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L’Année 2014 au masculin (1re partie)

L’Année 2014 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2015. Première étape : un compte rendu, mois par mois et en quatre parties, d’une année pleine de rebondissement. Première partie : l’année au masculin, de janvier à juin.

Janvier

La saison commence par un véritable coup de tonnerre avec la victoire de Stanislas Wawrinka (n°8) face à Rafael Nadal (n°1) en finale de l’Open d’Australie. Le Suisse devient ainsi le premier joueur hors « Fab Four » à remporter un Grand-Chelem depuis Juan Martin Del Potro à l’US Open 2009 et seulement le deuxième en neuf ans ! La rencontre est de piètre qualité. Impérial pendant un set et demi, Wawrinka se met à déjouer lorsqu’il apparaît clairement que l’Espagnol souffre du dos. Ce dernier profite de la déconcentration pour revenir dans la partie et n’est pas loin de revenir à deux manches partout mais cède finalement en quatre set.

C’est avant la finale que Wawrinka fait la plus forte impression. Il passe une première semaine assez tranquille avec des succès sur Golubev (sur abandon), Falla, Pospisil (n°28, par forfait) et Robredo (n°17). En quart de finale, il met fin à la série du triple tenant du titre Novak Djokovic (n°2) au terme d’un thriller époustouflant qu’il conclut 9/7 au cinquième set. En demi, il sort encore une grosse prestation pour battre Tomas Berdych (n°7) en quatre manches (dont deux tie-breaks). De son côté, Nadal se montre intransigeant avec Tomic, Kokkinakis et Monfils (n°25). En huitième, il doit serrer le jeu pour battre Kei Nishikori (n°16) en trois sets et est même sérieusement bousculer face à Grigor Dimitrov (n°22) en quart. En demi, il domine plus facilement Roger Federer (n°6).

Le Suisse semblait pourtant retrouver la forme qui l’avait abandonné en 2013. Il s’est en tout cas montré très convaincant en huitième contre Jo-Wilfried Tsonga (n°10) et en quart contre Andy Murray (n°4). David Ferrer (n°3), se hisse en quart de finale mais il y est dominé par Berdych. Del Potro (n°5), toujours en délicatesse avec son poignet, se fait surprendre au deuxième tour par l’Espagnol Roberto Bautista Agut.

Aucun Belge n’est présent dans le tableau final, une première en Grand-Chelem depuis 15 ans ! Seul Ruben Bemelmans se hisse au dernier tour des qualifications. David Goffin, qui aurait dû disputer ce tableau préliminaire, se blesse lors d’un Challenger la semaine précédente.

Février

La méforme du tennis belge se confirme à Astana où notre équipe de Coupe Davis affronte le Kazakhstan. De retour de blessure, David Goffin échoue d’un rien le premier jour (12/10 au 5e set) contre Golubev. Une défaite qui coûte cher au final même si le Liégeois bat le n°1 local (également en cinq manches) le dimanche. Olivier Rochus et Ruben Bemelmans remportent leur double mais Ruben s’incline deux fois en simple, précipitant l’élimination de la Belgique.

Le choc entre la Serbie et la Suisse accouche d’une souris. L’absence de Novak Djokovic laisse un boulevard à Roger Federer et Stanislas Wawrinka qui remportent leur simple le premier jour et laissent les remplaçants s’imposer en double. Les Etats-Unis, sans John Isner, s’inclinent chez eux contre la Grande-Bretagne qui rejoint les quarts de finale du Groupe Mondial pour la première fois depuis 1986. Andy Murray est, pour une fois, bien épaulé par James Ward qui surprend Sam Querrey en cinq sets le premier jour. Les Japonais, avec Kei Nishikori, atteignent leur tout premier quart de finale en battant le Canada, orphelin de Milos Raonic. Tomas Berdych mène la République Tchèque (double tenante du trophée) vers la victoire face aux Pays-Bas. C’est également Fabio Fognini, avec ses trois succès, qui est le grand artisan de la victoire de l’Italie sur les terres argentines. Enfin, l’Allemagne et la France assurent leur succès dès les doubles, respectivement face à l’Espagne (sans Nadal ni Ferrer) et l’Australie.

Le circuit fait un bref passage dans les salles européennes et notamment à Rotterdam où Tomas Berdych (n°3) s’impose face à Marin Cilic en deux sets. Le Tchèque a pris la mesure d’Ernests Gulbis en demi alors que Cilic mettait fin au parcours de l’invité local Igor Sijsling.

La semaine suivante, le circuit fait son retour à Rio de Janeiro pour un ATP 500. Rafael Nadal (n°1) en profite pour décrocher un nouveau trophée sur terre-battue. En finale, il domine Alexandr Dolgopolov, surprenant vainqueur de David Ferrer (n°2) en demi. Le quatrième demi-finaliste est Pablo Andujar (n°8) qui obtient même deux balles de match contre Nadal mais ne parvient pas à les convertir.

Tomas Berdych (n°3) poursuit sa série jusqu’en finale du tournoi de Dubai où il s’incline face à Roger Federer (n°4). Le Suisse, qui n’avait plus soulevé un trophée depuis juin avait déjà dominé Novak Djokovic (n°1) en demi alors que Berdych se débarrassait de Philipp Kohlschreiber (n°7).

Enfin, le tournoi d’Acapulco, qui passe de la terre-battue au dur, voit la victoire de Grigor Dimitrov (n°4) sur Kevin Anderson (n°5) au tie-break du dernier set en finale. Le jeune Bulgare qui remporte là son deuxième titre clôt ainsi un vrai parcours du combattant puisqu’il bat Andy Murray (n°2), également au dernier tie-break, en demi. Anderson, de son côté, prend le meilleur sur Alexandr Dolgopolov.

Mars

Sur sa lancée de Dubaï, Roger Federer (n°7) se hisse en finale du premier Masters 1000 d’Indian Wells mais il doit y baisser pavillon fasse à Novak Djokovic (n°2) au tie-break du dernier set. Le Serbe a déjà été fort malmené en demi par John Isner (n°12) après avoir dominé nettement plus facilement Julien Benneteau en quart. De son côté, Federer s’est assez facilement qualifié pour la finale, notamment face à Kevin Anderson (n°17) en quart et Alexander Dolgopolov (n°28) en demi. La grosse surprise du tournoi est survenue au troisième tour avec la victoire de l’Ukrainien face à Rafael Nadal (n°1) au tie-break du dernier set. Stanislas Wawrinka (n°3) a été surpris par Anderson en huitième alors que Tomas Berdych a été battu dès son entrée en lice par Roberto Bautista Agut qui poursuivra son chemin jusqu’en huitième (défait par Ernests Gulbis, n°20). Enfin Milos Raonic (n°10) prend la mesure d’Andy Murray (n°5) en huitième avant de céder face à Dolgopolov en quart.

Remis en confiance par cette victoire, Novak Djokovic (n°2) poursuit à Miami et s’impose face à Rafael Nadal (n°1) en finale. C’est la 9e fois qu’un joueur réussit ce doublé depuis la création du tournoi d’Indian Wells en 1987, le dernier étant déjà Djokovic en 2011. Avant la finale, le Serbe avait battu Andy Murray (n°6) en quart avant de profiter du forfait de Kei Nishikori (n°20) en demi. Le Japonais était épuisé par un superbe parcours qui l’a vu dominer successivement Grigor Dimitrov (n°15), David Ferrer (n°4) et Roger Federer (n°5). Face à Ferrer, il a même dû sauver quatre balles de matchs avant de s’imposer 11/9 au tie-break de la troisième manche. De son côté, Nadal a dominé Milos Raonic (n°12) en quart avant de… bénéficier du forfait de Tomas Berdych (n°7) en demi. Stanislas Wawrinka (n°3), bien loin de son niveau de l’Open d’Australie, a été surpris en huitième par Alexandr Dolgopolov (n°22) qui, lui, est sur son petit nuage depuis deux mois.

Avril

Face à une équipe d’Allemagne pourtant décimée (absence de Haas, Kohlschreiber et Mayer), la France éprouve toutes les peines du monde à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe Davis. Elle se retrouve même menée deux points à zéro le vendredi soir après les défaites surprises de Julien Benneteau contre Tobias Kamke et, surtout, de Jo-Wilfried Tsonga contre le néophyte Peter Gojowczyk (qui sauve deux balles de matchs).Benneteau et Llodra remportent ensuite le double avant que Tsonga et Gaël Monfils ne remportent facilement les simples du dimanche. La fébrilité de Stanislas Wawrinka donne des sueurs froides à la Suisse. Il s’incline le premier jour contre Andrey Golubev et perd également en double. Heureusement, Roger Federer veille au grain et remporte ses deux simples en trois sets. Les Britanniques pensaient avoir fait le plus dur en gagnant le double pour mener 2/1 face aux Italiens sur la terre-battue de Naples. C’était sans compter sur la démonstration de Fabio Fognini, déjà vainqueur le vendredi, qui écrase Andy Murray avant qu’Andreas Seppi ne conclue la rencontre. Privée de ses deux têtes d’affiche Tomas Berdych et Kei Nishikori, tout deux insuffisamment remis de leurs parcours à Miami, la rencontre entre le Japon et la République Tchèque y perd beaucoup de son intérêt. L’équipe locale s’incline 0/5.

Plutôt inconstant depuis son succès australien Stanislas Wawrinka (n°3) se reprend pour gagner le premier Masters 1000 de sa carrière à Monte-Carlo. Il bat successivement Milos Raonic (n°8) et David Ferrer (n°6) pour se hisser en finale. Là, il prend la mesure Roger Federer (n°4) pour la deuxième fois de sa carrière (la première remontant à 2009, déjà à Monte-Carlo) au bout de trois sets serrés. L’ancien n°1 mondial passe tout près d’un premier titre sur le rocher (il y avait déjà perdu trois finales). Auparavant, il était passé tout près de la défaite en quart contre Jo-Wilfried Tsonga (n°9) avant de se défaire de Novak Djokovic (n°2) en demi. Le choc du tournoi a eu lieu en quart de finale, lorsque David Ferrer renverse Rafael Nadal (n°1), octuple vainqueur du tournoi. Il s’agit de la sixième victoire de Ferrer en 28 confrontations avec Nadal mais surtout de la deuxième sur terre-battue (en 20 matchs), la première remontant à 2004 ! Un autre Espagnol, Guillermo Garcia-Lopez, se hisse en quart au détriment de tomas Berdych (n°5).

La semaine suivante, Kei Nishikori (n°4) fait son retour sur le circuit au tournoi de Barcelone et surprend tout le monde en remportant le titre sur une terre-battue dont on ne le savait pas friand. Il domine Ernests Gulbis (n°9) en demi et surtout le Colombien Santiago Giraldo en finale. Celui-ci avait auparavant pris la mesure de Nicolas Almagro (n°6), tombeur de Rafal Nadal (n°1) en quart.

Mai

Pour la première fois en 10 ans, Rafael Nadal n’a pas remporté l’un des trois premiers Masters 1000 de la saison. L’Espagnol (n°1) remet les pendules à l’heure à Madrid mais il s’en est fallu de très peu. En finale, il est balayé pendant un set et demi par le surprenant Kei Nishikori (n°10) avant que celui-ci ne se blesse au dos. Le n°1 mondial en profite alors pour revenir à un set partout avant que le Japonais ne se retire à 3/0 dans la troisième manche. Jusque là, le parcours de l’Espagnol était plutôt tranquille, notamment en quart face à Tomas Berdych (n°6) ou en demi contre son adversaire Roberto Bautista Agut, étonnant demi-finaliste. De son côté, Nishikori s’est défait de Milos Raonic (n°8), Feliciano Lopez en quart et de David Ferrer (n°5). Andy Murray (n°7), toujours à la recherche de son meilleur tennis, est battu au troisième tour par Santiago Giraldo. Le dernier quart de finaliste surprise est Ernests Gulbis qui se fraye un chemin dans un tableau dégagé par l’absence de Novak Djokovic et de Roger Federer.

Le Serbe (n°2) revient à Rome pour remporter le tournoi italien pour la troisième fois (et son 19e Masters 1000). En finale, il a besoin de trois sets pour battre Rafael Nadal (n°1) septuple vainqueur de l’épreuve. Il s’agit également du 19e succès de Djokovic face à l’Espagnol, en 41 confrontations. Le parcours du n°2 mondial est pour le moins chaotique. Il perd également un set contre Philipp Kohlschreiber en huitième, David Ferrer (n°5) en quart et Milos Raonic (n°8) en demi. Nadal, pour sa part, perd aussi des sets contre Gilles Simon, Mikhail Youzhny (n°14) et Andy Murray (n°7) en quart. En demi, il dispose plus facilement de Grigor Dimitrov (n°12), vainqueur de Tomas Berdych (n°6) en huitième. En quart, le Bulgare a bénéficié de l’abandon de Tommy Haas (n°15), pourtant vainqueur de Stanislas Wawrinka (n°3). Roger Federer (n°4) est surpris dès son entrée en lice par le Français Jérémy Chardy qui poursuit sa route jusqu’en quart où il est dominé par Raonic.

Juin

Enorme ! C’est sans doute le seul qualificatif qui sied à l’exploit de Rafael Nadal (n°1). En remportant Roland-Garros, l’Espagnol devient le premier joueur à remporter 5 fois ce tournoi consécutivement. Combinées à ses 4 victoires d’avant 2009, son palmarès à Paris est absolument époustouflant. De sa retraite, Robin Soderling doit se dire que sa victoire face au Majorquin sur le Court Philippe Chatrier il y a cinq ans prend un caractère historique.

Après des victoires faciles contre Robby Ginepri, Dominic Thiem, Leonardo Mayer et Dusan Lajovic, Nadal a pris sa revanche de Monte-Carlo face à David Ferrer (n°5) en quart, non sans avoir été malmené pendant les deux premiers sets. En demi, il donne une leçon de tennis sur terre-battue à Andy Murray (n°7) avant de dominer Novak Djokovic (n°2) en quatre sets en finale. Le Serbe avait perdu un set contre Marin Cilic (n°25) au troisième tour mais avait plus facilement battu Joao Sousa, Jérémy Chardy et Jo-Wilfried Tsonga (n°13). En quart, il se sort de trois sets accrochés face à Milos Raonic (n°8) puis perd à nouveau un set en demi contre Ernests Gulbis (n°18).

Le Letton est le grand animateur de la quinzaine. Il atteint pour la première fois une demi-finale en Grand-Chelem après un succès épique face à Roger Federer (n°4) en huitième et une démonstration contre Tomas Berdych (n°6) en quart. Andy Murray a eu besoin de deux matchs en cinq sets pour rejoindre le dernier carré : au troisième tour contre Philipp Kohlschreiber (n°28) et en quart face à Gaël Monfils (n°23). La grosse déception vient de Stanislas Wawrinka (n°3), titré lors du dernier Grand-Chelem en Australie et qui s’incline dès le premier tour face à Guillermo Garcia-Lopez, futur huitième de finaliste.

Notre seul représentant dans le tableau final est David Goffin. Totalement en perte de confiance, il s’incline en quatre manches face à un Jurgen Melzer certes demi-finaliste du tournoi en 2010 mais tout de même loin de son meilleur niveau. C’est une grande déception.