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Le Top 10 Féminin

L’Année 2017 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2018. Deuxième étape : présentation en six parties des joueurs ayant marqué 2017. Deuxième partie : le Top 10 WTA .

1. Simona Halep (ROU), n°4 fin 2016, 26 ans :

Peu après ses 26 ans, Simona Halep prend enfin la première place mondiale qui lui semblait promise depuis longtemps, notamment depuis ses six titres en une saison en 2013 et sa finale à Roland-Garros l'année suivante. Mais la résistance de Serena Williams et une inconstance chronique de la Roumaine ont retardé l'échéance. Ces trois dernières années, elle terminait classée dans le Top 5 mais ne parvenait plus à atteindre de finale majeure, s'inclinant encore en demi à Wimbledon en 2014 et à l'US Open 2015. Lors des autres tournois, elle remportait son premier titre important à Indian Wells en 2015 puis un autre à Madrid l'année suivante mais c'était insuffisant pour atteindre les sommets. Elle a donc dû attendre de fêter ses 26 ans.

Son début d'année 2017 est pourtant très faible. A l'Open d'Australie, elle n'est que l'ombre d'elle-même et ne prend que 4 jeux à Shelby Rogers au premier tour. Elle déclare ensuite forfait avant son quart de finale à St Petersbourg en raison d'une blessure au genou et renonce à se présenter à Doha et Dubai. Encore en-dessous de son niveau à Indian Wells, elle remporte quelques bons matchs à Miami pour se hisser en quart. Mais c'est sur terre-battue qu'elle retrouve le sourire avec une demi à Stuttgart et surtout une victoire au « Premier Mandatory » de Madrid où elle défendait son titre. Elle enchaine avec une finale à Rome où elle mène en début de match avant de se tordre la cheville et de laisser Elina Svitolina l'emporter. Elle prend sa revanche sur l'Ukrainienne en quart de finale de Roland-Garros en sauvant une balle de match dans le tie-break du deuxième set. Elle enchaine avec une autre victoire compliquée contre Karolina Pliskova. Favorite pour la finale, qui pouvait lui offrir à la fois son premier titre en Grand-Chelem et la première place mondiale, elle mène 6/4-3/0, balle de 4/0. Elle échoue toutefois à concrétiser cette avance et voit son adversaire, la jeune Jelena Ostapenko, soulever le trophée.

Sur gazon, elle a encore deux opportunités de devenir n°1 mondiale. A Eastbourne d'abord où elle s'arrête en quart de finale face à Caroline Wozniacki. A Wimbledon ensuite où elle se hisse également en quart sans perdre de sets. Mais elle est battue par Johanna Konta dans un match très serré alors qu'une victoire dans cette rencontre lui aurait offert le trône de reine du tennis. En petite forme en début d'été, elle doit abandonner en quart à Washington puis ne prend que deux jeux contre Svitolina au même stade à Toronto. A Cincinnati, elle se hisse en finale mais y est également balayée par Garbiñe Muguruza. Là encore, elle rate la première place au classement (il ne lui manque que 5 points). A l'US Open, elle a la malchance de tomber d'entrée contre Maria Sharapova qui dispute son premier Grand-Chelem depuis son retour de suspension. Simona revient à Wuhan où elle perd d'entrée mais, à Pékin, elle dispute à nouveau la finale. Cette fois, ça lui suffit pour décrocher la première place mondiale.

Au Masters, malgré une bonne première victoire, elle s'effondre dans les deux matchs suivants ce qui met un terme à sa saison. Ce résultat lui suffit toutefois pour conserver sa première place. Première Roumaine au sommet du tennis, Simona est une joueuse très solide et régulière à qui il manque tout de même un peu de puissance. En 2017, elle n'a donc remporté qu'un seul titre mais c'était à Madrid, l'un des plus importants de la saison. Elle a également disputé 4 finales, chaque fois dans des épreuves principales dont une à Roland-Garros. Il lui manque tout de même encore un premier titre en Grand-Chelem pour vraiment affirmer sa position au sommet. Ca pourrait arriver dès l'Open d'Australie où elle jouera libérée puisqu'elle n'a rien à défendre.

2. Garbiñe Muguruza (ESP), n°7 fin 2016, 24 ans :

Muguruza est incontestablement la révélation de ces deux dernières années où elle avait atteint une première finale en Grand-Chelem (Wimbledon 2015) avant de décrocher un premier titre majeur à Roland-Garros en 2016. Mais elle avait connu pas mal de difficultés à confirmer cette ascension et, malgré son titre parisien, elle n'avait terminé la saison passée qu'à la 7e place mondiale. A partir du mois de juin, elle n'avait d’ailleurs plus remporté que 13 rencontres pour 11 défaites, un bilan assez maigre à ce niveau.

Elle ne démarre pas trop mal 2017 avec une demi à Brisbane, puis un quart à l'Open d'Australie. La suite est nettement moins bonne à Doha (battue au deuxième tour) et à Dubai (abandon dès son entrée en lice). Mais elle dispute un bon quart à Indian Wells. A Miami, elle est contrainte à l'abandon en huitième après un parcours déjà très poussif. De retour sur terre, elle s'incline d'entrée à Stuttgart (contre une qualifiée) et à Madrid où elle est balayée par Timea Bacsinszky. A Rome, elle atteint les demi-finales après une belle victoire sur Venus Williams mais est à nouveau contrainte à l'abandon en raison de douleurs au cou. La défense de son titre à Roland-Garros s'annonce dès lors très compliquée. Après trois matchs douloureux, elle s'incline en effet en huitième contre une Kristina Mladenovic soutenue par un public très hostile et manquant énormément de respect pour une tenante du titre. C'est en pleur qu'elle quitte le tournoi qui l'avait consacrée douze mois plus tôt.

Mais c'est avec un grand sourire qu'on la retrouve un mois et demi plus tard à Wimbledon. Accompagnée de Conchita Martinez, gagnante du tournoi en 1994, en raison de l'absence de son coach Sam Sumyk, sur le point de devenir papa, Garbiñe profite bien de ses conseils pour s'imposer et remporter son deuxième titre du Grand-Chelem. Elle y domine notamment Angélique Kerber, Svetlana Kuznetsova et Venus Williams. Redescendue à la 15e place mondiale faute d'avoir pu défendre son titre à Roland-Garros, elle remonte directement au 5e rang grâce à cette victoire. Et cette fois, elle ne connait pas le même « trou d'air » qu'un an plus tôt. Elle atteint les demis à Stanford, les quarts à Toronto puis elle s'impose à Cincinnati en donnant une leçon à Simona Halep en finale. Malgré sa défaite en huitièmes de finale de l'US Open, elle s'empare de la première place mondiale.

Une place qui ne tient qu'à un fil et qu'elle va perdre en fin de saison. Elle atteint encore une bonne demi à Tokyo et un quart à Wuhan mais un virus la force à abandonner d'entrée à Pékin et offre ainsi le trône de reine du tennis à Simona Halep. Au Masters, elle remporte un match mais est éliminée en poule suite à sa défaite contre Karolina Pliskova et Venus Williams. Il y a un an, j'écrivais que Garbiñe Muguruza avait tout pour devenir une grande. Elle le confirme avec cette saison 2017. Mais elle va devoir acquérir de la constance pour s'imposer définitivement. A 24 ans, l'avenir est pour elle.

3. Caroline Wozniacki (DAN), n°19 fin 2016, 27 ans :

Retrouver Caroline Wozniacki aussi haut au classement est vraiment surprenant. Devenue n°1 mondiale fin 2010 à seulement 20 ans, la Danoise avait réussi à se maintenir à cette place durant 67 semaines tout de même. Mais son incapacité à s'imposer en Grand-Chelem et ses difficultés à battre les meilleures (une seule victoire en onze rencontres face à Serena Williams) laissent le sentiment qu'elle était une n°1 au rabais. Et depuis 2012, elle avait entamé une descente au classement qui semblait inexorable.

Seulement 20e au moment d'aborder l'Open d'Australie, son plus mauvais classement depuis mi-2008, elle s'y est hissée au troisième tour avant de se casser les dents sur Johanna Konta. Elle s'est bien reprise lors des deux tournois au Proche-Orient où elle a atteint la finale à chaque fois même si elle n'y a rencontré qu'une seule Top 20. Quart de finaliste à Indian Wells, elle confirme son retour de forme à Miami où elle bat notamment Muguruza et Pliskova et ne s'arrête qu'en finale à nouveau. Jamais très à l'aise sur terre-battue européenne, elle ne va pas réussir à enchaîner deux victoires consécutives durant les tournois de préparation à Roland-Garros. Mais à Paris, elle atteint tout de même les quarts de finale et n'est battue qu'en trois sets face à la future gagnante.

Finaliste pour la quatrième fois de l'année à Eastbourne (en battant Halep), Wozniacki est surprise en huitième de Wimbledon par Coco Vandeweghe. Elle va tout de même atteindre une cinquième, puis une sixième finale durant l'été, à Bastad puis à Toronto où elle bat Pliskova en quart. La Tchèque prend sa revanche au même stade à Cincinnati. A l'US Open, Caroline connait l'un de ses moins bons résultats de la saison en s'inclinant dès le deuxième tour face à Makarova. Elle obtient enfin un premier titre cette saison en s'imposant à Tokyo, battant au passage la nouvelle n°1 mondiale Muguruza. La fin de sa tournée asiatique est par contre nettement moins bonne.

C'est tout de même dans la peau de la sixième mondiale que Wozniacki se présente au Masters de Singapour. Elle y écrase Svitolina et surtout Halep pour sortir des poules avant de battre Pliskova en demi puis Venus Williams en finale et ainsi de signer la plus belle victoire de sa carrière. Elle n'avait en effet jusqu'ici remporté que deux « Premier Mandatory », à Pékin en 2010 et à Indian Wells l'année suivante. C'est surtout grâce à des places d'honneur (deux finales et quatre demis en Grand-Chelem) qu'elle avait pu atteindre les sommets. A 27 ans, la voilà donc à nouveau dans le Top 3. Elle pourrait même reprendre la première place si elle réussit un beau parcours à Melbourne. Ce serait un bel exploit mais c'est surtout un titre du Grand-Chelem qui lui manque aujourd'hui pour être totalement comblée

4. Karolina Pliskova (TCH), n°6 fin 2016, 25 ans :

La progression de Karolina Pliskova a été particulièrement constante depuis ses débuts. Après avoir fait son entrée dans le Top 100 en 2013, elle terminait la saison 2014 à la 24e place puis pointait à la 11e puis à la 6e place à la fin des deux années suivantes. Cette saison, elle a poursuivi cette marche vers l'avant jusqu'au sommet même si elle a un peu flancher sur la fin.

Elle débute l'année de la meilleure manière en remportant le tournoi de Brisbane. Elle se hisse ensuite en quart de finale de l'Open d'Australie mais elle y est surprise par Mirjana Lucic-Baroni. Elle se reprend très vite pour s'imposer à Doha puis atteindre successivement les demi-finales d'Indian Wells et de Miami. Elle se montre moins performante sur terre même si elle dispute tout de même les quarts de finale à Stuttgart et à Rome. Sa relative faiblesse sur cette surface ne l'empêche pas de se hisser en demi-finale de Roland-Garros où elle ne passe d'ailleurs pas si loin de sortir Simona Halep.

Elle reprend sa cours en avant sur le gazon d’Eastbourne où elle remporte son troisième titre de la saison. Cette victoire, conjuguée aux déboires de la n°1 mondiale Angélique Kerber assure quasiment Karolina de grimper en tête du classement au lendemain de Wimbledon. C'est d'ailleurs ce qui se passe malgré une défaite dès le deuxième tour à lors du Grand-Chelem londonien. Durant l'été, ses résultats sont plutôt corrects avec une demi à Cincinnati et des quarts à Toronto et à l'US Open. Mais ça ne l'empêche pas de perdre sa première place au profit de Muguruza. Sa tournée asiatique est plus chaotique avec des quarts à Tokyo et Wuhan mais une élimination prématurée à Pékin.

Au Masters, elle parvient tout de même à battre Muguruza pour se hisser en demi où elle est battue par Wozniacki. Karolina Pliskova termine donc la saison à la 4e place mondiale après s'être installée au sommet durant 8 semaines. En 2018, elle aura évidemment à cœur de retrouver cette place de n°1 et surtout de remporter un premier titre du Grand-Chelem.

5. Venus Williams (SLQ), n°17 fin 2016, 37 ans :

Si le retour de Wozniacki était inattendu, que dire de celui de Venus Williams ? L'Américaine aux 7 titres du Grand-Chelem a connu quelques saisons bien sombres en raison de plusieurs blessures et surtout d'une maladie qui la fatiguait énormément. Elle n'avait ainsi plus terminé une saison dans le Top 5 depuis 2010 et peinait à atteindre la deuxième semaine des Grand-Chelems lors des 6 dernières saisons.

C'était donc une surprise immense de la revoir en finale dans un tournoi majeur dès l'Open d'Australie. Un stade qu'elle n'avait plus atteint depuis... Wimbledon 2009 ! Elle a certes bénéficié d'un parcours relativement aisé, ne rencontrant pas la moindre Top 20, mais ça reste un exploit de taille. Et s'offrir une neuvième finale majeure contre sa sœur en est un également. D'autant qu'il sera suivi d'autres bonnes performances comme un quart à Indian Wells et une demi à Miami. En Floride, elle prend même la mesure de deux Top 10 dont la n°1 Angélique Kerber. Plus discrète sur terre-battue, elle atteint tout de même un quart à Rome et un huitième à Roland-Garros.

Sa deuxième partie de saison débute comme la première avec une deuxième finale en Grand-Chelem à Wimbledon. Atteindre deux finales majeures la même année, ça ne lui était plus arrivé depuis... 2003 ! En demi, elle bat Johanna Konta mais est surprise par Garbiñe Muguruza pour le titre. Eliminée un peu rapidement à Toronto et Cincinnati, elle dispute encore les demi-finales de l'US Open et passe même tout près de la finale puisqu'elle ne s'incline que 7/5 au dernier set contre la future gagnante Sloane Stephens. Elle décide alors de faire quasiment l’impasse sur la tournée asiatique, disputant juste deux matchs à Hong-Kong en guise de préparation pour les Masters.

Et dans ces Masters, elle parvient à nouveau en finale en dominant enfin Muguruza sur son passage. Même si elle s'incline contre Wozniacki, elle aura porté haut les couleurs de la famille Williams en attendant un possible retour au plus haut niveau de Serena. Venus n'a en tout cas pas dit son dernier mot et semble avoir retrouvé le plaisir de jouer. Et de gagner !

6. Elina Svitolina (UKR), n°14 fin 2016, 23 ans :

Sans faire de bruit, Elina Svitolina a fait son entrée dans le Top 10 en 2017. Gagnante d'un tournoi (mineur) chaque année de 2013 à 2016, elle a passé la vitesse supérieure cette saison en remportant 5 titres, dont trois « Premier 5 ». Par contre, en Grand-Chelem, ses résultats sont pour l'instant encore en-dessous de son potentiel.

L'Ukrainienne débute bien l'année avec une demi à Brisbane (où elle bat la n°1 Anélique Kerber) mais elle est surprise dès le troisième tour de l'Open d'Australie. Elle débute sa moisson dans le petit tournoi de Taipei où elle s'impose avant de doubler la mise à Dubai, sa première victoire importante. On la retrouve au plus haut niveau sur terre-battue où elle remporte deux nouveaux titres à Istanbul et surtout à Rome où elle prend la mesure de Karolina Pliskova et de Simona Halep. Pointée comme une « outsider » pour le titre à Roland-Garros, elle y retrouve Halep en quart mais s'incline en ayant eu une balle de match.

Moins à l'aise sur gazon, elle s'incline en huitième à Wimbledon mais sa marche en avant reprend à Toronto où elle s'impose en dominant Muguruza, Halep et Wozniacki, soit les trois premières mondiales de cette fin d'année. A l'US Open, elle s'incline en huitième contre Madison Keys, non sans être une fois de plus passé tout près de la victoire. Durant la tournée asiatique, elle atteint encore un quart à Pékin mais doit ensuite déclarer forfait avant son deuxième tour à Hong-Kong.

Sa première participation au Masters se solde par une élimination en poule mais elle bat tout de même Simona Halep et passe finalement tout près de rejoindre les demis puisqu'elle ne s'incline que de justesse contre Garcia. Même si elle termine à la 6e place, Elina Svitolina est montée jusqu'à la 3e position au début de l'automne et n'est pas passée si loin de la première place mondiale. Ce n'est d'ailleurs peut-être que partie remise puisque les six premières se tiennent en moins de 700 points. Ca passera tout de même pour elle, au moins, par une première demi-finale en Grand-Chelem.

7. Jelena Ostapenko (LET), n°44 fin 2016, 20 ans :

Ce top 10 2017 est décidemment très surprenant avec la disparition des deux premières mondiales et de quelques autres piliers et les retours d’anciennes gloires. Mais il l’est aussi par l’arrivée d’une nouvelle génération incarnée par Jelena Ostapenko. La jeune Lettone est en effet la première joueuse de 20 ans ou moins à faire son entrée parmi les dix meilleures joueuses de la planète depuis de nombreuses années et elle pourrait donner des idées aux autres espoirs du Top 100.

Elle débute plutôt bien la saison (à la 44e place !) avec une demi-finale à Auckland, même si elle doit y abandonner au troisième set. A l’Open d’Australie, elle franchit deux tours et ne perd que 10/8 au dernier set contre Pliskova. Le reste de son hiver est nettement plus faible avec un maigre quart à Acapulco comme meilleure performance. Elle entame la saison sur terre au 66e rang mais va rapidement remonter grâce à une finale à Charleston et une demi à Prague. La consécration arrive évidemment à Roland-Garros où elle bouscule tout sur son passage pour remporter son premier titre du Grand-Chelem. Une victoire « à l’arrache » comme le prouvent ses quatre dernières rencontres, toutes remportées en trois sets, notamment contre Wozniacki en quart et Halep en finale.

Cette victoire est d’autant plus étonnante qu’Ostapenko n’avait encore jamais remporté le moindre titre sur le circuit principal jusqu’ici. Elle réalise ensuite également un joli parcours à Wimbledon, trois ans après avoir conquis le titre en junior. Elle ne s’arrête qu’en quart face à Venus Williams et après avoir sorti Svitolina. Son été est par contre nettement moins bon puisqu’elle perd d’entrée à Toronto et Cincinnati et au troisième tour de l’US Open. Elle se reprend très bien en fin de saison pour remporter un deuxième titre à Séoul. Elle enchaine avec deux demis à Wuhan (où elle bat Muguruza) et à Pékin.

Son premier Masters est bon également puisqu’elle y domine Pliskova et passe à deux doigts de la qualification contre Venus Williams qui ne la bat que 7/5 au dernier set. Dotée de frappes très puissantes des deux côtés, Jelena joue avec une insouciance très rafraichissante. Elle est désormais la tête de proue de cette nouvelle génération venue de l’est et dont font également partie les Daria Kasatkina, Ana Konjuh, Aryna Sabalenka ou Dona Vekic.

8. Caroline Garcia (FRA), n°23 fin 2016, 24 ans :

L’entrée dans le Top 10 de Caroline Garcia est encore une surprise, malgré des progrès constants depuis ses débuts. D’autant que sa saison n’a pas particulièrement bien débuté. Désireuse de se concentrer sur sa carrière, la Française s’est mise en congé de la Fed Cup pour un an au minimum. Cette décision lui a valu de nombreux conflits avec sa fédération et avec ses coéquipières, notamment Kristina Mladenovic avec laquelle elle formait une très bonne paire de double.

Ses soucis ont eu une influence sur ses résultats et elle n’a pas été capable d’atteindre le moindre quart de finale durant l’hiver. Sa meilleure performance reste un huitième à Indian Wells et, à l’Open d’Australie, elle est sortie au troisième tour. Début avril, elle atteint tout de même une demi-finale mais dans un tournoi mineur à Monterrey. Elle y parvient de nouveau un mois plus tard à Strasbourg. Entre temps, elle est éliminée par des qualifiées à Madrid et à Rome. Pourtant, elle réussit son meilleur parcours en Grand-Chelem à Roland-Garros où elle n’est battue qu’en quart, certes dans un tableau très faible.

Son parcours sur gazon est correct aussi avec une demi à Majorque et un huitième à Wimbledon. Son été est, par contre, plus inconstant avec une demi à Bastad et un bon quart à Toronto mais aussi des défaites d’entrée à Cincinnati et au troisième tour de l’US Open. Elle n’est donc toujours que 20e lorsqu’elle se rend en Asie au début de l’automne. Après un quart à Tokyo, elle enchaine deux énormes victoires à Wuhan et à Pékin. Si lors de la première, elle n’a pas rencontré de vrais ténors, elle bat Svitolina et Halep dans la capitale chinoise. Elle qui n’avait pas encore remporté de tournoi « Premier » réussi là un doublé remarquable.

D’autant qu’il lui permet de décrocher une première qualification pour les Masters, notamment en coupant l’herbe sous le pied de son ancienne amie Mladenovic. A Singapour, elle se permet même de se hisser en demi-finale après des succès contre Svitolina et Wozniacki dans des matchs marathons. Maintenant débarrassée de la pression qu’elle subissait en début d’année, Caroline Garcia a réussi une fin de saison qui lui ouvre de belles perspectives pour 2018.

9. Johanna Konta (GBR), n°10 fin 2016, 26 ans :

Cette fin de saison de Garcia a également privé Johanna Konta du Masters. La Britannique d’origine australo-hongroise, qui avait déjà manqué la qualification de peu en 2016, méritait pourtant une petite place parmi les « Maîtres » tant elle a marqué le début de saison de son empreinte.

En janvier, elle se hisse en demi à Shenzhen et enchaine avec un titre à Sydney, le deuxième de sa carrière après celui conquit à Stanford six mois plus tôt. A Melbourne, elle bat Wozniacki et se hisse en quart de finale où Serena Williams se montrera impitoyable. Elle frappe un grand coup à Miami où elle remporte son premier « Premier Mandatory » en dominant Halep, Venus Williams et Wozniacki. Vraiment pas à l’aise sur terre-battue, elle ne parvient jamais à y enchainer deux victoires et s’incline d’entrée à Roland-Garros.

Le gazon lui convient évidemment bien mieux et elle le prouve en atteignant la finale à Nottingham et les demis à Eastbourne. A Wimbledon, c’est elle qui empêche Simona Halep de devenir n’°1 mondial en quart de finale. Même si elle passe un peu à côté de sa demi, elle devient la première Britannique à atteindre ce stade depuis Virginia Wade en 1978 ! Sa deuxième partie de saison est malheureusement gâchée par une blessure au pied. Hormis à Cincinnati où elle atteint encore un bon quart, elle ne va plus remporter le moindre match, s’inclinant d’entrée à Toronto, à l’US Open, à Tokyo, à Wuhan et à Pékin.

Cette série désastreuse la fait descendre de la 6e à la 9e place et donc rater le Masters. Son nouveau classement lui offre la place de première tête de série au Masters bis mais elle décide de mettre un terme à sa saison pour se soigner. Par la même occasion, elle met un terme à sa collaboration avec le Belge Wim Fissette qui était son coach depuis le début de l’année.

10. Coco Vandeweghe (USA), n°37 fin 2016, 26 ans :

La dernière place de ce Top 10 est encore une entrée. Il est d’ailleurs notable que sur les 10 joueuses qui terminent en tête de ce classement, seules quatre faisaient déjà partie de ce Top 10 il y a un an. Pour Coco Vandeweghe, rien ne laissait présager d’une telle progression en 2017. Elle avait certes déjà remporté deux titres (sur le gazon de Rosmalen en 2014 et 2016) et atteint un quart à Wimbledon il y a deux ans, mais c’était un peu maigre pour l’imaginer jouer les premiers rôles du circuit.

C’est pourtant ce qui est arrivé et ce dès l’Open d’Australie où elle bat la n°1 mondiale Kerber, puis Muguruza, et ne s’incline qu’en demi et en trois sets face à Venus Williams. Hormis en Fed Cup, elle peine ensuite à remporter des matchs et s’incline d’entrée à Dubaï, Indian Wells et Miami. Malgré un bon quart à Madrid, la saison sur terre n’est pas bien meilleure et elle se conclut par une élimination dès le premier tour à Roland-Garros.

Coco retrouve des couleurs sur gazon avec deux quarts à Birmingham et surtout à Wimbledon. Au passage, elle bat Konta et Wozniacki. Elle commence très bien son été par une finale à Stanford mais tombe d’entrée sur des têtes de série (Radwanska et Keys) à Toronto et Cincinnati. Elle réussit une nouvelle très belle performance en Grand-Chelem à l’US Open où elle atteint à nouveau les demis en privant Pliskova de la première place mondiale au tour précédent. Battue trop tôt à Pékin et Moscou, elle manque le Masters mais dispute tout de même le Masters bis de Zuhai où elle se hisse en finale, ce qui lui permet in extremis de faire son entrée dans le Top 10.

Son parcours en Fed Cup est également remarquable cette saison. Elle remporte ses six simples en ne perdant qu’une seule manche (contre Petkovic au premier tour). Et lorsque son équipe est poussée au cinquième match décisif, elle prend ses responsabilités également en double, que ce soit en demi avec Mattek-Sands ou en finale avec Rogers. C’est donc presque elle toute seule qui ramène ce trophée que les Etats-Unis n’avaient plus gagné depuis 17 ans. Sa capacité à se transcender dans les grands événements en fait une outsider sérieuse pour les Grands-Chelems en 2018.