Menu Jaune
Le site du Tennis Belge
| |
???? Nouvelles | Carnets de Notes | Dossiers | Retrospectives | Interviews | Grands-Chelems
???? Pros | Espoirs | Wheelchair | National
?????????????????????????? Biographies Pros | Biographies Espoirs
??????????????? Iris Ladies Trophy | Corona Open | Ethias Trophy | Flanders Ladies Trophy | Ladies Trophy | Proximus Diamond Games | Tarkett Open
?????????????????????? Argayon cup | Astrid Bowl | Brussels IJO | Coupe De Borman | International Youth Tournament | Young Champions Cup (Hasselt)
?????????????????????? Top rank cette semaine | Top rank carrière | Titres année en cours | Titres double année en cours


Les favoris pour Roland-Garros

 

Rafael Nadal est le favori logique dans la conquête d’un quatrième trophée des Mousquetaire consécutif. Seuls deux joueurs paraissent capable de le perturber. Côté féminin, la retraite anticipée de Justine Hénin ouvre la porte à de nombreuses prétendantes.

Triple tenant du titre, l’Espagnol avale tout sur son passage dés qu’arrive la saison sur terre-battue. Ces quatre dernières saisons, il a remporté la bagatelle de 122 matchs sur cette surface et n’a été battu qu’à 4 reprises. Et ce n’est pas sa défaite surprise au premier tour de Rome face à Juan-Carlos Ferrero (en partie due à des ampoules), qui va le faire douter. Il sera une nouvelle fois l’homme à battre du tableau masculin.

Les doutes, on les trouvera plutôt du côté de Roger Federer. Le Suisse a été éliminé par Nadal lors des trois dernères éditions (en demi-finale en 2005 puis en finale les deux années suivantes). Bien qu'il soit parvenu à le battre en finale d’Hambourg il y a un an, il développe un réel complexe vis-à-vis de l'Espagnol sur terre-battue. Et ce n’est pas son début de saison, un peu moins percutant que les précédants avec quelques défaites inhabituelles dans son chef et une seule victoire (mineure, à Estoril), qui va lui redonner confiance. Il n’a jamais semblé aussi proche de perdre sa première place mondiale.

Car outre Nadal, Novak Djokovic s’est également invité à la lutte pour la suprématie de la planète tennis. Depuis un an, le Serbe a réalisé des bonds de géant et a même remporté son premier titre du Grand-Chelem à Melbourne au mois de janvier. La terre-battue n’est toutefois pas la surface où son jeu s’exprime le mieux. Il y est efficace face à des joueurs moins forts (il a remporté le Masters Series de Rome il y a un mois mais sans rencontrer de joueurs du Top 20) mais doit encore prouver qu’il est capable d’y battre Nadal ou même Federer.

Davydenko, le n°4

Derrière ce trio de tête, les prétendants à une place d’honneur seront nombreux. Le premier est sans doute Nikolay Davydenko. Il est 4e mondial, se débrouille bien sur terre-battue et vient d’accumuler de la confiance en s'imposant à Pörtschach. En outre, Paris est une ville qui lui réussit bien. Il y a remporté son premier Masters Series (à Bercy, fin 2006) et a disputé deux demi-finales et un quart ces trois dernières années à Roland-Garros. Mais il n’a jamais atteint de finale en Grand-Chelem et ce relatif manque d’expérience pourrait lui coûter cher.

David Nalbandian sera également à surveiller. Lorsqu’il est en forme, il est un des rares joueurs à pouvoir faire jeu égal avec Federer et Nadal, même sur terre-battue. Ses récents résultats sur cette surface n’ont pourtant pas été à la hauteur de ses ambitions. Il emmènera une forte délégation argentine (14 représentants) dont certains comme Guillermo Canas, Juan-Ignacio Chela ou Juan Monaco, pourraient créer de grosses surprises.

Derrière Nadal, l’Espagne viendra également en force avec 17 joueurs. David Ferrer, 5e mondial, semble le mieux armé pour aller loin mais des joueurs comme Tommy Robredo, Nicolas Almagro, Carlos Moya ou Juan-Carlos Ferrero devront également être surveillés de près. Ces deux derniers se sont d’ailleurs déjà imposés à la porte d’Auteuil même si ça semble être dans une autre vie (déjà 10 ans pour Moya !) Parmi les autres outsiders, citont également Stanislas Wawrinka, en pleine progression ces dernières semaines, Andy Murray ou Tomas Berdych.

Les Français viendront en force dans « leur » tournoi mais avec un moral en berne. Leur leader, Richard Gasquet, est en plein doute depuis le début de la saison et Jo-Wilfried Tsonga, la révélation de Melbourne, a déclaré forfait hier. Si Paul-Henri Mathieu peut créer l’une où l’autre surprise, ça semble moins être le cas pour les « vétérans » que sont Fabrice Santoro, Arnaud Clément et Sébastien Grosjean. Roland-Garros fera également la fête à son héros, Gustavo Kuerten. Ancien n°1 mondial et trois fois vainqueur à Paris (1997, 2000 et 2001), le Brésilien a décidé de mettre un terme à sa carrière (déjà au point mort depuis plusieurs années) sur le court de ses plus grands exploits.

Pas de favorite

Bien que poursuivie par les doutes depuis des mois, Justine Hénin aurait été la favorite logique de ce tournoi. Son avance considérable sur ses rivales sur terre-battue et son invulnérabilité sur les courts de Roland-Garros ces dernières années (4 titres en 5 ans) forçaient le respect. Elle en a décidé autrement. En son absence, le tournoi est particulièrement ouvert tant les joueuses qui la suivaient au classement ont connu des hauts et des bas ces derniers mois.

A commencer par Maria Sharapova, vainqueur de l’Open d’Australie en janvier puis à Doha et Amelia Island. Le retrait de Hénin lui a permis de reprendre la première place mondiale mais ses dernières sorties ont été moins convaincantes. Elle a été battue en quart de finale à Charleston et a dû déclarer forfait à Rome à cause d’une blessure au mollet.

Serena Williams a connu un excellent début de saison avec trois succès d’affilée à Bangalore, Miami et Charleston mais souffre pour l’instant de problèmes au dos (elle a également dû déclarer forfait à Rome). Elle reste tout de même la seule ancienne gagnante de Roland-Garros dans le tableau ! Sa sœur, Venus n’a disputé que trois quarts dans des tournois importants ces derniers mois (Melbourne, Miami et Rome) et n’a pas battu de joueuses du Top 10 depuis l’US Open. Elle ne peut donc pas vraiment prétendre à un statut de favorite même si elle est toujours capable du meilleur par moment.

Dans ce contexte, les jouseuses Serbes tireront certainement leur épingle du jeu. Surprenante finaliste l’an dernier, Ana Ivanovic semble depuis bien accrochée au Top 5. En 2008, elle a remporté Indian Wells et a dicputé une deuxième finale de Grand-Chelem à Melbourne mais ses sorties sur terre-battue n’ont pas été concluantes. Jelena Jankovic s’est par contre imposée à Rome mais il lui manque un peu de confiance face au meilleure pour prétendre à une victoire en Grand-Chelem.

Derrière Sharapova, les Russes seront évidemment toujours dangereuses sur une surface qu’elles apprécient. Le tirage au sort a d’ailleurs versé toutes les meilleurs joueuses de ce pays dans le haut du tableau. Les luttes pour la suprématie nationale entre Svetlana Kuznetsova (4e mondiale), Anna Chakvetadze (un peu en manque de repères depuis des mois), Elena Dementieva, Dinara Safina ou Vera Zvonareva promettent d’être spectaculaires.

Comme leur alter ego masculins, les Françaises ne feront pas partie des favorites. Marion Bartoli et Amélie Mauresmo sont en plein doutes et leur participation est même très compormise. Ce sera donc vers la jeune Alizé Cornet que se tourneront les espoirs d’un public toujours très fervent. Agée de 18 ans, elle vient de faire son entrée dans le Top 20 à la faveur d’une impressionnante série de résultats sur terre-battue : demi-finaliste à Amelia Island et Charleston puis finaliste à Rome.

Sauver la mise

Dans le clan belge, le sourire n’est évidemment pas de mise non plus après le retrait de Justine Hénin. Trois joueurs et une joueuse seront au départ mais leurs ambitions seront nettement plus modestes. Steve Darcis est peut-être le plus fort actuellement mais le tirage au sort ne l’a pas gâté : il devra affronter David Ferrer dès le premier tour. Kristof Vliegen pourrait passer un tour (face à Montanes) mais serait alors opposé à Roger Federer. Olivier Rochus rencontre le lucky loser Decoud (tombeur de son frère en qualification) puis pourrait croiser la route d’Almagro.

Chez les filles, il s’en est fallu de peu pour que le tableau soit totalement dénué de présence belge puisque Yanina Wickmayer a dû franchir les qualifications pour obtenir son ticket. Le tirage au sort lui a été plutôt favorable puisqu’elle a évité les têtes de série. Néanmoins, la solide Ouzbèke Amanmurodova reste un obstacle difficile à franchir avec le stress inhérant à un premier match en Grand-Chelem.

Les chances de voir un de nos représentants arriver en deuxième semaine seront donc plutôt maigres. Grâce à Justine, mais aussi à Kim, il y a toujours eu un Belge en huitième de finale de tous les Grands-Chelems depuis huit ans. Cette incroyable série risque fort de s’arrêter cette fois.