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L’Année 2009 au masculin (1re partie)

Janvier

Sept mois après leur monumentale finale de Wimbledon, Rafael Nadal et Roger Federer se retrouvent pour l’apothéose de l’Open d’Australie 2009. L’Espagnol, devenu entre temps n°1 mondial, est cette fois le favori et ne manque pas l’occasion de remporter un sixième Grand-Chelem (le deuxième hors de Roland-Garros). Malgré une résistance opiniâtre qui lui permet d’égaliser à deux reprises au nombre de sets, Federer s’effondre dans la cinquième manche. Et c’est en larme, devant un public fort ému, que le Suisse avoue son impuissance à contrer le jeu de Nadal. La saison ne fait que débuter et le Majorquin semble près à dominer le circuit aussi outrageusement que ne l’a fait Federer lors des cinq saisons précédentes.
Si Nadal impressionne, c’est pour la qualité de son jeu, bien sûr, mais aussi pour ses capacités physiques. Personne ne le voyait remporter une finale en cinq sets après son combat homérique face à Fernando Verdasco en demi-finale deux jours plus tôt. Les deux Espagnols ne se sont quittés qu’après plus de cinq heures de jeu. Au final, seul un point départage les deux amis.
Deux mois après sa victoire en Coupe Davis, Verdasco confirme ses progrès. Après trois premiers tours très faciles, il domine deux des nouvelles stars du circuit : Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga. Andy Roddick retrouve sa meilleure forme et atteint les demi-finales en partie grâce à l’abandon de Novak Djokovic.

Février

Le mois de février est plutôt maigre en épreuves importantes. Le premier tour de la Coupe Davis étant repoussé à début mars, les meilleurs se contentent de disputer les quatre tournois « 500 » (nouvelle appellation de l’ATP qui remplace les anciens Championship series).
De retour après ses exploits australiens, Rafael Nadal atteint la finale à Rotterdam mais doit s’incliner face à Andy Murray, subissant même un étonnant 6/0 lors du dernier set. Le tournoi est marqué par la première victoire sur le grand circuit du Bulgare Dimitrov, 17 ans. Vainqueur de deux Grand-Chelems juniors en 2008, il bat Tomas Berdych et prend un set à Nadal.
La semaine suivante, Andy Roddick remporte pour la deuxième fois le tournoi de Memphis en battant Radek Stepanek en finale. Il passe pourtant à deux doigts de l’élimination face à Lleyton Hewitt en demi-finale. La dernière semaine de février, Nicolas Almagro remporte le tournoi d’Acapulco en battant Gaël Monfils alors que Novak Djokovic s’impose à Dubaï aux dépens de David Ferrer. En demi-finale, le Serbe est sérieusement accroché par Gilles Simon.

Mars

Le choc du premier tour de Coupe Davis entre l’Espagne et la Serbie accouche d’une souris. La rencontre tant attendue entre Rafael Nadal et Novak Djokovic tourne rapidement à l’avantage du premier et les Ibères s’imposent facilement (4/1). La rencontre la plus serrée voit la victoire d’Israël en Suède. Les quatre simples s’achèvent au cinquième set (et même trois fois au-delà du 12e jeu). Sans Federer, la Suisse ne fait pas le poids face aux Etats-Unis et la France subit la loi de la République tchèque après les deux défaites de Gilles Simon. L’Argentine (contre les Pays-Bas), la Croatie (face au Chili), la Russie (en Roumanie) et l’Allemagne (contre l’Autriche) sont également qualifiées pour les quarts de finale.
Le premier « Masters 1000 » de la saison voit Rafael Nadal poursuivre sa domination. Très impressionnant pendant presque tout le tournoi, il écrase Andy Murray 6/2-6/1 en finale. Seul David Nalbandian tient le rythme pendant deux sets avant d’encaisser un 6/0 au troisième. Murray avait pourtant pris la mesure de Roger Federer en demi-finale.
La domination de Nadal prend fin en quart de finale à Miami où Juan-Martin Del Potro le bat au tie-break du dernier set. L’Argentin est ensuite battu en demi-finale par Andy Murray qui s’impose ensuite contre Novak Djokovic. L’Ecossais remporte ainsi son troisième titre Masters 1000. Le lent déclin de Roger Federer se confirme avec une nouvelle défaite en demi-finale.

Avril

Avec l’arrivée de la terre-battue, l’ogre Rafael Nadal devient encore plus impitoyable. A Monte-Carlo, il écoeure tous ses adversaires jusqu’à la finale où Novak Djokovic parvient tout de même à lui prendre un set. Il s’agit du cinquième titre d’affilée de Nadal sur le rocher monégasque. Andy Murray, l’autre joueur en forme de ce début de saison, doit s’incliner en deux sets en demi-finale. Le tournoi est également marqué par l’accession en demi-finale de Stanislas Wawrinka. Au troisième tour, il bat pour la première fois de sa carrière son pote Roger Federer. L’Allemand Beck se hisse en quart de finale après être sorti des qualifications.
Après une nouvelle victoire (également la cinquième) au tournoi 500 de Barcelone face à son compatriote David Ferrer, Nadal achève son superbe mois par un succès au Masters 1000 de Rome. Cette fois, personne ne parvient à lui prendre un set. Novak Djokovic, finaliste après un très beau parcours qui le voit battre Robredo, Del Potro et Federer, le pousse jusqu’au tie-break lors du premier set mais s’écroule ensuite. Fernando Gonzalez  profite d’une défaillance d’Andy Murray face au qualifié Juan Monaco pour atteindre les demi-finales. Comme Monaco, l’Allemand Michael Zverev se glisse en quart après être sorti des qualifications.

Mai

L’ATP pensait peut-être donner un petit coup de pouce à Rafael Nadal (s’il en avait besoin) en déplaçant le Masters 1000 de Madrid au mois de mai et en le transformant en un méga Masters 1000 mixte sur terre-battue et à la dotation sérieusement réévaluée. Devant son public et sur sa surface de prédilection, l’Espagnol part largement favori de ce tournoi. Et pourtant, il ne s’impose pas lors de la première édition de cette épreuve. En finale, il s’incline face à Roger Federer en deux sets (6/4-6/4).
Le Suisse, qui n’avait jamais remporté le premier titre de sa saison aussi tard, prouve qu’il n’est pas totalement fini comme la presse à tendance à le répéter. Outre Nadal, il bat également Juan Martin Del Potro en deux sets en demi et, beaucoup plus difficilement, Andy Roddick en quart. Il faut dire que l’altitude du tournoi (Madrid est la plus « haute » des capitales européennes) favorise les joueurs offensifs.
Outre ce facteur, un problème aux genoux explique en partie la défaite de Nadal. Il y a aussi la demi-finale disputée la veille contre Novak Djokovic et qui dura plus de quatre heures. Le Serbe y obtient même trois balles de match. Uniquement battu par Nadal (trois fois, dont deux difficilement) durant cette saison sur terre-battue, il semble alors être le seul à pouvoir empêcher l’Espagnol de signer un cinquième succès à  Roland-Garros.

Juin

Un tremblement de terre ébranle le tennis masculin en ce mois de juin. Pourtant quasiment intouchable depuis le début de la saison, Rafael Nadal est battu dans « son » tournoi de Roland-Garros et ce dès les huitièmes de finale. Quadruple tenant du titre et toujours invaincu à la porte d’Auteuil, l’Espagnol parait se diriger facilement vers un cinquième titre consécutif (le record). Mais il est battu en raison de ses douleurs aux genoux qui s’amplifient mais aussi de Robin Soderling, son bourreau, qui est sur un nuage et réussit un match parfait.
Plus réputé pour son caractère difficile que pour ses qualités de jeu sur terre-battue (il n’avait pris qu’un jeu à Nadal à Rome), le Suédois a gagné le calme et la maturité nécessaire pour titiller les plus grands sous la houlette de Magnus Norman (finaliste à Paris neuf an plus tôt). Après Nadal, il écoeure Davydenko, et bat Gonzalez en cinq sets pour disputer sa première finale de Grand-Chelem.
C’est Roger Federer qui se dresse de l’autre côté du filet. Son parcours jusque là est plutôt chaotique. En huitième de finale, il se retrouve mené deux sets à zéro et break dans le troisième par Tommy Haas avant de mettre le turbo. En demi, il subit les coups de boutoirs de Juan Martin Del Potro pendant cinq sets avant d’émerger sur le fil. Pourtant, en finale, il ne tergiverse pas et écarte Soderling en trois sets. Si Nadal pouvait battre le record du tournoi, c’est carrément l’histoire du tennis que Federer réécrit grâce à cette victoire. Il devient le sixième joueur à avoir inscrit les quatre Grands-Chelems à son palmarès et, surtout, égalise le record de 14 titres de Pete Sampras. Contre toute attente, Roger is back.