Menu Jaune
Le site du Tennis Belge
| |
???? Nouvelles | Carnets de Notes | Dossiers | Retrospectives | Interviews | Grands-Chelems
???? Pros | Espoirs | Wheelchair | Belgian Circuit
?????????????????????????? Biographies Pros | Biographies Espoirs
??????????????? Iris Ladies Trophy | Corona Open | Ethias Trophy | Flanders Ladies Trophy | Ladies Trophy | Proximus Diamond Games | Tarkett Open
?????????????????????? Argayon cup | Astrid Bowl | Brussels IJO | Coupe De Borman | International Youth Tournament | Young Champions Cup (Hasselt)
?????????????????????? Top rank cette semaine | Top rank carrière | Titres année en cours | Titres double année en cours


Les favoris de Wimbledon

 

Roger Federer est malmené par Rafael Nadal sur terre-battue et même parfois sur dur. Mais sur gazon, il semble bien seul au sommet de la planète tennis. Le tableau féminin est nettement plus ouvert avec six favorites et, pour Justine Henin-Hardenne, un joli défi en perspective.

Invaincu depuis 41 matchs sur herbe (record de Björn Borg égalé), Roger Federer semble survoler le tennis sur cette surface encore plus que sur toute autre et plus encore que ne le faisait Pete Sampras à sa grande époque. Il sera donc le favori incontestable à sa propre succession. Et pourtant, le tirage au sort effectué vendredi lui promet un parcours semé d'embûches sur la route d'un quatrième sacre consécutif. Rien que pour avoir le droit de se présenter en deuxième semaine, il devra battre le jeune Richard Gasquet, double vainqueur à Nottingham, le favori du public Tim Henman, puis notre Kristof Vliegen. Il risque donc d'aborder les derniers tours fort émoussé physiquement et nerveusement ce qui pourrait être la chance de ses adversaires.

Ces deux dernières années, le seul à avoir embêté l'empereur helvète dans son jardin fut Andy Roddick. Mais depuis six mois, l'Américain n'est plus que l'ombre de lui-même et traîne également quelques soucis physiques. Pourra-t-il effacer ses dernières contre-performances par les dizaines d'aces qu'il assène si aisément sur gazon. Au Queen's en tout cas, alors qu'il était triple tenant du titre, il a échoué en demi-finale face à James Blake.

C'est finalement Lleyton Hewitt qui s'est imposé dans le tournoi préparatoire londonien. Toujours efficace sur herbe, l'Australien semble avoir retrouvé la motivation qui avait fait de lui, en 2002, le dernier vainqueur de Wimbledon avant l'ère Federer. Cette année là, il avait battu en finale un certain David Nalbandian, alors inconnu. L'Argentin revient sur les terres de ses premiers exploits avec le statut de n°3 mondial et de réelles ambitions, tempérées par une blessure à Roland-Garros qui ne sera peut-être pas totalement résorbée.

L'inconnue Nadal

Que pourra faire l'homme fort de la terre-battue, Rafael Nadal, sur le glissant gazon londonien ? Beaucoup doutent de son aptitude à adapter son jeu aux surfaces rapides mais c'est oublier un peu vite que le jeune homme a déjà remporté de belles victoires en salle (comme le Masters Series de Madrid). Sur herbe, il manque de repères mais il faut se souvenir qu'il avait été demi-finaliste du tournoi junior (à 16 ans) et qu'il avait atteint le troisième tour après une victoire sur Mario Ancic lors de sa première participation l'année suivante. C'est certes un peu maigre pour prétendre inquiéter Federer mais une place dans le dernier carré est envisageable.

Ivan Ljubicic et son service canon, James Blake, finaliste au Queen's donc et Andre Agassi pour son dernier Wimbledon rêveront de faire forte impression du côté de Church Road. Le vétéran américain aura tout de même fort à faire puisqu'il devra affronter Rafael Nadal dès le troisième tour. Mario Ancic, Tomas Berdych, Tommy Haas, Thomas Johansson, Sébastien Grosjean, Fernando Gonzalez, Dmitry Tursunov, Robby Ginepri, Gaël Monfils ou Paradorn Srichaphan seront d'autres noms à surveiller.

Le public Anglais n'aura d'yeux que pour son nouveau chouchou : Andy Murray. Ses apparitions sur le plus célèbre des « Center Court » déchaîneront à nouveau les passions d'un public généralement plutôt sage, en tout cas jusqu'au troisième tour et le sommet qui devrait l'opposer à un autre Andy : Roddick. Cette focalisation sur le jeune Ecossais aurait pu enlever à Tim Henman la pression qui pèse sur ses épaules depuis une dizaine d'années. Mais s'il veut avoir une chance d'atteindre enfin la finale, ça passera par une victoire sur Federer dès le deuxième tour.

Justine face à l'histoire

Dans le tableau féminin, les débats sont plus ouverts. Six joueuses se détachent du lot et bien malin celui qui devinera laquelle soulèvera le trophée dans deux semaines. Une chose est sûre, pour Justine Henin-Hardenne, une victoire à Wimbledon la ferait entrer encore un peu plus dans l'histoire. Elle serait ainsi la 8e joueuse de tous les temps à avoir gagné les quatre plus grands titres. Le défi est de taille d'autant que l'herbe est la surface qui sied le moins à son jeu. Pour être plus précis, c'est plutôt la surface où ses adversaires principales sont les plus redoutables car Justine est tout à fait capable de bien jouer sur gazon, comme elle l'a prouvé en remportant le tournoi d'Eastbourne cette semaine.

Pour Kim Clijsters, le titre est également à portée de main. Depuis ses débuts en 1999, elle a généralement bien joué à Wimbledon. L'an dernier, elle a eu la malchance de tomber dès les huitièmes de finale face à une Lindsay Davenport, alors au sommet de sa forme. Cette élimination relativement prématurée lui permet également d'entrevoir un retour à la première place lors de ce tournoi. Justement, la numéro un mondiale, c'est actuellement Amélie Mauresmo. Le grand chelem où elle a peut-être le plus de chance de justifier son statut, au grand dam de ses compatriotes qui aimeraient bien la voir gagner à Paris, c'est celui de Wimbledon. Demi-finaliste des trois dernières éditions, elle est passée, il y a douze mois, à deux doigts d'y éliminer Lindsay Davenport. Souvent lourd et lent sur terre-battue, son jeu devient subitement léger et aérien sur herbe. Nul doute qu'elle sera la principale rivale des deux Belges.

A moins que ce ne soit tout simplement la tenante du titre Venus Williams. Revenue à un niveau décent après un début d'année gâché par une blessure, elle est parvenue en demi à Rome et en quart à Roland-Garros, sur ce qui est pourtant sa moins bonne surface. Le gazon, elle connaît et elle adore (trois titres à Wimbledon). Elle aura à coeur d'y prouver, comme elle l'a fait l'an dernier, qu'elle peut encore être compétitive. En l'absence de sa soeur et de Lindsay Davenport, elle représentera en tout cas l'unique chance de victoire américaine.

Derrière ce quatuor, on trouve évidemment l'armada russe. Deux joueuses s'en détachent : Maria Sharapova et Svetlana Kuznetsova. La première, gagnante à Londres il y a deux ans, a les moyens de rééditer son exploit pour autant que les blessures qui ont gâché sa saison sur terre ne se réveillent pas. La seconde, à l'aise sur toute les surfaces, a signé un retour tonitruant sur le devant de la scène et sera à surveiller de près. Elena Dementieva, Anastasia Myskina (finaliste à Eastbourne), Dinara Safina, Maria Kirilenko, Anna Tchakvetadze ou Vera Zvonareva (gagnante à Birmingham) auront également quelques prétentions mais ne semblent pas en mesure de jouer le titre.

Le retour de Martina

Comme lors des deux précédents Grands-Chelems, beaucoup de regards se tourneront sur le retour de Martina Hingis, absente lors des quatre dernières éditions. Quart de finaliste à Melbourne et Paris, la Suissesse aura toutefois plus de mal à briller sur une surface qui ne lui convient pas trop bien, malgré un titre en 1997. A l'image de Justine, lorsque le jeu de ses adversaires devient vraiment très rapide, elle éprouve beaucoup de difficultés à s'organiser. C'est d'ailleurs la raison qui lui avait fait perdre la première place avant de mettre un terme à sa « première carrière ».

Comme à Roland-Garros, huit Belges disputeront ce tournoi et comme à Paris, Kirsten Flipkens a obtenu son ticket via les qualifications (mais cette fois, sans passer par un repêchage aléatoire puisqu'elle a remporté ses trois matchs). Le tirage du tableau final lui a toutefois été moins favorable puisqu'elle rencontrera d'entrée Jamea Jackson, une américaine en grande progression ces dernières semaines.

Chez les garçons, Christophe Rochus n'a jamais caché son aversion pour la surface. Dans ces conditions, une place au deuxième tour serait déjà positive. Olivier Rochus, Kristof Vliegen (tous deux têtes de série) et Dick Norman ont des tableaux relativement ouverts lors des deux premiers tours mais il seront ensuite opposés à des joueurs du Top 10 (respectivement Hewitt, Federer et Davydenko). Xavier Malisse pourrait passer un tour de plus avant de retrouver Nalbandian, l'homme qui avait brisé ses rêves de finale il y a quatre ans. Nul doute qu'il y aurait alors un parfum de revanche dans l'air.