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Les favoris de Flushing

Quatre hommes seulement semblent en mesure de bousculer Roger Federer, maître incontestable (et incontesté) du tennis masculin. Rafael Nadal, Lleyton Hewitt, Andy Roddick et Marat Safin se disputeront le droit de défier le grandissime favori de l’US Open. Côté féminin, les nombreux soucis de santé des meilleures joueuses ont pour conséquence d’offrir un tournoi plus ouvert que jamais. Seule Kim Clijsters semble se dresser comme légère favorite.

Trois rencontres, dont deux où il s’était procuré des balles de matchs, voilà les miettes que l’ogre Roger Federer a daigné laisser à ses poursuivants. Pour le reste, 64 victoires et neuf titres remportés dont un Grand-Chelem et quatre Masters Series : le palmarès 2005 du numéro un mondial est éloquent. Le Suisse est donc logiquement le grandissime favori pour l’US Open. Mais peut-on prétendre que le tournoi est déjà joué ? Pas vraiment. Quatre joueurs semblent en effet capable de titiller le maître.

A commencer par son dauphin au classement, Rafael Nadal. La rencontre où Federer a eu le plus de mal à s’imposer cette année est certainement celle qui l’a opposé au jeune Espagnol en finale à Miami sur une surface assez proche de celle utilisée à l’US Open. Nadal avait, à l’époque, réussi à balader le Suisse pendant deux sets avant de craquer physiquement. Le grand espoir qu’il était alors est devenu, entre temps, l’un des ténors du circuit, remportant son premier titre du Grand-Chelem à Roland-Garros (avec, au passage, une victoire sur Federer), s’imposant également dans trois Masters Series (dont celui de Montréal, sur dur) et dans cinq autres tournois et grimpant à la deuxième place de la hiérarchie mondiale. Il sera sans conteste l’outsider numéro un

L’autre homme capable de rivaliser avec le numéro un mondial (et même de le battre comme ce fut le cas à l’Open d’Australie) est Marat Safin. Encore faut-il pour cela que le Russe soit totalement concentré sur son tennis durant toute la durée d’un match et même d’un tournoi. A Melbourne, il l’était, mais la suite de sa saison l’a vu alterner le bon et le particulièrement médiocre. Néanmoins, Marat n’a pas besoin de beaucoup de matchs pour retrouver la confiance et son potentiel maximum et pourrait donc, s’il parvient à atteindre les derniers tours, devenir un des grands favoris pour le titre.

Bête noire

Sur une surface dure où son terrible service fait énormément de dégâts et devant son public, Andy Roddick sera particulièrement difficile à battre. Mais s’il veut brandir le trophée, il a tout intérêt à ne pas rencontrer Roger Federer. Le tête-à-tête entre les deux joueurs est en effet largement en faveur du Suisse qui mène 10/1. La seule victoire de Roddick remonte à la demi-finale du Masters Series de Montréal en 2003 arrachée 7/6 au dernier set. Leurs quatre dernières rencontres n’avaient pas permis à l’Américain de remporter le moindre set.

Lorsqu’il n’est pas accablé par ses multiples problèmes de santé, Lleyton Hewitt est également un des meilleurs joueurs de la surface comme il l’a démontré en atteignant la finale l’année dernière. Mais, comme Roddick, il éprouve les pires difficultés à contrôler le jeu de Roger Federer. S’il compte sept victoires en dix-sept confrontations, l’Australien n’est plus parvenu à battre le Suisse depuis que celui-ci est devenu le maître du jeu en 2004. Lors de leurs huit derniers affrontements, il n’a remporté que deux malheureux sets.

Ces cinq hommes dominent tellement le circuit que les autres ne paraissent pas en mesure de jouer pour autre chose que les places d’honneur. Le public s’enflammera pourtant encore lors des sorties d’André Agassi, de plus en plus diminué physiquement mais qui reste un grand joueur, ainsi que pour celles de Robby Ginepri, l’un des hommes en forme du moment. David Nalbandian, Nikolay Davydenko, Thomas Johansson et Guillermo Coria tenteront également de tirer leur épingle du jeu tout comme les jeunes Richard Gasquet, Gaël Monfils et Novak Djokovic.

Côté Belge, Olivier Rochus tentera de rééditer les exploits de l’an dernier avec, cette fois, un statut de membre du Top 30 mondial. Xavier Malisse tentera quant à lui de faire oublier son match catastrophique de 2004 face à Kucera. Christophe Rochus aura des ambitions modestes dans un tournoi qui lui réussit rarement et Dick Norman tentera, à nouveau, de retrouver sa place dans le Top 100.

Kim enfin ?

Victorieuse de cinq titres dont trois Tiers I cette saison sur le ciment nord-américain (Indian Wells, Miami, Stanford, Los Angeles et Toronto), Kim Clijsters s’impose comme la grande favorite du tournoi d’autant que ses principales adversaires sont toutes en délicatesse avec leur condition physique. Si elle parvient à pratiquer le tennis qui fut le sien ces dernières semaines, elle sera en effet bien difficile à battre. Deux choses peuvent l’en empêcher : la fatigue, après avoir presque tout gagné cet été, et le stress qui pourrait l’envahir au moment de conclure le tournoi alors qu’elle court toujours après sa première victoire en Grand-Chelem (déjà quatre défaites en finale).

Sa principale rivale pourrait être à nouveau Justine Hénin-Hardenne. Gênée par une blessure aux ischio-jambiers à la fin du printemps, elle n’a pas du tout joué pendant le mois de juillet et n’est revenue qu’au tournoi de Toronto où elle a atteint la finale mais, à court de match, n’a rien pu faire face à la tornade Kim Clijsters. Si son tableau n’est pas trop difficile, elle devrait retrouver, au fil des tours, la confiance et le rythme qui lui seront nécessaires pour aller au bout.

Toute nouvelle reine du tennis, Maria Sharapova n’a plus mis le pied dans un tournoi depuis son abandon au tournoi de Los Angeles à cause d’une blessure aux pectoraux. Elle a beau assurer que ce retrait, tout comme son forfait à Toronto, n’est que préventif et qu’elle se prépare intensément pour l’US Open, elle arrivera à New York avec un manque évident de préparation et un physique incertain.

Les Américaines diminuées

Ce sera le cas aussi pour les trois stars américaines, Lindsay Davenport, Serena Williams et Venus Williams, diminuées respectivement par une blessure au dos, une autre au genou et une grippe. Toutes les trois ont connu un été chahuté, s’alignant dans l’une ou l’autre épreuves avant de jeter l’éponge assez vite. Dans de telles conditions, il est difficile de savoir où elles en seront au moment où le tournoi commencera. Elles pourront néanmoins compter sur le soutient d’un public frustré après deux finales sans la moindre joueuse US en 2003 et 2004.

A la veille de la finale de la Fed Cup, il sera intéressant de suivre le match à distance qui opposera les Françaises et les Russes. Les principales outsiders de cet US Open sont justement issues de ces deux pays. Les tricolores suivront attentivement Amélie Mauresmo qui est toujours placée mais jamais gagnante en Grand-Chelem et Mary Pierce qui a retrouvé son meilleur niveau depuis Roland-Garros. Les Russes pourront compter sur quatre atouts importants : Anastasia Myskina, qui commence à retrouver ses sensations après un début de saison catastrophique, Elena Dementieva et Nadia Petrova, toujours dangereuses sur dur et Svetlana Kuznetsova, la tenante du titre, également blessée au dos et qui peine à retrouver son niveau de l’an dernier.

Vu le nombre de favorite qui aborderont cette épreuve diminuées physiquement, il ne serait pas étonnant non plus que l’on assiste à une petite surprise. Celle-ci pourrait venir de Patty Schnyder, des jeunes Ana Ivanovic et Shuai Peng (la seule à avoir battu Clijsters sur dur cette saison !) ou, pourquoi pas, d’une Daniela Hantuchova qui retrouve petit à petit son tennis.