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Les favoris pour Paris

 

La méforme de plusieurs gros outsiders laisse présager d’une quatrième finale en cinq ans entre le tenant du titre Roger Federer et le quadruple vainqueur Rafael Nadal. Le tableau féminin semble nettement plus ouvert après la piètre préparation des meilleures joueuses du circuit.

Rafael Nadal n’a pas pu battre le record de quatre titres consécutifs l’an dernier. En raison de la qualité du jeu de Robin Soderling, en pleine réussite ce jour-là, mais aussi d’une blessure aux genoux qui l’a handicapé tout le reste de la saison. Redescendu de la première à la quatrième place mondiale, il a réussi un très bon début de saison, surtout depuis le retour sur terre. Vainqueur d’un historique sixième titre consécutif à Monte-Carlo, le Majorquin a surtout pris sa revanche de 2009 contre Federer à Madrid. Il reste invaincu sur la surface ocre cette année et n’y a d’ailleurs perdu que quatre rencontres sur 157 depuis Monte-Carlo 2005 ! Il sera donc archi-favori pour reconquérir son trône.

Mais même s’il ne s’est pas encore montré sous son meilleur visage cette année (à part à Melbourne), il ne faudrait pas enterrer Roger Federer trop tôt. A Madrid, le Suisse n’a gagné qu’un seul point de moins que Nadal lors de la finale. Il monte donc en puissance et sa capacité à se transcender lors des Grand-Chelems est un atout indéniable. De plus, il aura à cœur de défendre son titre et de prouver qu’il est capable de battre son grand rival à Roland-Garros.

Les dauphins des deux ténors du circuit sont, depuis 2008, Novak Djokovic et Andy Murray. Ils ont même, tour à tour, occupé la deuxième place mondiale et semblaient sur le point, il y a quelque mois, d’atteindre le sommet. Mais les deux jeunes joueurs ont connu un début de saison assez chaotique. Le Serbe s’est même occasionné une blessure lors de « son » tournoi de Belgrade. S’ils peuvent toujours se frayer un chemin jusqu’en demi-finale, on les imagine mal mettre un terme au parcours de Nadal ou de Federer.

De nombreux blessés

Nikolay Davydenko, Juan Martin Del Porto et David Nalbandian, tous de « gros clients » en Grand-Chelems et particulièrement à Roland Garros, ont dû déclarer forfait en raison de vilaines blessures qu’ils trainent depuis plusieurs mois. Fernando Gonzalez, également en proie à des soucis physiques, est incertain lui aussi.

Dès lors, les vrais rivaux de Nadal et Federer pourraient se trouver plus loin au classement. Fernando Verdasco a plutôt bien démarré la saison avec deux victoires et une finale à Monte-Carlo. Robin Soderling a pris une toute autre dimension depuis son fabuleux parcours de 2009. Marin Cilic a également beaucoup progressé et semble près à passer un cap en Grand-Chelem. Enfin, David Ferrer a été l’un des meilleurs joueurs depuis le début de la saison sur terre. Il a disputé la finale à Rome et les demi-finales à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid.

 Les Espagnols en général sont toujours des adversaires dangereux du côté de la Porte d’Auteuil. Juan-Carlos Ferrero, Tommy Robredo, Nicolas Almagro, Feliciano Lopez ou encore Albert Montanes s’y sont tous déjà illustrés à des degrés divers. Ce ne serait donc pas une surprise de les retrouver en deuxième semaine même si leurs débuts de saison mitigés leur donnent peu de chance de jouer les tous premiers rôles. Ce pourrait par contre être le cas d’autres joueurs très en forme ces derniers mois comme Andy Roddick, Tomas Berdych ou Mikhail Youzhny même si la terre battue n’est pas leur surface préférée. Attention également au Letton Ernsts Gulbis, passé en quatre mois de la 90e à la 26e place et qui a battu Federer et fait trembler Nadal à Rome.

Enfin, durant la première semaine, le public Français n’aura d’yeux que pour les joueurs tricolores. Pourtant, malgré une imposante délégation, seul Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils peuvent décemment espérer atteindre la deuxième semaine. A moins d’assister au réveil de l’ex-jeune prodige Richard Gasquet.

Les meilleures au plus mal

Le tournoi féminin a connu deux éditions qui, malgré tout le respect qu’on doit à leurs lauréates, ne rentreront pas dans les annales. L’absence de la plupart des meilleures joueuses de ces cinq dernières années avait considérablement déforcé ces tableaux. Malgré la présence des principales favorites, cette année pourrait bien révéler à nouveau un vainqueur surprise.

Serena Williams et Justine Hénin sont les deux grandes figures de proue du circuit féminin depuis 8 ans déjà. Leur éventuelle confrontation à Paris, quatre mois après la finale de Melbourne et huit ans après leur mémorable demi-finale s’annonçait passionnante. Mais l’Américaine s’est blessée au lendemain de l’Open d’Australie et son retour, lors des tournois de Rome et Madrid n’a pas été des plus convainquant. Justine reviendra sur la terre de ses exploits avec plaisir. Son retour sur le circuit a été très positif jusqu’à sa victoire à Stuttgart. Par la suite, une infection des sinus, une défaite d’entrée à Madrid et l’éclatement de l’équipe médicale qui la suivait ont jeté le doute sur le niveau du jeu qu’elle pourrait produire à Paris.

Deux joueuses qu’on n’attendait plus se sont rappelées à notre bon souvenir durant la préparation. Avec un titre à Acapulco en février, un quart à Rome et une finale à Madrid, Venus Williams n’a peut-être jamais aussi bien joué sur terre-battue que cette année. Redevenue n°2 mondiale derrière sa sœur après sept ans d’errance, elle pourra nourrir de sérieuses ambitions dans ce tournoi. C’est le cas aussi de Jelena Jankovic qui, après une saison 2009 ratée, retrouve le sourire depuis le retour sur terre. Passée à deux doigts de battre Hénin à Stuttgart, elle a vaincu les deux sœurs Williams à Rome avant de s’incliner en finale. Son manque d’expérience des grandes finales pourrait toutefois s’avérer fatidique face à une des trois autres favorites.

Après avoir trusté les premières places en l’absence des Williams et de Hénin, les joueuses Russes semblent sur la pente descendante cette année. La tenante du titre Svetlana Kuznetsova arrivera à Paris avec le statut de tête de série n°6 et le moral dans les chaussettes avec un seul match gagné sur quatre durant la préparation sur terre. Le constat est identique pour Dinara Safina, finaliste des deux dernières éditions. Encore numéro 1 mondiale il y a 7 mois, elle a chuté à la 9e place aujourd’hui en raison d’une blessure au dos et de multiples contre performances. Toujours placées mais jamais gagnante, Elena Dementieva commence aussi à marquer le pas. Quant à Maria Sharapova, elle ne s’est jamais vraiment remise de la blessure qui avait gâché sa saison 2008.

D’autres joueuses du Top 10 ont raté leur préparation cette année. Caroline Wozniacki subit sans doute le contre coup d’une montée trop vertigineuse dans la hiérarchie l’an dernier. Elle n’a remporté que deux matchs sur les trois gros tournois préparatoires à Stuttgart, Rome et Madrid. Viktoria Azarenka, gênée par des petits bobos un peu partout, en a gagné un de moins. Agnieszka Radwanska ne parvient toujours pas être efficace en Grands Chelem. Enfin, si elle ne fait plus partie du Top 10 depuis un bout de temps déjà, Ana Ivanovic reste une joueuse dangereuse, surtout à Roland-Garros où elle s’est imposée en 2008. Mais elle se montre vraiment trop irrégulière pour la classer parmi les favorites.

Avec cette longue liste de joueuses en méforme, on peut réellement s’attendre à une grosse surprise cette année. Ce fut le cas à Rome et Madrid où deux joueuses totalement inattendues à ce stade sont sorties victorieuses de tableaux pourtant très relevés. En Italie, c’est l’Espagnole Maria Jose Martinez Sanchez qui a créé la surprise. Son jeu d’attaque atypique pourrait également en surprendre plus d’une à Paris. Quant à Aravane Rezai, elle a connu une semaine exceptionnelle en Espagne où elle est venue à bout de Hénin, de Jankovic et de Venus Williams. Il est pourtant difficile de savoir si elle pourra maintenir ce niveau à Roland-Garros avec la pression que ne manqueront pas de lui imposer ses compatriotes. Dès lors, la surprise pourrait venir de Samantha Stosur, étonnante demi-finaliste il y a un an et très en forme depuis le début de la saison où de Shahar Peer très régulière sur terre ces derniers mois.
 
Les Belges dans le doute

Les regards Belges seront surtout tournés vers Justine en l’absence de Kim Clijsters, toujours blessée. Yanina Wickmayer a dû subir une opération qui rend également très improbable sa participation même si elle réservait encore sa réponse à ce sujet. Quant à Kirsten Flipkens, elle espérera au moins passer un tour comme l’an dernier.

Chez les garçons, le moral n’est pas plus au beau fixe. Kristof Vliegen, Steve Darcis, Xavier Malisse et Olivier Rochus ont tous connu leur lot de blessures, de démotivation et de contre performances des dernières semaines et n’arriveront pas à Paris avec beaucoup d’ambition. Olivier peut toutefois retrouver un peu de confiance après son beau parcours à Nice cette semaine