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Le Top 10 belge des espoirs

 

Chaque année, tennis-belge.be vous propose son classement « espoirs » reprenant les dix meilleurs jeunes du pays, garçons et filles confondus de 12 à 18 ans. Ce classement est construit sur base d’une grille objective de points obtenus lors des tournois internationaux juniors (U18), scolaires (U16) et cadets (U14) et pondérés selon l’âge. Ce à quoi, nous avons ajouté depuis 2015 des points aux jeunes ayant déjà remporté des points chez les pros ainsi que des points en fonction des résultats obtenus dans les tournois belges, étoilés ou non. Cela permet de mieux évaluer des joueurs qui n’ont presque pas disputé de tournois juniors pour se consacrer déjà au circuit pro ou des joueurs qui ont trop peu joué de tournois internationaux (parfois faute de moyens financiers) mais qui ont cartonné sur le circuit belge.

1. Pierre-Yves Bailly
(17 ans, A25, ITF junior : 31e, 2483,75 points) :


© Leo Stolck
Cinquième de notre classement l’an dernier (cf Le Top 10 belge espoir 2019), Pierre-Yves Bailly était attendu en 2020 et un Top 3 semblait tout à fait à sa portée. Il a fait bien mieux puisqu’il s’adjuge tout simplement la première place au terme d’une saison pleine où il a bien géré les circonstances particulières et a même mieux joué après le confinement. Sa saison démarre bien dès la première semaine puisqu’il passe le réveillon du nouvel an en Suède où il dispute un Grade 3. Il s’y arrête en quart en simple mais remporte le tournoi en double. 

Fin janvier, Pierre-Yves part en Tunisie pour deux “Grades 2” où il aligne une demi et un quart et atteint une nouvelle finale en double. Ses résultats de la fin de l’hiver sont un peu moins bons puisqu’il est battu au deuxième tour en Lituanie et en République dominicaine (G2 à chaque fois). En un sens, la pause imposée par la crise du coronavirus lui a plutôt été bénéfique. Pas bien dans sa peau avant le confinement, il va beaucoup s'entraîner pendant cette période, notamment avec son petit frère Gilles-Arnaud (voir plus bas). Il va aussi mettre l’accent sur le physique qui était encore parfois son point faible. Il lui arrivait en effet assez souvent de “cramper” lors des matchs tendus. Limbourgeois par sa maman et Liégeois par son papa, il travaillait jusque-là au Tennisdel Genk mais il décide de partager son temps avec le Team Pro de l’AFT à partir du déconfinement. Il fait son retour lors du Belgian Circuit avec quelques très bons résultats à la clef. Il domine par exemple Arnaud Bovy au 4 étoiles de Visé, Stijn Meulemans à celui de Wezel et le Néerlandais Bart Stevens au 5 étoiles d’Alken, trois épreuves très relevées où il n’est battu qu’en demi-finale.

En septembre, il fait le choix de rejoindre à plein temps le centre AFT de Mons où il s’est directement bien intégré au groupe. Il effectue aussi quelques changements, notamment au niveau de sa prise de revers. Il reprend le circuit junior à la fin de l’été et réalise directement quelques très bons résultats. Au Grade 2 de Pilsen, Pierre-Yves s’incline en quart de finale en simple et en finale en double. Il aligne ensuite deux finale en simple, une au G3 de Bruchköbel et surtout une première en Grade 1 à Plovdiv, en Bulgarie. Lors de ces deux épreuves, il bat pour la première fois des joueurs du Top 50 comme l’Américain Dali Blanch (30e) et le Russe Marat Sharipov (50e). Jusque-là, il n’avait battu qu’un seul joueur du Top 100. Il termine sa saison par le plus beau titre de sa jeune carrière lors du Grade 1 de Villena. Il y domine trois têtes de série, dont le Suèdois Mans Dahlberg (47e mondial) en deux sets.

Sous la houlette de Steve Darcis, Julien Onclin et Ananda Vandendooren, Pierre-Yves Bailly a pris énormément de confiance au sein du Team Pro de l’AFT et grâce à cette superbe fin de saison. Classé 30e mondial chez les juniors en décembre, il débutera sa dernière année dans cette catégorie dans le Top 10 puisque, entre-temps, les joueurs nés en 2002 ont été retirés du classement. Une place qui lui permet d’espérer de bons résultats en Grand-Chelem dont il fait logiquement son principal objectif. Il essayera également de prendre déjà de l’expérience chez les pros en s’alignant sur quelques $15.000.

2. Sofia Costoulas
(15 ans, A27, TE-16 : 12e, ITF junior : 25e, 2361,5 points) :


© Leo Stolck
Déjà numéro deux de notre classement il y a un an, Sofia Costoulas était la favorite pour grimper sur la plus haute marche cette année, après le passage chez les pros du n°1 de 2019 Gauthier Onclin. Mais il est vrai que la transition entre le circuit TennisEurope des 14 ans et moins et le circuit mondial junior est toujours compliquée, surtout que l’arrêt du circuit pendant cinq mois n’a pas été évident à gérer. Finalement, cette deuxième place reste un super résultat.

Sofia n’était pas non plus totalement novice sur le circuit des moins de 18 ans. Elle l’arpente déjà depuis le printemps 2019 et remportait un premier tournoi un mois à peine après son quatorzième anniversaire. L’exploit était de taille d’autant qu’il s’agissait déjà d’un Grade 2 et qu’elle en remportait un second trois mois plus tard. Pourtant sa tournée australienne 2020 est assez décevante. Battue au deuxième tour à Traralgon, elle ne prend qu’un seul jeu à la deuxième tête de série à Melbourne. Elle repart en tournée en Asie début mars mais perd dès son deuxième tour au Grade 1 de Nonthaburi. A Sarawak, elle se qualifie pour les quarts de finale mais le tournoi est interrompu par la crise sanitaire. Un confinement qu’elle a vécu difficilement. C’est surtout l’interdiction de s'entraîner qui fut compliquée à vivre. Elle a toutefois beaucoup appris durant cette période et est revenue plus forte lors du Belgian Circuit. Elle y remporte un premier tournoi, un “2 étoiles” à Marche, où elle domine notamment Michaela Boev. 

Au “4 étoiles” du Panorama, Sofia réalise une superbe performance en dominant Kimberley Zimmermann, classée dans le Top 500 mondial. Malheureusement, elle chute et se blesse lors de sa demi-finale contre Lara Salden. Cette blessure la force à s’arrêter quelques semaines. Elle revient lors d’un Grade 2 en Pologne début septembre et se hisse en demi-finale. Mais la blessure se réveille la semaine suivante, lors du G3 de Bruchkobel et c’est dans ces conditions compliquées qu’elle aborde Roland-Garros. Elle parvient pourtant à y prendre un set à la quatrième tête de série au premier tour. Fin octobre, la pépite de l’Académie Justine Henin atteint sa première finale dans un Grade 1, à Plovdiv, en Bulgarie. Elle n’y est battue que par la troisième joueuse mondiale. Dans la foulée, elle dispute son tout premier tournoi pro à Pazardzhik et se hisse en quart de finale. Elle enchaîne directement avec un Grade 2 en Espagne où, tête de série n°2 elle remporte son troisième titre à ce niveau. En décembre, Sofia s’envole pour les Etats-Unis où elle dispute le prestigieux Grade A de l’Orange Bowl. 

Elle s’y hisse en quart de finale et n’est battue qu’au tie-break du dernier set par la première joueuse mondiale, la Française Elsa Jacquemot. Cette série de bons résultats permet à Sofia Costoulas de terminer l’année dans le Top 30 junior et elle débutera même 2021 dans le Top 15 après le “nettoyage” des joueuses nées en 2002. Une belle performance pour une joueuse qui peut encore disputer le circuit junior pendant trois saisons. L’an prochain, elle cherchera également à briller en Grand-Chelem et à remporter ses premiers points au classement WTA.

3. Hanne Vandewinkel
(16 ans, B-15/4 (n°45), TE-16 : 25e, ITF junior : 81e, 2109,25 points) :


© Leo Stolck
Un an plus âgée que Sofia Costoulas, Hanne Vandewinkel a connu un peu plus de difficultés à effectuer la transition entre les U14 et les U18. Troisième de notre classement en 2017, elle a encore joué quelques épreuves sur le circuit TennisEurope au début de l’année suivante mais est assez rapidement passée au tournois juniors. Ses résultats n’ont pas été mauvais puisqu’elle a tout de même remporté deux Grades 5 puis disputé une finale en Grade 3 l’an dernier. 

Sa progression fut donc linéaire à défaut d’être fulgurante. Début 2020, après deux nouveaux quarts de finale (G3 et G4), Hanne va connaître un sérieux coup de booster en remportant le premier Grade 2 qu'elle disputait, à Tunis. En finale, elle obtient en outre sa première victoire sur une joueuse du Top 100, la Russe Polina Iatcenko. en double, elle y atteint aussi la finale. La semaine suivante, toujours dans la capitale tunisienne, elle se hisse encore en demi-finale. La première partie de sa saison se conclut à Saint-Domingue, pour un nouveau Grade 2 où elle s’arrête en quart de finale. La Limbourgeoise n’a pas trop mal vécu la pause imposée par la crise sanitaire. Bien sûr, elle ne pouvait plus jouer mais elle ne devait pas non plus aller à l’école ce qui lui a permis d’expérimenter pour la première fois une période où elle pouvait se concentrer sur sa préparation physique. Lorsqu’elle a pu rejouer des tournois, il était évident que cette préparation avait porté ses fruits.

Mais elle a manqué de chance lors de son retour sur le Belgian Circuit. Début juillet, lors d’un tournoi à Louvain, Hanne se blesse et est contrainte au repos pendant un mois. Même à son retour, elle éprouve pas mal de difficultés à retrouver son meilleur niveau. Elle reprend toutefois la compétition internationale via un Grade 4 aux Pays-Bas et elle atteint directement la finale. Mais lors des trois tournois suivants (G2, G4 et G3), elle est éliminée en quart en simple alors qu’elle était parmi les favorites. Elle parvient malgré tout à remporter le Grade 3 d’Hannovre en double. Ce n’est qu’en toute fin de saison qu’elle retrouve la plénitude de ses moyens. Elle remporte son quatrième titre junior lors du Grade 3 de Lousada au Portugal et ce sans perdre le moindre set. Fin novembre, elle atteint encore la finale d’un G3 en Pologne en simple et en double.

Depuis le mois de septembre, Hanne Vandewinkel a pris la décision de passer par le jury central pour terminer ses études (en section math-sciences). Ça devenait trop difficile pour elle de combiner l’école et le tennis. Elle est depuis beaucoup plus libérée et ça s’est vu au niveau de ses prestations de fin d’année. Elle est toujours entraînée à la Wilson Tennis Academy de Genk où elle est suivie spécifiquement par Seppe Cuypers, le vainqueur du Belgian Circuit. Au classement de ce début janvier, elle fait partie du Top 50 ce qui lui permettra de disputer les épreuves principales du circuit. Elle espère évidemment y briller, surtout en Grand-Chelems, et participera également à quelques $15.000 pros.

4. Raphaël Collignon
(18 ans, A38, ITF junior : 32e, ITF World : 1884e, 1656 points) :


© Philippe Montigny
Présent dans notre top 10 depuis 2017, Raphaël Collignon est le premier joueur de notre classement 2020 à avoir fêté ses 18 ans cette année. Pour sa dernière saison chez les juniors, il ne manquait pas d’ambition. Avec sa place dans le Top 100, il espérait pouvoir prendre part aux plus gros tournois et notamment aux Grand-Chelems. D’autant que son début de saison est très réussi. Mais la crise du coronavirus va un peu gâcher ses espoirs.

C’est en Inde qu’il débute l’année avec la ferme intention de décrocher les points qui lui manquaient pour disputer Roland-Garros et Wimbledon. Et ses résultats dépassent ses espoirs puisqu’il remporte le Grade 3  de Chandigarh et le Grade 2 de New Delhi en simple et en double. Sur son parcours, le Liégeois domine même deux joueurs du Top 100. Un peu fatigué, il s’arrête en demi-finale lors de sa troisième semaine en Inde au Grade 2 de Kolkata. Mais cette défaite ne freine pas ses ardeurs et il atteint encore une très belle finale, en simple et en double au Grade 2 de Siauliai, en Lituanie. Fin février, il se hisse en quart de finale du Grade 1 de Kazan, en Russie, où il s’impose en double. Après à peine deux mois, Raphaël est passé de la 90e à la 25e place mondiale. Un début de saison parfait donc mais qui sera stoppé net par le coronavirus.

La pause lui permet de passer beaucoup de temps en famille, ce qui lui a fait beaucoup de bien car il n’avait plus pu le faire depuis longtemps. Il s’est également bien entraîné physiquement grâce au planning mis en place par Alexandre Blairvacq, le coach physique du centre AFT. Mais lorsque le circuit reprend, la plupart des gros tournois de la saison juniors ont été annulés. Raphaël ne dispute plus que deux épreuves chez les U18. Lors du Grade 3 de Bruchkobel, il se hisse en quart de finale et n’est battu qu’au tie-break du dernier set. Il peut enfin prendre part à un Grand-Chelem, à Roland-Garros, mais est surpris au deuxième tour. En parallèle, il fait connaissance avec le circuit pro avec quelques bons résultats. Même s’il ne parvient pas à remporter de points, il gagne quelques matchs en qualifications de Futures contre des joueurs de bon niveau.

Avec huit victoires pour seulement six défaites sur le circuit ITF World Tour, le bilan de Raphaël Collignon pour ses premiers résultats pros est plutôt positif. D’autant que le nombre restreint de tournois a rendu les tableaux de ces épreuves très relevés. Aujourd’hui repris dans le pro-Team de l’AFT, après avoir passé cinq ans en tennis-étude, Raphaël va pouvoir confirmer ces performances dès le 11 janvier et cherchera à gagner ses premiers points ATP en ce début d’année.

5. Martin Katz
(17 ans, A55, ITF junior : 101e, 1608 points) :

Dix-neuvième de notre classement en 2019, Martin Katz est la belle surprise de cette saison. Le Brabançon terminait sa première année complète chez les juniors en 2019 à la 373e place mondiale avec deux titres Grades 5 au Koweït en poche. Ces résultats plutôt positifs lui laissait espérer la possibilité d’intégrer le Top 100 en 2020. Le coronavirus l’a un peu freiné mais il peut tout de même être fier de son évolution.

Également élève au centre AFT, il participe à la même tournée indienne que Raphaël Collignon en janvier. Les deux amis se retrouvent d’ailleurs en finale du Grade 3 de Chandigarh la première semaine mais c’est Raphaël qui la remporte. Ils font ensuite équipe pour s’imposer en double, tout comme au Grade 2 de New Delhi la semaine suivante. En simple, Martin y atteint les quarts de finale et enchaîne avec un deuxième quart au même niveau à Kolkata pour conclure la tournée. Lors de son périple indien, il a signé ses trois premiers succès sur des Tops 100. Battu d’entrée au Grade 2 de Siauliai, il atteint les huitièmes de finale pour son tout premier Grade 1 à Kazan. Ce bon début de saison est coupé par la crise sanitaire. Il a tout de même l’occasion de s'entraîner avec son frère sur un terrain privé durant le confinement et effectue lui aussi un gros travail physique.

Durant l’été, Martin signe quelques belles prestations lors du Belgian Circuit. Seulement classé B-15/2, il domine trois fois des séries A dont deux fois l’ancien Top 300 ATP Julien Dubail. Son meilleur résultat est une finale lors du “2 étoiles” de Marche. Il revient sur le circuit junior doucement, via un Grade 4 à Eindhoven où il s'arrête en quart de finale. En septembre, il réalise deux très bons résultats en alignant des demi-finales lors du Grade 2 de Pilsen et du Grade 3 de Bruchkobel. Dans ce dernier tournoi Martin s’adjuge le titre en double, son troisième de la saison donc. Il termine sa saison avec deux Grades 1. Lors du premier, à Plovdiv, il se hisse en quart de finale en prenant la mesure pour la première fois d’un joueur du Top 50, le Suèdois Mans Dahlberg. A Villena, il est ensuite battu au deuxième tour mais par la sixième tête de série.

Comme Raphaël Collignon, Martin Katz a été intégré au Team-pro de l’AFT cet été. Il y est plus spécifiquement suivi par Julien Onclin. S’il termine la saison juste à l’extérieur du Top 100, il y est tout de même entré il y a quelques semaines donc son objectif de 2020 est atteint. Suite au retrait des joueurs nés en 2002, il fait directement un bond dans le Top 40 ce qui devrait lui permettre de disputer les principales épreuves du circuit dont les Grand-Chelems. A partir de l’été, il tentera d’aller chercher ses premiers points ATP lui aussi.

6. Maikel De Boes
(18 ans, A37, ITF junior : 96e, 1608 points) :

Deuxième joueur de ce Top 10 à disputer sa dernière année chez les juniors en 2020, Maikel De Boes n’a pas connu un parcours tennistique classique. Il n’a pas disputé de tournois sur le circuit TennisEurope car il a donné la priorité à ses études (en option latin-science) jusqu’à 16 ans. A cette époque, il ne s'entraînait que deux ou trois heures par semaine près de chez lui au TC Beckhand avec l’ancien Top 200 Stefan Wauters. 

Il décide alors d’arrêter l’école pendant un an pour se consacrer au tennis, ce qu’il peut faire sans conséquence sur ses études puisqu’il avait sauté une classe en primaire. Maikel passe cette année-là à la Kim Clijsters Academy de Bree et les résultats de ces entraînements plus poussés ne se font pas attendre. En 2019, il grimpe de la 866e à la 338e place ITF grâce à un premier titre en simple en Suisse (et quatre en double). Il démarre 2020 de la meilleure manière en remportant son deuxième titre lors du Grade 4 d’Arlon la première semaine de l’année. Deux semaines plus tard, il se hisse en demi-finale d’un Grade 3 à Antalya dont il dispute aussi la finale du double. Très rapidement, il effectue la transition vers le niveau supérieur et se hisse en finale du Grade 2 de Chisinau (qu’il remporte en double) puis son premier quart en Grade 1 à Kazan.

Le Beverenois est à Saint-Domingue lorsqu’éclate la crise sanitaire. Battu au premier tour de ce Grade 2 en simple, il était encore en lice en double lorsque le tournoi est annulé. Après le confinement durant lequel il s’est concentré sur le travail physique, il décide de retourner auprès de Stefan Wauters (et Yuri Soberon) dont l’académie est plus proche de son domicile. Fin juin Maikel peut reprendre la compétition lors du Belgian Circuit et il y remporte trois titres dont deux “2 étoiles” alors qu’il n’avait jusque-là jamais atteint de finale en Messieurs 1. Il signe de nombreuses victoires sur des séries A, dont une sur l’ancien joueur de Coupe Davis Niels Desein ou des cadors du circuit belge comme Yannick Vandenbulcke. Il peut reprendre la compétition internationale au Grade 4  d’Eindhoven où il se hisse en demi. Au Grade 2 de Pilsen, il est par contre battu d’entrée.

Malheureusement, il ne peut participer à Roland-Garros. Maikel De Boes avait à ce moment-là un classement suffisant pour disputer les qualifications mais, en raison des circonstances, seul le tableau final a été organisé. Ce gaucher au jeu offensif a donc mis un terme à sa saison pour se concentrer sur sa préparation pour 2021 qui sera sa première année sur le circuit pro.

7. Gilles-Arnaud Bailly
(15 ans, B-15/4 (68e), TE-16 : 66e, ITF junior : 267e, 1169,25 points) :

Classé à la quatrième place de notre Top 10 l’an dernier, juste devant son grand frère Pierre-Yves, Gilles-Arnaud Bailly a légèrement reculé cette année. Rien d’inquiétant toutefois. Le Limbourgeois a cartonné chez les U14 et a même déjà obtenu ses premiers bons résultats dans ses premiers tournois juniors en 2019, il a dû gérer la transition vers le plus haut niveau cette année et c’est chaque fois une étape difficile qui n’a pas été facilitée par le coronavirus.

Sa saison avait pourtant parfaitement démarré. Après une victoire en double (et un quart en simple) au Grade 4 d’Arlon, Gilles-Arnaud remporte son deuxième titre junior à celui de Malmö début janvier. Son parcours est remarquable puisqu’il y domine quatre têtes de série dont le n°1 Linus Carlsson Halldin, 127e mondial, en finale. A l’époque, il n’était lui-même classé que 721e. Il revient ensuite à la catégorie U16 pour disputer la Winter Cup et emmène la Belgique jusqu’à la troisième place européenne. Une très belle performance également. Il se blesse malheureusement fin février lors du Grade 4 de Doorn et ne dispute plus d’autres tournois avant le confinement.

Durant cette période, Gilles-Arnaud a bien entendu pu taper la balle avec son grand frère tout en suivant le programme de la Wilson Tennis Academy où il s'entraîne. Il a tout de même pu profiter de ces quelques mois pour travailler plus spécifiquement sur ses quelques points faibles. Il fait son retour comme tous les autres via le Belgian Circuit sans y connaître de résultats extraordinaires. Au “3 étoiles” de Seraing, il pousse tout de même Zizou Bergs aux trois sets. Son retour sur le circuit junior sera assez bref. Après un abandon au premier tour du Grade 3 de Bruchkobel, il remporte un troisième trophée ITF (en simple) lors du Grade 4 d’Hanovre.

Par la suite, Gilles-Arnaud se repose pour soigner ses blessures. Il espère pouvoir revenir rapidement et jouer un maximum en 2021. Suite à son succès allemand, il grimpe dans le Top 300 et commencera même l’année aux portes du Top 100 après le retrait des joueurs nés en 2002. Une très bonne place pour un joueur qui pourra encore arpenter le circuit junior pendant trois ans.

8. Amelia Waligora
(15 ans, B-15/4 (49e), TE-16 : 91e, ITF junior : 302e, 1147,75 points) :


© Leo Stolck
Chez les U12, les résultats d’Amelia Waligora étaient très prometteurs, quasiment autant que ceux de Sofia Costoulas. Mais une blessure au tibia va la laisser sur le carreau durant sept mois entre l’automne 2018 et le printemps 2019. L’été passé, elle remporte son premier tournoi Grade 5 et atteint plusieurs autres quarts de finale pour terminer la saison dans le Top 400.

Il lui restait toutefois beaucoup à prouver dans les épreuves plus relevées. Amelia prend part à la tournée indienne en janvier mais sans obtenir les résultats brillants de Raphaël Collignon et Martin Katz. Elle se hisse bien en quart de finale au Grade 3 de Chandigarh mais est battue d’entrée lors des Grades 2 de New Delhi et de Kolkata. Ce sera sa seule tournée avant la crise du coronavirus. Durant le confinement, elle a beaucoup travaillé sur un peu tous les aspects de son jeu pour devenir une bien meilleure joueuse, en suivant le programme de Tom Devries chez Tennis Vlaanderen. Elle revient durant le Belgian Circuit et y dispute beaucoup de tournois durant tout l’été. Elle bat notamment pour la première fois une série A, Laure-Line Glaude, au Lovanium. 

Elle bat la même joueuse un mois plus tard au Panorama et domine également de nombreuses B-15/4. Mais son meilleur résultat, Amelia le réalise au 2 étoiles du ISC Turnhout où elle bat la Néerlandais Janssen et se hisse en finale. Elle revient sur le circuit junior en septembre et s’incline au deuxième tour du Grade 4 d’Eindhoven. Elle part alors pour la Pologne (le pays d’origine de son papa) et y réalise les meilleurs résultats de sa saison. Tête de série n°1 du Grade 5 de Szczawno Zdroj, elle s’y impose sans perdre un set en simple et remporte aussi le tournoi en double. Elle enchaîne la semaine suivante au Grade 4 de Sobota où elle se hisse en finale en battant la première tête de série en demi.

Ses dernières prestations de fin d’année, en qualifications du Grade 2 de Benicarlo et dans le tableau final du G3 d’Istanbul sont moins réussies. Parmi ses autres faits d’arme de la saison, Amelia Waligora a également remporté la finale du Belgian Circuit junior (anciennement Coupe de Borman) chez les U15. Au niveau international, elle est classée dans le Top 200 ce lundi et cherchera, en 2021, à progresser jusqu’au Top 80 pour pouvoir disputer les plus gros tournois l’année suivante.

9. Romain Faucon
(18 ans, A32, ITF junior : 62e, 983 points) :


© Cedric Lecocq
Sans la crise du coronavirus, Romain Faucon aurait certainement terminé bien plus haut qu’à cette 9e place, dans le Top 5 sûrement, voire dans le top 3. Mais les circonstances ont fait qu’il n’a pu disputer que quatre épreuves pour sa dernière année chez les juniors et que ses premiers pas sur le circuit pro n’ont pas été aussi fructueux qu’il l’espérait. C’est dommage bien sûr, mais Romain a déjà les yeux tournés vers 2021.

Arrivé à l’académie de Justine Hénin en octobre 2019, Romain a rapidement obtenu de bons résultats avec un succès au Grade 4 de Nonthaburi où il a très bien géré la pression puisqu’il en était tenant du titre. Après une grosse période de travail foncier, il réalise un super début de saison 2020. Classé 130e mondial, il se hisse d’abord en quart de finale d’un Grade 1 à Prague en battant son premier Top 100. En février, il dispute deux Grades 2 à Chisinau et Siauliai et les remporte tous les deux. En Lituanie, il ne perd pas un set et bat même Raphaël Collignon en finale. En trois tournois à peine, le Hennuyer avait déjà bondi à la 41e place mondiale. Ce classement lui était suffisant pour prendre part aux Grand-Chelems et son objectif était alors de ne plus disputer que ceux-ci, en parallèle avec ses premiers pas chez les pros. Mais la crise sanitaire l’a forcé à revoir ses plans.

Le confinement a été compliqué à vivre pour Romain dont le coach chilien a en plus quitté l’Académie de Justine Hénin. Celle-ci étant fermée, il a pu exceptionnellement s'entraîner avec le Team-Pro de l’AFT ces derniers mois. Après quelques bons résultats sur le Belgian Circuit dont deux titres “1 étoile”, il dispute tout de même Roland-Garros mais a la malchance de tomber d’entrée sur la cinquième tête de série. Grâce à son bon classement, il bénéficie d’un statut de “Junior Exempt” pour entrer dans les tableaux des tournois Futures. Mais il ne peut presque pas en faire usage car, vu la limitation du nombre de ces tournois, des juniors mieux classés ont toujours la préséance. Il en dispute tout de même quatre mais est chaque fois battu au premier tour, souvent par des têtes de série.

Cette situation sur le circuit ITF est particulièrement compliquée pour quelqu’un comme Romain qui est un “matcheur”, qui a besoin de jouer pour prendre du rythme et gagner de la confiance. Or, avec les nombreux tournois annulés et les pays où les restrictions à l’entrée sont importantes pour les Belges, il ne sait pas d’une semaine à l’autre où (ni même si) il pourra jouer. Il espère tout de même que les choses s’arrangeront rapidement pour qu’il puisse prendre ses premiers points ATP et même, pourquoi pas, se hisser dans le Top 500 d’ici douze mois.

10. Flo Helsen
(15 ans, B-15/4 (59e), TE-16 : 263e, ITF junior : 839e, 952,75 points) :


© Leo Stolck
Classée 42e de notre classement en 2018 et 34e l’an dernier, Flo Helsen ne faisait pas vraiment partie des favorites pour une place dans le Top 10. Mais il est vrai que ses résultats de l’an dernier n’ont pas été à la hauteur de ce qu’elle espérait principalement en raison de blessures. Elle avait tout de même atteint les quarts de finale d’un très important tournoi U14 aux Pays-Bas avant de devoir y déclarer forfait.

En 2019, elle remporte tout de même une épreuve U16 à Bree et peut également faire ses premiers pas chez les U18 mais sans parvenir à y briller. Pourtant, Flo a débuté le tennis très jeune, à 4 ans, dans une famille férue de tennis. C’est dans le club tenu par son grand-père, le TC Netevallei, qu’elle a fait ses premiers pas. Son entraîneur n’était autre que son oncle et parrain Dennis Verstraeten, qui fut également coach des U12 à TennisVlaanderen. Il a continué à s'occuper d’elle au GT Tessenderlo jusqu’à ce qu’elle passe en Sport Étude il y a trois ans. C’est aujourd’hui Tom Baeten qui la suit à TennisVlaanderen. Malgré cette année 2019 difficile et grâce au soutien de la fédération qui a toujours cru en elle, Flo a continué à travailler dur et sa belle saison 2020 est le fruit de ses efforts. Dès janvier, elle se fait remarquer en atteignant la finale du Grade 5 de Heiveld. 

En demi-finale, elle ne laisse que deux jeux à la première tête de série (sa première victoire sur une Top 500). Elle passe très près de la victoire en finale puisqu’elle ne s’incline qu’au tie-break du dernier set. Elle dispute deux autres tournois en février, en Turquie et au Luxembourg. Flo y sort des qualifs mais ne réalise pas de très bons parcours dans le tableau final. Après le confinement où elle a surtout pu s'entraîner physiquement, elle a connu de beau succès sur le Belgian Circuit. Classée seulement B-4/6, elle a dû passer chaque fois par les qualifications ce qui lui a permis de remporter beaucoup de matchs et de prendre confiance. Elle a même soulevé son premier trophée en Dames 1 au TC Field. Ces résultats lui permettent de faire un bon impressionnant puisqu’elle est désormais B-15/4. Elle parvient aussi en finale de la Coupe de Borman U15 où elle ne s’incline que face à Amelia Waligora. 

Elle effectue son retour sur le circuit international en septembre avec des résultats mitigés malgré un premier titre en double en Pologne. Mais elle termine sa saison avec deux très bons résultats lors de Grades 5 en Afrique du Sud. Après un nouveau titre en double à Johannesburg, elle se hisse en finale, en simple comme en double, au Cap. Cette belle série permet à Flo Helsen de réaliser un bond de 300 places pour terminer l’année 839e. Elle se retrouve même proche du Top 500 après le “nettoyage” du classement. Et elle pourrait bien encore signer une autre grosse progression en 2021.



Suivent dans notre classement :

11eSébastien Cauhape (14 ans, 928,5 points)

12eAlexander Blockx (15 ans, 850,25 points)

13e Simon Daune (14 ans, 822 points)

14eAlexander Hoogmartens (18 ans, 800,5 points)

15eMaaike Vanschoenbeek (14 ans, 798 points)

16eAmelie Van Impe (16 ans, 738points)

17eLouis-Lou Langenaken (14 ans, 724points)

18e Noah Merre (16 ans, 716,25 points)

19eEline Bex (13 ans, 702 points)

20e Juliette Bovy (16 ans, 684,5 points)

21e Emilien Demanet (15 ans, 642 points)

22eIndira Lepage (14 ans, 628points)

23eIdriss Haddouch (16 ans, 582 points)

24eTilwith Di Girolami (17 ans, 541,5 points)

25eJames Van Herzeele (17 ans, 444,5 points)

26e Mats Herremans (16 ans, 438,25 points)

27eMette Steegmans (14 ans, 426 points)

28e Morane Meyers (15 ans, 309,25 points)

29eTibo Meermans (13 ans, 293 points)

30eMirthe Moens (14 ans, 238 points)