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L’Année 2014 au masculin (2e partie)

Deuxième partie de  notre compte rendu mois par mois : l’année au masculin, de juillet à novembre.

Juillet

En remportant Roland-Garros, Rafael Nadal avait réussi à conserver la première place mondiale mais pas à écarter définitivement la menace que faisait peser sur lui le bon début de saison de Novak Djokovic, vainqueur de 3 des 5 premiers Masters 1000. Et de fait, le Serbe (n°1) reprend la couronne en s’imposant à Wimbledon pour la deuxième fois (après 2011).

C’est à l’arrachée que Novak a remporté ce trophée avec plusieurs matchs compliqués. Ses rencontres de début de tournoi face à Andrey Golubev, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga (n°14) sont facilement négociée mais il lâche un set contre Radek Stepanek au deuxième tour et est même mené deux manches à une par Marin Cilic (n°26) en quart. Il doit encore s’employer pendant quatre sets serrés contre Grigor Dimitrov (n°11) en demi et ne bat Roger Federer (n°4) en finale qu’au bout du cinquième set. Le Suisse, ancien maître des lieux, réalise un superbe parcours comme il n’en avait plus connu en Grand-Chelem depuis longtemps. Il ne cède qu’un set avant la finale, contre son compatriote Stanislas Wawrinka (n°5) en quart. Les autres, que ce soit Paolo Lorenzi, Gilles Muller, Santiago Giraldo, Tommy Robredo (n°23) ou même Milos Raonic (n°8) en demi, sont tous balayés facilement.

Le Canadien, qui atteint là sa première demi-finale en Grand-Chelem, a battu Kei Nishikori (n°10) en huitième avant de se défaire de la révélation du tournoi, l’Australien Nick Kyrgios, en quart. A 19 ans, celui-ci entre dans le tableau grâce à une invitation avant de surprendre Richard Gasquet (n°13), 10/8 au cinquième. En huitième, il parvient surtout à terrasser Rafael Nadal (n°2) en quatre sets. Andy Murray (n°3), le tenant du titre, se hisse en quarts mais ne peut rien face à Dimitrov qui atteint, lui aussi, sa première demi-finale en Grand-Chelem. Tomas Berdych (n°6) est éliminé au troisième tour par Cilic.

Comme à Roland-Garros, notre seul représentant est David Goffin. Et comme à Paris, il est battu au premier tour. Habitué aux tirages difficiles en Grand-Chelem (Djokovic, Berdych, Tsonga), le Liégeois est cette fois opposé d’entrée à Andy Murray. L’Ecossais, devant son public, domine totalement David en trois sets.

Après le gazon, le circuit repasse faire un petit tour sur terre-battue, notamment à Hambourg où l’Argentin Leonardo Mayer crée la surprise en remportant son premier titre sans être tête de série. Il domine Philipp Kohlschreiber (n°7) en demi avant de s’imposer face à David Ferrer au tie-break du dernier set. Ce dernier avait mis fin, en demi-finale, au parcours du tout jeune Allemand Alexander Zverev, 17 ans.

Août

Le circuit repasse au dur et Milos Raonic (n°2) étrenne son nouveau statut de Top 10 en s’imposant au « ATP 500 » de Washington. En finale, il prend facilement la mesure de son compatriote Vasek Pospisil (n°13) dans la première finale 100% canadienne de l’histoire du tennis pro. Pospisil s’était défait de Tomas Berdych (n°1) au troisième tour et de Richard Gasquet (n°6) en demi alors que Raonic dominait Donald Young la veille de la finale.

Le sixième Masters 1000 de la saison, disputé à Toronto, accouche d’une surprise avec la victoire de Jo-Wilfried Tsonga (n°13). Hors de forme depuis plusieurs mois, le Français retrouve son meilleur niveau et domine successivement Novak Djokovic (n°1), Andy Murray (n°8), Grigor Dimitrov (n°7) et Roger Federer (n°2) en finale. Il s’agit du deuxième titre à ce niveau pour Tsonga qui s’était imposé à Paris en 2008. Federer avait, de son côté, été fort accroché par Marin Cilic (n°15) en huitième et par David Ferrer (n°5) en quart. Il a battu plus facilement, en demi, Feliciano Lopez. L’attaquant espagnol s’est hissé à ce stade en battant deux grosses têtes de série : Tomas Berdych (n°4) et Milos Raonic (n°6). Stanislas Wawrinka (n°3) a été stoppé en huitième par le grand serveur Kevin Anderson, vaincu ensuite par Dimitrov.

Roger Federer (n°2) se console bien vite en remportant, à Cincinnati, son premier Masters 1000 depuis exactement deux ans. Après des victoires en trois sets contre Vasek Pospisil et Gaël Monfils, le Suisse domine facilement Andy Murray (n°8) en quart et Milos Raonic (n°5) en demi. En finale, il a de nouveau besoin de trois sets pour venir à bout de David Ferrer (n°6). L’Espagnol disputait là sa 7e finale à ce niveau (une seule remportée). Pour y arriver, il sauve deux balles de match contre Philipp Kohlschreiber au deuxième tour, perd encore un set face à Tommy Robredo (n°16), le tombeur de Novak Djokovic (n°1), puis bat plus aisément Julien Benneteau en demi. Ce dernier avait surpris Stan Wawrinka (n°3) en quart. Tomas Berdych (n°4) et Grigor Dimitrov (n°7) ont été battus dès leur entrée en lice, respectivement par Yen-Hsun Lu et Jerzy Janowicz.

Septembre

Nouveau coup de tonnerre à l’US Open. L’Open d’Australie a vu le couronnement de Stanislas Wawrinka, un joueur qui n’avait jamais remporté de Grand-Chelem. Mais le Suisse faisait pourtant bien partie du Top 10. La victoire de Marin Cilic (n°14) à New-York est la première en Grand-Chelem pour un joueur classé au-delà de la 10e place depuis plus de dix ans (Gaston Gaudio à Roland-Garros 2004). A l’US Open, il fallait remonter au premier grand titre de Pete Sampras en 1990 pour trouver un vainqueur hors Top 10.

Le Croate a connu un début de tournoi assez chaotique. Vainqueur de Marcos Baghdatis par abandon, il bat assez difficilement Illya Marchenko, Kevin Anderson (n°18) et Gilles Simon (n°26). Contre ce dernier, il a même besoin de cinq sets. Il se montre ensuite nettement plus intransigeant, notamment au service, et ne perd plus un set à partir des quarts contre Tomas Berdych (n°6), Roger Federer (n°2) et Kei Nishikori (n°10). Le Japonais est l’autre invité surprise de la finale. Facile vainqueur de Wayne Odesnik, de Pablo Andujar et de Leonardo Mayer (n°23), il sort ensuite des matchs titanesques contre Milos Raonic (n°5), Stan Wawrinka (n°3) et Novak Djokovic (n°1). Très fatigué par cet énorme parcours, il passe complètement à travers sa finale.

Avant de chuter lourdement face à Cilic, Federer était déjà passé tout près de la sortie en quart face à Gaël Monfils (n°20), tombeur de Richard Gasquet (n°12) et de Grigor Dimitrov (n°7). Autre Français en forme, Gilles Simon a pris la mesure de David Ferrer (n°4) avant de pousser Cilic aux cinq sets. Pas encore tout à fait revenu à son meilleur niveau, Andy Murray (n°8) domine tout de même Jo-Wilfried Tsonga (n°9) avant de chuter contre Djokovic en quart.

Trois Belges disputent le grand tableau. Après avoir passé plus de six mois à l’infirmerie et retrouvé la joie des tournois Future, Steve Darcis se rassure en sortant des qualifications. Il est même tout près de battre Martin Klizan au premier tour. Niels Desein se qualifie également pour la première fois de sa carrière en Grand-Chelem. Mais il ne peut rien contre David Goffin notre troisième représentant. Fort d’un été énorme et notamment de son premier titre ATP, le Liégeois remporte facilement ses deux premiers matchs contre Desein donc et contre Joao Sousa (n°32) et réalise un premier set parfait face à Dimitrov (6/0) avant de se faire dominer par le Bulgare.

La Suisse retrouve la finale de Coupe Davis, 22 ans après celle perdue face aux Etats-Unis en 1992, en battant l’Italie en demi-finale. La rencontre tourne rapidement à l’avantage des Suisses qui remportent trois simples (deux de Roger Federer, un de Stan Wawrinka) sans perdre un set. Seul le double de Wawrinka et Marco Chiudinelli échoue en cinq sets contre Fabio Fognini et Simone Bolelli. L’autre finaliste sera la France qui, à Roland-Garros, domine facilement le tenant du titre Tchèque. Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga battent respectivement Tomas Berdych et Lukas Rosol en trois sets avant de faire équipe pour se défaire de la paire Berdych-Radek Stepanek.

La Belgique retrouvera le Groupe Mondial en 2015 après sa victoire contre l’Ukraine. La rencontre, disputée en Lettonie en raison des événements politiques ukrainiens, voit un grand David Goffin remporter ses deux matchs en trois sets. Pour son dernier match avec l’équipe nationale, Olivier Rochus signe également un important succès en double avec Ruben Bemelmans.

Dans les autres rencontres, la Croatie se sort de justesse du piège néerlandais. Quelques jours à peine après son succès new-yorkais, Marin Cilic est laissé au repos le vendredi mais il remporte le double le samedi et scelle la victoire face à Thiemo De Bakker lors du cinquième match. Les Serbes, sans Novak Djokovic, se font très peur lorsqu’ils voient revenir l’Inde de 2/0 à 2/2 (notamment grâce à une victoire 8/6 au cinquième set de l’éternel Leander Paes en double). Filip Krajinovic ne laisse pas longtemps la place au suspens dans l’ultime rencontre face à Yuki Bhambri. L’Argentine est menée 2/1 le samedi soir par Israël (rencontre disputée aux Etats-Unis) avant de renverser la vapeur. L’Espagne, sans Nadal, Ferrer, Verdasco, Robredo et Lopez se casse les dents au Brésil et redescend dans le Groupe 1 pour la première fois depuis 1996. Enfin, le Canada (contre la Colombie), les USA (face à la Slovaquie) et l’Australie (opposée à l’Ouzbékistan) retrouvent facilement leur place dans l’élite mondiale.

Octobre

Loin de son meilleur niveau durant l’été, Novak Djokovic (n°1) conserve tout de même son titre à Pékin. Le Serbe s’impose sans perdre un set et inflige même un sévère 6/0-6/2 en finale à Tomas Berdych (n°3). En demi, Djokovic prend la mesure d’Andy Murray (n°6) alors que Berdych met fin au beau parcours du Slovaque Martin Klizan, tombeur en quart d’un Rafael Nadal (n°2) convalescent.

A Tokyo, c’est Kei Nishikori (n°4) qui s’impose devant son public pour la deuxième fois après 2012, faisant par la même occasion un grand pas vers le Masters. Comme il y a deux ans, c’est face à Milos Raonic (n°3) qu’il remporte la finale en trois sets serrés. Raonic s’était facilement défait de Gilles Simon en demi mais Nishikori avait eu toutes les peines du monde à se sortir des griffes de Benjamin Becker, finalement battu au tie-break du dernier set.

Roger Federer (n°3) reprend la deuxième place mondiale en s’imposant au Masters 1000 de Shanghai, son quatrième titre de la saison et le deuxième à ce niveau après Cincinnati. Très accroché lors de son entrée en lice par Leonardo Mayer contre qui il doit sauver pas moins de 5 balles de match, le Suisse se balade ensuite jusqu’en demi-finale. Là, il prend la mesure de Novak Djokovic (n°1) en deux sets. Il a encore besoin de deux tie-breaks en finale pour se défaire du surprenant Gilles Simon. Ce dernier, qui disputait là sa deuxième finale en Masters 1000 après Madrid en 2008, a réalisé un superbe parcours, éliminant notamment Stan Wawrinka (n°4) au deuxième tour et Tomas Berdych (n°6) en quart. En demi, il s’est défait en deux sets de Feliciano Lopez, le tombeur de Rafael Nadal (n°2) dès le premier match de celui-ci. Milos Raonic subit un coup d’arrêt dans la perspective de sa qualification pour le Masters. Il est contraint à l'abandon face à Juan Monaco au deuxième tour. Kei Nishiori (n°7) est sorti au même niveau par le jeune Américain Jack Sock. Parmi les autres joueurs en course pour les derniers tickets d’entrée pour le tournoi de fin d’année, Marin Cilic (n°9) est battu au premier tour par son compatriote Ivo Karlovic et Grigor Dimitrov (n°10) au deuxième par Julien Benneteau. David Ferrer (n°5) obtient un succès important face à Andy Murray (n°11) pour se hisser en quart de finale.

Le circuit revient en Europe et notamment à Bâle où Roger Federer (n°2) poursuit sur sa lancée et remporte ce tournoi pour la sixième fois (en onze finales disputées). Très accroché par Ivo Karlovic (n°8) en demi-finale, il bat plus facilement David Goffin (n°7) en finale. Le Belge est pourtant sur un nuage avec une série impressionnante de 42 victoires en 44 matchs (avant la finale). En quart de finale, il domine pour la première fois un membre du Top 10 (Milos Raonic, n°4) puis bat la révélation du tournoi Borna Coric en demi. Le jeune Croate de 17 ans, invité par les organisateurs, se paye le scalp de Rafael Nadal (n°2), certes diminué par une appendicite.

A Valence, Andy Murray (n°3) va au bout de lui-même et sauve cinq balles de matchs en finale avant de venir à bout de Tommy Robredo. Une victoire clé qui lui assure quasiment sa place au Masters. En demi, l’Ecossais prend sa revanche de Shanghai en dominant David Ferrer (n°1) alors que Robredo a besoin de deux tie-breaks pour prendre la mesure de Jérémy Chardy.

Novembre

Outre les dernières places pour le Masters, le tournoi de Bercy est aussi décisif dans la course à la première place mondiale en fin d’année. Roger Federer (n°2), pouvait encore espérer grimper au sommet de la hiérarchie mais sa défaite en quart de finale face à Milos Raonic (n°7) le condamne à rester derrière Novak Djokovic (n°1). Le Serbe enfonce le clou en remportant le tournoi en finale contre le Canadien. Tout jeune papa, il se montre d’ailleurs assez expéditif toute la semaine, malgré quelques solides adversaires tels Andy Murray (n°8, en quart) ou Kei Nishikori (n°6, en demi). De son côté, Raonic ne s’était débarrassé de Jack Sock qu’au tie-break du dernier set lors de son entrée en lice. Il avait aussi eu besoin de trois sets pour se défaire de Tomas Berdych (n°5) en demi. Stan Wawrinka (n°3) poursuit son mauvais automne et perd en huitième face au gros serveur Kevin Anderson (n°14). Malgré son quart de finale, David Ferrer (n°4) rate d’un rien sa qualification pour les Masters.

Novak Djokovic (n°1) démontre qu’il est l’incontestable premier mondial en s’adjugeant ce Masters pour la troisième fois consécutive. Son duel attendu avec son dauphin Roger Federer (n°2) est malheureusement gâché par une douleur au dos du Suisse qui est contraint de déclarer forfait avant leur finale. Les deux joueurs s’étaient pourtant balader durant les matchs de poules. Djokovic n’avait perdu que neuf jeux en trois rencontres face à Stan Wawrinka, Tomas Berdych et Marin Cilic. Federer, de son côté, n’en cédait que treize contre Kei Nishikori, Andy Murray et Milos Raonic. Leurs demi-finales sont par contre plus compliquées. Le Serbe perd un set face à Nishikori. Le Suisse passe lui tout près de la défaite face à son compatriote Wawrinka qui obtient même quatre balles de match mais ne peut les convertir. C’est lors de cette rencontre qu’il ressent la douleur au dos qui privera les spectateurs de l’O2 Arena de la finale.

Un contre la montre s’engage alors pour Federer qui a cinq jours pour se soigner. Sans lui, la Suisse ne peut pas remporter la Coupe Davis face à une équipe de France certes affaiblie par des petits bobos mais qui, avec ses six joueurs dans le Top 30, a de son côté largement de quoi pallier d’éventuelles défections. Le n°2 mondial se présente bien le vendredi mais, en manque d’entrainement sur terre-battue, il est sèchement battu par Gaël Monfils. Heureusement pour les Helvètes, Stan Wawrinka va très largement suppléer son compatriote dans le rôle du leader. D’abord en apportant un point crucial lors du premier match face à Jo-Wilfried Tsonga. Ensuite en tenant le double à bout de bras face à la paire Richard Gasquet-Julien Benneteau. Parfaitement rétabli le dimanche, Roger Federer n’a plus qu’à parachever le travail en exécutant Gasquet en trois sets. La Suisse a débuté la saison par un triomphe avec la victoire de Wawrinka à Melbourne, elle la termine par un autre, plus historique encore, en ramenant à la maison son premier saladier d’argent.