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L'année au masculin

L’Année 2020 touche à sa fin. Une année particulière s’il en est en raison de la pandémie qui a fortement perturbé les différents circuits tennistiques. Mon habituelle série de rétrospectives s’adapte évidemment à ces circonstances et, vu le nombre très restreint de tournois disputés, elle sera un peu plus light. Vous y retrouverez néanmoins les mêmes rubriques que les années précédentes. Première partie : l’année au masculin, de janvier à novembre.

Janvier


L’ATP Cup, toute nouvelle compétition par équipes disputée en ce mois de janvier 2020 est un succès. La quasi-totalité des meilleurs joueurs sont présents, ce qui la différencie grandement de la World Cup de l’ITF disputée un mois plus tôt. Et même s’il s’agit clairement d’une exhibition, le niveau de jeu y est très bon. La finale attendue entre l’Espagne et la Serbie a bien lieu et c’est cette dernière qui s’impose. Le choc des titans entre Rafael Nadal et Novak Djokovic tourne à l’avantage du numéro 2 mondial. Le Serbe reste d’ailleurs invaincu puisqu’il remporte cinq simples et deux doubles durant la quinzaine. 

Il souffre néanmoins pour venir à bout du Canadien Denis Shapovalov lors de son dernier match de poule tout comme en demi-finale face au Russe Daniil Medvedev. De son côté, Rafa est moins tranchant. Il s’en est déjà sorti de justesse en demi face à l’Australien Alex De Minaur et a subi une autre défaite, en poule, des mains de notre David Goffin. La Belgique passe d’ailleurs tout prêt de la qualification pour les demi-finales puisque, après l’exploit de David, Sander Gille et Joran Vliegen ne sont battus qu’au Super Tie-break par Nadal et Pablo Carreno Busta.

Dans sa foulée, Novak Djokovic (n°2) remporte un huitième titre record à l’Open d’Australie ce qui lui permet de reprendre la première place mondiale. Après avoir lâché un set contre Jan-Lennard Struff au premier tour, il déroule ensuite face à Tatsuma Ito, Yoshihito Nishioka, Diego Schwartzman (n°14), Milos Raonic (n°32) et Roger Federer (n°3). Si le Suisse ne fait illusion que le temps d’un set, Dominic Thiem (n°5), en finale, est loin d’être un oiseau pour le chat. 

L’Autrichien, déjà deux fois finaliste à Roland-Garros, mène même par deux sets à un avant de céder face à la résilience de Djokovic. Auparavant, Thiem avait déjà sorti deux gros matchs pour se débarrasser de Rafael Nadal (n°1) en quart et Alexander Zverev (n°7) en demi, à chaque fois en quatre sets serrés. Son début de parcours est nettement plus chaotique. Vainqueur facile d’Adrian Mannarino, il a besoin de cinq manches pour battre l’invité local Alex Bolt et perd encore un set au troisième tour face à Taylor Fritz (n°29). En huitièmes, il domine largement Gaël Monfils (n°10).

Très solide lors de l’ATP Cup, Daniil Medvedev (n°4) doit s’avouer vaincu en huitièmes et en cinq sets face à Stanislas Wawrinka (n°15). Le Suisse s’incline ensuite face à Zverev qui atteignait là un dernier carré pour la première fois en Grand-Chelem. Demi-finaliste en 2019, Stefanos Tsitsipas (n°6) est surpris au troisième tour par le revenant Raonic, également vainqueur de Marin Cilic en huitièmes. Matteo Berrettini (n°8), révélation de 2019, est sorti en cinq manches par Tennys Sandgren au deuxième tour.

David Goffin (n°11) est le seul Belge engagé dans le tableau final. Après un premier tour rondement mené face à Jérémy Chardy, il est bousculé par son copain Pierre-Hughes Herbert au deuxième tour. Au troisième, il s’incline en quatre manches serrées face à Andrey Rublev (n°17). Steve Darcis s’incline d’entrée en qualifications, à Melbourne. Une sortie par la petite porte donc pour son dernier match officiel mais qui ne fera pas oublier sa très belle carrière.


Février


La courte saison européenne indoor culmine avec l’ATP 500 de Rotterdam. C’est Gaël Monfils (n°3) qui s’y impose sans perdre un set et confirme donc son titre de 2019. En demi, il domine le Serbe Filip Krajinovic, avant de prendre la mesure de Félix Auger-Aliassime en finale. Le Canadien avait mis un terme au parcours de Pablo Carreno Busta au tour précédent.

Pendant ce temps, les aficionados de la terre-battue se rendent en Amérique du Sud pour une tournée de trois épreuves qui se conclut lors de l’ATP 500 de Rio de Janeiro. Le Chilien Cristian Garin (n°3), déjà vainqueur à Cordoba deux semaines plus tôt, y remporte son plus gros titre. En demi, il vient à bout de Borna Coric (n°5) en deux sets serrés avant de se sortir du piège tendu par l’Italien Gianluca Mager en finale. Ce dernier, issu des qualifications, a surpris Dominic Thiem (n°1) en quart avant de battre le lucky loser hongrois Attila Balasz en demi.

Novak Djokovic (n°1) conserve son brevet d’invincibilité en 2020 et remporte pour la cinquième fois l’ATP 500 de Dubaï. Il doit tout de même sauver trois balles de matchs en demi-finale avant de venir à bout de Gaël Monfils (n°3). En finale, il domine plus facilement Stefanos Tsitsipas (n°2). Le Grec avait mis fin au bon parcours du Britannique Daniel Evans en demi.

Rafael Nadal (n°1) reste au contact du Serbe en s’imposant au “ATP 500” d’Acapulco. L’Espagnol n’est que rarement inquiété durant la semaine. Ni Grigor Dimitrov (n°7) en demi, ni Taylor Fritz (n°6) en finale ne parviennent à le bousculer. L’Américain ne s’était débarrassé de son compatriote John Isner (n°5) qu’en trois sets serrés en demi.

Août


L’épidémie de Covid 19 s’étendant de plus en plus, les organisateurs du Masters 1000 d’Indian Wells décident d’annuler leur épreuve quelques jours avant le début de la compétition. L’ATP embraye peu de temps après et annonce la suspension du circuit pour une durée indéterminée. Il ne reprendra que 5 mois plus tard avec le Masters 1000 de Cincinnati, disputé exceptionnellement à New York, dans l’enceinte de l’US Open, afin d’éviter les déplacements des joueurs.

Et cette pause ne semble pas perturber Novak Djokovic (n°1), toujours invincible et invaincu en 2020. Après trois victoires assez faciles contre Ricardas Berankis, Tennys Sandgren et Jan-Lennard Struff, il s’en sort au tie-break du dernier set lors de sa demi-finale face à Roberto Bautista Agut (n°8). En finale, le Serbe perd aussi le premier set mais finit par s’imposer face à Milos Raonic. Le Canadien, qui n’avait plus atteint le moindre quart de finale à ce niveau depuis sa demi à Indian Wells 2019, domine notamment le revenant Andy Murray en huitièmes. En quart, il vient à bout beaucoup plus difficilement de Filip Krajinovic avant de prendre la mesure de Stefanos Tsitsipas (n°4) en demi.

Alors que Roger Federer, blessé, est forfait pour le reste de la saison, Rafael Nadal décide, lui, de ne pas faire le déplacement pour cette tournée américaine. C’est donc Dominic Thiem (n°2) qui se dresse en principal rival de Djokovic mais il loupe son retour à la compétition et ne prend que trois jeux à Krajinovic. Alexander Zverev (n°5) est aussi battu d’entrée mais en trois sets très serrés par Andy Murray. Le tenant du titre Daniil Medvedev (n°3) se hisse bien en quart de finale mais il s’incline en trois manches face à Bautista Agut. Le seul Belge du tableau est à nouveau David Goffin (n°7) qui semble bien en jambe lors de son premier match face à Borna Coric. Malheureusement, il ne parvient pas à maintenir ce niveau et s’incline face à Struff en huitièmes.


Septembre


Dominic Thiem (n°2), se reprend nettement à l’US Open et, après trois échecs en finale de Grand-Chelem, remporte pour la première fois une des épreuves principales du circuit. Il est ainsi le premier joueur à soulever son premier trophée majeur depuis Marin Cilic six ans plus tôt. Il faut remonter au XIXe siècle pour trouver une période de plus de trois ans sans nouveau vainqueur en Grand-Chelem. Après deux victoires faciles sur Jaume Munar (sur abandon) et Sumit Nagal, c’est justement Marin Cilic (n°31) que l’Autrichien bat non sans lui avoir cédé un set. Il reprend sa marche tranquille face aux jeunes Felix Auger-Aliassime (n°15) et Alex De Minaur (n°21). En demi-finales, il prend la mesure du finaliste 2019 Daniil Medvedev (n°3) en trois sets dont deux tie-breaks. Thiem se présente en grand favori pour la finale face à un Alexander Zverev (n°5), inattendu à ce niveau. L’Allemand de 23 ans a rarement atteint son meilleur niveau en Grand-Chelem avant sa demi-finale à Melbourne en janvier. Pourtant, c’est lui qui mène deux manches à zéro après une grosse heure et qui prend encore l’avance 5/3 dans le cinquième set. 

Thiem démontre tout son caractère pour revenir  les deux fois et devenir le premier champion de l’US Open à s’imposer lors d’un tie-break final. Il est aussi le premier de l’ère Open à gagner à New-York en remontant deux sets de handicap en finale et le cinquième tout Grand-Chelems confondus. Durant son parcours, Zverev a pourtant souffert à de nombreuses reprises notamment pour battre Kevin Anderson, Brandon Nakashima et Adrian Mannarino en quatre sets serrés. Plus facile vainqueur d’Alejandro Davidovich Fokina, il a encore remonté une situation compromise en quart face à Borna Coric (n°27). Mais c’est en demi, contre un Pablo Carreno Busta (n°20) néophyte à ce niveau, qu’il s’est fait le plus peur puisque l’Espagnol a mené deux manches à zéro.

Archi-favori, Novak Djokovic (n°1) chute en huitièmes de finale face à Carreno Busta… et surtout face à lui-même. Alors qu’il vient de céder son service à 5/5 dans la première manche, il balance une balle avec sa raquette vers les bâches mais touche malencontreusement une juge de ligne. L’arbitre applique le règlement et disqualifie le Serbe immédiatement. Stefanos Tsitsipas (n°3) s’incline au tie-break du dernier set face à Borna Coric au deuxième tour. Matteo Berrettini (n°6) franchit un tour de plus mais craque face à Andrey Rublev (n°10). l’Australien Alex De Minaur atteint son premier quart de finale en Grand-Chelem en dominant notamment Karen Khachanov (n°11). David Goffin (n°7) souffle le chaud et le froid durant ses trois premiers succès face à Reilly Opelka, Lloyd Harris et Filip Krajinovic. Il doit ensuite s’avouer vaincu par Denis Shapovalov (n°1) qui lui aussi atteint ainsi son premier quart.

Impossible à organiser au printemps, la saison européenne sur terre-battue est en partie déplacée en cette fin de mois de septembre. Le Masters 1000 de Madrid est annulé au dernier moment mais celui de Rome voit Novak Djokovic poursuivre sa domination sur le circuit. Il s’impose en ne perdant qu’un seul set, face au surprenant qualifié allemand Dominik Koepfer en quart. Il domine ensuite le Norvégien Casper Ruud en demi et Diego Schwartzman (n°8) en finale.

L’Argentin crée la sensation de la semaine en sortant Rafael Nadal (n°2) en deux sets en quarts de finale. Il doit encore s’employer en demi-finale pour venir à bout de Denis Shapovalov (n°12) au tie-break du dernier set. Stefanos Tsitsipas (n°3) est battu dès son entrée en lice par le jeune prodige italien Jannik Sinner. En tout, ce sont quatre joueurs locaux qui atteignent les huitièmes de finale. Matteo Berretini (n°4) se hisse même en quart et ne perd qu’au tie-break final contre Ruud. Dominik Koepfer réalise un superbe parcours depuis le tableau préliminaire jusqu’en quart. Il bat Alex De Minaur et Gaël Monfils (n°5). David Goffin (n°6), à côté de ses pompes, ne prend que 4 jeux contre Marin Cilic lors de son entrée en lice.

Au “ATP 500” d’Hambourg, Andrey Rublev (n°5) remporte son cinquième titre, le troisième de sa saison. Il s’impose au terme d’une rude bataille 7/5 au troisième set face à Stefanos Tsitsipas (n°2). En demi-finale, le Russe avait battu plus facilement Casper Ruud. De son côté, le Grec avait eu beaucoup plus de mal à se défaire du Chilien Cristian Garin.


Octobre


Dans cette saison sans nulle autre pareille, la finale de Roland-Garros se dispute exceptionnellement le… 11 octobre. Le nouveau toit coulissant installé sur le Court Philippe Chatrier est donc le bienvenu pour cette édition particulièrement fraîche et humide. Malgré ces conditions très différentes, Rafael Nadal (n°2) décroche un treizième titre sans perdre le moindre set. En première semaine, le Majorquin se balade respectivement face à Egor Gerasimov, Mackenzie McDonald, Stefano Travaglia et Sebastian Korda, le fils de Petr, finaliste sur le même court en 1992. En quart, il rencontre Jannik Sinner et le jeune italien est le seul à réellement l’inquiéter. Pendant deux sets, les deux joueurs font jeu égal mais Rafa réussit à prendre le dessus avant de dérouler dans le troisième. En demi, le maître des lieux se débarrasse d’un Diego Schwartzman (n°12) à bout de force après un superbe parcours. 

Arrivé invaincu à Paris en 31 matchs (à l’exception de sa disqualification new yorkaise), Novak Djokovic (n°1) est le grand favori du tournoi. Et il déroule encore durant la première semaine face à Mikael Ymer, Ricardas Berankis, Daniel Galan et Karen Khachanov (n°15). En quart, il prend sa revanche en quatre sets face à Pablo Carreno Busta (n°10), son “bourreau” de l’US Open. C’est en demi-finale que le Serbe montre ses premiers signes de lassitude. Face à Stefanos Tsitsipas (n°5), il se balade d’abord pendant deux sets avant de perdre le fil du match et de laisser le Grec revenir à égalité. Il s’en sort tout de même au mental mais on sent que son élan est brisé. Et de fait, face à Nadal en finale, il sera baladé et même presque humilié avec un 6/0 encaissé au premier set. Malgré un sursaut d’orgueil au troisième, c’est bien l’Espagnol qui reste le maître des lieux. 

Après avoir remporté son premier titre du Grand-Chelem à New York, Dominic Thiem (n°3) rêve d’un doublé sur la terre-battue qu’il affectionne tant. Mais un tel enchaînement est compliqué physiquement et l’Autrichien faiblit petit à petit. Après avoir déjà cédé deux sets au surprenant invité français Hugo Gaston en huitièmes, il cède en quart au terme d’un match homérique face à Schwartzman. Alexander Zverev (n°6), finaliste à l’US Open, montre aussi des signes de fatigue et s’incline en huitièmes contre Sinner. 

Daniil Medvedev (n°4) et Gaël Monfils (n°8) passent à côté de leur tournoi et s’inclinent d’entrée, respectivement contre Marton Fucsovics et Alexander Bublik. Le Hongrois poursuit sa route jusqu’en huitième où il perd contre Andrey Rublev (n°13). Le Russe confirme sa bonne forme et atteint son troisième quart en Grand-Chelem. Pour Sinner, il s’agissait d’une première à seulement 19 ans. Outre sa victoire sur Zverev et sa très belle résistance face à Nadal, il avait déjà largement dominé David Goffin (n°11) au premier tour.

La tournée asiatique qui occupe habituellement le circuit en octobre est complètement supprimée et c’est en Europe et en indoor que la saison se termine. Lors du ATP 500 de St Pétersbourg tout d’abord où Andrey Rublev (n°3) poursuit sur sa lancée et remporte son deuxième titre à ce niveau. Il prend la mesure de Denis Shapovalov (n°2) en demi puis bat Borna Coric (n°7) en finale. Le Croate s’était défait de Milos Raonic (n°6) dans le dernier carré. Daniil Medvedev (n°1) est surpris au deuxième tour par l’Américain Reilly Opelka.

Andrey Rublev (n°5) enchaîne à Vienne dans un tournoi nettement plus relevé. Il sort Dominic Thiem (n°2) en quart puis bénéficie de l’abandon de Kevin Anderson en demi. Le sud-Africain, qui n’avait plus atteint le moindre carré depuis janvier 2019, avait surpris Daniil Medvedev (n°4) en quart. En finale, Rublev domine le surprenant italien Lorenzo Sonego. Battu en qualifications mais repêché ensuite, ce dernier écrase un Novak Djokovic (n°1) pas très impliqué en quart et le Britannique Daniel Evans en demi.


Novembre


Pas trop à son affaire après l’US Open, Daniil Medvedev (n°3) se reprend pour s’imposer au Masters 1000 de Paris, son troisième titre à ce niveau. Le Russe perd un set contre Alex De Minaur (n°16) en huitièmes puis bat plus facilement Diego Schwartzman (n°6) en quart. En demi, il prend le dessus sur Milos Raonic, décidément très en forme depuis le mois d’août. La finale oppose Daniil Medvedev à Alexander Zverev (n°4) et malgré la perte du premier set, le Russe s’impose sans trop de difficultés. L’Allemand avait déjà puisé dans ses réserves en huitièmes contre Adrian Mannarino avant de battre Stan Wawrinka (n°12) en quart et surtout Rafael Nadal (n°2) en demi. 

Stefanos Tsitsipas (n°2) est surpris dès son entrée face au jeune français Ugo Humbert en trois tie-breaks. Celui-ci bat encore Marin Cilic et ne s’incline qu’en quart face à Raonic non sans avoir encore obtenu deux balles de match. La belle série d’Andrey Rublev (n°5) s’arrête en huitièmes et en trois sets face à Wawrinka. La lutte pour la dernière place qualificative pour le Masters tourne court. Matteo Berrettini (n°7) et David Goffin (n°8) qui avaient encore une petite chance en cas de très gros parcours sont tous les deux sortis d’entrée par des qualifiés, respectivement l’américain Marcos Giron et le Slovaque Norbert Gombos.

Au Masters donc, Daniil Medvedev (n°4) conclut la saison par une victoire convaincante. Le Russe remporte ses trois matchs de poules en deux sets contre Diego Schwartzman (n°8), Alexander Zverev (n°5) et Novak Djokovic (n°1). En demi-finale, Rafael Nadal (n°2) a servi pour le match à 6/3-5/4 mais le Russe s’est rebellé pour retourner la situation. La finale face à Dominic Thiem (n°3), la plus longue de l’épreuve depuis qu’elle est jouée en deux sets gagnants, fut aussi épique. L’Autrichien démarre également très bien, remporte le premier set et s’octroie une balle de break à 3/3 au second. Medvedev la sauve, remporte le deuxième set au tie-break et conclut 6/4 au troisième.

La demi-finale entre Thiem et Djokovic fut également spectaculaire. Dominic y remporte le premier set 7/5 avant d’obtenir quatre balles de match lors du tie-break du deuxième set. Mais le Serbe, toujours aussi combatif, le remporte finalement 12 points à 10. Le troisième set s’est également conclu au tie-break et c’est cette fois Thiem qui renverse une situation très compromise puisqu’il y était mené 4/0. En poule, l’Autrichien avait pris difficilement la mesure de Stefanos Tsitsipas (n°6) et Nadal avant de perdre mais dans un match sans enjeu face à Andrey Rublev (n°7). Medvedev, premier Russe a remporté le Masters depuis Nikolay Davydenko douze ans plus tôt a réalisé un exploit rare en battant les trois premiers mondiaux dans la même épreuve. Ce n’est arrivé que cinq fois depuis le début de l’ère Open et c’était une première dans le tournoi des Maîtres.