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Le Top 10 belge féminin

 

Même si 2019 fut une année de transition pour elle, Elise Mertens reste très largement en tête du classement belge. Derrière, il y a peu de changements puisque neuf joueuses dont nous parlons ci-dessous étaient déjà dans le Top 10 il y a un an. Il y a tout de même quelques vrais motifs de satisfaction dont la très belle progression de Greet Minnen.  


Elise Mertens (n°1 belge fin 2018, 24 ans, 12e → 17e) :

Après une saison 2018 ébouriffante qui l'a vue grimper aux portes du Top 10, atteindre les demi-finales de l'Open d'Australie, remporter trois titres et se qualifier pour le Masters de double, Elise Mertens devait se fixer des nouveaux objectifs. Une tâche qui était loin d'être simple avec le spectre des nombreux points à défendre dès le mois de janvier. Et de fait, elle a connu un début de saison 2019 plutôt mitigé avec des hauts mais aussi quelques bas. Toutefois, à l'instar de David Goffin, notre n°1 chez les garçons, elle a réussi à se recentrer en deuxième partie d'année et à finir à une très honorable 17e place.

En fait, la pression des points sera vite évacuée. Après sa demi-finale en 2018, Elise disparaît de l'Open d'Australie dès le troisième tour. Une défaite face à Madison Keys qui n'a évidemment rien d'infâmant mais le score plutôt sévère montre qu'elle n'a jamais pu se libérer. Et auparavant, sa victoire à Hobart l'an dernier s'est muée en une défaite d'entrée à Brisbane puis un quart à Sydney. Insuffisant pour éviter la chute. Alors qu'elle était proche du Top 10 un mois plus tôt, elle débutait février à la 21e place. Et la rencontre de Fed Cup contre la France n'aide pas à lui redonner confiance. En tant que joueuse la mieux classée du week-end, elle aurait dû imprimer sa marque sur la rencontre. Mais elle perd ses deux matchs en deux sets sans jamais vraiment trouver la solution. Étonnamment, la Limbourgeoise obtient dès la semaine suivante l'un des plus beaux résultats de sa carrière. Elle remporte en effet le « Premier » de Doha en dominant notamment Kiki Bertens, Angélique Kerber et Simona Halep. Cette superbe victoire lui permet de reprendre cinq places mais elle ne confirme pas par la suite. Elle s'incline d'entrée à Dubaï contre une qualifiée puis au troisième tour à Indian Wells et à Miami. Sa saison sur terre-battue est très faible également. Elle n'atteint qu'un quart de finale lors du modeste tournoi de Rabat (où elle était tenante du titre). Et pour le reste, elle perd d'entrée à Charleston, Stuttgart, Madrid et Rome. A Roland-Garros, elle franchit tout de même deux tours et s'incline contre Anastasija Sevastova 11/9 au troisième set.

Après une défaite d'entrée à s'Hertogenbosch, Elise parvient enfin à aligner les victoires. Elle atteint par exemple les quarts de finale à Majorque puis le troisième tour à Eastbourne. A Wimbledon, elle se glisse jusqu'en huitième de finale et aurait même pu faire beaucoup mieux. Elle mène 6/4-5/2 et va servir pour une qualification en quart face à Barbora Strycova lorsqu'elle se blesse au dos et laisse son adversaire lui voler la victoire. Lors de son tournoi de retour, à San Jose, elle perd d'entrée contre une qualifiée. A Toronto et Cincinnati, elle s'arrête au deuxième tour mais face à respectivement Serena Williams et Elina Svitolina. Ces défaites n'ont rien d'honteux bien sûr mais c'est vraiment à l'US Open qu'elle retrouve tous ses moyens. Elle se hisse en quart de finale grâce à un tableau assez dégagé et passe tout près de l'exploit face à la future gagnante Bianca Andreescu qui ne la bat qu'en trois manches. Dans la foulée, Elise se hisse en demi-finale du « Premier » d'Osaka où elle n'est battue que par la joueuse du même nom. Le reste de sa tournée asiatique est moins bon puisqu'elle est battue au deuxième tour à Wuhan (7/6 au dernier set par Sofia Kenin) et à Pékin (à nouveau par Andreescu). Après un petit tour passé à Luxembourg-Ville, elle se rend au « Masters bis » de Zhuhai où elle remporte son premier match de poule mais s'incline ensuite face à sa partenaire de double Aryna Sabalenka.

Objectifs 2020 : Car c'est le paradoxe de cette saison qui avait commencé par l'annonce faite par Elise Mertens qu'elle ne disputerait plus une saison entière de double pour se concentrer sur le simple. Elle prévoyait seulement de participer aux cinq ou six plus gros tournois. Mais les résultats avec sa nouvelle partenaire ont tout de suite été exceptionnels avec un doublé Indian Wells-Miami plutôt rare. Elles ont ensuite atteint une demi-finale à Roland-Garros et un quart à Wimbledon avant de soulever leur premier titre du Grand-Chelem à l'US Open. Après une finale à Wuhan, Elise a même occupé la deuxième place mondiale de la discipline avant de redescendre à la 6e suite à un Masters plutôt raté. Bien sûr, c'est le simple qui reste sa priorité et, au vu de ce qu'elle a montré par moment cette année, il n'y a pas de raison qu'elle ne puisse pas rêver du Top 10.

Alison Van Uytvanck (n°3, 25 ans, 49e → 47e) :

Après avoir atteint son meilleur classement en 2018, Alison Van Uytvanck a connu une saison de transition cette année. Toujours assez inconstante, elle alterne entre quelques bons résultats et des séries de défaites prématurées. Elle termine toutefois pour la deuxième fois consécutive dans le Top 50 et n'est même plus sortie du Top 100 depuis deux ans et demi. Sa tournée australe est malgré tout un petit échec.

Victime d'une entorse, Alison est contrainte à l'abandon lors de son premier tour à Auckland. Elle se rend tout de même à Hobart où elle franchit un tour. Mais à l'Open d'Australie, elle a la malchance de rencontrer la troisième tête de série Caroline Wozniacki dès le premier tour. De retour en Europe, elle passe un tour à St Petersbourg mais s'incline face à Aryna Sabalenka. Lors de la rencontre de Fed Cup contre la France, elle réalise une bonne rencontre face à Caroline Garcia mais finit par s'incliner en trois sets. Sur sa lancée, elle défend victorieusement son titre à Budapest. Un tournoi qu'elle gagne au forceps avec cinq matchs très serrés notamment face à Marketa Vondrousova, future finaliste de Roland-Garros. Cette salle de la capitale hongroise devient vraiment mythique pour Alison. Outre ses deux titres, elle y a remporté les cinq simples de zone européenne de Fed Cup qu'elle y a disputé en 2014 et 2015. Soit quinze matchs sans défaites. Elle se rend ensuite à Indian Wells où elle perd au deuxième tour face à Belinda Bencic. Mais, malade, elle fait l'impasse sur Miami. Elle revient sur terre à Lugano mais perd aussi au deuxième tour. Après une nouvelle défaite en Fed Cup, elle se hisse tout de même en demi-finale à Rabat.

A Madrid, Alison perd à nouveau face à Bencic au premier tour puis connait une grosse déception à Roland-Garros où elle perd d'entrée face à Sara Sorribes Tormo. Pour retrouver le rythme, elle dispute un ITF sur le gazon de Surbiton et y échoue en quart. Elle s’incline ensuite au deuxième tour à s'Hertogenbosch, à Majorque et à Wimbledon. A Londres, elle ne peut rien faire face à la nouvelle n°1 mondiale Ashleigh Barty. Huitième de finaliste un an plus tôt, elle chute au-delà de la 60e place. Début août, Alison se hisse en finale du « WTA125 » de Karlsruhe avant de partir en Amérique du Nord. Elle y enchaine des défaites d'entrée au « W100 » de Vancouver (sur abandon) et au tournoi WTA du Bronx. Elle passe tout de même un tour à l'US Open mais y échoue ensuite face à la Chinoise Qiang Wang. La Brabançonne parvient à mettre un terme à cette mauvaise passe en Asie. Elle atteint les quarts à Hiroshima et, surtout, remporte son deuxième titre de la saison à Tashkent. De retour en Europe, elle est battue au deuxième tour à Linz par Kiki Bertens. Elle est contrainte à mettre un terme à sa saison dès le premier tour à Luxembourg-Ville où une blessure à la cheville l'oblige à jeter l’éponge.

Objectifs 2020 : Alison Van Uytvanck fait tout de même son retour fin décembre lors d'un « WTA 125 » à Limoges mais elle y perd d'entrée. On ‘a vu, elle a connu quelques petits soucis de santé cette année. Il s’agit d’ailleurs d’un problème récurrent chez elle. Depuis le début de sa carrière, elle n'a pas eu de grosse blessure mais n’a pas cessé d'être tracassée par de petites blessures. Capable d’atteindre la deuxième semaine en Grand-Chelem, elle pourrait certainement viser le Top 30 si elle pouvait jouer toute une saison sans le moindre arrêt.

Kirsten Flipkens (n°2, 34 ans début janvier, 47e → 71e) :

En 2018, Kirsten Flipkens avait fait un retour inattendu dans le Top 50. Ce n'était d'ailleurs que la troisième fois de sa longue carrière qu'elle terminait une année dans ce cercle. C'est surtout sur terre-battue, une surface qu'elle n'avait pourtant jamais totalement maîtrisée, qu'elle avait réussi des résultats étonnants avant de cartonner plus logiquement sur gazon. Cette année, après un printemps particulièrement difficile, elle a fortement chuté au classement, faisant même craindre à une fin de carrière à 33 ans. Néanmoins, son très bon automne est venu sauver sa saison.

Kirsten débute sa saison à Auckland où elle s'incline au deuxième tour alors qu'elle était tête de série. A Hobart, elle se hisse en quart de finale et ne perd qu'en deux sets serrés face à l'Américaine Sofia Kenin, à l'aube d'une superbe saison. Elle parvient tout de même en finale du double. Par contre, à l'Open d'Australie, c'est la déception puisque Kirsten ne parvient à prendre que deux jeux à Aliaksandra Sasnovich. Après le tournoi de St Petersbourg où elle perd d'entrée contre Alison, Kirsten ne joue que le double de Fed Cup et ramène tout de même un point même si c'est « pour du beurre ». Battue sèchement par Danielle Collins au deuxième tour d'Indian Wells, elle ne s'incline que 7/5 au dernier set contre Yulia Putintseva au premier tour de Miami. Elle atteint son deuxième quart de finale de l'année à Monterrey où Angélique Kerber met fin à son parcours. Lors du match de Fed Cup contre l'Espagne, Kirsten réalise une très belle performance pour battre Garbiñe Muguruza mais perd le double décisif. Sa tournée sur terre-battue débute mal avec un abandon d'entrée à Istanbul. Elle subit ensuite une série de mauvais tirages (Elise Mertens à Rabat, Anastasija Sevastova à Madrid) et perd encore d'entrée à Nuremberg et à Roland-Garros (face à Monica Puig).

En cinq tournois disputés sur terre, elle n'a donc pas remporté le moindre match. Heureusement, elle se rattrape en double avec sa toute première place de demi-finaliste de cette discipline en Grand-Chelem, à Roland-arros. En simple, après un quart à s'Hertogenbosch, Kirsten perd d'entrée à Majorque (qu'elle remporte en double) et Eastbourne et au deuxième tour à Wimbledon. Si là encore les tirages ne l'ont pas avantagée (Kenin, Wozniacki et Hsieh) cela n'atténue pas sa chute très lourde au-delà de la centième place. Blessée durant l'été, elle ne peut disputer que le tournoi de Washington où elle perd d'entrée. Elle doit repasser par les qualifications à l'US Open mais elle échoue au dernier tour face à sa partenaire de double Johanna Larsson. Repêchée pour le tableau final, elle parvient à passer un tour et à offrir une belle résistance à la future gagnante Bianca Andreescu. Ce résultat marque le début du retour de Kirsten qui atteint encore un quart de finale durant sa tournée asiatique. Elle va surtout atteindre ce même stade à Moscou après s'être extirpée des qualifications et en battant la Top 30 Dayana Ysatremska. Elle termine sa saison en Amérique du Nord où elle signe une bonne finale en « W60 » à Toronto et surtout où elle remporte le « WTA125 » de Houston mi-novembre.

Objectifs 2020 : En allant disputer ces derniers tournois moins relevés pour s'assurer une place dans le tableau final de l'Open d'Australie, Kirsten Flipkens a fait bien mieux puisqu'elle est remontée à la 70e place mondiale. Elle sera donc bien présente à Melbourne et poursuivra sa série de 29 participations consécutives en Grand-Chelem. Une série qu'on a cru interrompue après son élimination à l'US Open mais son repêchage l'a sauvée. Si elle n'a pas la force de frappe des nouvelles stars du circuit, elle garde sa main exceptionnelle et sa capacité, sur un match, à faire déjouer presque n'importe quelle joueuse. Et avec le peu de point qu'elle doit défendre d'ici septembre, un retour dans le Top 50 est à nouveau totalement envisageable.

Greetje Minnen (n°9, 22 ans, 287e → 110e) :

L'une des grandes satisfactions de 2019 chez les filles est la prestation de Greetje Minnen. Elle avait déjà réussi une remontée fantastique l'année précédente, suite à la fracture de stress qui l'avait empêchée de jouer quasiment un an. Mais elle n'était alors revenue qu'à son meilleur classement d'avant sa blessure grâce à de très bonnes performances en W15 et W25. Il lui restait le plus dur à faire : confirmer dans les ITF plus importants et même en tournois WTA.

Et elle y parvient dès la tournée australienne. Battue d'entrée dans un « W25 », Greet obtient in extremis sa place dans le tableau de qualifications du WTA d'Hobart. Elle y signe sa première victoire sur une Top 100 pour rejoindre le tableau final où elle en domine deux autres et ne s'arrête qu'en quart de finale face à Alize Cornet. Ce parcours la prive des qualifications pour l'Open d'Australie mais elle se rend alors à Singapour où elle atteint encore une demi en « W25 ». Après avoir accompagné l'équipe de Fed Cup (sans être dans la sélection officielle) contre la France, elle retourne en Asie pour se hisser en quart d'un « W60 » à Kyoto, puis pour remporter le « W25 » de Yokohama, son premier titre à ce niveau. Elle reste sur dur et en ITF au début du printemps pour encore signer une demi au « W25 » de Bolton et un quart au « W60 » d'Istanbul. Greetje passe à la terre-battue lors du WTA de Stuttgart où elle parvient de nouveau à sortir des qualifications. Dans le tableau final, elle signe sa plus belle performance en sortant Dominika Cibulkova, 33e mondiale. Elle ne s'incline au deuxième tour que contre Petra Kvitova. Elle perd ensuite au troisième tour des qualifications à Rabat et surtout à Roland-Garros où elle ne s'arrête qu'à un set du tableau final.

Sur le gazon de s'Hertogenbosch, elle prend la mesure de l'ancienne finaliste de Wimbledon Sabine Lisicki puis domine trois nouvelles Top 100 pour sortir des qualifs et se hisser à nouveau en quart. Elle ne s'incline que de justesse face à la Russe Veronika Kudermetova. Greetje rejoint alors Londres et atteint le troisième tour des qualifications à Wimbledon mais elle est, cette fois, balayée par la tornade Coco Gauff. Son été est, par contre, plus compliqué. Il démarre plutôt bien avec un grand moment et sa première rencontre officielle avec sa petite amie AlisonVan Uytvanck (à qui elle parvient à prendre un set) lors d'un « WTA125 » en Allemagne. Mais elle s'incline d'entrée face à un qualifiée lors du « W100 » de Vancouver, puis lors des qualifications de l'US Open. Sa tournée asiatique est un peu meilleure notamment à Séoul où elle rejoint le tableau final et à Tashkent où elle franchit même le premier tour. Mais de petites blessures qui la gênent depuis plusieurs mois la forcent à mettre un terme à sa saison fin septembre. Elle reprend tout de même mi-décembre pour une « pré-saison » plutôt réussie, d'abord au « W100 » de Dubaï où elle se hisse en demi-finale. Lors du « WTA 125 » de Limoges, elle atteint également le dernier carré et ne s'incline qu'en trois sets face à Aliaksandra Sasnovich.

Objectifs 2020 : Et c'est justement grâce à ces deux demis que Greetje Minnen parvient à se hisser dans le Top 4 belge, ce qui pourrait avoir une influence sur les prochaines sélections de Fed Cup. Cette saison marque vraiment le début de sa carrière au plus haut niveau. Alors qu'elle n'avait affronté qu'une seule Top 100, fin 2018, elle a disputé cette saison 19 rencontres face à des joueuses de ce cercle. Et elle en a tout de même remporté neuf ! Si la presse a eu (beaucoup trop) tendance à la limiter au statut de « petite amie de » jusqu'ici, Greet a prouvé qu'elle avait elle aussi sa place sur le circuit professionnel. Elle rêve de le confirmer en 2020 et d'atteindre aussi ses premiers tableaux finals en Grand-Chelem.

Ysaline Bonaventure (n°5, 25 ans, 146e → 117e) :

Ysaline Bonaventure a connu une très belle première partie de saison marquée par de très nombreuses qualifications pour les tableaux finals de tournois WTA, une rencontre héroïque en Fed Cup et une belle progression au classement. Malheureusement, la suite de son année fut nettement moins bonne et c'est dommage car elle n'avait que très peu de points à défendre et aurait pu se hisser enfin dans ce Top 100 qui se refuse toujours à elle.

Après une élimination en qualifs à Auckland, Ysaline se hisse pour la première fois de sa carrière dans le tableau final d'un Grand-Chelem, à Melbourne. Elle passe même tout près de franchir le premier tour mais s'incline en trois sets face à une autre qualifiée, Sachia Vickery. De retour en Europe, elle sort à nouveau des qualifications à Saint-Petersbourg en dominant notamment la Top 50 Viktoria Kuzmova. Cette fois, elle ne rate pas l'occasion de franchir le premier tour (ce qu'elle n'avait jamais fait jusque-là en tournoi « Premier ») au détriment de Katerina Siniakova qui fut l'héroïne de la finale de Fed Cup trois mois plus tôt. Elle enchaine avec un double sans enjeu mais remporté en Fed Cup puis une série de tournois WTA où elle sort des qualifications à Budapest, à Acapulco puis à Indian Wells. En Californie, Ysaline parvient même à franchir deux tours dans le tableau final en battant notamment Donna Vekic, sa première Top 30. Après des participations à Charleston et Bogota, directement dans le tableau final, elle réalise la meilleure perf de sa carrière en dominant Garbiñe Muguruza, alors 19e mondiale, en Fed Cup. Déjà surprise d'être sur le terrain, en remplacement d'une Alison Van Uytvanck peu convaincante la veille, Ysaline vit là une expérience inoubliable devant le public belge.

Sur sa lancée, elle se qualifie encore pour les quarts de finale à Rabat, après être sortie du tableau préliminaire. C'est Alison Van Uytvanck qui met fin à son parcours en trois sets. Malheureusement, elle connait un mauvais jour à Roland-Garros et s'incline dès le premier tour des qualifications. Elle se reprend tout de même sur gazon en se hissant trois fois dans un tableau final, que ce soit à s'Hertogenbosch (où elle franchit même le premier tour), à Majorque où à Wimbledon. A Londres, où elle dispute donc son deuxième tableau final en Grand-Chelem, Ysaline est battue en deux sets par Veronika Kudermetova. C'est aussi la neuvième fois de l'année déjà qu'elle sort des qualifications dans un tournoi du grand circuit en 2019, ce qui est une sacrée performance qui lui vaut d'atteindre son meilleur classement (109e). Mais la suite de sa saison ne sera pas à la hauteur. Dommage car elle avait obtenu peu de points en fin de saison 2018 donc elle avait la possibilité d'enfin atteindre le Top 100. Elle gagne tout de même un match à Bucarest mais perd ensuite d'entrée à Jurmala, puis au premier tour des qualifs à Toronto et à l'US Open. Si elle gagne encore un match à Seoul et à Tashkent, elle se blesse aux pectoraux au troisième tour des qualifications de Luxembourg, alors qu'elle était en route pour le tableau final. Une blessure, synonyme de fin de saison anticipée.

Objectifs 2020 : Depuis le début de sa préparation, Ysaline travaille avec Germain Gigounon qui l'accompagnera durant 20-22 semaines l'an prochain. Même si elle s'entrainait beaucoup physiquement avec Patrick Meur et qu'elle bénéficiait de temps en temps des conseils de Steve Darcis et de Yannis Demeroutis la présence d'un coach avec elle sur le long terme lui a vraiment manqué en 2019. Elle aura bien sûr toujours comme objectif de rejoindre le Top 100 mais sans se mettre de pression excessive. Elle est consciente qu'en travaillant correctement, elle n'a pas de raison de ne pas y parvenir un jour.

Yanina Wickmayer (n°4, 30 ans, 122e → 152e) :

Il y a un an, c'est avec Yanina Wickmayer que Germain Gigounon débutait sa carrière d'entraineur, avec le défi de la ramener vers le Top 100. Un défi manqué par l'Anversoise qui, lentement mais sûrement, glisse au classement au point de ne plus aujourd'hui être en mesure de disputer les tournois du grand circuit. Malgré ses grandes ambitions, il apparaît dès le début que sa saison sera difficile.

Elle s'incline en effet d'entrée en qualifications de Brisbane face à une jeune Australienne classée hors du Top 200. A l'Open d'Australie, elle perd également au premier tour des qualifs puis lors de son premier match dans le tableau final d'un « WTA 125 » à Newport Beach. Ce n'est que lors de sa quatrième épreuve, un « W100 » à Midland, que Yanina parvient à remporter son premier match. Elle en gagne même un deuxième mais s'incline en quart. Sa saison semble lancée lorsqu'elle atteint la finale d'un « W60 » à Shrewsbury, sans toutefois rencontrer de joueuses du Top 200. Elle remporte également l'épreuve en double. A Indian Wells, elle passe un tour dans le tableau final du « WTA 125 » puis un autre dans les qualifs du « Premier Mandatory ». Par contre, à Miami, elle rejoint le tableau final et franchit même un tour avant de prendre un set à Naomi Osaka. Ce sera sa meilleure performance de ce début d'année.

Car après un match complètement manqué en Fed Cup contre Carla Suarez Navarro, elle s'incline au deuxième tour de deux « W60 » et au premier tour d'un « W80 » et des qualifications de Roland-Garros. Le gazon lui redonne un peu le sourire. Elle se hisse d'abord en quart du « W100 » de Surbiton où elle atteint la finale du double. Elle perd ensuite au deuxième tour au « W100 » d'Ilkley mais sort des qualifications à Wimbledon et franchit même un tour dans le tableau final, face à Rebecca Peterson (66e mondiale, sa meilleure performance de l'année). Yanina atteint encore un quart de finale au « W60 » de Landisville mais la suite est nettement plus compliquée. Elle ne remporte en effet plus que trois rencontres en simple, uniquement dans des qualifications à l'US Open, à Tianjin et, fin décembre, lors du « WTA 125 » de Limoges. Elle perd également quatre fois dès son entrée, que ce soit en qualifs de tournois WTA (Zhengzhou, Wuhan) ou en tournois ITF (Concord, Dubaï).

Objectifs 2020 : En double, les résultats de Yanina Wickmayer ont été plutôt bons. Elle a remporté deux titres ITF, à Shrewsbury et à Wiesbaden et a atteint quatre finales, dont celles du tournoi WTA de Zhengzhou et de deux autres en « WTA 125 ». Des résultats qui lui permettent de terminer la saison dans le Top 100 de la discipline pour la deuxième fois seulement. Pour autant, Yanina n'a évidemment pas l'intention d'abandonner le simple et, à 30 ans, essayera à nouveau de retrouver une place lui permettant de disputer les plus gros tournois.

Maryna Zanevska (n°6, 26 ans, 219e → 256e) :

Après avoir atteint la 105e place mondiale en août 2017, quelques jours avant son 24e anniversaire, Maryna Zanevska a été poursuivie par la malchance. Plusieurs blessures ont émaillé sa saison 2018 ce qui l'a fait chuter au-delà de la 200e place mondiale. Une bonne entame en 2019 lui permettait d'espérer un retour rapide mais une nouvelle blessure ruinait ses espoirs et accentuait sa chute au classement.

Maryna débute la saison en Australie pour disputer le « W25 » de Playford où elle se hisse en quart de finale. Malheureusement, elle ne parvient pas à enchaîner à Melbourne où elle s'incline d'entrée lors des qualifs de l'Open d'Australie face à une Argentine classée au-delà de la 300e place mondiale. Elle reste toutefois au pays des kangourous pour deux « W60 », un premier où elle perd d'entrée puis celui de Launceston où elle parvient tout de même en demi. Ce résultat lui permet déjà de retrouver une place dans le Top 200. Un statut qu'elle ne conservera pas très longtemps en raison des nombreux points qu'elle doit défendre à ce moment-là. De retour en Europe, Maryna atteint néanmoins encore la finale du « W25 » d'Altenkirchen puis les quarts de celui de Moscou. Son printemps débute plutôt bien aussi avec un quart au « W60 » de Croissy-Beaubourg, puis une victoire dans un « W25 » à Obidos. C'est lors de la deuxième semaine dans cette ville portugaise qu'elle se blesse une première fois, alors qu'elle disputait à nouveau les quarts de finale.

Elle effectue son retour un mois plus tard, lors d'un « W60 » en Espagne où elle dispute à nouveau les quarts après un beau succès sur la prometteuse Olga Danilovic. La joueuse serbe est alors classée 126e mondiale, ce qui sera la meilleure perf de Maryna en 2019. Dès le tournoi suivant, un « W25 » à Essen, elle doit à nouveau abandonner. Elle fera une tentative de retour lors des qualifications de Wimbledon mais elle s'y inclinera d'entrée en deux tie-breaks. Et ce retour était sans doute plus dicté par des impératifs financiers car elle ne dispute ensuite aucun tournoi avant fin août. Cette fois son retour se passe mieux et elle atteint tout de suite les demi-finales du « W25 » de Braunschweig. Elle doit néanmoins encore abandonner la semaine suivante à Prague mais cette fois la raison semble bégnine. Elle se hisse en tout cas en quart de finale du « W60 » de Saint-Malo trois semaines plus tard et remporte même le titre en double. Elle en remporte un deuxième en Hongrie un mois plus tard mais, suite à une nouvelle blessure, elle ne remporte plus un match lors de ses quatre dernières sorties.

Objectifs 2020 : Désormais classée au-delà de la 250e place, Maryna Zanevska n'aura même pas accès au tableau de qualifs de l'Open d'Australie, une première depuis 2012. Elle devra donc démarrer la saison par les « W25 » européens et il lui sera bien difficile de défendre les quelques bons points qu'elle avait gagnés durant l'hiver. Ce serait bien dommage de la voir s'enfoncer plus encore au classement alors que sa place, lorsqu'elle n'est pas blessée, est largement dans le Top 150.

Marie Benoit (n°8, 24 ans, 280e → 296e) :

Après une belle progression en 2018, la saison 2019 de Marie Benoit a été plutôt inconstante, avec beaucoup de hauts et de bas. Elle n’a notamment pas atteint l’un de ses objectifs qui était de disputer les qualifications d’un Grand-Chelem. Néanmoins, quelques bons résultats durant l’automne lui ont permis de terminer sur une bonne note et de se maintenir à un classement plus ou moins équivalent à celui de l’an dernier.

Marie débute sa saison par deux « W25 » aux Etats-Unis. Quart de finaliste la première semaine, elle a la malchance de tomber dès le deuxième tour sur la très bonne junior Osorio Serrano la semaine suivante. De retour en Europe, elle se hisse en demi du « W25 » d’Altenkirchen en dominant deux têtes de série. Elle y atteint aussi la finale en double. Elle aligne ensuite deux tournées assez faibles. Une au Brésil d’abord où elle ne remporte pas un match. Puis une autre en Sardaigne où elle débute assez mal aussi mais termine tout de même sur un quart de final. Lors du « W60 » de Saint-Gaudens, Marie est repêchée des qualifications et parvient à franchir un tour dans le tableau final. Elle fait mieux encore la semaine suivante où elle sort des qualifications lors du tournoi WTA de Strasbourg, une première pour elle. Malheureusement, elle doit s’avouer vaincue face à la jeune Marta Kostyuk. Elle atteint encore une demi lors du « W25 » d’Essen fin mai.

Au début de l’été, elle alterne entre des « W60 » où elle parvient parfois à franchir un tour (Torun, Versmold) et des « W25 » où son meilleur résultat est un quart de finale à Stuttgart. Elle prend part alors aux qualifications des tournois WTA de Bucarest et de Jurmala. Un bon parcours dans l’un des deux tournois aurait alors pu permettre à Marie de décrocher sa place pour les qualifs de l’US Open. Mais elle se met trop de pression et perd à chaque fois à une marche du tableau final. Elle peine à surmonter cette déception lors des semaines qui suivent et ne parvient plus à aligner deux victoires consécutives avant fin septembre. Lors du « W60 » de Valence, elle parvient à sortir des qualifications en battant l’ espoir américain Claire Liu. De retour à Riba, où elle avait signé son meilleur résultat de 2018 avec une victoire en « W25 », elle signe à nouveau un très beau parcours qui la mène cette fois en finale, en simple comme en double. A Séville, la semaine suivante, elle perd d’entrée (contre une Top 100) mais s’impose en double. Elle termine sa saison par un « W100 » en Hongrie où elle sort des qualifs et franchit le premier tour du tableau final.

Objectifs 2020 : L’an dernier, Marie Benoit avait quitté le giron de l’AFT pour retourner s’entrainer au club de ses débuts, à Eupen. Elle gardera cette structure l’an prochain avec Marc Vogel qui viendra seconder son coach principal Olivier Zimmermann. Elle a également pu prendre part au stage Hope&Spirit d’Abu Dhabi en décembre. Elle espère pouvoir trouver une stabilité mentale pour battre plus régulièrement des joueuses du Top 150 et donc se rapprocher de ce classement.

Lara Salden (n°12, 21 ans fin janvier, 491e → 297e) :

L’autre super progression de la saison, avec celle de Greetje Minnen, est celle de Lara Salden. Notre meilleure junior de 2016-2017 poursuit sa progression de manière très constante. Déjà classée dans le Top 500 après sa première saison complète sur le circuit, elle a fait son entrée dans le Top 300 et est bien décidée à rejoindre très vite le circuit principal.

Lara débute la saison sur le Belgian Circuit où elle remporte le 5 étoiles d’Alken, le principal tournoi de l’hiver en Belgique. Elle part ensuite aux Etats-Unis pour disputer deux « W25 ». Elle passe un tour lors du premier mais s’incline d’entrée lors du second. De retour en Europe elle perd également au premier tour à Grenoble mais face à la deuxième tête de série. Elle passe ensuite un tour à Altenkirchen avant de se rendre au Japon pour deux épreuves disputées à Kofu. Lors de la première semaine, elle est à nouveau battue au deuxième tour, mais elle se hisse ensuite en finale pour la première fois de sa carrière à ce niveau. Lara y réalise également sa plus belle perf au deuxième tour en prenant la mesure d’Ankita Raina, 168e mondiale. Elle enchaine avec un quart à Tunis et un deuxième tour à Chiasso puis prend part à son premier « W60 » où elle s’arrête au deuxième tour des qualifications. Fin mai, elle s’incline d’entrée au « W25 » de Caserta puis atteint un quart à Essen.

Elle rejoue ensuite un « W60 » à Rome où cette fois elle rejoint le tableau final et franchit même un tour. Après des quarts de finale aux « W25 » de Montpellier et de La Haye, elle atteint une nouvelle demi à Baja, en Hongrie. Même si Reka-Luca Jani, son adversaire et tête de série n°1, ne lui laisse aucune chance, elles font équipe pour se hisser en finale du double. Lara enchaine avec une autre demi à Coxyde où elle est à nouveau battue par la favorite n°1. Mais cette fois, elle soulève le trophée en double. Elle en remporte un autre à Clermont-Ferrand, un tournoi où elle atteint la finale en simple malgré un tableau très relevé. Elle domine par exemple en demi l’ancienne Top 50 Océane Dodin et ne s’incline en finale qu’en trois sets face à Urszula Radwanska, la petite sœur d’Agnieszka, qui fut 29e mondiale en 2012. En fin de saison, Lara franchit encore un tour au « W60 » de Nantes et ne s’incline qu’en trois sets face à Tatjana Maria, la toute première Top 100 qu’elle affronte. Elle atteint encore un quart au « W25 » de Solarino.

Objectifs 2020 : La protégée de Maxime Braeckman débutera 2020 par une période d’entrainement. Il y a en effet peu de tournois de son niveau en début de saison et il est plus intéressant de profiter de cette période pour travailler le physique. Elle tentera ensuite de poursuivre sa progression au classement pour pouvoir, le plus rapidement possible, disputer les qualifications de tournois du Grand-Chelem.

Kimberley Zimmermann (n°7, 24 ans, 246e → 397e) :

Après une très belle fin de saison 2018, notamment une première finale en « W60 » et un quart en « W80 », Kimberley Zimmermann avait de grandes ambitions pour cette année. Elle était par exemple toute proche de pouvoir disputer les qualifications de Grand-Chelem et de tournois WTA. Mais dès la préparation hivernale, Kimberley a souffert de problèmes au genou. Un souci qui reviendra durant l’été et lui coûtera cher au classement.

Ce n’est donc pas dans des conditions idéales que Kimberley a appris ce qui était pourtant une excellente nouvelle : quelques défections lui permettaient de rentrer dans le tableau des qualifications de l’Open d’Australie. C’était une occasion d’enfin goûter aux Grand-Chelems qu’elle ne pouvait pas manquer donc elle a pris son billet d’avion pour Melbourne. Mais la préparation insuffisante, une arrivée tardive, le changement de conditions et sans doute aussi un peu le stress ne lui ont pas permis de pratiquer son meilleur tennis lors d’un match où elle n’a pris que quatre jeux. Elle prend ensuite la route de Singapour pour deux « W25 » où elle hérite de mauvais tirages puisqu’elle perd d’abord contre Greetje Minnen, puis contre la tête de série n°2. De retour en Europe, Kimberley remporte ses premiers matchs pour se hisser en quart du « W25 » de Grenoble et surtout lors du « W60 » de Shrewsbury, où elle sortait des qualifications. Sa fin d’hiver est assez compliquée puisqu’elle perd quatre rencontres consécutives, d’abord à Glasgow puis lors de trois « W25 » au Brésil.

Elle atteint encore les demi-finales d’un « W25 » sarde puis sort des qualifications lors d’un « W100 » à Trnava. Après un quart de finale à Caserta, un tournoi où elle était tenante du titre, elle doit soigner une infection. Puis, après un première tour perdu de justesse lors des qualifications de Wimbledon, Kimberley se blesse à nouveau au genou. L’enchainement de ces soucis de santé, de manque de réussite dans des matchs très serrés et de tirages compliqués lui fait perdre confiance et l’entraine alors dans une spirale négative dont elle ne sortira pas avant l’automne. De début juin à mi-octobre, elle ne remporte ainsi qu’un seul match en quinze épreuves. Elle se reprend en toute fin d’année lors d’une tournée en Amérique du nord. Elle se hisse ainsi en quart du « W60 » de Saguenay puis offre une belle résistance à une Top 200 à Toronto. Elle termine sa saison par un dernier quart en « W25 » à Malibu.

Objectifs 2020 : Il y a tout de même un point sur lequel la saison de Kimberley Zimmermann est une réussite, c’est en double. C’est même principalement durant la période où elle ne parvenait plus à remporter un simple qu’elle réalisait ses meilleures performances dans cette discipline, parfois même avec des partenaires avec lesquelles elle n’avait jamais joué comme ce premier titre en W80 à Biarritz avec la Française Arcangioli. Elle occupe actuellement son meilleur classement (193e) en double mais c’est bien sûr en simple que Kimberley espère briller à nouveau en 2020. Son objectif principal est de se remettre en ordre de marche, physiquement et mentalement, afin de se rapprocher du Top 150 qui était son objectif il y a douze mois.