes à tous de 7 à 77 ans, du mini-tennis à la compétition nationale. A 12 ans, les meilleurs de l'école de tennis qui veulent poursuivre basculent vers le tennis-étude, en association avec l'école Montgomery à Bruxelles. Les enfants vont à l'école le matin, ensuite on va les chercher, ils déjeunent et ils s'entrainent l'après-midi, de 13h à 17h, tous les jours de la semaine. A partir de 16 ans, ils ont besoin de passer à un plus gros volume d'entrainement. Ils entrent alors au Centre d'entrainement où on les suit tous les jours de la semaine. Ils ne vont alors plus à l'école que le lundi matin et le mercredi après-midi. Une fois leur CESS en poche, ils ont le choix entre poursuivre des études universitaires aux Etats-Unis ou se lancer dans une carrière pro. Il y a donc vraiment une évolution logique qui permet de maintenir un équilibre entre l'école et le volume d'entrainement nécessaire pour faire une carrière de haut niveau.

Beaucoup optent plutôt pour la carrière universitaire ?

Non, en général, ils veulent tous être pros. En deux ans et demi, on n'a pas encore eu beaucoup de cas évidemment mais ce qu'ils font presque tous c'est de tenter leur chance sur le circuit au moins pendant un an avant de partir vers les Etats-Unis. C'est en tout cas l'option qu'on encourage parce qu'ils se sont beaucoup investis, personnellement et financièrement. Le mieux est donc d'aller jouer dans des $10.000 pour tenter d'obtenir leurs premiers points, de se donner à fond pendant un an pour vivre l'expérience du circuit professionnel. Et après seulement, ils partent vers les Etats-Unis. C'est le cas de trois de nos élèves cette année qui s'en vont au mois d'août.

En résumé, les joueurs du Centre ont entre 16 et 20 ans ?

Voilà, au-delà de 20 ans, on les encourage généralement à se tourner vers l'université. On n'a pas de joueurs de 22-23 ans qui sont 700e ou 800e à l'ATP. Je n'en vois pas l'intérêt.

Le Centre d’entrainement et le Pro-Team du BATD se sont associés. Pour quelles raisons ?

J'ai pris conscience que l'encadrement des meilleurs pouvait être optimisé. Au BATD, ils se retrouvaient devant le même problème d'organisation. Grâce à cette association, on va avoir un team de 7 coachs, sur trois sites (à quelques kilomètres l'un de l'autre). Là, on sera vraiment très performant. Et l'objectif est de devenir le Team de référence en Belgique



Le Centre d'entrainement ITEC et le Pro-Team BATD réunis

Pourquoi le choix de l'école Montgomery ?

Je suis d'abord allé trouver des écoles publiques mais on m'a regardé comme un extra-terrestre. Dans notre système, l'enfant ne va à l'école que 17 heures par semaine ce qui est insuffisant pour le système classique. Aucune école n'était prête à mettre cette formule en place. Puis ce sont des démarches très lourdes pour ces directeurs d'école de lancer des nouvelles options. J'ai donc dû me tourner vers le privé. Monsieur Gerone, le directeur de l'école Montgomery, est un passionné de tennis. Ses enfants jouaient d'ailleurs au Set Wahis. Il s'est tout de suite montré très ouvert et très motivé.

Et l'école est ouverte pour eux le mercredi après-midi ?

Oui, cette école joue le jeu à 100%. Elle s'adapte aux compétitions, aux heures d'entrainements. Ce n'est pas un système facile pour les jeunes parce qu'ils doivent encore travailler le soir après les entrainements. Ils doivent se montrer très disciplinés et très rigoureux. Prenons le cas d'Estelle Balan. Elle vient d'obtenir son CESS (ndlr : avec un an d'avance). Grâce à la flexibilité qui existe entre le Centre et l'école, on a pu décider de mettre le tennis entre parenthèse pendant trois mois pour qu'elle se consacre à fond à ses études. Maintenant qu'elle a réussi, elle va pouvoir se lancer sur le circuit sans autre préoccupation et on fera un bilan en août 2012, avec elle et avec ses parents.



Préparation physique

Les jeunes sont-ils en internat ?

Non, ils logent dans des familles d'accueil. A 12 ans, j'estime que c'est la meilleure formule de garder un encadrement un peu familial. C'est plus simple aussi pour l'organisation logistique, du petit déjeuner au souper du soir.

Comment s'organise la structure au niveau du suivi médical, nutritionnel ?

On a un kiné qui vient trois fois par semaine pour le tennis étude. La nourriture est prévue dans la cotisation. Au niveau nutritionnel... ce n'est pas un suivi particulièrement scientifique. Bien sûr, on fait une prise de sang et des tests physiques en début d'année pour voir s'il n'y a pas de lacune. Mais le principe général est qu'on les éduque à bien manger. On leur donne des bonnes choses, on leur apprend à manger sainement, on évite les "crasses",...

Et au niveau psychologique ?

Il n'y a rien d'imposé systématiquement mais on a une relation étroite avec le Professeur Godin, psychologue du sport à Louvain-la-Neuve. On communique avec lui quand il y a un souci ou quand les joueurs, voire les parents sont en demande. Mais c'est le coach qui passe 95% du temps avec l'athlète. Souvent il faut réagir très vite en situation de crise. Et c'est là qu'il faut trouver les bons mots à dire. J'ai eu l'expérience, avec Kristof Vliegen par exemple, qui voulait s'améliorer mentalement. Au final, on se retrouve chez le psychologue du sport souvent deux ou trois jours après la compétition, dans un endroit calme, loin de la situation de crise. Ils peuvent bien sûr donner des techniques de respiration et de relaxation. Mais c'est le coach le premier psy, c'est donc à lui de trouver le moyen de se renforcer pour être le plus performant possible. Je suis donc plutôt partisan d'envoyer le coach chez le préparateur mental plutôt que le joueur.

En quoi consiste la formule USA du Centre d'entrainement ?

Cette formule est réservée aux élèves du Centre qui sont sortis de rhéto et qui veulent partir aux Etats-Unis. Ils se donnent un an pour améliorer leur Anglais, passer le "Toefl" (évaluation du niveau d'Anglais) et le "SAT" (test d'admission) qui sont les deux examens d'entrée et puis entreprendre les démarches administratives. Pendant ces quelques mois, ils continuent évidemment à s'entrainer et à améliorer leur niveau tennistique. Le joueur qui veut partir est un peu comme un produit commercial. Au mieux il joue, au mieux il parle Anglais et au mieux il réussit ses tests, au plus il a de chance d'obtenir une bourse. Notre objectif est de lui donner le meilleur niveau possible. Ensuite, on travaille avec la société "Overboarder" (voir l'article qui leur a été consacré) qui se charge en quelque sorte de "monnayer" le joueur auprès des Universités.

Quel est la différence entre ce centre de tennis-étude et une structure fédérale ?

La principale différence avec l'AFT c'est qu'ils sélectionnent les jeunes sur base de classement et d'âge. Il n'y a donc pas de place chez eux pour un joueur qui pourrait venir un petit peu plus tard, mûrir un petit peu plus tard que les autres. Il y a énormément de joueurs qui sont prêts à sacrifier beaucoup de choses pour arriver à un haut niveau. S'ils ne sont pas suffisamment bons pour être sélectionnés dans les structures fédérales, nous on peut les encadrer.

Les critères sont trop sévères ?

Non, ils n'ont pas le choix. Cependant, je reviens souvent sur l'expérience que j'ai vécue avec Vliegen. Lui, il a été chassé de la VTV parce qu'ils ne l'estimaient pas assez bon à 18 ans. Au final, c'est lui qui a fait la meilleure carrière de la génération des Wauters, Coene, etc. Il a été professionnel et a très bien gagné. Alison Van Uytvanck est un cas plus actuel. Elle n'a pas été reprise par la VTV et aujourd'hui, cette fille ne perd presque pas un match depuis huit mois. Ca prouve que les critères qu'on leur demande pour être sélectionnés à 14 ans ne sont pas forcément ceux qui leur permettront d'atteindre le haut niveau. Mais les fédérations n'ont pas forcément le choix. Je pense qu'aujourd'hui l'AFT sélectionnerait plus de jeunes si elle avait plus d'argent. On a une relation très privilégiée avec eux. Je sais que Jacques Leriche (ndlr : le directeur technique du Centre AFT) soutient notre projet et le trouve très intéressant. Ils ont maintenant une solution alternative à proposer aux enfants qu'ils ne peuvent pas garder. Il reste un inconvénient, c'est que ça coûte beaucoup d'argent.

Oui, la cotisation pour le Centre d'entrainement tourne aux alentours de 1800 euros par mois ?

Malheureusement, oui. Nous sommes dans le privé et ne recevons donc pas de subsides. L'école coûte cher, les infrastructures coûtent cher. C'est un salaire pour la plupart de Belges et ce n'est donc pas accessible à tout le monde. Je lance désespérément des informations pour trouver des contacts et des partenaires financiers ou des grosses sociétés qui soutiendraient un projet comme celui-là. Ca permettrait d'ouvrir les portes du Centre aux jeunes dont les parents n'ont pas actuellement les moyens.

Vous n'avez pas de sponsoring au niveau du matériel ?

Si, on est soutenu par Wilson pour les tenues et aussi par le magasin Brussels Sport qui est notre partenaire. Ils font du bon travail et ils croient dans le projet, c'est vraiment bien. Mais il faut de l'argent aussi. J'ai eu le cas une dizaine de fois l'année passée. Des personnes sont venus me voir avec leur enfant. Des enfants qui étaient bons, vraiment passionnés, souvent un peu en "décrochage" scolaire, mais qui n'avaient malheureusement pas l'argent pour le faire. On aurait pu mettre vingt joueurs dans le Centre mais on ne peut pas demander moins. Quand on regarde le tarif horaire, il n'est même pas à 20 euros.

Il n'existe pas de bourses pour rejoindre ce genre de projet ?

Il n'y a pas de bourse en Belgique. J'ai fait une demande qui est arrivée sur le bureau du ministre Antoine mais la réponse a été négative parce qu'on n'est pas une fédération. La Communauté française ne soutient que les fédérations et pas le privé.

Et les déplacements à l'étranger coûtent cher eux-aussi.

Bien sûr, et ils ne sont pas compris dans les 1800 euros. En fait, ce qui est compris, ce sont les entrainements tennistiques et physiques, la nourriture le midi, les transports entre les clubs, l'école et les tournois en Belgique. Les déplacements à l'étranger ne sont pas compris car ils sont très différents selon le joueur. Prochainement, il y a des joueurs qui partent en Moldavie, d'autres en Grèce, d'autres en Tunisie.Ils doivent prendre les billets d'avion à leur charge.

Comment se fait le choix des tournois ?

J'étudie le calendrier, je regarde l'accessibilité aux tournois, la catégorie, la surface, la liste des joueurs en présence et je choisis ce qui pourrait convenir le mieux. Ca se fait en discussion avec l'entraineur et le joueur. Et bien sûr avec les parents puisque le budget compte aussi et il ne s'agit pas de faire n'importe quoi. Pendant l'année, c'est l’aspect le plus complexe du travail. Que chacun puisse avoir un programme de compétition sur mesure, lié à ses objectifs. Et toute l'organisation autour de ça est assez contraignante aussi mais ça fait partie du jeu.



De gauche à droite : Philippe Dehaes, Pascale Farin (responsable administratif du tennis-études), Nicolas Wittouck (co-resposable itec) et David Gerone (directeur de l’école Montgomery)

Le nombre de tournois dépend du joueur ?

Oui, selon les blessures ou une fatigue importante on peut alléger le programme. Mais je trouve personnellement qu'on construit le joueur à travers la compétition et donc il faut qu'il joue un maximum de matchs. On n'en joue jamais assez. Donc, dès que les parents sont d'accord avec le coût lié à la compétition et que le joueur est en forme, on y va.

Dès 12-13 ans ?

Non, pour ceux du tennis-étude, ça ne sert à rien de partir souvent à l'étranger. En tout cas, c'est la politique qu'on a choisie parce que le niveau belge est bon. Il y a de très bons tournois en Belgique et ça ne sert à rien de courir le monde à 12 ans. Bien sûr, ils font des tournois Tennis Europe -14 durant les congés scolaires. Mais l'objectif principal reste de se montrer d'abord en Belgique. Cette remarque vaut d'ailleurs aussi pour les pros. Avant de prétendre à chercher un classement ATP ou WTA, il faut prouver qu'on est capable de gagner à B-15/4 ou série A toutes les semaines. Et que donc on fait partie des meilleurs en Belgique et qu'il faut partir à l'étranger pour encore progresser. Mais quelqu'un qui ne gagne pas à -B15/2, je le vois mal s'inscrire en $10.000. C'est un leurre. Pour nous, les tournois belges sont très importants. C'est un excellent baromètre. Bon, les jeunes de 16-17 ans ne vont évidemment pas battre des séries A tout le temps mais ils doivent les accrocher. Karim Tourmous par exemple vient de jouer au Sport Village et il a perdu contre Alec Witmeur 7/6-7/5. Le match avant il bat facilement un B-15/4. Voilà, ça prouve qu'il a le niveau pour partir jouer des Grades 2 ou 3 juniors.

De qui est composée l'équipe de coachs ?

Aurélien Magister est le responsable de la partie tennis-étude. Au niveau de la logistique et de l'administration, c'est Pascale Farin, la maman de Kevin, qui s'en occupe et qui fait un travail formidable d'ailleurs. Au niveau du Centre d'entrainement, le staff va s'étoffer maintenant avec le BATD. J'exercerai la responsabilité du team en partenariat avec Michel Bouhoulle. Il y aura également Nicolas Wittouck, Rudi Vergauwen et un troisième coach qui doit encore arriver. A cela s'ajoutent Francis Borlée, le frère de Jacques, et Geoffroy Vereerstraeten, les préparateurs physiques. Il y aura donc sept coachs à temps-plein pour 20 à 25 joueurs.

Christophe Rochus a aussi un rôle dans la structure.

Christophe vient durant l'hiver, en fonction de son planning, donner quarante séances d'entrainement. C'est vraiment très chouette de pouvoir bénéficier de son expérience. Et il fait ça très bien, c'est vraiment un bon entraineur. C'est tout bénéfice pour les enfants.



Stage de préparation à Chamonix

Et qui sont les joueurs du Centre ?

Au niveau du tennis étude, on a trois joueurs en Full Time : Margaux Brabant, Morgan Vandy et Stéphanie Doboara. Dans le Centre, il y a Jeroen Claeys, Kevin Farin, Emile Gillot, Karim Tourmous, Estelle Balan et Justine Bourdon. Et grâce à l'association avec le BATD, on peut y ajouter Yannick Vandenbulcke, Gaëtan de Lovinfosse, Gaëtan Van Ooteghem Romain Bogaert, Valérie Verhamme, Anouk Delefortrie, Julien Sterbelle. Plus Robin Semal et Nikitas Mikhail qui partent aux Etats-Unis à la rentrée. Voilà pour les Belges. On a aussi quelques étrangers : un Luxembourgeois, une Française, un Russe.

Qu'est-ce qui attire de jeunes étrangers dans ce type de structure ?

Philipp Smalyanyy était chez Justine Hénin et il m'a suivi quelques mois après mon départ. Les deux autres nous ont découvert via notre site (www.itecenter.com).

Outre le site, comment l'ITEC se fait-il connaître ?

Par des articles de presse. On lance également un concours dans la Dernière Heure et La Libre Belgique pour gagner des stages. Et puis on organise une journée de sélection pour le tennis étude une fois par an, la prochaine aura lieu le samedi 25 juin. Tous les renseignements sont sur le site. Enfin, le meilleur moyen, comme je le dis toujours, est de gagner un maximum de matchs en Belgique et de se montrer. Mais ça prend un peu de temps. L'Académie est encore jeune.

Pour, à terme, "sortir quelqu'un" ?

Voilà, sortir un nom, sortir un bon. Ca, c'est la meilleure formule. Maintenant, pour y arriver, on en revient au même problème. Moi, j'ai plein de projets en tête mais il faut de l'argent. Il y a une quantité industrielle de joueurs incroyables mais qui n'ont pas les moyens. Aujourd'hui, on ne sait pas les accueillir. Mais si demain, j'ai Electrabel qui vient me trouver en me disant qu'ils veulent monter un "Team" et qu'ils sont prêts à mettre 50.000 euros par an pendant cinq années, je vais en sortir des jeunes, c'est garanti. La recherche de sponsor est capitale. On pourrait alors prendre les meilleurs en leur offrant quasiment la gratuité. Sans ça, ça mettra plus de temps. On doit bien travailler à la base et espérer que nos jeunes sortent la tête de l'eau.