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Les favoris pour Wimbledon

 

A nouveau déçu par la terre-battu qu’il ne maîtrisera sans doute jamais totalement, Roger Federer retrouve enfin son gazon chéri. Cette surface où son jeu d’attaquant s’exprime à merveille et où il reste sur une série record de 48 matchs gagnés consécutivement.

Vainqueur ces quatre dernières années de Halle et de Wimbledon, le n°1 mondial semble intouchable sur herbe. Son service, admirable de précision, et ses coups d’attaque tant en coup droit frappé qu’en revers coupé sont autant d’armes qui le rendent imbattable sur surface rapide, peut-être plus encore que ne l’était Sampras durant la décennie précédente.

S’il s’impose une nouvelle fois à Londres, le Suisse marquera encore un peu plus l’histoire du jeu en égalisant le mythique record de cinq victoires consécutives, détenu par Bjorn Borg (76-80). Il se rapprochera également des 7 titres (de 1993 à 2000 à l’exception de 1996) glanés par Pete Sampras.

Qui pour l’arrêter

Deux joueurs semblent capables de briser son hégémonie. Rafael Nadal et Andy Roddick. L’Espagnol, roi incontesté de la terre-battue, a prouvé l’an dernier qu’il pouvait également très bien jouer sur herbe. Il ne fut d’ailleurs pas si loin de mener deux sets à zéro face à Federer en finale il y a douze mois. Pour rééditer cet exploit et peut-être aller plus loin, Nadal aura toutefois besoin d’une petite aide du ciel sous la forme d’un temps sec pendant toute la quinzaine, ce qui ralentirait la surface.

Andy Roddick, au contraire, souhaitera un important taux d’humidité sur Londres pendant quinze jours. Les boulets de canon qu’il envoie au service gagneront encore en efficacité sur une herbe un peu glissante. Vainqueur de quatre titres au Queen’s (dont le dernier dimanche passé) et finaliste à Wimbledon en 2004 et 2005, l’Américain retrouve toujours son efficacité sur le tapis vert britannique. Même quand ses résultats de début de saison sont médiocres, comme ça a été le cas ces deux dernières saisons.

Après ces trois joueurs, qui se trouvent être également les trois premiers du classement ATP, se trouve Novak Djokovic. Le Serbe, 20 ans à peine, manque assurément d’expérience et de références sur herbe. Mais avec son service et sa prise de balle précoce des deux côtés, il va forcément finir par être très performant sur cette surface. Andy Murray (s’il est remis à temps de sa blessure au poignet), James Blake, Tommy Haas, Tomas Berdych, Richard Gasquet, Marcos Baghdatis, Lleyton Hewitt (vainqueur en 2002) ou Dmitry Tursunov sont autant de joueurs capables de grandes performances sur gazon. Fernando Gonzalez, Tommy Robreedo ou Guillermo Canas sont plus connus pour leurs résultats sur terre-battue mais peuvent néanmoins très bien jouer également sur herbe. Tous ces joueurs seront toutefois sans doute un peu juste pour aller au bout de l’épreuve.

Deux Belges seulement feront partie du tableau masculin et avec des espoirs assez limités. Olivier Rochus apprécie le gazon mais il se trouve actuellement dans un creux. Sa dernière victoire remonte au tournoi de Rome où il avait péniblement battu Llodra. Depuis, il a accumulé huit défaites dont deux aux premiers tours des tournois de Halle et s’Hertogenbosch ce qui n’inspire pas trop confiance. Kristof Vliegen s’est un peu repris à Roland-Garros après une série noire digne de celle que connaît Olivier aujourd’hui. Tous deux auront toutefois besoin d’un très bon tirage pour espérer se relancer.

Justine pour l’histoire

Les espoirs belges dans le tableau féminin reposeront sur la seule Justine Henin mais on sait depuis longtemps qu’elle a les épaules assez larges pour gérer ce genre de pression. A Wimbledon, Justine cherchera même a entrer dans l’histoire comme une des rares à s’être imposée dans les quatre tournois du Grand-Chelem. Le niveau de son jeu est largement suffisant pour espérer un jour s’imposer à Londres, d’autant qu’elle a beaucoup travaillé ces derniers mois pour développer son jeu vers l’avant.

Pour autant, une victoire à Church Road, au contraire de ses succès à Roland-Garros, ne dépend pas que d’elle-même. Si elle domine tant le jeu sur terre-battue, c’est en partie dû à la faiblesse de l’opposition. Sur gazon, la plupart des grands noms du circuit sont capables de produire leur meilleur tennis.

Mais, contrairement aux autres années, ses plus dangereuses rivales arriveront à Londres dans l’incertitude. Les sœurs Williams, qui se sont partagées les titres de 2000, 2001, 2002, 2003 et 2005 n’ont plus remporté de matchs importants depuis plusieurs mois et la défaite cinglante de Serena face à Justine Hénin à Roland-Garros doit avoir laissé des traces. Attention toutefois à ne pas les sous-estimer. Elles peuvent très vite retrouver leur meilleur niveau, surtout sur herbe. Maria Sharapova, vainqueur 2004, et Amélie Mauresmo, tenante du titre, sont également à surveiller bien que des ennuis de santé (blessure à l’épaule pour la première et appendicite pour la seconde) ont gâché leur printemps. Difficile de dire si elles auront retrouvé leur plein potentiel au moment d’aborder la dernière ligne droite.

Derrière ce quintette où se trouve selon toute vraisemblance, la future gagnante, citons quelques jeunes joueuses très en progrès : Jelena Jankovic, Ana Ivanovic, Dinara Safina ou Nicole Vaidisova. Leur expérience sur herbe est toutefois trop limitée pour leur donner l’espoir d’aller au bout. Ce n’est pas le cas, au contraire, d’Anna Chakvetadze, très à l’aise sur gazon et qui pourrait créer une surprise. Des plus anciennes comme Svetlana Kuznetsova, Martina Hingis, Daniela Hantuchova ou Nadia Petrova pourraient aussi tirer leur épingle du jeu.