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Les favoris pour Paris

 

Pour la première fois depuis 2005, Rafael Nadal n’est pas le principal favori à l’heure de franchir la Porte d’Auteuil. Son début de saison difficile combiné à la forme étincelante de Novak Djokovic fait endosser à celui-ci le lourd manteau de l’homme à battre. Côté féminin, comme d’habitude, ce sera nettement plus ouvert… enfin sauf si Serena Williams est à 100%.

 Depuis Bercy, Novak Djokovic est totalement intouchable. Il a tout simplement raflé tous les titres importants du circuit à l’exception du Masters 1000 de Madrid qu’il n’a pas disputé. Il s'est donc imposé à l’Open d’Australie, aux ATP finals et lors de cinq Masters (Bercy, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Rome). En fait, c’est dès le début de l’automne que sa série a débuté puisqu’il avait remporté le tournoi de Pékin et perdu seulement en demi à Shanghai. Soit 53 victoires pour seulement trois défaites en huit mois. Et l’arrivée de la terre-battue n’a pas freiné ses ardeurs. Même s’il ne gagne pas toujours avec facilité, sa mentalité de guerrier le rend presque impossible à battre. Son principal adversaire à Paris sera d’ailleurs sans doute lui-même. Alors que Roland-Garros est le seul titre du Grand-Chelem qui manque à son palmarès, il pourrait retenir un peu son bras au moment d’écrire l’histoire et d’entrer dans le cercle des joueurs qui ont remporté les quatre « Majors ».

 Parmi les joueurs qui pourraient bénéficier d’un moment de fébrilité, Andy Murray semble le plus à même de faire trébucher l’ogre serbe. Déjà deux fois demi-finalistes à Paris, l’Ecossais n’avait pourtant jamais remporté d’épreuve sur terre-battue avant ce printemps. Il a comblé ce trou dans son palmarès en s’imposant coup sur coup à Munich et à Madrid en battant quelques solides joueurs. Même s’il a ensuite déclaré forfait avant son huitième de finale à Rome en raison d’un gros coup de fatigue, il devrait être l’un des joueurs les plus dangereux du tableau. Et l’un des rares à vraiment pouvoir rêver à la coupe des Mousquetaires.

 Parmi les autres joueurs en forme de ce début de saison, et surtout de la préparation sur terre, Tomas Berdych et Kei Nishikori seront à surveiller de près. Le Tchèque vient d’atteindre son meilleur classement, la 4e place, et n’a jamais été aussi régulier qu’aujourd’hui. S’il n’a pas encore remporté de tournoi cette année, il ne compte que des défaites contre des Top 10. Et six de ses neuf revers ont été concédés face à des Top 5. Il a également accroché Djokovic à Dubaï et, surtout, en finale à Monte-Carlo. On sait depuis l’an dernier et sa victoire à Barcelone contre Nadal que Nishikori est vraiment dangereux sur terre-battue. Il l’a encore prouvé cette année en conservant son titre en Catalogne et en se hissé en demi à Madrid avant de prendre un set à Djokovic en quart à Rome. Le Tchèque et le Japonais devraient s’affronter en quart de finale. Le vainqueur de ce match sera un outsider potentiel pour le titre.

Rafa en grand danger

 Faut-il pour autant enterrer Rafael Nadal ? Certainement pas. Bien sûr, ses résultats du printemps sont en demi-teinte. Enfin sur l’échelle "Nadalienne" de la terre-battue car beaucoup de joueurs du circuit seraient plus que satisfaits avec une demi à Monte-Carlo, une finale à Madrid et un quart à Rome. Mais pour lui, c’est insuffisant. Pourtant, sur ce Court Central dont il connaît les moindres recoins, il faudra se lever tôt pour le battre. Sa côte a un peu baissé suite au tirage au sort puisqu’il devra rencontrer Djokovic dès les quarts de finale, puis Murray en cas de victoire sur le Serbe. Attention qu’une défaite en quart (ou avant) pourrait le faire sortir du Top 10 ce qui serait une première depuis… avril 2005 ! Roger Federer, lui, est dans ce Top 10 depuis fin 2002 et ne semble pas près d’en sortir. Malgré sa deuxième place, il ne fera pas partie des tout grands favoris. A 33 ans, il a de plus en plus de mal à gérer sa récupération lors des matchs en cinq sets. Aller au bout de sept rencontres sera donc difficile pour lui, a fortiori sur terre-battue. Mais sur un match, il est toujours capable de battre n’importe qui. Et son tableau est relativement ouvert.

 Quatre autres joueurs sont capables de se hisser en quart ou en demi mais sans doute pas plus. L’éternel David Ferrer, finaliste il y a deux ans, est de ceux-là. Après trois titres en début de saison, il s’est montré un peu moins performant durant le printemps. Mais sur terre, il faut toujours compter sur lui. Stan Wawrinka, le vainqueur de l’Open d’Australie 2014 possède les armes pour battre n’importe qui. Mais son niveau de jeu a été plutôt fluctuant ces derniers temps, en raison principalement de problèmes personnels. La patte de Grigor Dimitrov fait toujours des merveilles mais le Bulgare peine à passer un cap. Cette saison, il n’a atteint que deux demi-finales et c’était dans des tournois mineurs. Au contraire, John Isner connait un retour de forme inattendu. Il a notamment atteint les demi-finales au Masters de Miami et à Nice. Même sur terre, son service fait des ravages.

 Comme chaque année, le public français n’aura d’yeux que pour ses représentants durant la première semaine, à la recherche du successeur de Yannick Noah (il y a 32 ans déjà !). Gaël Monfils, Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ne manquent pas de talent mais ce ne sera sans doute pas pour cette année car tous souffrent de pépins physiques plus ou moins grands. Monfils pourrait toutefois tirer son épingle du jeu et un choc contre Roger Federer est déjà pointé comme la plus grosse affiche des huitièmes de finale.

 Enfin, la jeune garde cherchera à décrocher ses premiers exploits en Grand-Chelem à Paris. Les très spectaculaires Australiens Nick Kyrgios (déjà en quart à Wimbledon l’an dernier) et Thanasi Kokkinakis, le bombardier tchèque Jiri Vesely, l’Autrichien Dominic Thiem, le Croate Borna Coric et trois autres jeunes sortis des qualifs Elias Ymer, Kyle Edmund et Yoshihito Nishioka, sont pétris de talent. Nombre d'entre-eux seront, incontestablement, les grands noms de demain. Ils animeront la première semaine et gare à la tête de série qui devra les affronter.

Serena et les autres

Depuis 2002, Maria Sharapova domine la courte saison de tennis féminin sur terre-battue. Trois titres à Stuttgart, deux à Roland-Garros et Rome et un à Madrid, sans oublier une autre finale perdue lors du Grand-Chelem parisien, ce palmarès est énorme. Et étonnant de la part d'une joueuse qui ne cachait pas son aversion pour la terre-battue au début de sa carrière. Elle ne gagne jamais avec une grande aisance, à l'image de sa finale à la Porte d'Auteuil l'an dernier. Mais son fighting spirit en fait une joueuse jamais battue, toujours capable de mettre la pression dans le money time et de faire flancher ses adversaires.

 A l'exception de Serena Williams, la seule à l'avoir battue plus d'une fois (3 en fait) sur terre durant cette période. A vrai dire, la domination de l'Américaine sur la Russe est même effrayante. Une toute jeune Maria avait bien réussi à dominer deux fois Williams, déjà au top, en finale de Wimbledon et du Masters 2004. Mais depuis, la n°1 mondiale s'est imposée 16 fois consécutivement. En ne lâchant que trois pauvres sets. Un seul en 12 rencontres depuis le début de la décennie. Après avoir remporté ses 18 premiers matchs de la saison, Serena a connu quelques problèmes de santé. Nul ne sait donc dans quel état elle se présentera à Paris. Si elle n'est pas à 100%, elle peu chuter rapidement et contre a peu près n'importe qui, laissant une voie royale à Sharapova. Dans le cas contraire, ce n'est pas la Russe qui l'arrêtera.

Simona Halep en a, par contre, les moyens. Surprenante finaliste l'an dernier, elle a acquis une autre dimension cette année avec ses victoires prestigieuses à Shenzhen et surtout à Dubai et Indian Wells. Elle a même poussé la n°1 mondiale dans ses derniers retranchements lors de leur demi-finale à Miami. La Roumaine a un peu baissé de rythme depuis le printemps mais, si elle ne ressent pas trop la pression des points à défendre, elle sera à nouveau dure à battre. Comme devrait l'être Petra Kvitova. La double gagnante de Wimbledon commence à trouver ses marques sur terre comme le prouve sa victoire à Madrid où elle a dominé Serena Williams. La tchèque possède la lourdeur de frappe nécessaire à faire plier l'Américaine et commence à vraiment croire en ses chances.

Deux joueuses devraient être présentes au stade des quarts de finale, voire des demis. Il s'agit de Caroline Wozniacki et Carla Suarez Navarro. La Danoise a retrouvé de sa superbe depuis un an. Et même si la terre n'a jamais été sa surface de prédilection, elle devrait être au rendez-vous. L'Espagnole a intégré récemment le Top 10 à la faveur d'un excellent début de saison qui l'a vue atteindre, entre autre, les finales de Miami et de Rome. Dans la capitale italienne, elle a dominé successivement Kvitova et Halep avant de perdre en trois sets contre Sharapova.

Parmi les joueuses capables de réaliser de belles performances en premières semaines, il faudra compter sur les "anciennes" que sont Svetlana Kuznetsova (finaliste surprise à Madrid), Sam Stosur (toujours dangereuse sur terre) ou encore Viktoria Azarenka, de retour après sa longue absence pour blessure et qui pourrait donner des sueurs froides à Serena Williams dont elle pourrait croiser la route au troisième tour. Enfin, les jeunes Karolina Pliskova, Madison Keys Elina Svitolina, Garbine Muguruza (tombeuse de Williams il y a un an) et Caroline Garcia (qui bénéficiera du soutien du public) auront l'occasion de montrer ce dont elles sont capables.