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Les favoris pour l'Australian Open

 

L’open d’Australie 2021 débute ce lundi et il est bien compliqué, au vu des circonstances, de désigner un et une favori(te). Si Novak Djokovic, qui joue sur son court préféré, partira avec un avantage, le tableau masculin est tout de même très ouvert. Chez les dames, ça le sera encore plus après une saison 2020 passionnante qui a rebattu pas mal de cartes.


Avec ses huit trophées en Australie, Novak Djokovic est le joueur le plus titré à Melbourne. Le Plexicushion du Court Central convient parfaitement à son jeu, la chaleur qui règne aux antipodes en cette saison ne le gêne absolument pas et l’ambiance électrisante du public local galvanise le guerrier qui est en lui. Pour autant, la situation particulière doit inciter à la prudence. Dans des conditions anxiogène similaire, le n°1 mondial a un peu déjanté l’an dernier, tant à l’US Open avec sa disqualification, qu’à Roland-Garros avec sa finale complètement loupée. Et cette année, l’opposition ne viendra plus du seul Rafael Nadal. 


L’Espagnol sera bel et bien présent et ne lâchera rien comme à son habitude. Il n’aborde pourtant pas l’épreuve avec sérénité. Légèrement touché au dos, il a préféré faire l’impasse sur les matchs de l’ATP Cup cette semaine. On le sait, Nadal apporte un soin extrêmement méticuleux à sa préparation et cette petite douleur n’est peut-être pas grand chose. Mais, à près de 35 ans, il a plus que jamais besoin d’être à 100% physiquement pour être dangereux, surtout en Grand-Chelem sur la longueur des cinq sets.


Finaliste l’an dernier, seulement battu en cinq manches par Djokovic, Dominic Thiem emmènera les cadors de la “NextGen”. Depuis douze mois, l’Autrichien a pris une toute autre dimension, surtout après avoir signé son premier titre en Grand-Chelem lors de l’US Open. Sa prestation lors de l’ATP Cup n’a toutefois pas été brillante. Tout le contraire du vainqueur du Masters Daniil Medvedev qui a facilement remporté ses premiers matchs. Vainqueur également du Masters 1000 de Paris en octobre, le Russe est donc invaincu depuis treize matchs (avant la finale de l’ATP Cup donc) et abordera le tournoi avec beaucoup d’ambitions.


Ce sera le cas également pour Alexander Zverev qui était passé aussi tout près d’un premier succès majeur à New York. L’Allemand a très bien joué en ATP Cup et est même passé tout près de prendre la mesure de Djokovic. Il pourrait d’ailleurs retrouver le Serbe en quart à Melbourne. Stefanos Tsitsipas est lui versé dans le tableau de Nadal. Lui aussi apprécie la surface à Melbourne où il avait signé son premier très gros résultat avec une demi en 2019.


Andrey Rublev en embuscade


Parmi les autres joueurs de cette génération, il faut aussi pointer Andrey Rublev qui a réalisé une saison 2020 de très haut vol pour terminer dans le Top 10. Déjà trois fois quart de finaliste en Grand-Chelem, il semble en mesure de franchir encore un cap supplémentaire et il aime cette surface. Le troisième Russe, Karen Khachanov est désormais un solide Top 20, capable de faire jeu égal avec les meilleurs sur un match. Denis Shapovalov, a atteint son premier quart en “Major” lors du dernier US Open. S’il semble parfois encore un peu tendre, il ne tardera certainement pas à frapper fort avec son formidable bras gauche. A 20 et 19 ans à peine, Felix Auger-Aliassime et Jannik Sinner semblent déjà trouver leurs marques au plus haut niveau et devront être surveillés de près également. Ces trois derniers sont toutefois versés dans la même partie de tableau et un seul pourra atteindre la deuxième semaine.


A 21 ans, Alex De Minaur, fait également partie de cette génération et c’est lui qui emmènera la délégation australienne. En net progrès il y a un an, il a tout de même un peu marqué le pas après le confinement. Mais il a bien lancé sa saison 2021 avec un succès à Antalya. Derrière lui des joueurs comme John Millman ou Jordan Thompson sont de solides membres du Top 100 et auront à cœur de se montrer devant leur public. Mais c’est évidemment Nick Kyrgios qui attirera le plus les foules. La “grande gueule” du circuit ne laisse personne indifférent mais c’est dur d’imaginer quel sera son niveau après presqu’un an sans match. La remarque vaut encore plus pour Thanasi Kokkinakis. L’ancien grand espoir n’a plus disputé de match officiel depuis… septembre 2019.


D’autres joueurs plus âgés se feront certainement remarquer également. On pense bien sûr à Diego Schwartzman, superbe demi-finale à Roland-Garros et désormais membre du Top 10. Il y a aussi Gaël Monfils qui est encore classé à la onzième place même si ses derniers résultats sont plutôt moyens. Milos Raonic est toujours très à l’aise à Melbourne où il a atteint une demi et quatre quarts. Enfin, Stanislas Wawrinka revient sur les terres de son premier titre en Grand-Chelem, il y a sept ans déjà. Le Suisse rêve encore de tutoyer les sommets même s’il est très souvent en délicatesse avec son physique (il vient d’ailleurs encore d’abandonner lors d’un tournoi préparatoire). 


Qui est la vraie n°1 ?


Après son flamboyant retour au sommet cet été, ponctué par un nouveau titre en Grand-Chelem à l’US Open, Naomi Osaka n’a plus joué, préférant faire l’impasse sur la tournée européenne pour ne pas prendre de risque avec l’épidémie. Difficile donc d’imaginer dans quel état elle abordera cet Open d’Australie. Son tournoi de préparation s’était plutôt bien passé avant qu’elle ne déclare forfait pour les demi-finales. Son entrée en lice pourrait donc s’avérer délicate. Mais lorsqu’elle est à 100%, elle est incontestablement la n°1 actuelle. 


La n°1 officielle est toutefois encore Ashleigh Barty. L’Australienne, qui avait dominé la saison 2019 en remportant notamment son premier titre à Roland-Garros, a effectué une coupure encore plus impressionnante. Refusant de quitter son pays durant la crise sanitaire, elle n’a plus disputé un match officiel depuis près d’un an, tout comme son compatriote Nick Kyrgios en fait. Dès lors, il serait étonnant qu’elle retrouve son top niveau dès son retour. Elle s’est toutefois hissée en finale lors de son tournoi de préparation, ce qui est un bon indicateur. L’an dernier, Simona Halep a fait l’impasse sur la saison américaine pour se consacrer à la terre-battue mais ça ne lui a pas trop réussi, en tout cas à Roland-Garros. Elle reste la (seule ?) valeur sûre du circuit et aura soif de victoire à Melbourne.


Serena Williams court toujours après ce 24e succès en Grand-Chelem qui lui permettrait d’égaler Margaret Court. En a-t-elle encore les moyens ? Elle n’en était en tout cas pas si loin lors de l’US Open. Son dernier titre à ce niveau remonte tout de même à quatre ans et l’opposition semble bien plus forte aujourd’hui. A l’image de Victoria Azarenka redevenue l’été passé la tueuse qu’elle était dans les années 2012-2013. Il s’en est fallu de peu qu’elle remporte l’US Open et Melbourne est le seul Grand-Chelem qu’elle a remporté (deux fois même). Impossible de ne pas la pointer parmi les favorites.


Trois jeunes joueuses ont remporté leur premier Grand-Chelem récemment et viendront à Melbourne avec l’espoir de confirmer leur nouveau statut. A commencer bien sûr par la tenante du titre Sofia Kenin qui a éprouvé pas mal de difficultés à confirmer son titre dans un premier temps avant d’atteindre tout de même la finale à Roland-Garros. Elle devra tout de même gérer une énorme pression. Iga Swiatek, qui avait survolé le dernier Grand-Chelem parisien, devra prouver que son niveau de jeu exceptionnel pendant cette quinzaine n’était pas dû aux circonstances. Enfin, Bianca Andreescu n’a presque pas joué depuis son titre à l’US Open 2019. Elle aussi est capable de réitérer son exploit mais sans doute pas dès sa reprise.


Deux plus anciennes gagnantes en Grand-Chelem, Petra Kvitova et Garbiñe Muguruza peuvent nourrir quelques espoirs pour ce tournoi, surtout l’Espagnole qui aime bien la surface et semble en forme. D’autres sont à la recherche de leur premier titre majeur comme Karolina Pliskova ou Elina Svitolina. Encore classées 5e et 6e mondiale, elles ne parviennent pas à franchir ce dernier palier vers le sommet. Pour Aryna Sabalenka, à 22 ans, ce pourrait bien être pour cette année. Mais une récente blessure ne lui permet pas de pointer au rang des favorites pour ce tournoi.


Tous les espoirs sur Elise 


Après le confinement du printemps dernier et la pause du circuit international, David Goffin n’a jamais vraiment pu retrouver son meilleur niveau. Le Liégeois (qui a également été infecté durant l’automne) semble en pleine crise de confiance et son changement de coach n’a pour l’instant pas encore porté ses fruits. Il a hérité d’un tirage au sort plutôt positif qui devrait lui permettre de rentrer doucement dans le tournoi. Mais les choses vont se corser dès le troisième tour avec Borna Coric avant une possible confrontation avec Medevedev en huitièmes. Pour Kimmer Coppejans, qualifié en Grand-Chelem pour la troisième fois, le tournoi est déjà réussi. Mais il pourrait bien faire mieux encore car il doit affronter au premier tour le Tchèque Jiri Vesely, un adversaire à sa portée qui a en plus abandonné lors de son tournoi de préparation. 


Les plus grands espoirs belges reposeront toutefois sur Elise Mertens. La Limbourgeoise adore l’Australie. Elle y a remporté son premier titre (Hobart en 2017), atteint sa seule demi en Grand-Chelem il y a trois ans et son tournoi de préparation est vraiment très bon également puisqu’elle disputera la finale dimanche. Elle devra se méfier au premier tour de la jeune et talentueuse Canadienne Leyla Fernandez mais elle peut être satisfaite de son tirage dans l’ensemble car elle évitera les très gros morceaux jusqu’en quart. Un nouveau très beau parcours est à sa portée. Le cas d’Alison Van Uytvanck est plus difficile à jauger. Plutôt inconstante ces derniers mois, elle est capable sur un tournoi de retrouver son meilleur tennis et d’atteindre la deuxième semaine mais elle pourrait aussi bien trébucher d’entrée face à la jeune Française Clara Burel. 


A 35 ans, il ne reste plus beaucoup d’années à Kirsten Flipkens pour briller dans un tournoi qui lui a rarement réussi, hormis un huitième de finale en 2013. Elle sera opposée à Venus Williams dans un premier tour qui aurait presque pu compter pour le tournoi vétéran. Greetje Minnen, la benjamine de notre délégation dispute son quatrième Grand-Chelem consécutif. Il y a un an, elle avait même réussi à franchir le premier tour. Une performance qu’il sera difficile de réitérer puisqu’elle affrontera Petra Kvitova. Mais Greet doit y croire car elle a les armes pour jouer au plus haut niveau. C’est le cas également d’Ysaline Bonaventure qui peut faire parler la poudre avec son bras gauche supersonique. Elle affrontera au premier tour la Hongroise Timea Babos, sortie des qualifications. Aux côtés de son nouveau coach Arthur De Greef, elle peut aussi nourrir quelques espoirs dans ce tableau.