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Les favoris pour Londres

 

Numéro 1 mondial avec presque le double des points de son dauphin Andy Murray, Novak Djokovic sera le grand favori de la quinzaine londonienne dans le tableau masculin. L’Ecossais, toutefois, possède les armes pour le contrer sur le gazon et garde l’espoir d’un deuxième sacre sur ses terres. Dans le tableau féminin, Serena Williams cherchera à mettre un terme à sa série d’insuccès en Grand-Chelem. C’est évidemment sur gazon qu’elle a le plus de chance d’y parvenir.

En remportant, à Roland-Garros, son quatrième Grand-Chelem consécutif, Novak Djokovic a presque rejoint dans la légende Donald Budge et Rod Laver (qui, eux, avaient réussi la passe de 4 sur une année calendaire). Il a surtout remis à leur place ceux qui pensaient pouvoir stopper sa série après une saison sur terre un peu plus compliquée que les précédentes. Incontestable n°1 en Grand-Chelem (avec 6 victoires, une finale et une demi lors des 8 dernières épreuves !), il va être particulièrement compliqué à battre à Wimbledon où il a signé 37 victoires pour seulement 3 défaites lors des six dernières éditions. S’il remporte un 4e titre à Londres, il pourra tenter de rejoindre totalement Budge et Laver dans la légende à New-York deux mois plus tard.

Désormais bien installé à la deuxième place mondiale, Andy Murray est, bien sûr, celui qui a le plus de chance de briser les rêves de Djokovic. C’est d’ailleurs face au Serbe en finale qu’il avait remporté ses deux seuls titres majeurs (US Open 2012 et Wimbledon 2013). Il semblait, à l’époque, parti pour en décrocher bien d’autres mais c’était sans compter sur l’avènement du « Djoker » qui l’a arrêté déjà 5 fois en finale d'un Grand-Chelem. Murray semble d’ailleurs faire un blocage contre le n°1 mondial ces derniers temps. Il n’a remporté que deux de leurs 15 confrontations depuis début 2014. Peut-être que son cinquième titre (record du tournoi) obtenu au Queen’s dimanche dernier lui aura insufflé la confiance nécessaire pour retourner cette situation.

Le cas de Roger Federer est plus difficile à pronostiquer. Il va sans dire qu’avec ses 7 titres à Wimbledon (mais aussi les 8 remportés à Halle), le Suisse maîtrise le jeu su gazon comme presque personne. Mais, à bientôt 35 ans, les problèmes physiques le perturbent de plus en plus. Il n’a pu disputer que six tournois cette saison, a dû faire une longue pause après l’Open d’Australie et a même dû déclarer forfait pour Roland-Garros mettant un terme à son incroyable série de 65 participations consécutives en Grand-Chelem. Ses deux tournois de préparations ont été corrects sans plus. Il sera donc l’un ders principaux outsiders du tournoi mais sera-t-il en mesure de venir se mêler à la lutte pour le titre face à Djokovic et Murray ? S’il a encore la possibilité de les battre lors d’un match au meilleur des cinq sets, c’est évidemment sur gazon qu’il y arrivera. Mais rien n’est moins sûr.

De nombreux outsiders

En l'absence de Rafael Nadal, les deux joueurs qui suivent au classement sont bien plus à l'aise sur terre que sur gazon. Wimbledon est le Grand-Chelem qui réussit le moins à Stan Wawrinka pour l'instant même s'il a atteint les quarts de finale ces deux dernières années. Sa position de quatrième tête de série l'épargne un petit peu mais il aura tout de même du mal à rejoindre le dernier carré. Pour Kei Nishikori, le n°5, ça risque d'être encore plus compliqué. Avec huit matchs remportés en sept participations au tournoi (et jamais mieux qu'un huitième de finale), il risque fort d'être une proie facile pour les spécialistes de gazon qu'il pourrait rencontrer sur sa route. On attendra beaucoup plus de la nouvelle coqueluche du circuit, l'Autrichien Dominic Thiem. Ses références sur gazon étaient également très maigres jusqu'au début du mois mais sa finale à Stuttgart (en battant Federer) et sa demi à Halle changent la donne. Stan Wawrinka n'est certainement pas très heureux de le retrouver dans sa partie de tableau.

D'autres joueurs ont quelques références à faire valoir sur herbe. Milos Raonic, demi-finaliste en 2014 et finaliste au Queen's la semaine passée va certainement faire parler la poudre durant la quinzaine. Il faudra le surveiller de très près et son potentiel quart de finale contre Djokovic s'annonce chaud. Marin Cilic a atteint les quarts ces deux dernières années et a remporté le Queen's en 2012. Lui aussi possède un service redoutable sur gazon et ce n'est pas sa seule arme. Enfin Richard Gasquet qui réussit mieux en Grand-Chelem que sur le circuit ATP depuis un an cherchera à défendre sa demi-finale de 2015. Il devra pour ça passer en huitième le cap de son compatriote Jo-Wilfried Tsonga, lui aussi très à l'aise sur herbe.

Enfin, la relève frappe à la porte et plusieurs des jeunes espoirs du circuit se débrouillent plutôt pas mal sur gazon. Nick Kyrgios bien sûr qui avait crevé l'écran en atteignant les quarts de finale il y a deux ans. Mais aussi son compatriote Bernard Tomic qui avait réalisé cette performance en 2011 déjà. Ces deux joueurs sont encore trop inconstants pour briguer une victoire finale mais les favoris auront tout intérêt à ne pas les trouver sur leur route. Enfin, Alexander Zverev a prouvé, en se hissant en finale à Halle, qu'il peut également très bien jouer sur cette surface. Pour la première fois tête de série en Grand-Chelem, il pourrait bien y frapper un grand coup. Sa rencontre avec Thiem au troisième tour (comme à Roland-Garros !) promet beaucoup,

Serena au service

La réussite de Serena Williams réside pour beaucoup dans son service d'extraterrestre (pour le circuit féminin). C'est encore plus vrai sur gazon où ses quelques lacunes techniques sont largement compensées par cette arme redoutable. Ses six titres à Wimbledon (plus deux finales) en témoignent : elle est quasiment imbattable lorsque sa première balle passe. Il lui arrive toutefois d'avoir un jour sans à ce niveau-là, surtout en première semaine. Des passages à vide qui expliquent sans doute en partie quelques surprenantes défaites ces dernières années. Son manque de rythme dû à une quasi absence de circuit (hors grand chelem, elle n'a disputé que 6 tournois en un an !) pourrait donc lui coûter cher même si elle n'a pas besoin de beaucoup jouer pour trouver son top niveau. Comme d'habitude donc, ses adversaires n'auront leur chance que si Serena est un peu moins bien ce jour-là (au service surtout).

Parmi celles-ci, Garbiñe Muguruza s'est affirmée comme une rivale redoutable en battant l'Américaine en finale de Roland-Garros. Son jeu peu s'adapter au gazon comme elle l'a prouvé l'an dernier en atteignant la finale avant de s'incliner contre... Serena. Mais elle est plus apte à battre la n°1 mondiale sur une surface où elles ne doivent pas rivaliser sur leur seule puissance. Car si l'Espagnole a du répondant à ce jeux-là, elle reste un petit cran derrière Williams, surtout au service. Elle ne sera dfonc pas favorite si elles doivent s'affronter en finale. Mais si Serena connait un jour sans plus tôt, Les chances de Muguruza de réaliser le doublé Paris-Londres augmenteront fortement.

Au delà de ces deux joueuses, il est difficile de faire des pronostics tant les filles du Top se sont montrées inconstantes depuis le début de l'année. Gagante à l'Open d'Australie, Angékique Kerber est passée à côté de sa saison sur terre et ses références sur gazon sont maigres (elle a atteint une demi tout de même mais ça remonte à 2012). Elle avait alors été battue par Agnieszka Radwanska dont le jeu fin fait merveille suir gazon. Mais la Polonaise alterne le bon (victoire au dernier Masters) et le plus faible. Simona Halep, 5e mondiale, a un peu retrouvé le sourire depuis sa victoire à Madrid mais le gazon ne lui a pas trop réussi jusqu'ici. Reste Venus Williams, ancienne reine des lieux avec 5 titres et trois finales durant la décennie passée. Mais elle n'a plus dépassé les huitièmes depuis 2010 et, même si elle semble retrouver une partie de son tennis ces derniers mois, ses 36 ans ne jouent pas en sa faveur.

Les outsiders formeront une sorte de “clan des K” puisque leur nom commence par cette lettre. Petra Kvitova est en plein doute ces derniers mois mais ses deux titres à Londres compteront dans la balance. Svetlana Kuznetsova joue aussi moins bien ces derniers temps mais son expérience en Grand-Chelem est indéniable. Madison Keys ne peut pas encore se targuer d'une telle expérience mais la jeune fille a les armes pour briller au plus haut niveau. Enfin, pour la première fois depuis 1984 (c'était Jo Durie à l'époque), une britannique sera tête de série du tournoi puisque Johanna Konta pointe à la 16e place après un superbe début de saison. Devant son public et au vu de son tableau, elle peut réaliser un très beau parcours.