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L’Année 2012 au masculin (2e partie)

L’Année 2012 touche à sa fin. Il est grand temps pour moi de procéder à une série de rétrospectives pour vous faire revivre les grands moments de la saison, vous présenter ceux qui l’ont animée et ceux qui marqueront sans doute 2013. Première étape : un compte rendu, mois par mois et en quatre parties, d’une année pleine de rebondissement. Deuxième partie : l’année au masculin, de juillet à novembre.

Juillet

Roger Federer (n°3) remporte son septième titre à Wimbledon et porte à 17 le record de tournoi du Grand-Chelem remportés en une carrière (les 14 de Pete Sampras semblent si loin aujourd’hui). Par la même occasion, il reprend la place de n°1 mondial qu’il avait cédée deux ans plus tôt. Le parcours du Suisse n’est toutefois pas de tout repos puisqu’il doit remonter un handicap de deux sets face à Julien Benneteau (n°29) au troisième tour. Federer prend le meilleur en quatre sets sur Novak Djokovic (n°1) en demi-finale puis a besoin du même nombre de manche pour venir à bout de Murray (n°3) en finale. L’Ecossais, battu pour la quatrième fois d’affilée à ce stade en Grand-Chelem ne passe pas à côté de sa finale comme ça avait été le cas les trois autres fois. Il mène même d’un set et un break avant de voir son adversaire revenir en boulet de canon. Premier britannique en finale à Wimbledon depuis Fred Perry en 1938, Andy Murray avait largement animé le tournoi avec des rencontres de haut vol face à David Ferrer (n°7) en quart et Jo-Wilfried Tsonga (n°5) en demi.
La grosse surprise de la quinzaine est signée par un Tchèque méconnu : Lukas Rosol. Il vient à bout au deuxième tour d’un Rafael Nadal (n°2), certes diminué, après cinq sets où tout semble lui réussir. Tomas Berdych (n°6) est lui surpris d’entrée et en trois tie-breaks par Ernests Gulbis, ce qui permet à Florian Mayer (n°31) de se hisser en quart. Son compatriote Philipp Kohlschreiber (n°27) et Mikhail Youzhny (n°26) sont les autres joueurs inattendus à ce stade. Avec 5 heures et 31 minutes, la rencontre du troisième tour entre Marin Cilic (n°16) et Sam Querrey (conclue par le Croate 17/15 au 5e set) devient le deuxième match le plus long du tournoi. Elle reste toutefois encore loin derrière le mythique Isner-Mahut de 2010.
Wimbledon 2012 est un grand cru pour les Belges. La performance du tournoi est à mettre à l’actif de Xavier Malisse qui parvient en huitième de finale. Après deux gros matchs contre Gilles Simon (n°13) et Fernando Verdasco (n°17), il se permet même de prendre un set au futur vainqueur. David Goffin confirme son superbe Roland-Garros en atteignant le troisième tour, battant au passage Bernard Tomic (n°20), quart de finaliste en 2011. Ruben Bemelmans sort des qualifications et franchit un tour avant de céder face à Richard Gasquet (n°18). Olivier Rochus et Steve Darcis sont tous les deux battus en cinq sets au premier tour. Le premier avec les honneurs face à Nicolas Almagro (n°12), l’autre moins brillamment par le qualifié Rufin.
Deux semaines plus tard, lors de la mini-tournée estivale sur terre-battue, Juan Monaco (n°3) s’adjuge le titre à Hambourg (ATP 500) au détriment du revenant Tommy Haas. Il s’agit du troisième titre de l’année pour l’Argentin.

Août

L’épreuve olympique est disputée dans le même cadre mythique que le « Championship », transformé pour l’occasion. Les couleurs criardes et les sponsors sont de sorties mais l’ambiance est plus festive et décontractée. Le tournoi se joue sur gazon pour la première fois depuis le retour du tennis dans le giron olympique. Sur la lancée de Wimbledon, Roger Federer (n°1) et Andy Murray (n°3) se présentent comme les grands favoris des J.O. de Londres. Les deux joueurs se retrouvent en finale mais c’est cette fois Andy Murray qui prend très largement le dessus. Federer passe complètement à côté de son match, peut-être usé par sa demi-finale énorme remportée 19/17 au troisième set face à Juan Martin Del Potro (n°8). L’Argentin est récompensé en récoltant la médaille de bronze au détriment de Novak Djokovic (n°2).
La saison estivale sur dur démarre réellement la même semaine au tournoi ATP 500 de Washington. L’absence des meilleurs mondiaux, présents aux J.O., permet à Alexandr Dolgopolov (n°2) de remporter son deuxième titre. En finale, il prend la mesure de Tommy Haas (n°4) qui dispute là sa deuxième finale en trois semaines.
Le sixième Masters 1000 de la saison se déroule à Toronto et permet à Novak Djokovic (n°1) de se reprendre après une série de six tournois sans victoire (ce qui ne lui était plus arrivé depuis deux ans). Le Serbe bat Tommy Haas et Janko Tipsarevic (n°5) en quart et en demi avant de disposer facilement de Richard Gasquet (n°14) en finale. Le Français avait surpris Tomas Berdych (n°4) en huitième avant de dominer Mardy Fish (n°11) et John Isner (n°8). Pas encore remis de ses exploits olympiques, Andy Murray (n°2) déclare forfait avant son deuxième match alors que Jo-Wilfried Tsonga (n°3) cède dès son entrée face à son compatriote Jérémy Chardy.
Roger Federer remporte son premier titre depuis son retour au sommet du tennis lors du Masters 1000 de Cincinnati. Il domine en finale Novak Djokovic (n°2) en deux sets. Après des succès sur Bernard Tomic et Mardy Fish (n°10), le Suisse prend la mesure de son compatriote Stanislas Wawrinka en demi-finale. Celui-ci s’était débarrassé de David Ferrer (n°4), de Kei Nishikori (n°14) et de Milos Raonic pour atteindre ce stade. Andy Murray (n°3) quitte de nouveau rapidement le tournoi après une défaite en huitième face à Jérémy Chardy, repêché des qualifications et qui ne s’arrête qu’en quart contre Juan Martin Del Potro (n°6).

Septembre

La méforme d’Andy Murray (n°3) n’est que passagère. A l’US Open, il inscrit pour la première fois son nom au palmarès d’un tournoi du Grand-Chelem. Comme son coach Ivan Lendl, il y sera parvenu au bout de sa cinquième finale. Lors de l’ultime match face à Novak Djokovic (n°2), il prend un meilleur départ en remportant les deux premières manches puis il résiste au retour du Serbe pour l’emporter en cinq sets. Très impressionnant jusque-là, Djokovic avait ruiné les espoirs de Juan Martin Del Potro (n°7) en quart et de David Ferrer (n°4) en demi. Dans le même temps, Murray avait pris la mesure de Marin Cilic (n°12) et de Tomas Berdych (n°6).
Le Tchèque crée la sensation de la quinzaine en dominant Roger Federer (n°1) en quart de finale, comme il l’avait fait à Wimbledon il y a deux ans. Rafael Nadal toujours absent, un seul autre membre du Top 8 manque à l’appel des quarts de finale : Jo-Wilfried Tsonga (n°5). Le Français est surpris au deuxième tour par le Slovaque  Martin Klizan.
Steve Darcis est le seul Belge à franchir le premier tour. Après avoir battu le Tunisien Malek Jaziri, il ne cède qu’en cinq sets face à Wawrinka (n°18). David Goffin, Xavier Malisse et Olivier Rochus sont tous éliminés par des têtes de série. Xavier offre une belle résistance à John Isner (n°9). Mais David et Olivier  sont battus en trois sets respectivement par Berdych et Benneteau (n°31). Enfin, Maxime Authom est sorti en quatre sets par l’Allemand Bjorn Phau. Mais il était sorti des qualifications pour la première fois en Grand-Chelem.
Tomas Berdych confirme sa forme en étant le héros de la qualification de son équipe pour la finale de la Coupe Davis. Il sort en cinq sets du piège tendu par Juan Monaco le premier jour avant de facilement remporter le double puis le troisième simple face à Carlos Berlocq. Juan Martin Del Potro, facile vainqueur de Radek Stepanek lors du premier match, déclare ensuite forfait pour le reste de la rencontre. C’est l’Espagne qui sera opposée aux Tchèques en finale. David Ferrer assure ses deux simples en quatre sets face aux Américains Sam Querrey et John Isner. Ce dernier avait cédé en cinq sets face à Nicolas Almagro le premier jour avant que les frères Bryan ne ramènent l’espoir dans le camp U.S.
La Belgique remporte facilement son barrage face à une équipe suédoise qui n’est même plus l’ombre de ce qu’elle a été. Sur sa terre-battue, l’Allemagne s’en sort grâce à une victoire en trois sets de Cedrik-Marcel Stebe sur Lleyton Hewitt lors du dernier match. Israël coiffe aussi les Japonais sur le poteau alors que le Kazakhstan (face à son voisin ouzbek), le Canada (contre l’Afrique du Sud), la Suisse (aux Pays-Bas, avec Roger Federer), le Brésil et l’Italie (sur leurs terre-battues face à la Russie et au Chili) l’emportent plus facilement.

Octobre

Le tour prend ensuite la direction de l’Asie où se disputent d’abord les ATP 500 de Pékin et de Tokyo. En Chine, Novak Djokovic (n°1) remporte le quatrième titre de sa saison en dominant assez facilement Jo-Wilfried Tsonga (n°3) en finale. Le Serbe n’est d’ailleurs jamais vraiment inquiété tout au long de la semaine. Au Japon, Kei Nishikori (n°8) devient le premier joueur local à remporter ce tournoi au détriment de Milos Raonic (n°6) dans la finale la plus jeune de la saison. En demi, le Canadien avait sorti Andy Murray (n°1) qui joue là son premier tournoi depuis sa victoire à l’US Open.
Tous ces joueurs se retrouvent ensuite au Masters 1000 de Shanghai où la hiérarchie est respectée puisque les quatre premières têtes de série sont au rendez-vous des demi-finales. C’est finalement Novak Djokovic (n°2) qui prend le dessus, non sans difficultés puisqu’il doit sauver pas moins de 5 balles de match face à Andy Murray (n°3) en finale. Le Serbe, également vainqueur de Tommy Haas en quart et de Tomas Berdych (n°4) en demi devient le premier joueur à détenir 7 des 9 trophées Masters Series actuels (il ne lui manque que Monte-Carlo et Cincinnati). Murray avait, de son côté, pris la mesure de Roger Federer (n°1) en demi.
Tommy Haas poursuit son retour au premier plan avec un quart de finale (son deuxième en Masters 1000 cette année) et des victoires sur Nicolas Almagro (n°9) et Janko Tipsarevic (n°6). Un autre vétéran, Radek Stepanek, s’est hissé en quart en prenant la mesure de Richard Gasquet (n°11) et de John Isner (n°8).
De retour en Europe, Roger Federer (n°1) échoue dans sa tentative de remporter un troisième titre consécutif dans sa ville de Bâle. Il cède en finale et au tie-break du troisième set face à Juan Martin Del Potro (n°2). Dans l’autre ATP 500 de la semaine, à Valence, c’est bien le régional de l’étape, David Ferrer (n°1), qui s’impose. Dans un tournoi rapidement privé de ses autres têtes d’affiche, la finale à vu l’Espagnol prendre la mesure d’Alexandr Dolgopolov en trois sets.

Novembre

Le dernier Masters 1000 de la saison se tient à Paris. David Ferrer y remporte son premier titre à ce niveau, le 18e de sa carrière. Il profite bien de l’absence de Federer et Nadal et des défaites prématurées de Murray (n°3)  et Djokovic (n°2). Ces quatre joueurs s’étaient partagé les 17 derniers Masters 1000. L’Espagnol prend successivement la mesure de Stanislas Wawrinka (n°16), Jo-Wilfried Tsonga (n°6) et Michaël Llodra avant de dominer en finale l’étonnant Jerzy Janowicz. Ce Polonais de 2m03 n’avait jamais remporté un match en Masters 1000 auparavant. A Paris, il sort des qualifications avan,t de battre Philipp Kohlschreiber, Marin Cilic (n°13), Andy Murray (en sauvant une balle de match), Janko Tipsarevic (n°8) et Gilles Simon. Outre la défaite de Murray, les deux autres surprises de la semaine ont été réalisées par Sam Querrey (vainqueur de Djokovic) et Llodra (tombeur de Juan Martin Del Potro n°7).
Les ATP World Championships (ancien « Masters ») ont ensuite couronné Novak Djokovic (n°1). Le Serbe, déjà assuré de terminer l’année à la première place mondiale, sort premier de sa poule après trois victoires convaincantes contre Jo-Wilfried Tsonga, Andy Murray (n°3) et Tomas Berdych. Il renverse ensuite la situation en demi-finale alors qu’il avait perdu le premier set face à Juan Martin Del Potro. En finale, il l’emporte face à Roger Federer (n°2) en deux sets en démontrant à nouveau sa force mentale (il avait perdu son service en début de chaque set). Le Suisse avait dominé Janko Tipsarevic et David Ferrer (n°4) en poule avant de perdre son dernier match face à Del Potro. En demi, il prend la mesure de Murray en deux sets.
La finale de la Coupe Davis, qui conclut la saison professionnelle, voit la première victoire de la République Tchèque (elle avait déjà connu le succès en 1980 mais sous le drapeau de la Tchécoslovaquie). Face à l’Espagne, le double s’est, à nouveau, avéré décisif. Tomas Berdych et Radek Stepanek y dominent en quatre sets Marcel Granollers et Marc Lopez, pourtant vainqueurs du Masters de double cinq jours plus tôt. Le vendredi, David Ferrer avait écrasé Stepanek avant que Berdych ne ramène les équipes à égalité en cinq manches très serrées face à Nicolas Almagro. Après le double, Ferrer fait une nouvelle fois étalage de ses progrès en salle pour dominer un Berdych bien fatigué. Le cinquième match permet toutefois à Stepanek d’apporter la victoire à son pays en prenant la mesure d’Almagro en quatre manches. Grâce à cette victoire, la république tchèque réalise l’exploit de remporter la Coupe Davis et la Fed Cup la même saison, ce qui n’était plus arrivé depuis les Etats-Unis en 1990 ! En fait, seuls deux pays y sont parvenus : les USA (1963, 1969, 1978, 1979, 1981, 1982 et 1990) et l’Australie (1964, 1965, 1973). Les Tchèques avaient également remporté la Hopman Cup en 2012 (ce qu’Américaines et Australiens n’avaient pas fait !) et auraient même pu faire un Grand-Chelem des épreuves par équipe s’ils ne s’étaient inclinés en finale de la Coupe du Monde au mois de mai.