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Les meilleures entrées du Top 100

 

Comme pour les progressions, le gel partiel des classements ATP et WTA a empêché l’éclosion de nouveaux talents. Si l'on se réfère aux classements “Race” par contre, on peut voir que certains jeunes joueurs et joueuses ont vraiment évolué vers le Top niveau cette saison.

Hommes :

Pedro Martinez (ESP, 23 ans, 170e -> 85e - 34e “Race”) :

Encore peu connu du grand public, l’Espagnol Pedro Martinez fait partie de cette génération ibère montante et en passe de remplacer les Ferrer et Almagro (déjà partis à la retraite) ou les Verdasco et Lopez (en perte de vitesse cette saison). Il a bien effectué son entrée dans le Top 100 à l’ATP mais son bond à la “Race” est encore plus impressionnant. Après une première victoire en Challenger à Bastad en 2018, il a disputé plus d’épreuves sur le grand circuit cette année, souvent via les qualifications.

Ce fut le cas par exemple à l’Open d’Australie où Pedro Martinez est sorti des qualifications comme à Roland-Garros 2019. Mais à Melbourne, il a fait mieux encore en franchissant le premier tour avant de perdre contre Daniil Medvedev. Lors de la tournée de trois tournois ATP en Amérique du Sud, il est sorti chaque fois des qualifs et a passé un tour dans le grand tableau à Cordoba et à Buenos Aires. Son parcours lors du “ATP 500” de Rio de Janeiro est encore meilleur puisqu’il s’y hisse en quarts de finale. Peu avant la pause covid, il dispute encore le tournoi d’Acapulco mais en est sorti au deuxième tour par Stanisla Wawrinka. Il effectue son retour aux Etats-Unis. Il s’incline en qualifs à New York et perd au premier tour de l’US Open, le premier Grand-Chelem où il accède directement au grand tableau. Plus à l’aise sur terre, l’Espagnol sort à nouveau des qualifs à Rome et à Roland-Garros. En Italie, il bat son premier Top 50 Sam Querrey et n’est battu que par Denis Shapovalov. A Paris, il se hisse pour la première fois au troisième tour d’un Grand-Chelem.

Pas assuré d’avoir le classement suffisant pour intégrer les tournois indoors, il fait le choix de rester en péninsule ibérique pour terminer la saison en Challengers sur terre. Un choix payant en termes de points puisqu’il atteint la finale à Alicante et remporte son deuxième titre à ce niveau à Marbella. Ces deux dernières épreuves permettent à Pedro Martinez d’assurer sa place dans le Top 100. Mais à la “Race”, il est déjà bien plus haut que ça puisqu’il n’est plus très loin des trente premiers. En 2021, il devra confirmer ce nouveau statut, notamment sur surfaces dures.

Lorenzo Musetti (ITA, 18 ans, 360e -> 128e - 55e “Race”) :

Le tennis italien est en plein boom, je vous en parlais déjà l’an dernier et ça se confirme avec huit joueurs dans le Top 100. Le filon ne semble pas se tarir puisque d’autres jeunes italiens naviguent entre la 100e et la 500e place. Le plus prometteur d’entre eux est sans conteste Lorenzo Musetti. Numéro un mondial chez les juniors en 2019, après s’être imposé à l’Open d’Australie, il terminait cette année-là à la 360e place avec deux victoires en Futures.

Sa progression en 2020 est spectaculaire, surtout depuis la reprise covid. En janvier, Lorenzo a tenté sa chance en qualifications de l’Open d’Australie et il ne s’est arrêté qu’au dernier tour. Après quelques Challengers sans meilleur résultat qu’un huitième à Cherbourg, il sort des qualifications pour la première fois dans un tournoi ATP à Dubaï et offre une belle résistance à Andrey Rublev. Il ne confirme pas ensuite puisqu’il perd au deuxième tour d’un Future puis d’un Challenger en Afrique du Sud. On le retrouve bien plus affuté en été puisqu’il se hisse en demi-finale à Trieste, une première pour lui en Challenger. L’Italien enchaîne avec un quart à Cordenons puis explose au grand jour lors du Masters 1000 de Rome. Sorti des qualifications, il domine Stan Wawrinka et Kei Nishikori devant un public tout acquis à sa cause. Si sa défaite au troisième tour face au qualifié allemand Koepfer est un peu décevante, ce parcours marque ses grands débuts au plus haut niveau.

Il ne s’arrête pas là puisque, dans la foulée, il remporte son premier Challenger à Forli. Il dispute encore trois tournois à ce niveau sans réel succès mais il atteint également sa première demi-finale ATP lors du Sardinia Open. Il doit malheureusement y jeter l’éponge face au Serbe Laslo Djere suite à une blessure au coude. Il est intéressant de noter que, durant les neuf épreuves disputées par Lorenzo Musetti depuis la reprise des compétitions, il n’a jamais quitté le sol italien. Si son classement virtuel est déjà bien à l’intérieur du Top 100, il n’est encore que 128e à l’ATP et devra disputer encore quelques Challengers en 2021.

Carlos Alcaraz (ESP, 17 ans, 492e -> 141e - 64e “Race”) :

Depuis 15 ans, de nombreux jeunes espagnols prometteurs ont été qualifiés de “Prochain Rafael Nadal”. Si ce surnom a, à chaque fois, été trop lourd à porter pour l’intéressé, il se pourrait qu’un remplaçant au Majorquin ait réellement été trouvé en la personne de Carlos Alcaraz. Il est vrai que beaucoup de choses rapprochent les deux joueurs, tant dans le style (même si Carlos est droitier) que dans le parcours très précoce.

Après avoir obtenu un premier point ATP à 14 ans, dans un Future de Murcie (sa ville) en 2018, Carlos Alcaraz n’a disputé sa première vraie saison que l’an dernier. Il a tout de même remporté un Future et atteint un quart au Challenger de Séville, ce qui lui a permis de faire son entrée dans le Top 500. Il doit donc encore disputer des Futures en début de saison et il commence très fort en en remportant deux à Manacor et en atteignant une troisième finale à Antalya. Il reçoit une invitation pour disputer son premier tournoi ATP à Rio de Janeiro et il y crée l’exploit en prenant le dessus sur Albert Ramos-Vinolas, 41e mondial, au tie-break du dernier set. Au deuxième tour, il est battu en trois sets par Federico Coria. On retrouve l'Espagnol en été et il confirme rapidement en remportant son premier Challenger, à Trieste, après être sorti des qualifications (et en battant Musetti en demi). Dans la foulée, il se hisse encore en finale de celui de Cordenons. En deux semaines, il passe ainsi de la 310e à la 189e place mondiale.

S’il connaît une petite déception à Roland-Garros, où il perd d’entrée en qualifications, il poursuit sa série de victoires en Challenger en s’imposant encore à Barcelone et à Alicante en octobre. La précocité de Carlos Alcaraz n’est plus à prouver. Il est notamment le plus jeune joueur à gagner un match contre un Top 50 depuis Richard Gasquet en 2003. Sa série de 24 victoires pour 5 défaites depuis la reprise lui permet même d’atteindre le Top 100 à la “Race” (même s’il en est encore relativement loin au classement officiel). Il faudra suivre son parcours de très près en 2021.

Emil Ruusuvuori (FIN, 21 ans, 123e -> 86e - 65e “Race”) :

Depuis la retraite de Jarkko Nieminen (13e mondial en 2006) il y a cinq ans, la Finlande a un peu disparu de l’échiquier tennistique. En simple du moins car Henri Kontinen réalise une très belle carrière en double. En faisant son entrée dans le Top 100, Emil Ruusuvuori vient replacer son pays sur la carte tennistique. Cinquième mondial chez les juniors en 2017, après une demi à l’US Open et une victoire au Masters, il n’a donc pas tarder à rejoindre l’élite. 

Avec trois titres en Futures en 2018 puis quatre en Challenger l’année dernière, Emil a progressé en deux ans d’au-delà de la 1000e à la 123e place. Il parvient surtout à battre un certain Dominic Thiem lors des qualifications pour la Coupe du monde de l’ITF, et dans un match à enjeu en plus. En 2020, il débute par une nouvelle finale en Challenger à Bendigo avant de perdre au deuxième tour des qualifications à l’Open d’Australie. C’est à Montpellier qu’il fait ses débuts sur le grand circuit en se qualifiant puis en franchissant le premier tour. Ses autres tentatives à Rotterdam, Marseille et Dubaï sont moins fructueuses. Le Finlandais est de retour après le confinement et tout de suite se qualifie pour son premier Masters 1000 à New York où il franchit aussi le premier tour. Au deuxième, il n’est battu que 7/5 au dernier set contre le 8e mondial Matteo Berrettini. Il remporte également son premier match en Grand-Chelem à l’US Open avant de devoir abandonner face à Casper Ruud au deuxième tour. 

Ses résultats sur terre sont nettement moins bons et il s’incline au premier tour à Kitzbühel et à Roland-Garros. En salle, le Finlandais sort des qualifs à Cologne, Anvers et Nur-Sultan. Et dans la capitale du Kazakhstan, il poursuit sa route pour atteindre sa toute première demi-finale. Doté d’un très bon service, d’un excellent revers à deux mains et d’un jeu tourné vers l’offensive, Emil Ruusuvuori est particulièrement efficace sur surfaces rapides.

Sebastian Korda (USA, 20 ans, 249e -> 118e - 72e “Race”) :

Le patronyme du dernier joueur de notre sélection n’est évidemment pas inconnu pour les fans de tennis. Le père de Sebastian Korda n’est autre que Petr Korda, l’ancien champion tchèque, vainqueur de l’Open d’Australie et deuxième joueur mondial en 1998. Premier mondial chez les juniors il y a un peu moins de trois ans, il avait alors, comme son papa, triomphé à Melbourne. Nous l’avions d’ailleurs sélectionné parmi les meilleurs juniors en 2018 (voir notre article).

Suivant une trajectoire assez semblable à celle de Ruusuvuori, Sebastian n’est pourtant pas parvenu à remporter de titres, ni en Futures (malgré six finales), ni en Challengers (deux finales perdues) entre 2018 et 2019. Malgré cela, il débute 2020 dans le Top 250. C’est sur le circuit Challenger nord-américain qu’il a passé toute la première partie de l’année. Son meilleur résultat est un quart de finale à Drummondville mais il a aussi atteint trois fois les huitièmes. A son retour, l’Américain parvient pour la première fois à se qualifier pour un tableau final ATP lors du Masters 1000 de New York mais s’incline face à Ruusuvuori. Il est ensuite invité à l’US Open où il prend un set à Denis Shapovalov. C’est à Paris, pour son deuxième Grand-Chelem, qu’il va connaître son meilleur parcours de la saison. Il y sort des qualifs et se hisse en huitièmes de finale en battant notamment John Isner et Pedro Martinez. Il y est largement dominé par Rafael Nadal.

Il termine sa saison par deux Challengers en salle. Quart de finaliste à Ismaning, il remporte son tout premier tournoi professionnel à Eckental. Sebastian Korda est né en Floride de parents tchèques. Sa mère, Regina Rajchrtova, fut elle aussi une bonne joueuse au début des années 90 (26e en 1991). Il a pourtant opté pour la nationalité américaine, comme ses deux grandes sœurs Nelly et Jessica, toutes deux championnes de Golf.



Femmes :

Nadia Podoroska (ARG, 23 ans, 255e -> 47e - 19e “Race”) :

Après sa défaite surprise en qualifications du tournoi de Palerme contre Nadia Podoroska, alors modeste 172e mondiale, Ysaline Bonaventure tweetait que “sur terre-battue, cette Argentine vaut beaucoup plus que son classement”. La suite de la saison a montré que la Stavelotaine a une bonne capacité d’analyse de ses adversaires. Car cette joueuse de déjà 23 ans n’avait que très peu de références jusque-là. Elle ne fut pas une juniore brillante (elle a peu joué sur ce circuit) et n’avait pas remporté de tournois ITF de plus de $25.000 avant cette saison.

Nadia avait tout de même déjà atteint la 158e place en 2017 et s’était qualifiée pour quelques tournois du grand circuit, dont l’US Open en 2016. Mais des blessures à la hanche et au poignet sont alors venues freiner sa progression. Après une chute hors du Top 300, elle remonte un peu et débute 2020 à la 255e place. Et elle démarre la saison sur les chapeaux de roue en remportant deux $25.000 en janvier à Malibu et en Guadeloupe. Elle dispute ensuite le WTA 125 de Newport Beach et se hisse en demi-finale. Peu avant l’interruption due au covid, elle parvient à se qualifier pour le tournoi WTA de Monterrey. On retrouve donc l’Argentine cinq mois plus tard à Palerme où, après sa victoire sur Ysaline, elle rejoint à nouveau le tableau final. Lors du fameux WTA 125 de Prague qui proposait un tableau de 128 joueuses, elle se hisse en demi-finale. Elle poursuit sa belle série en s’imposant lors du $60.000 de Saint-Malo avant de prendre part aux qualifications de Roland-Garros. Et c’est là qu’elle explose réellement. Elle rejoint le tableau final et bat, entre autres, Greet Minnen, Yulia Putintseva et surtout Elina Svitolina, 5e mondiale, pour atteindre les demi-finales.

Même si elle est surclassée par Iga Swiatek à ce stade, Nadia Podoroska devient la première qualifiée à rejoindre les demi-finales de Roland-Garros. Elle termine sa saison à Linz où elle atteint encore un quart de finale. Son bond au classement durant cet automne est impressionnant et elle est aussi la première Argentine à intégrer le Top 50 depuis Gisela Dulko en 2011. A la “Race”, elle parvient même à terminer dans le Top 20 ! 

Shelby Rogers (USA, 28 ans, 174e -> 58e - 25e “Race”) :

A 28 ans, Shelby Rogers n’est pas un nouveau visage du circuit. Elle a fait son entrée dans le Top 100 pour la première fois en 2014 et a même atteint la 48e place trois ans plus tard après avoir disputé les quarts de finale à Roland-Garros. Mais une blessure au genou la contraint à se faire opérer en 2018 et elle chute à la 780e place à la fin de l’année. Un classement protégé lui permet de participer à plusieurs épreuves WTA et de revenir dans le Top 200 fin 2019. 

Elle bénéficie d’ailleurs encore de ce système pour son premier tournoi de 2020, à Shenzhen, où elle franchit le premier tour. A l’Open d’Australie, elle doit par contre passer par les qualifications et elle en sort avant de perdre au premier tour, non sans prendre un set à la future finaliste Garbiñe Muguruza. Avant la pause covid, elle remporte un ITF de $100.000 dans le Michigan et atteint deux huitièmes en WTA 125 à Newport Beach et à Indian Wells. De retour en août lors du tournoi de Lexington où elle bénéficie d’une invitation, l’Américaine se hisse en demi-finale en battant Serena Williams en quart. Contre l’ancienne n°1 mondiale, elle s’impose au tie-break du dernier set. Battue en qualifs lors du “Premier 5” de New York, elle réalise un nouveau superbe parcours à l’US Open. Elle y élimine Elena Rybakina et Petra Kvitova pour se hisser en quart. Contre la Tchèque, elle sauve quatre balles de match avant de l’emporter là aussi au tie-break final.

Elle ne cède alors que face à la future gagnante Naomi Osaka. Battue d’entrée à Roland-Garros, elle décide de terminer sa saison sur le circuit ITF américain mais sans succès. Revenue largement dans le Top 100, Shelby Rogers est même 25e au classement “Race”. Un niveau qu’elle n'avait jamais atteint avant sa blessure. Sa deuxième carrière pourrait donc l’emmener bien plus haut que la première.

Leylah Fernandez (CAN, 18 ans, 209e -> 88e - 47e “Race”) :

Présente dans notre Top des meilleures juniors l’an dernier (voir notre article), Leylah Fernandez n’a pas tardé à rejoindre l’élite. Gagnante de Roland-Garros et numéro un mondiale chez les 18 ans et moins il y a seulement un an et demi, elle a grimpé de plus de cent places et fait son entrée dans le Top 100 des adultes. Leylah n’a pourtant encore que 17 ans lorsqu’elle débute sa saison à Auckland où elle s’incline au premier tour des qualifications. 

Elle se rattrape à l’Open d’Australie où elle sort du tableau préliminaire sans perdre un set et dispute donc son premier tableau final en Grand-Chelem. Elle y est battue par Lauren Davis. Lors des qualifications pour le groupe mondial de Fed Cup, elle signe un très beau succès sur Belinda Bencic, 5e mondiale, même si elle ne peut éviter l’élimination de son pays. Dans la foulée, elle réalise une superbe tournée au Mexique où elle atteint sa première finale WTA à Acapulco, après être sortie des qualifications. La semaine suivante, à Monterrey, elle se défait de Sloane Stephens et ne s’incline que contre Elina Svitolina dans une rencontre assez serrée. On retrouve la Canadienne à Lexington en août. Elle y sort des qualifs et domine à nouveau Stephens avant de céder contre Shelby Rogers. Elle rejoint encore le grand tableau à New York et ne s’y incline qu’en trois sets face à Ons Jabeur. A l’US Open, elle remporte son premier match en Grand-Chelem et ne perd que contre Sofia Kenin.

Elle se rend ensuite en Europe et perd d’abord en qualifications à Rome. Mais elle fait bien mieux à Roland-Garros où elle remporte deux matchs et ne s’incline que contre Petra Kvitova. Née d’un père équatorien (qui est son entraîneur) et d’une mère canadienne d’origine philippine, Leylah Fernandez est encore une preuve supplémentaire du succès de l’école canadienne. Elle vient s’ajouter à une pépinière de talent comprenant déjà Denis Shapovalov, Felix Auger-Aliassime et Bianca Andreescu.

Leonie Kung (SUI, 20 ans, 330e -> 157e - 74e “Race”) :

Comme la Canadienne, la Suissesse Leonie Kung est entraînée par ses parents qui n’avaient à priori aucune connaissance en tennis. Ca ne l’a pas empêchée d’atteindre le Top 30 chez les juniors en disputant notamment la finale de Wimbledon contre une certaine Iga Swiatek. Déjà classée dans le Top 500 WTA à ce moment-là, elle a encore grimpé d’une bonne centaine de place en 2019, via le circuit ITF.

C’est encore sur ce circuit que Leonie démarre 2020 avec un quart lors d’un $25.000 à Hong-Kong et une demi dans un autre en Guadeloupe. En février, elle dispute deux épreuves de même nature en Thaïlande et aligne là aussi une demi et un quart. C’est dans ce même pays qu’elle réalise sa première grosse perf en se hissant en finale du WTA 125 de Hua Hin après être sortie des qualifications. Sur sa route, la Suissesse se débarrasse notamment de la Chinoise Qiang Wang, 27e mondiale. Le circuit s’arrête après une tournée australienne qui la voit à nouveau échouer en quart de trois $25.000. A son retour, elle tente sa chance sur le grand circuit. Après une défaite en qualifs à Palerme, elle est repêchée pour le grand tableau à Prague et franchit même le premier tour avant de s’incliner face à la Roumaine Begu au tie-break du dernier set.

Ce sera sa dernière belle performance de l’année. A Roland-Garros, elle est battue en qualifications et ses dernières sorties en ITF ne sont pas non plus réussies. Élevée dans un manège, Leonie Kung a emmené toute la famille dans sa passion pour le tennis qu’elle a découvert à l’école. Ses parents, vétérinaires, s'occupent désormais de l'entraîner elle et sa petite sœur Lisa.

Mayar Sherif (EGY, 24 ans, 212e -> 128e - 97e “Race”) :

Le parcours de notre dernière sélectionnée est assez exceptionnel. Mayar Sherif a effectué un bon parcours chez les juniors, terminant dans le Top 50 avec deux victoires en Grade 2 alors qu’elle avait tout juste 16 ans. Elle se lance alors sur le circuit pro et obtient quelques succès avec une victoire et deux finales en $15.000 en 2013. Moins efficace l’année suivante, l’Egyptienne décide, à 18 ans, de partir aux Etats-Unis suivre un cursus universitaire.

Quatre ans plus tard, son diplôme en médecine du sport en poche et une brillante carrière sur le circuit universitaire derrière elle (elle fut demi-finaliste des championnats US), Mayar décide de reprendre sa carrière internationale en janvier 2019. Et cette fois le succès est au rendez-vous avec six titres (quatre W15 et deux W25) et une série de 57 victoires pour 10 défaites à ce niveau. Elle finit la saison aux portes du Top 200. Son début de saison 2020 est plutôt moyen. Après une défaite d’entrée en qualifications de l’Open d’Australie, elle dispute deux $100.000 au Caire mais ne remporte qu’un match. Après un nouveau succès en $25.000, l’Egyptienne dispute un nouveau tournoi dans sa capitale mais celui-ci est interrompu par la crise sanitaire. A son retour, elle parvient à sortir des qualifications d’un tournoi WTA pour la première fois à Prague mais y est battue par Laura Siegemund. Elle récidive à Roland-Garros et passe tout près de l’exploit lorsqu’elle pousse Karolina Pliskova au troisième set.

Elle conclut sa saison par un premier titre en $100.000 à Charleston, puis une nouvelle finale en W25. Première joueuse égyptienne à participer au grand tableau d’un Grand-Chelem, Mayar Sherif a aussi remporté les jeux africains en 2019, ce qui lui octroie d’office une place pour les J.O. de Tokyo. On aura donc l’occasion de revoir son jeu atypique, tout en variations, au plus haut niveau en 2021.