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Les favoris pour Melbourne

 

En l’absence (ou la méforme) de plusieurs ténors, l’Open d’Australie masculin risque fort de se conclure, comme en 2017, par un duel entre Rafael Nadal et Roger Federer. Mais c’est ce dernier qui en serait favori cette fois. Dans le tableau féminin, l’absence de la tenante du titre Serena Williams ouvre totalement le jeu. La n°1 mondiale Simona Halep en profitera peut-être pour enfin remporter un Grand-Chelem.

 Un an après son formidable retour, qui l’avait vu remporter un 18e titre majeur quatre ans et demi après le précédent, Roger Federer revient donc à Melbourne avec l’étiquette de favori. Ses prestations à la Hopman Cup, même si ce n’est qu’une exhibition, l’ont montré totalement à l’aise, détendu et physiquement prêt. La surface utilisée durant la saison en Australie convient parfaitement à son jeu qu’il a fait évoluer vers l’avant pendant sa pause de 6 mois en 2016. Et bien entendu, il bénéficiera du soutien du public comme partout où il joue. Bref, tous les voyants sont au vert pour le voir réussir un très beau parcours.

On ne peut pas en dire autant de Rafael Nadal. Lui aussi revenait d’une longue absence lors qu’il a atteint la finale de l’édition 2017. Après une très bonne saison qui lui a permis de retrouver la première place mondiale, il s’est à nouveau blessé au genou et a dû déclarer forfait lors des deux derniers tournois de l'année. Cette blessure n’a pas été soignée assez vite pour qu’il arrive à 100% en ce début de saison. Le Majorquin a encore dû renoncer à disputer sa première exhibition et a perdu d’entrée lors de la deuxième. Mais il ne faut pas se leurrer, s’il s’aligne et qu’il franchit la première semaine, il sera un candidat très sérieux au titre.

Derrière ces deux favoris, quatre joueurs de la « génération intermédiaire » et qui ont marqué la fin de saison se placent comme principaux outsiders. Vainqueur des Masters, Grigor Dimitrov avait atteint les demi-finales à Melbourne l’an dernier. S’il arrive à gérer la pression des points à défendre, il sera lui aussi dangereux. En remportant son premier Masters 1000 à Paris, Jack Sock a démontré qu’il fallait désormais compter avec lui. Ses résultats en Grand-Chelems sont plutôt maigres pour l’instant (pas un quart de finale) mais il pourrait passer un cap en Australie. Juan Martin Del Potro est le coupeur de tête par excellence. Il n’a sans doute plus les moyens physiques pour aller au bout mais il fera à coup sûr des dégâts. Enfin, il y a David Goffin, que même Mats Wilander place comme principal outsider. Ses chances sont détaillées dans notre vidéo post-tirage au sort.

Les jeunes au pouvoir

Il sera également beaucoup question de la nouvelle génération lors de cet Open d’Australie. A commencer bien sûr par Alexander Zverev, déjà 4e mondial et qui pourrait aller très loin même s’il n’a encore jamais atteint en Grand-Chelem, le niveau qu’il pratique sur le circuit. Les Russes Andrey Rublev (qui sera pour la première fois tête de série), Karen Khachanov et Daniil Medvedev, le Croate Borna Coric, le Canadien Denis Shapovalov, le Coréen Hyeon Chung, l’Américain Frances Tiafoe, le Grec Stefanos Tsitsipas seront tous à surveiller de près. D’autres pourraient aussi sortir des qualifications et créer de grosses surprises.

Et bien sûr il y a Nick Kyrgios dont il est toujours difficile d’évaluer les chances tant sa volonté de se donner à fond peut être fluctuante. Mais s’il est à 100% de sa concentration (et ça semble être le cas lors de ces tournois de préparation), avec le public derrière lui, il peut aller très loin. Il est à la tête d’une délégation australienne intéressante avec notamment Matthew Ebden, de retour dans le Top 100, John Millman et Jordan Thompson, que les Belges ont affrontés en demi-finale de la Coupe Davis, et surtout des jeunes au grand potentiel comme Thanasi Kokkinakis ou Alex De Minaur.

Les anciens vainqueurs que sont Novak Djokovic ou Stan Wawrinka ne feront par contre pas partie des favoris. Le Serbe qui a triomphé six fois à Melbourne, n’a plus disputé un match officiel depuis Wimbledon. Un tel break n’avait pas empêché Roger Federer de soulever le trophée il y a un an mais le jeu de Djokovic pâtira plus de son manque de rythme. Il a en outre un tirage très compliqué. Quand à Wawrinka, vainqueur en 2014, il a lui-même annoncé qu’il ne serait pas encore à 100% lors de cet Open d’Australie. Parmi les "estropiés" de 2017, Tomas Berdych et Milos Raonic feront aussi leur retour avec des ambitions limitées. Andy Murray et Kei Nishikori seront par contre toujours absents.

Halep en n°1

Serena Williams n’a donc pas réussi son pari fou de revenir défendre son titre à peine quatre mois après son accouchement. On la reverra plus vraisemblablement en mars, à Indian Wells et Miami. Ce n’est pas sans conséquence sur son classement puisque, aujourd’hui encore 23e, elle va carrément disparaître des tablettes de la WTA dans deux semaines. Son absence va également aiguiser l’appétit de nombreuses joueuses car, outre le titre, la place de n°1 mondiale sera à nouveau en jeu à Melbourne, comme elle le fut lors des trois derniers Grand-Chelems.

C’est pour l’instant Simona Halep qui la détient. Eliminée au premier tour l’an dernier, elle n’aura que 10 points à défendre et possède donc de bonnes chances de rester sur son trône. Mais le Grand-Chelem australien lui réussit peu. C’est en tout cas le seul où elle n’a jamais atteint les demi-finales. Un nouveau revers rapide rendrait la première place accessible à plusieurs joueuses. A commencer par Caroline Wozniacki qui l’a déjà occupée au début de la décennie. Mais la Danoise n’est pas non plus très à l’aise à Melbourne où elle n’a pas atteint la deuxième semaine depuis 2013.

La troisième mondiale Garbiñe Muguruza est bien placée également. Sur les six derniers mois de 2016, elle est incontestablement la n°1 mondiale. Mais elle est tracassée par un souci à la jambe qui l’a contrainte à l’abandon à Brisbane et Sydney. Pas sûr donc qu’elle soit capable de disputer le titre à Melbourne. Très discrète, Elina Svitolina pourrait bien mettre tout le monde d’accord et remporter son premier grand titre tout en grimpant à la première place. Son succès à Brisbane l’a en tout cas certainement mise en confiance.

Les Américaines en force

Finaliste l'an dernier face à sa soeur, Venus Williams a donc trop de points à défendre pour pouvoir espérer redevenir n°1 dans deux semaines. Mais ses chances de remporter le titre sont par contre bien réelles. Elle sera à la tête d'une délégation américaine qui a de la gueule. Il y aura notamment Coco Vandeweghe, demi-finaliste l'an dernier et qui a pris une nouvelle stature en 2017. Et puis il y aura les deux finalistes du dernier US Open : Sloane Stephens et Madison Keys. La première n'a étonnamment plus remporté un match depuis son succès à New York (7 défaites). Il faudra donc sans doute plus se méfier de la seconde qui a toutes les armes pour remporter un tournoi majeur.

C'est également le cas de Karolina Pliskova, éphémère n°1 mondiale l'an dernier, aujourd'hui sixième mais qui reste une des plus dangereuses joueuses du circuit, notamment grâce à sa première balle. Jelena Ostapenko a déjà remporté un grand titre, à Roland-Garros. Ces résultats depuis n'ont pas été très bons mais sur un tournoi, elle peut retrouver l'insolente réussite qui l'accompagnait à Paris. Johanna Konta et Caroline Garcia ont énormément progressé en 2017 au point d'être vues comme des outsiders en Grand-Chelem. Mais elles ont connu des petits déboires physiques en ce début de saison et ont donc peu de chances d'aller au bout. Petra Kvitova a reculé au classement suite à sa grosse indisponibilité l'an dernier. Mais il ne faut pas oublier qu'elle a tout de même l'expérience de deux titres à Wimbledon derrière elle.

Parmi les joueuses en forme de ce début de saison, il ne faut pas non plus oublier Angélique Kerber. Gagnante du tournoi en 2016 mais auteur d'une saison 2017 désastreuse, elle a très bien démarré l'année. Elle n'a pas perdu un set lors de ses 4 rencontres à la Hopman Cup et est toujours en course à Sydney cette semaine. Sa compatriote Julia Goerges respire la confiance après une série de victoires impressionnante (14). Ce n'est sans doute pas suffisant pour en faire une potentielle gagnante en Grand-Chelem mais personne n'aura envie de l'affronter. Enfin les deux jeunes australiennes Ashleigh Barty et Daria Gavrilova bénéficieront du soutien de leur public et semblent en forme. De quoi peut-être redonner le sourire aux australiens qui n'ont plus vu une de leurs compatriotes en quart depuis Jelena Dokic en 2009.