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Les favoris pour Paris

 

Revenu très rapidement à son meilleur niveau, Rafael Nadal est le candidat archi-favori à sa propre succession. La méforme de ses principaux adversaires lui ouvre un boulevard vers un huitième titre. Côté féminin, Serena Williams est en grande forme mais ses dernières prestations à la Porte d’Auteuil incitent à la prudence.

Qui aurait pu dire, il y a 4 mois, que Rafael Nadal se présenterait à Paris avec une telle avance sur ses adversaires ? Qu’il ferait partie des favoris était une évidence, malgré son absence de juillet 2012 à février 2013. Le jeu de l’Espagnol est en effet tellement adapté à la terre-battue et sa volonté tellement énorme qu’il ne lui faut pas des siècles pour revenir au niveau des meilleurs sur cette surface. Son retour a toutefois largement dépassé ses espérances puisqu’il a atteint la finale des sept tournois qu’il a disputés et en a remporté cinq (dont quatre sur terre).

Même s’il répète à qui veut l’entendre, à la limite de l’agacement pour ces derniers, qu’il n’estime pas être le grand favori, Nadal est très nettement devant tous ses concurrents directs. Seul Novak Djokovic semble en mesure de l’inquiéter sur terre. Le n°1 mondial l’a même battu en finale à Monte-Carlo (comme à Rome et à Madrid en 2011) le privant d’un incroyable 9e titre consécutif. Mais le Serbe a ensuite perdu prématurément à Madrid et Rome. Tracassé par une blessure à la cheville, Djokovic abordera le tournoi avec pas mal d’incertitudes. Une seule chose est sûr, il ne viendra pas pour faire de la figuration. De là à tenir le rythme de Nadal… Les deux joueurs devraient se rencontrer au stade des demi-finales.

30 ans après Noah

Le vainqueur de ce match au sommet est presque assuré de remporter la finale. L’écart entre ces deux là et les autres joueurs semble en effet énorme. D’autant qu’Andy Murray et Juan Martin Del Potro, blessés, ont déjà déclaré forfait. Malgré sa finale à Rome, Roger Federer semble loin de son meilleur niveau. Attention toutefois à ne pas enterrer le Suisse trop tôt. Il y a deux ans, il avait également réalisé un mauvais début de saison avant de pratiquer un tennis de rêve pour battre Djokovic en demi. David Ferrer ou Tomas Berdych sont les autres favoris pour une place en finale dans le bas du tableau.

Il sera beaucoup question de l’anniversaire de la dernière victoire masculine française dans les allées de Roland-Garros. Il y a en effet 30 ans que Yannick Noah soulevait la Coupe des Mousquetaires. Le public attendra donc beaucoup des joueurs locaux, plus encore que d’habitude. Il faut reconnaître qu’il y a un coup à jouer pour eux cette année. En dehors de Nadal, personne ne semble hors de portée et une place en demi, voire en finale est envisageable, surtout pour Jo-Wilfired Tsonga.

Avec en plus Richard Gasquet, Gilles Simon, Benoit Paire, Jérémy Chardy et Julien Benneteau, ils seront d’ailleurs six à bénéficier du statut de tête de série. Et il ne faut pas oublier Gaël Monfils, souvent dangereux devant son public. Au vu de leurs résultats récents, tous sont capables de créer des surprises et d’atteindre la deuxième semaine. Parmi les autres joueurs qui ont réussi leurs tournois de préparation, on retrouve Stanislas Wawrinka (quoique blessé à Rome), l’étonnant vétéran Tommy Haas et les jeunes Kei Nishikori, Milos Raonic, Jerzy Janowicz et, surtout, Grigor Dimitrov. Le Bulgare a surpris Djokovic à Madrid et sera à surveiller de près à Paris. Le Serbe, qui pourrait l’affronter à nouveau dès le troisième tour, est prévenu.

Serena, la mal aimée

Sur le papier, Serena Williams parait avoir autant de marge sur ses adversaires que Rafael Nadal. L’Américaine reste sur une série de 24 succès consécutifs et a remporté ses trois tournois de préparation à Charleston, Madrid et Rome. Dans la capitale italienne, elle a même offert une démonstration, ne laissant que 14 jeux en cinq matchs. Peut-on, dès lors, dire que le tournoi est plié d’avance ? Ce serait sans compter le passif de la n°1 mondiale à Paris. Vainqueur en 2002 et demi-finaliste l’année suivante, elle n’y a plus jamais atteint ce stade depuis lors. Souvent mal à l’aise, surtout si la terre est lourde, elle y a subi quelques grosses déconvenues comme l’an dernier contre Virgine Razzano au premier tour. Et le public français qui apprécie assez peu sa personnalité arrogante (du moins en apparence), ne manque jamais de le lui rappeler.

La mieux placée pour profiter d’un faux-pas de l’Américaine est certainement Maria Sharapova. La tenante du titre s’est imposée à Indian Wells et à Stuttgart et a atteint les finales à Miami et Madrid. Elle a toutefois été largement battue par Serena lors du tournoi ibère et a ensuite abandonné à Rome pour cause de maladie. Victoria Azarenka était blessée à un pied au début du printemps ce qui a perturbé sa préparation. Sa finale à Rome est toutefois de bon augure et elle possède les armes pour atteindre le dernier carré dans le seul tournoi du Grand-Chelem où elle n’y est encore jamais parvenue.

Le titre ne devrait pas échapper à une des trois joueuses précitées. Agnieszka Radwanska, la quatrième mondiale, est blessée à l’épaule droite et a dû déclarer forfait pour le tournoi de Bruxelles. Na Li et Sam Stosur, habituellement assez à l’aise sur terre, sont passées à côté de leurs tournois de préparation. Sara Errani, la surprenante finaliste de 2012, a plutôt confirmé son exploit de l’an dernier (elle a été battue en demi à Madrid et à Rome). Mais la pression sera énorme sur ses épaules. Petra Kvitova, Angélique Kerber, Caroline Wozniacki ou Ana Ivanovic devraient atteindre la deuxième semaine sans trop de difficultés mais elles n’ont pas le niveau pour aller au bout du tournoi.

Flipkens, la n°1

S’il sera beaucoup question des 30 ans de la dernière victoire française dans le tableau masculin, la presse belge s’attardera plutôt sur les 10 ans de la première victoire de Justine Hénin. C’est en effet en 2003 que la petite Rochefortoise offrait à la Belgique son tout premier titre du Grand-Chelem chez les adultes. Six autres titres majeurs sont venus garnir son palmarès pendant que Kim Clijsters en remportait quatre. Et il ne faut pas oublier le superbe triomphe de la paire Malisse/Rochus à Paris en 2004.

Dix ans plus tard, cette période dorée semble définitivement révolue. La Belgique est revenue à son rang, celui d’un petit pays de 10 millions d’habitants dont la fédération tennistique dispose de moyens modestes. Il ne faut donc pas s’attendre à un nouveau titre cette année mais ça n’empêche pas nos joueurs d’avoir quelques ambitions.

Encore faut-il bénéficier d’un tirage favorable et c’est loin d’être le cas pour nos garçons. David Goffin, qui avait créé la surprise en se hissant en huitième de finale l’an dernier, aura bien du mal à défendre ses points puisqu’il devra affronter ni plus, ni moins que Novak Djokovic dès son entrée en lice. Xavier Malisse n’est qu’à peine plus épargné. C’est le bombardier canadien Milos Raonic, quatorzième tête de série qui lui sera opposé au premier tour. Goffin et Malisse ont été rejoints dans le grand tableau par Steve Darcis qui s'est brillamment qualifié. Le Liégeois devra défier le Français Llodra au premier tour et le vainqueur de Malisse-Raonic s'il s'impose. Si les trois sont battus, il n’y aurait pas de Belges au second tour du tableau masculin pour la première fois depuis 2008 (et la deuxième depuis 2000 !)

Dans le tableau féminin, on attendra surtout beaucoup de Kirsten Flipkens qui sera tête de série (n°21) pour la première fois de sa carrière en Grand-Chelem. Elle devra sans doute en découdre avec les deux anciennes Top 10 italiennes, Flavia Pennetta et Francesca Schiavone pour pouvoir affronter Marion Bartoli en seizième. Un tableau qui n’est pas simple mais qui reste à sa portée. Yanina Wickmayer pourrait retrouver Jamie Hampton, celle qui l’a éliminée à Bruxelles, si elle bat la qualifiée slovaque Schmiedlova qui lui sera opposée au premier tour. A la dérive ces dernières semaines, elle sera certainement déjà bien contente de franchir ce premier obstacle.