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Les favoris pour Melbourne

 

Le mano à mano qui a marqué la défunte saison entre Rafael Nadal et Novak Djokovic devrait se poursuivre sur les courts en dur de Melbourne Park. Côté féminin, si Serena Williams apparaît comme la grande favorite, elle devra se méfier de Viktoria Azarenka qui ne rendra pas les armes sans combattre.

Nadal et Djokovic se sont partagé douze des quatorze principaux titres de 2013. Seuls Wimbledon et Miami leur ont échappé. Ils seront donc les principaux favoris à la victoire lors du premier Grand-Chelem de la saison. N°1 mondial, l’Espagnol a déjà connu la victoire en ce début d’année. En effet, pour la première fois de sa carrière, il s’est imposé à Doha, un tournoi où il n’avait atteint qu’une fois la finale en cinq participations. Même si son jeu n’était pas parfaitement au point (trois sets perdus en cinq matchs), cette victoire devrait le regonfler moralement après une fin de saison 2013 un peu difficile. Le week-end précédent, Nadal avait déjà disputé une exhibition à quelques encablures de là, à Abu Dhabi. Mais c’est Novak Djokovic qui avait remporté ce tournoi (pour la troisième fois de suite), l’Espagnol se contentant de la troisième place.

Le Serbe aura en quelque sorte l’avantage du terrain à Melbourne puisque la Rod Laver Arena est un peu devenu son court fétiche ces dernières années. Triple tenant du titre (il avait aussi gagné en 2008), il peut rentrer dans l’histoire en devenant seulement le cinquième joueur de l’ère Open à remporter un même Grand-Chelem quatre fois consécutivement. Seuls Borg, Sampras, Federer et Nadal ont réussi cet exploit. Pour y parvenir, il s’est associé avec un autre ancien vainqueur : Boris Becker. Leur partenariat sera sans nul doute une des principales attractions du tournoi. Djokovic partira donc avec un léger avantage sur Nadal si les deux hommes se retrouvent en finale. On se souvient qu’il y a deux ans, ils avaient offert un spectacle époustouflant de plus de six heures à ce stade.

Côté outsiders, Andy Murray et Roger Federer tiennent la corde. Le Britannique a remporté les deux seuls grands titres qui ont échappé aux deux meilleurs joueurs de la planète l’an dernier. Mais il s’est ensuite blessé et n’a presque pas joué en deuxième partie de saison. Ses défaites d’entrée à Abu Dhabi et au deuxième tour à Doha ne sont pas faites pour le rassurer. Mais s’il retrouve la confiance au fil des matchs, il pourrait s’avérer dangereux en fin de tournoi. Federer a connu sa plus mauvaise saison depuis dix ans en 2013, n’atteignant pas la moindre finale en Grand-Chelem. Mais le Suisse est décidé à revenir au premier plan cette année. Il s’est lui aussi adjoint les services d’un prestigieux ancien joueur puisqu’il sera associé à Stefan Edberg à Melbourne.

Ferrer enfin ?

Derrière ces cinq joueurs, une multitude de « seconds couteaux » tenteront de se faire une place au soleil avec une chance de victoire finale toutefois assez faible. A bientôt 32 ans, le n°3 mondial David Ferrer pourrait bien enfin récolter le travail d’une longue carrière et soulever un trophée du Grand-Chelem. L’an dernier, l’Espagnol a réalisé sa meilleure saison et a disputé sa toute première finale dans un « Major », à Roland-Garros. Il a également atteint ce stade à Miami et à Bercy, ainsi qu’à l’exhibition d’Abu Dhabi (en battant Nadal) il y a deux semaines. Ses qualités de lutteur ne sont plus à démontrer. Son incapacité justement à remporter des finales (deux sur neuf en 2013) sera son principal handicap.

Juan Martin Del Potro a, pour sa part, déjà connu l’ivresse d’une grande victoire. C’était à l’US Open il y a déjà trois ans et demi. S’il a ensuite été blessé, il a retrouvé le Top 10 il y a déjà deux ans et n’a pourtant atteint qu’une seule demi-finale en Grand-Chelem depuis lors (à Wimbledon, l’an dernier). Il est peut-être le seul à posséder les armes pour battre les 4 meilleurs, même dans un bon jour. Mais il craque encore trop souvent mentalement. Tomas Berdych, Stanislas Wawrinka ou Jo-Wilfried Tsonga (revenu de blessure) ont également assez de talent pour aller chercher un grand titre. Mais ça passera par un concours de circonstances car ils ne battront pas deux, voire trois des « Fab Four » sur un même tournoi.

Toute une génération de jeunes joueurs se profile derrière avec la ferme intention d’enfin briller dans les tournois majeurs. Milos Raonic (déjà aux portes du Top 10), Kei Nishikori, Jerzy Janowicz (demi-finaliste à Wimbledon en 2013), Grigor Dimitrov, Ernests Gulbis, Benoit Paire, Vasek Pospisil et bien sûr Bernard Tomic, devant son public, devront être surveillés de près. L'Australien aura toutefois la lourde tâche d'affronter Nadal dès le premier tour dans ce qui s'annonce déjà comme le choc de la première semaine. Il ne faut pas non plus oublier Marin Cilic et Alexander Dolgopolov, guères plus âgés et qui ont déjà été dans le Top 15 mais ont régressé en 2013 pour des raisons diverses. Enfin, les vétérans comme Tommy Haas, Mikhail Youzhny ou l’inusable Lleyton Hewitt, vainqueur à Brisbane (face à Federer !) de son premier titre en presque quatre ans, seront bien difficiles à battre également.

Serena et Vika

Reine incontestable de 2013 avec ses onze titres dont deux Grand-Chelems, le Masters et trois des quatre principaux « Premiers », Serena Williams est la grande favorite de l’Open d’Australie. Son jeu s’adapte très bien au rebond haut de la surface de Melbourne Park puisqu’elle y a signé cinq succès. Certes elle n’y a plus dépassé les quarts de finale depuis 2010 mais ce sont surtout des blessures qui l’ont empêchée de pratiquer son meilleur tennis en début d’année les trois saisons passées. Son avantage psychologique sur ses adversaires lorsqu’elle entre sur un court reste énorme.

Cependant, si sa saison 2013 a été aussi impressionnante, il ne faut pas négliger le fait que sa dauphine, Victoria Azarenka, n’a que rarement pu jouer à son meilleur niveau en raison de multiples blessures. Mais la Bélarusse et l’Américaine se sont affrontées trois fois sur dur l’an dernier et tous les matchs ont été très serrés, Azarenka s’imposant même deux fois. Serena a toutefois pris un petit avantage en la battant 6/4-7/5 en finale de Brisbane la semaine passée. Si elles venaient à s’affronter en finale, on peut toutefois s’attendre à une grosse bataille très indécise.

C’est d’ailleurs le scénario le plus probable tant les deux joueuses semblent avoir pris l’ascendant sur leurs poursuivantes. L’ancienne n°1 mondiale Maria Sharapova, Li Na (déjà deux fois finalistes à Melbourne) ou Agnieszka Radwanska ont des arguments à faire valoir mais ne semblent pas armées pour faire tomber les deux meilleures joueuses du circuit. Si une surprise devait arriver, elle pourrait plutôt venir des cogneuses que sont Petra Kvitova, Angélique Kerber ou Sabine Lisicki.

Vive les filles

Pour la première fois en Grand-Chelem depuis 15 ans, il n'y aura aucun Belge dans le tableau masculin de l'Open d'Australie. Trois joueuses défendront toutefois nos couleurs dans le tableau féminin. La tendance était pourtant à l'inverse depuis de nombreuses années puisque, sur les cinquante derniers Grand-Chelems, c'est seulement la troisième fois qu'il y a plus de filles que de garçons dans nos rangs.

Kirsten Flipkens sera notre seule tête de série. Classée 18e, elle devra se méfier de la dangereuse Britannique Laura Robson, dont on se souvient qu'elle fut la dernière à battre Kim Clijsters (à l'US Open 2012). Kirsten a toutefois bien débuté la saison avec une demi et un quart et semble prête pour aborder le premier Grand-Chelem de l'année. De son côté, la Londonienne (née à Melbourne) n'est pas très en forme et souffre depuis plusieurs mois de douleurs au poignet droit.

Elle a d'ailleurs dû jeter l'éponge face à Yanina Wickmayer au premier tour d'Hobart. La Diestoise, malade, a ensuite dû également abandonner au deuxième tour. Au vu de ses résultats sur les six derniers mois, une victoire au premier tour face à la jeune Allemande Pfizenmaier serait déjà positif. Alison Van Uytvanck sera la troisième Belge du tableau et elle fêtera d'ailleurs sa première apparition dans un tableau final de Grand-Chelem. Elle devra elle aussi se concentrer sur son premier match face à la Française Virginie Razzano, une joueuse expérimentée mais néanmoins abordable.