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Rencontre avec Nicky Van Dijck

En quatre saisons, Nicky Van Dijck s’est fait un nom sur le circuit belge, autant lors des tournois nationaux que des épreuves internationales. Jusqu’à faire partie aujourd’hui du Top 10 belge. Mais sans aide financière, la Brabançonne de 22 ans ne peut pas se permettre de disputer des tournois à l’étranger pour progresser encore.

Où et quand as-tu commencé à jouer ?

J’avais 6 ans et c’était à Aarschot, au TC 82.

Et étais-tu parmi les meilleurs espoirs ?

Pas vraiment. Mais mon entraineur me disait que j’avais une bonne mentalité, une mentalité de vainqueur. Que la technique n’est pas tout. Lorsque j’ai commencé les tournois, je n’étais pas dans les meilleures. Pas dans les plus mauvaises non plus. Plutôt moyenne. Mon entraineur me disait d’attendre jusqu’à mes 15-16 ans. C’est à ce moment-là que tu vois qui prend le dessus. Et ça s’est vérifié. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à atteindre des finales dans des tournois de sélection.

Mais tu n’as jamais été reprise par la VTV ?

Pas par le Centre VTV mais dans la sélection du Brabant, oui. Et pourtant, je bats aujourd’hui toutes les filles reprises par la VTV à l’époque.

Qui par exemple ?

Goele Lemmens, Aude Vermoezen, Julie Lamont, Fien Maes, Ine Nowe, Noémie Lippens, Désirée Bastianon, Céline Rolly…Je n’ai encore jamais perdu contre Alison Van Uytvanck non plus.

Et tu as joué contre Alison en 2011  ?

Non, je l’ai jouée en 2010 à Westende et je l’ai battue (Ndlr : 7/6-6/4 en demi-finale). Cette année, je l’ai battue en double à Coxyde.

As-tu disputé des tournois internationaux chez les jeunes ?

Non. Enfin, juste une fois les qualifications de l’Astrid Bowl.

Quel était ton classement en quittant les catégories juniors, à 18 ans ?

J’étais déjà A17.

Mais malgré cela, tu as décidé de ne pas te lancer dans une carrière internationale ?

A 18 ans, mes parents m’ont demandé de faire le choix entre le tennis et une profession "normale". J’ai fait le choix de la sécurité. Car une carrière internationale coûte cher, surtout pour celle qui doit la financer seule. Si j’avais eu un sponsor, j’aurai sûrement tenté ma chance.

Tu étais déjà mieux classée que bon nombre des joueuses que tu as citées précédemment. Et personne ne voulait te sponsoriser ? Tu n’as pas reçu d’aide de la VTV ou du Bloso (Ndlr : l’aile flamande de l’Adeps) ?

Non, je n’ai jamais rien reçu.

As-tu demandé l’aide de la VTV ?

Non, je n’ai rien demandé. Je ne cours pas après les gens. Mais je reçois tout de même une aide financière de Dunlop pour les raquettes et d’Oxygène pour les vêtements.

Tu n’as pas poursuivi des études mais tu as tout de suite commencé à travailler

Oui, je voulais devenir esthéticienne. J ’ai suivi ces études entre 16 et 18 ans. Et aujourd’hui, j’ai même ma propre affaire.

Combien de tournois disputes-tu ?

Je dispute une vingtaine de tournois par ans.

Et comment organises-tu ton temps entre tes deux activités ?

C’est plus compliqué durant les tournois internationaux durant lesquels je suis susceptible de jouer tous les jours. Ces semaines-là, je planifie mes rendez-vous le soir. Mes clients savent que je joue au tennis à un haut niveau et ils en tiennent compte également.

Tu dois aussi consacrer du temps aux entrainements ?

Oui, sans compter les cours que je donne. Je ne peux m’entrainer que six heures par semaine alors que les joueuses de mon niveau s’entrainent une vingtaine d’heure par semaine. Ca donne encore plus de poids à mes résultats.

Quels ont été tes résultats durant l'année qui vient de se terminer  ?

Dans les tournois ITF, j’étais presque chaque semaine la dernière Belge en lice. Sur le Belgian Circuit, j’ai gagné cinq épreuve et disputé deux autres finales où j’ai dû abandonner sur blessure. Mais je n’ai terminé que cinquième du circuit parce que je joue beaucoup moins que, par exemple, Désirée Bastianon, la première.

Tu gagnes tout de même de l’argent à ce niveau ?

Tant que je joue en Belgique, oui. Dès que je pars à l’étranger, je perds de l’argent à cause du prix de l’hôtel, des repas, du coach qui t’accompagne. Une victoire en ITF rapporte seulement €800 et, lorsque tu retires tous ces frais, il ne reste pas grand-chose. Dans les tournois belges, c’est différent. Une victoire dans un cinq étoiles rapporte à peu près la même somme mais avec nettement moins de frais. Et le niveau y est plus faible.

Tu as un coach qui te suit tout au long de l’année ?

Mes coachs sont Steve Joly et Willem Bruin mais ils ne peuvent pas venir à chacun de mes matchs. Mon père et mon frère m’accompagnent très souvent. Et mon père est un peu comme un coach lui aussi.

Sans aide extérieure, quel niveau penses-tu pouvoir atteindre ?

Je peux encore certainement tourner quelques années sur le circuit belge. Mais c’est difficile de savoir combien de temps exactement. Surtout que j’aimerais aussi avoir des enfants.

Et si, demain, un sponsor venait te proposer un soutien pour partir sur le circuit international, au détriment de ton vrai boulot ?

Je le ferais certainement. Tu ne reçois généralement qu’une chance dans ta vie. Et je n’ai pas envie d’avoir des regrets.